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Expatriation : comment gérer sa santé à l’étranger ?

24 August 2016

J’inaugure une nouvelle rubrique sur le blog qui s’intéressera à l’expatriation. Vous pouvez désormais retrouver tous les articles sur la vie à l’étranger en un clic!

 J’ai reçu beaucoup de mails et de questions sur ce sujet : comment construire son projet, partir seul(e) ou en couple, choisir le pays, mais le sujet qui à l’air de beaucoup vous intriguer est la santé.

L’idée n’est pas de vous donner un guide exhaustif de toutes les mutuelles où étudier le système de santé de chaque pays, mais partager surtout des conseils pour bien préparer votre départ!

 

 

Quels sont les examens à faire avant de partir vivre à l’étranger ?

Avant de partir pour la grande aventure, pensez à faire un check up complet : généraliste, prise de sang pour vérifier que vous ne souffrez d’aucune carences, diabète, cholestérol trop élevé et surtout rappel des vaccins. Si vous êtes une femme, un tour chez le/la gynécologue peut être judicieux. Et pour tout le monde : dentiste pour un nettoyage complet et vérifier que vous n’avez aucune vilaine carie, et pour les porteurs/porteuses de lunettes chez l’ophtmalo. A cette liste peut s’ajouter tous les spécialistes comme un(e) dermatologue, cardiologue, urologue et tous les noms en “logues” que vous pouvez imaginer.

L’idée est de baliser un maximum de problèmes éventuels pour partir l’esprit tranquille !

 

Est il possible de garder la sécurité sociale française en vivant à l’étranger ?

Normalement non, à moins de souscrire à la CFE : caisse des français à l’étranger, qui vous permettra de garder le même régime d’assurance. C’est évidemment payant, et s’associe généralement à une mutuelle d’expatrié(e). (site de la CFE)

 

Comment fonctionne le système de santé britannique ?

Le système de sécurité britannique s’appelle le NHS, et couvre du médecin généraliste au spécialiste en passant par les laboratoires d’analyses.

Une fois installé au Royaume Uni, il vous suffira de prendre rendez vous chez un GP (médecin généraliste à choisir dans votre quartier) pour vous enregistrer et obtenir un numéro NHS. Une première consultation se fait avec un(e) infirmièr(e) ou un(e) médecin pour un check up général. Ensuite si vous tombez malade, le GP sera votre référent principal pour les consultations, prescriptions,  et même les analyses sanguines et urinaires (pas de laboratoires privés). Le GP est en charge de vous addresser chez un médecin spécialiste, attention les délais peuvent être longs.

Il faut savoir que sur rendez vous les délais peuvent atteindre 3 semaines, mais beaucoup de GP ont un service de consultation libre (walk in) qui couvre parfois du lundi au dimanche. Par expérience, je n’attends jamais plus de 45 minutes chez mon GP en consultation libre, qui est ouverte de 12h à 20h. Aucune avance de frais n’est demandé dans le système NHS, sauf pour le dentiste (consultation libre, sans passer par un GP). La prescription de médicaments est à un prix unique 8,40£, mais il existe des tarifs dégressifs pour les renouvellements. Attention, les mutuelles ne couvrent pas le prix des médicaments. Les pharmacies proposent beaucoup de médicaments basiques en vente libre. Aussi, les médecins sont assez frileux pour vous prescrire des médicaments sans avoir eu des résultats d’analyses (ce qui semble logique, mais différent en France), et ne vous dirigeront pas automatiquement vers une radio ou un IRM.

La maternité est entièrement prise en charge par le NHS et non par le système privé, sauf si besoin de voir spécialiste en cas de problème. L’accouchement et le suivi doit se faire dans le système public, il existe quelques options dans le privé à des prix très élevés (environ 10 000£ l’accouchement en clinique à Londres).

Il est possible et recommandé d’avoir une mutuelle privée en complément : délais pour voir un(e) spécialiste beaucoup plus courts, choix de la structure, choix du médecin…

Mon assurance a un système différent des mutuelles françaises : pour chaque rendez vous, je dois appeler en amont la mutuelle pour expliquer mon besoin. La mutuelle se donne un droit de validation (je n’ai jamais eu de refus), et vous communique un numéro de prépaiement à transmettre au spécialiste. Aucune avance de frais, et tout est géré entre la mutuelle et le médecin.

Concernant les prix, les entreprises proposent souvent des packages aux employés (comme en France) pour souscrire à une mutuelle privée.

Pour les porteurs de lunettes / lentilles, les ophtalmologues se trouvent chez les opticiens, et on peut bénéficier d’offres très avantageuses pour un check up (10£) ou essai de lentilles gratuit. Ensuite soit la mutuelle vous rembourse vos montures ou lentilles, soit des packages sont proposés en boutiques.

De manière générale, le système britannique peut être déroutant, si vous avez l’habitude de voir le/la même généraliste depuis des années avec un suivi familial, ici les consultations durent 10 minutes et mieux vaut être concis. Mais entre le NHS et ma mutuelle privée, je bénéficie d’un excellent suivi. Attention, certaines mutuelles peuvent vous demander un questionnaire de santé préalable, et exclure certaines conditions de votre contrat.

Site du NHS

 

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Comment fonctionne le système de santé américain ?

Il n’existe pas de système de santé public, et tout passe par des mutuelles privées. Je peux vous parler de mon cas, car chaque mutuelle américaine fonctionne différemment. Ma mutuelle pour expatriés était rattachée au réseau AETNA (un des plus grand réseau de santé américain). Je bénéficiait donc d’une couverture sur tous les réseaux de spécialités, ainsi qu’une carte d’exemption de frais dans les pharmacies. L’exception était pour la pilule contraceptive, que je devais avancer et me faire rembourser directement par ma mutuelle, pour environ 300$ le trimestre.

Ensuite, en cas de problèmes mineurs, il existe des walk-in clinics avec l’équivalent des médecins généralistes, ou des walk-in clinic dans les pharmacies (voir supermarchés) avec des infirmier(e)s pour les rhumes, blessures, vaccins, maladies basiques etc.

Beaucoup de médicaments sont en ventes libres dans les pharmacies ou rayons des supermarchés. Comme en Angleterre, les médecins ne vous prescrivent de noms de médicaments mais mais une molécule (pas de Doliprane ou de Smecta). Aux Etats-Unis aucun soucis pour vous prescrire des tonnes de médicaments, comme des anti-douleurs douteux. Vous êtes un(e) client(e) avant tout.

Pour être honnête j’ai du consulter beaucoup de médecins et faire des analyses et j’ai toujours été un peu perdue face au système de santé américain. Mais pour me rassurer, les américains étaient tout aussi perdus vu la complexité de certaines formalités.

Les médecins spécialistes fonctionnent de manière indépendante, sans aucun plafond de prix, j’ai pu dépenser 150$ comme 1500$. Les mutuelles fonctionnent souvent sur un système de co-pay : par exemple la mutuelle prend 60% de la charge et vous 40 %. Renseignez vous bien sur ce point, car une opération peut couter plusieurs dizaines de milliers d’euros (vécu) et le co-pay peut s’avérer astronomique.

Je garde cette anecdote en tête de mon spécialiste qui pour notre première consultation s’est tout simplement vendu, oui j’étais une cliente et non une patiente au départ et il a commencé par me décrire son train de vie luxueux, ses connexions avec la jet-set. C’était sa manière à lui de me montrer qu’il avait pignon sur rue et soignait des gens “importants”. Est venu ensuite la question du payement, et dans mon cas la mutuelle prenant tout en charge, j’ai découvert ensuite le plus compétent et humain des médecins dans sa spécialité. Moyennement finances évidemment.

Les urgences vous reçoivent aussi pour tout problèmes mineurs comme majeur, il suffit de venir avec son permis de conduire (carte d’identité), et son attestation de mutuelle, pour être pris(e) en charge. Si le problème nécessite des visites supplémentaires, un rendez vous avec un spécialiste vous sera attribué.

Les opérations chirurgicales se passent différemment de la France, on entre le matin même pour une opération (et non la veille) et même pour une opération de 3/4 heures, il est normal de repartir quelques heures plus tard. Ne soyez pas étonnés, et les mutuelles d’expatriés prennent en charge une nuit supplémentaire sans problème.

Renseignez vous bien sur votre mutuelle, choisissez une mutuelle appartenant à un réseau important, regardez les conditions de co-pay, demandez des conseils car aux Etats-Unis un pépin peut couter très cher. Les mutuelles d’expatriés peuvent être intéressantes si vous pensez rester 1 ou 2 ans.

 

Je rêve de partir vivre à l’étranger mais je souffre d’une maladie chronique, comment faire ?

Il est possible de vivre avec une maladie chronique à l’étranger, encore faut il bien choisir son pays. Si votre cas nécessite une visite annuelle et un traitement alors une mutuelle peut très bien convenir à vos besoins. Attention encore aux mutuelles qui demandent un questionnaire de santé, et excluent certaines clauses du contrat.

Sinon, la solution alternative est de voir son médecin français 1 ou 2 fois par an, en gardant la CFE et demander une avance de médicaments (possibilité de les avoir pour 6 mois voir un an), ou demander une personne de la famille de vous les envoyer. Encore une fois tout dépend du cas et du pays, mais la situation peut être parfaitement gérable. Certains pays demandent des check-ups complets et excluent certaines maladies chroniques (poumons, reins par exemple) avant d’accorder une résidence permanente. Pensez à bien vous renseigner pour éviter les déceptions dans le futur.

 

Je ne parle pas anglais couramment, ni la langue locale, est ce un soucis pour voir un médecin ?

Les hôpitaux bénéficient souvent d’un système de traduction, et les ambassades mettent à disposition des listes de médecins parlant français, mais cela relève plus du dépannage.

En vivant à l’étranger, on dépasse le simple statut de touriste, et il peut être inconfortable voir dangereux de ne pas pouvoir exprimer son problème à un médecin. Les mutuelles d’expatriés peuvent proposer un service de traduction, mais en cas de problème, mieux vaut être autonome et parler au minimum anglais couramment pour se faire parfaitement comprendre dans l’urgence.

Je me souviens de ma première consultation aux Etats-Unis avec un spécialiste, où il était question d’opération chirurgicale. J’avais au préalable traduit tous les termes médicaux en anglais pour être sure de m’exprimer correctement, et depuis je suis rodée pour voir différents médecins. C’est un vocabulaire à apprendre, comme celui du travail.

Exemple de liste fournie par l’ambassade de Londres pour trouver des médecins français 

 

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Choisir une mutuelle d’expatriés ou locale ?

Tout dépend du pays où vous allez habiter et de vos conditions de travail. Je suis partie aux Etats-Unis avec une mutuelle d’expatriée fournie avec mon contrat (April International) qui prenait absolument tout en charge. J’ai du faire de grosses avances de frais (parfois plus de 1500$) mais tout était remboursé par la suite. Ce genre de mutuelle peut être très couteuse, mais pratique si vous partez sur une période de 2 ans par exemple, ou pour débuter votre expatriation.

Si le pays propose un système de santé correct, il est plus pratique de suivre le système local avec une mutuelle privée en complément. Ce qui évitera les avances de frais et allers-retours de paperasses.

 

La qualité du système de santé locale est elle un critère de choix ?

Oui. Mille fois oui. Par expérience, on ne sait jamais ce qu’il peut se passer à l’étranger et savoir que le pays propose un système de santé compétent est primordial. A l’étranger on ne bénéficie pas toujours de la souplesse des congés français, et il difficilement imaginable de faire 10 heures d’avion pour voir un spécialiste. Vous devez être sûr qu’en cas de soucis l’hôpital pourra prendre en charge votre problème, où vous adresser à un spécialiste. Etudiez bien les différentes mutuelles, demandez conseils sur des blogs ou dans la communauté d’expatriés locales si besoin.

 

Je rencontre des problèmes de fertilité et envisage de faire une PMA, est ce le bon moment pour partir? 

Non. La France offre un suivi et un encadrement financier PMA excellent, que vous ne trouverez pratiquement nulle part ailleurs. Aussi, le soutien psychologique est indispensable et souvent plus rassurant dans son pays d’origine. Faire des allers-retours d’un pays européen vers la France est possible, mais cela demande une grande souplesse financière et surtout d’emploi du temps et peut être très éprouvant.

Idéalement, ce n’est pas un processus à démarrer à l’étranger dans le cas d’une première expatriation (les coûts peuvent être exorbitants) et les mutuelles locales ou pour expatriés prennent rarement la PMA en charge et si oui, avec une carence d’1 voir plusieurs années. Mieux vaut privilégier un parcours en France avant de partir à l’étranger l’esprit plus tranquille.

 

Je ne tombe jamais malade, une mutuelle est elle obligatoire ?

J’entends souvent cette phrase qui me fait sourire. Ne pensez pas que parce que vous n’avez pas eu de grippe depuis 5 ans, vous êtes à l’abri d’un accident ou une maladie. Si le système public suffit à couvrir tous vos besoins (attentions aux dents / optique), comme au Royaume Uni, alors le système public peut parfaitement faire l’affaire, si non, prenez toujours une mutuelle même basique pour assurer vos arrières. Aux Etats-Unis, un pépin peut couter 100$ comme 20 000$, soyez prévoyants!

 

 

N’hésitez pas à réagir en commentaire ou apporter des précisions sur des pays d’autres que le Royaume-Uni et les Etats-Unis! 

 

Illustration Pixabay.com 

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Mes 10 meilleures expériences en expatriation

2 June 2016

 

Le 1er juin, j’ai fêté officiellement mes 3 ans de vie de nomade! 3 ans à l’étranger, de voyages, de trains, d’avions, mais surtout d’expériences marquantes.

Je vous propose de découvrir mon top 10 de mes meilleures expériences en expatriation : passage du permis de conduire, musical à Londres, anniversaire à Manhattan… c’est l’heure du bilan!

 

 

 

Obtenir le permis de conduire aux Etats-Unis

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Le permis de conduire et moi, c’est une grande histoire. En préparant mon projet d’expatriation, je me suis inscrite à l’auto-école en France pour apprendre à conduire. L’auto-école était absolument nulle, je détestais cette situation “prof-élève”, bref, un cauchemar. J’ai quand même passé mon code, et 25 heures de conduite, mais à 1 mois de mon départ et face à une entreprise moyennement honnête, j’ai décidé de finir de passer mon permis aux Etats-Unis.

Me voilà au DMV en Virginie, en short et tongs au mois de juin, à passer mon code après avoir réglé 12$ à la caisse. J’avais bien potassé l’examen que j’ai passé sans fautes (victoire). S’en est suivi 3 mois de conduite accompagnée avec mon mari (la fausse bonne idée), pour revenir passer l’examen, toujours en short, faire le tour du pâté de maison, jouer avec les phares et les clignotants, et faire une jolie photo.

Je conduis partout depuis maintenant 3 ans, et je dois dire que j’adore ça, avec mon super permis américain depuis converti en permis français. Un jour je vous raconterais mon périple pour l’échanger d’ailleurs!

 

 

Le premier road-trip vers New-York

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New-York c’est la première ville des Etats-Unis que j’ai découvert en 2011 et je savais à ce moment précis que je reviendrais vivre aux Etats-Unis!

New-York – Washington DC c’est environ 4 heures de voiture, et le fait de pouvoir prendre ma voiture ou un bus pour vers Brooklyn me fascinait. La route n’est pas particulièrement jolie, principalement de l’autoroute, mais l’arrivée avec la vue sur la baie de Manhattan est mythique, comme rouler les rues de New-York où tout ressemble à un film.

Du coup, j’ai réitéré l’expérience peut-être 15 fois, pour un week-end ou un rendez vous parfois, et New-York reste ma ville favorite au monde, celle qui me jette toujours des étoiles dans les yeux.

Relire mes articles sur New-York

 

 

Les dimanches vignobles & blue grass en Virginie

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La Virginie est un état magnifique, bordé de lacs et de forêts mais aussi de vignobles! Si les lieux sont idylliques, le vin est un peu moins bon, mais je me souviens d’une journée noire où nous avions passé des heures à batailler en vain pour un problème administratif et finalement décidé d’aller boire un verre dans un vignoble.

La personne en charge des dégustations adorait la France, et connaissait un peu mon mari, et a fini par nous faire déguster tous les vins de la maison. Quelques crackers pour éponger et les yeux cachés dernière une paire de lunettes de soleil, nous avons passé l’après midi à discuter avec le propriétaire français en écoutant un groupe jouer du bluegrass. C’était ma-gi-que!

Relire mes articles sur la Virginie

 

 

 

Faire visiter Washington et sa région à ma famille

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Ou plus précisément à mon père! Voir sa famille tous les 6 mois ou plus est le côté complexe de la vie à l’étranger, du coup mon père qui travaillait au Texas pendant quelques jours à réussi à venir nous voir à Washington. J’ai passé 3 jours à faire la visite avec  lui des Air and Space Muséums (celui de Virginie est incroyable), Capitole, White House, Cimetière d’Arlington, Georgetown…

C’est assez chouette de connaître assez bien une région pour proposer un voyage sur-mesure à sa famille, j’ai pu passer du temps privilégié, apprendre des tas de choses sur l’aviation, et me rendre compte que vivre loin valait le coup juste pour ses moments là!

 

 

 

Traverser les Etats-Unis et le Canada pendant l’été indien

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Et en sifflotant la vieille chanson de Joe Dassin, oui, c’était obligatoire. Pour mon anniversaire, nous avons pris la route direction Montréal, à environ 10 heures de Washington. En octobre, les routes sont bordées d’arbres de toutes les couleurs : rouge, orange, vert et jaune. Je rêvais de voir le Canada pendant l’été indien et croyez moi, je n’ai pas été déçue, le paysage était à couper le souffle. A la frontière nous avons découvert une petite station service et son restaurant figé dans les années 80. Le road-trip de film, dans mon vieux 4×4 confortable à chanter à tue-tête!

Relire mon article sur Montréal

 

 

 

Fêter mon anniversaire dans un penthouse à Manhattan 

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Le soir de mes 26 ans démarrait plutôt bien, après des vidéos de mes proches,  une promenade à Coney Island, et un diner chez Candle 79 le meilleur restaurant vegan que je connaisse, un ami français nous a invité à le rejoindre dans une soirée privée de l’Upper East Side.

Surprise en arrivant, nous étions en fait dans un penthouse magnifique sur les toits de Manhattan, avec un barman et des chouettes cocktails. J’ai célébré mon 26e anniversaire dans ce lieu improbable, à boire un verre en regardant New-York cette ville qui ne s’éteint jamais.

 

 

 

Fêter le nouvel devant un musical à Londres

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Pour le nouvel an, toute ma petite famille nous a rejoint à Londres pour visiter la ville et passer le nouvel an. J’avais réservé des tickets pour voir un musical à Soho, et ce fut une soirée assez incroyable : places au premier rang, musical burlesque incroyable ponctué de pause gin-tonic (à l’anglaise), suivi d’un diner dans un beau restaurant thaï. Les comédies musicales de Londres sont à la hauteur de Broadway, il existe ici une folie du musical. Les rues de Soho sont bordées de théâtres et d’affiches de spectacles.  Je ne connaissais pas vraiment Londres à ce moment là, mais sortir dans les rues de Leicester Square à minuit pour voir le feu d’artifice, recevoir des “Happy new year” de tous les passants, c’était un superbe souvenir à notre arrivée!

 

 

 

Découvrir la Gambie 

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Mon voyage en Gambie restera un souvenir incroyable! Les anglais et les français ne voyagent pas vers les mêmes destinations et on croise finalement peu de français vers Lanzarote ou en Gambie (contre les Baléares et le Sénégal). J’y ai découvert un pays sublime, des paysages de rêves, une faune et flore protégées. J’ai pu faire de la pirogue sur le Makasutu, voir des centaines de singes en liberté, marcher des heures sur la plage à refaire le monde.

J’ai rarement été aussi dépaysée lors d’un voyage, et je me rend compte que je n’aurais peut être jamais eu l’idée de partir visiter ce pays si je n’habitais pas en Angleterre. Revenir en Europe, m’a permis de voyager ailleurs que sur le continent américain, et découvrir l’Afrique de l’Ouest ou repartir en Asie font partie de mes expériences marquantes depuis mon arrivée à Londres!

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Réaliser mon rêve en allant à Lanzarote

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Cela fait plusieurs année que je rêve d’aller à Lanzarote, les paysages lunaires m’ont toujours fascinée : les volcans, les plages multicolores et l’ambiance magnétique. L’an dernier après une année riche en émotion, j’ai posé mes valises pendant presque un mois sur l’île des Canaries. J’ai découvert une île incroyable et surtout singulière, où la nature est encore protégée du tourisme de masse. En arrivant, j’étais physiquement moralement fatiguée après une année éprouvante, mais l’énergie de cette île m’a tout simplement guérie. On m’a souvent raconté qu’il existait une énergie particulière, peut être due aux volcans, mais pour l’avoir expérimenté les ondes sont particulièrement fortes à Lanzarote. J’ai hâte d’y retourner pour profiter de cette belle énergie!

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Me sentir enfin londonienne 

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Plus qu’un moment particulier, la sensation de rentrer à la maison que je ressent en arrivant à l’un des aéroports de Londres. C’est assez étrange de ne plus me sentir chez moi à Paris où j’ai vécu 12 ans, mais à Londres où je vis depuis un an et demi. En 3 ans , j’ai déménagé de mon pays natal pour vivre dans 2 pays différents, et culturellement très différents. Pendant longtemps, j’ai identifié la France comme “maison”, même si je reste française et que mes attaches se situent en France, j’ai construit beaucoup de choses solides depuis mon arrivée à Londres. Je me sens chez moi, même si cette ville m’étonne tous les jours. C’est assez doux d’expérimenter un sentiment de confort, même si je sais que d’autres destinations m’attendent! 

 

 

Partagez aussi vos plus belles expériences de vie à l’étranger ou de voyageuse/r en commentaires! 

Angleterre, Etats-Unis, expatriation, Voyages & Adresses

3 ans d’expatriation entre Washington DC et Londres!

16 May 2016

 

Dans quelques jours je fêterais mon 3e anniversaire de vie en expatriation. C’est le moment de faire le bilan sur ces 3 années intenses et incroyablement enrichissantes, et surtout de regarder l’avenir : ici, ailleurs, en France ?

 

Partir mais comment ?

Je cherchais une opportunité d’aller vivre à l’étranger depuis plusieurs années. La plupart des élèves de mon master avait vécu un échange universitaire ou un stage à l’étranger, mais de mon côté, j’avais mis l’accent sur 5 ans d’études en apprentissage et des concours pour intégrer les écoles qui m’intéressait.

Il a fallu réfléchir à la meilleure formule pour partir, je cherchais avant tout une  sécurité financière (je suis indépendante depuis ma première année d’études), et cette expérience devait être enrichissante autant personnellement / professionnellement pour mon mari et moi.

Le PVT ne me correspondait pas, trop complexe à gérer pour continuer une carrière professionnelle, j’ai donc opté pour le VIE. Le VIE est un contrat pour les moins de 28 ans qui permet de travailler entre 12 et 24 mois à l’étranger, et qui offre de belles perspectives professionnelles ainsi qu’une sécurité sociale et administrative (plus d’info ici).

Sauf que des VIE en communication ou marketing, il y en a très peu. J’ai donc postulé des mois et des mois en Asie et aux Etats-Unis. Et un jour, alors que j’assistais à un concert, j’ai reçu un email d’une entreprise pour laquelle j’avais déjà travaillé, me proposant un entretien pour un VIE en marketing près de Washington DC.

Je ne pourrais pas expliquer le pourquoi du comment, mais je savais que cette opportunité était la bonne. Après un petit détour sur Google Maps pour savoir où était situé la Virginie, j’ai préparé mes entretiens dans l’objectif unique d’avoir ce poste.

3 mois plus tard, visas en poche, et 2 CDI remerciés, toute ma petite famille décollait pour Washington Dulles Airport, sans savoir où nous allions mettre les pieds et à quoi allait ressembler notre nouvelle vie.

Je ne remerciais jamais assez mon mari de m’avoir fait autant confiance, car même si il travaille pour une entreprise qui lui permet de s’expatrier très facilement, il n’était absolument pas sur d’obtenir un permis de travail une fois sur place.

 

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Direction Washington DC

Beaucoup de personnes vous décrirons l’expatriation comme : une lune de miel: cette période où l’on se sent en vacances et tout parait idyllique, puis une phase de doutes et finalement l’adaptation à cette nouvelle vie.

De mon côté, je doute à chaque arrivée dans un nouveau pays. Les 2 premiers mois ne sont jamais faciles, et je me demande toujours si j’ai fait le bon choix, si j’aime vraiment le pays où j’ai décidé d’habiter. Et ce sentiment passe, on trouve de nouvelles habitudes, et l’excitation à l’idée de construire une nouvelle vie prend le dessus sur le reste.

Cette première expérience a changé ma vie. J’ai appris tellement de choses aux Etats-Unis, sur ma personnalité, mon couple, ma famille, mes amis. Tout pourrait sonner très cliché, mais quand on vit à l’autre bout du monde avec son compagnon, loin de tout et tout le monde, notre vision du monde changement complètement.

J’ai appris que peu importe les problèmes il y avait toujours une solution. J’ai appris à oser, à tester des choses, à me planter et à m’ouvrir aux autres.. Quand on vit loin de son cadre de référence, il faut se réinventer.

J’ai osé être moi même, m’affirmer, et changer de vie pour une vie plus simple et plus éthique. A force de vivre au même endroit on emmagasine pas seulement de vieux objets, mais aussi de vielles croyances et des habitudes qui nous collent à la peau. Et même si sauter dans le vide peut faire peur, c’est la meilleure manière de prendre un nouveau départ.

Aux Etats-Unis j’ai découvert une culture que je ne connaissais pas, loin des clichés du tourisme et des médias. J’ai vécu près de 2 ans de voyages sur la côte Est, du Canada à Miami, moi qui connaissais seulement la côte ouest et New-York. Et j’ai trouvé des vrais amis, des gens qui n’ont jamais hésité à nous ouvrir leur porte.

Cette première expatriation a été aussi un moment très délicat dans ma vie personnelle, où j’ai du faire face à mon endométriose, mais tout ça m’a renforcé ma vision de la vie positive et optimiste, il y a toujours de belles choses même dans les périodes complexes.

C’est après 18 mois dans un cadre idyllique que nous avons quitté les Etats-Unis pour Londres pour vivre une nouvelle aventure. Pourquoi Londres ? Nous souhaitions continuer à vivre dans un cadre anglophone. Pour devenir complètement bilingue, il faut plusieurs années en immersion.  Ensuite, nous avons tous les 2 reçus une proposition pour continuer nos jobs respectifs dans la capitale anglaise, il ne nous en fallait pas plus pour repartir.

 

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London calling!

Et nous voilà à Londres, depuis maintenant 18 mois. Pratiquement autant de temps qu’aux Etats-Unis d’ailleurs. C’est amusant mais je pensais vivre une vie plus sereine en venant ici, avec la proximité de ma famille, et l’angoisse en moins sur les visas.

Mais je crois que je ne suis décidément pas faite pour vivre sereinement, où alors pas maintenant. Londres n’a pas été un coup de coeur immédiat : arriver en hiver quand la lumière manque, et quand vous avez pris l’habitude de vivre aux Etats-Unis est un nouveau choc culturel. Mais une fois cette (habituelle) période passée, j’ai appris à aimer cette ville. En anglais on différencie love et like. J’utiliserais love pour Londres.

Cette ville est incroyable, offre des milliers de possibilités, ici un peu comme à New York tout semble possible. J’aime découvrir de nouveaux endroits toutes les semaines. J’adore le fait de trouver des parcs immenses, des forêts et des lacs en plein centre ville. Les quartiers sont incroyablement différents, avec des cultures très marquées. Plus que tout, j’aime l’ouverture d’esprit et la diversité qui règnent ici.

Même si Londres est une ville exigeante, j’aime son côté ambivalent : culture posh et punk, les grattes ciels de la City et les petites rues bordées de maisons colorées, les anglais ultra sérieux au travail et complètement dingues dès la sortie de bureau. Ici, on ne se juge pas au premier coup d’oeil et sourire ou parler à son voisin est autorisé.

Et revenir vivre en Europe c’est aussi avoir la chance de pouvoir voyager plus facilement : j’ai enchainé les beaux voyages entre l’Afrique, l’Asie et l’Europe.

Partir habiter à Londres à été un choix positif dans nos vies et je me vois rester ici quelques temps encore. J’ai quelques beaux projets qui arrivent et qui risquent de changer beaucoup de choses dans mon quotidien, mais cette ville m’a permis de les réaliser, de poser mes affaires, prendre une grande respiration et me lancer dans le vide.

 

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Et la suite ?

On me demande souvent si je pense à revenir vivre en France et ma réponse est non. Après 25 ans en France et près de 15 ans à Paris, j’ai l’impression d’avoir fait le tour des choses. J’adore mon pays, j’aime revenir voir ma famille, mais je ne me vois plus évoluer en France pour le moment. Peut être qu’un jour, une opportunité nous fera changer d’avis, mais vivre à l’étranger nous a rendu plus curieux, forts et matures.

Je suis fière de voir le chemin parcouru entre les premiers pas hésitants dans mon bureau américain, où je paniquais de devoir animer une réunion en anglais, et aujourd’hui où je me sens vraiment à l’aise dans les 2 langues.

La suite pour le moment elle est ici à Londres, parce qu’un an et demi ce n’est que le début de l’aventure et qu’il faut parfois savoir poser un peu ses valises pour construire des projets. Et ensuite ? Ailleurs surement, il y plusieurs destinations qui nous trottent dans la tête, et vivre loin de la France depuis 3 ans (surtout après les Etats-Unis) nous a appris à construire un projet d’expatriation. Je me lance dans l’apprentissage de nouvelles langues pour préparer le terrain, j’ai démarré le coréen, et le chinois et l’espagnol serait aussi utile. C’est bon de ne pas être pressée et prendre le temps sans bruler les étapes.

Partir vivre à l’étranger donne des ailes. Rien ne me semble impossible aujourd’hui : vivre à l’autre bout du monde, affronter des épreuves, changer de pays, travailler dans une autre langue, ne pas voir mes proches pendant de longs mois. Cette liberté a été difficile à gagner, mais je ne sens pas de revenir en arrière. Une fois débarrassée de ce carcan d’habitudes vieilles de plus de 25 ans, j’ai pu avancer vers l’avenir. Je vais bientôt fêter mes 30 ans, et je n’ai pas peur de regarder devant moi et me dire que avec du travail et un peu de courage, on peut réussir ses rêves.

 

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Relire mes articles sur l’expatriation 

 

 

 

L’expatriation vous tente ? Vous habitez ou avez habité à l’étranger ? Partagez vos expériences, je suis curieuse d’avoir vos avis sur ce sujet passionnant! 

Angleterre, Etats-Unis, expatriation, Lifestyle, Voyages & Adresses

L’expatriation des Etats-Unis vers Londres, premières impressions!

22 January 2015

Hello, hello,

Le mois de janvier est connu pour plusieurs choses: les bonnes résolutions, les grands changements, et les detox.

Je ne suis pas très détox: manger plus de kale et boire du jus de citron tiède? (boring alert), je prends des bonnes résolutions en septembre (comme les petits), par contre je suis membre permanente de l’association des grands changements.

Je m’explique. En novembre, j’ai quitté les Etats-Unis pour venir m’installer à Londres. Mon contrat et mon visa expiraient dans le pays et mon job et celui de mon cher et tendre nous ont proposé des contrats en Grande-Bretagne. Un contrat long, sans date de péremption, j’ai crié youpi!

L’opportunité de rêve pour continuer à vivre à l’étranger, dans un nouveau pays anglophone, se rapprocher un peu de la famille et explorer de nouveaux paysages. Ca c’est la partie positive de l’histoire.

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La partie un peu plus compliquée, a été le retour en Europe. Je n’étais plus une parisienne qui traversait la Manche. Pour moi, c’était traverser l’Atlantique pour aller dans un pays mi-familier, sans repères ou presque.

Parce que oui, on imagine souvent les globe-trotters: valise dans une main, passeport dans l’autre, sifflotant en avion après des étirements de qualité.

Non, en réalité choisir de partir dans un nouveau pays c’est quitter encore une fois sa maison, se préparer à affronter l’inconnu (encore), et tout analyser: les conditions de vies, le coût de la vie, les opportunités professionnelles, les loyers, les visas (boring alert 2). Et tout ça sonne très adulte finalement.

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L’expatriation c’est finalement comme travailler chez Disneyland, on découvre un univers merveilleux, mais on brise aussi quelques illusions sur le pays. Je suis le rabat-joie qui vous parlera mutuelles, impôts et visas pour les Etats-Unis (boring alert 3).

Alors ce retour en Europe? Et Londres?

Londres est une grande ville, très grande ville. C’est joli, vibrant, il se passe toujours quelque chose: une expo, un concert, une soirée quelque part… On peut marcher des heures sans but, juste en explorant un quartier. C’est un lieu cosmopolite, tout le monde parle anglais avec “un accent”, la gastronomie anglaise est finalement devenu une cuisine internationale.

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Les français ont tendance à dire: Londres, 2h de Paris, c’est un département de plus. NA! La culture est très différente, dans la vie ou le travail. J’aime les anglo-saxons pour leur côté cool, si peu snob (oui, les Anglais), et très respectueux.

A la différence des américains, les anglais sont corrosifs avec un humour 4e degré. Je me surprends à demander à mes collègues « c’est une blague là? hein? ». 

Tout change en revenant en Europe, comme habiter à nouveau dans une grande ville. Washington, la Virginie, c’était Disneyland. Pas ou peu de criminalité, un endroit  qui ressemble à Center Park où tout était ultra-friendly. Alors, au début à Londres j’ai eu la frousse. La frousse de marcher dans la rue quand il faisait sombre (à partir de 16h) ou de me mêler à la foule.

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Je me suis ENCORE dit que j’avais déconné de venir ici.

Et, j’ai pris mes marques, découvert des restos géniaux, des expos originales, le plaisir d’aller au pub pour papoter, aller faire le marcher à Bricklane, flâner à Portobello Road, nourrir les canards à Victoria Park et Hyde Park, explorer Hackney, trainer à Camden quand on a rien à faire. J’ai arpenté mon quartier, ses primeurs, bazars, et testé les clubs de yoga de Notting Hill.

Et un matin, comme ça, tu te dis « Ah, voilà, je suis chez moi ».

Au delà du train-train qui s’installe, c’est un bonheur de se dire chaque week-end: je me lève pour découvrir un endroit tout nouveau. Chaque quartier que je découvre est une première fois, chaque restaurant une découverte, chaque pub un nouveau lieu que j’explore. Et c’est chouette les premières fois.

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Il y aussi quelque chose de génial en Europe, en particulier à Londres: 6 aéroports et des tarifs vraiment intéressants pour voyager partout dans le monde!  Ma prochaine étape? La Gambie, pour découvrir la côte Sénégambienne, les plages et les réserves! Et du repos, c’est bien aussi le repos.

Ah ça a du bon le changement…

A très vite et bonne année (j’ose). Que 2015 soit maintenant positif, je crois que l’on a déjà eu notre dose de « pire ».

Et d’ailleurs, toutes vos bonnes adresses londoniennes sont les bienvenues! Partagez vos bons plans en commentaires!

Anouchka

Angleterre, Etats-Unis, expatriation, Lifestyle, Voyages & Adresses

L’expatriation, oui mais comment?

7 August 2014

Hello,hello,

Comme vous le savez déjà, j’ai quitté la France pour les Etats-Unis et la région de Washington il y a plus d’un an. Je reçois beaucoup de questions sur l’expatriation et j’ai décidé de mutualiser les réponses pour créer un FAQ, et essayer de vous apporter mes conseils

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Brooklyn

 

Partir mais pourquoi?

La première question que l’on doit se poser dans un projet d’expatriation, c’est: pourquoi, dans quel but?

  • partir pour apprendre une nouvelle langue
  • partir pour découvrir un pays
  • partir pour une évolution professionnelle
  • partir pour faire des études
  • partir pour prendre une année sabbatique

Il y a autant de raisons de partir que d’expatriés, l’idée est de construire votre projet en réfléchissant bien au but recherché. Dans mon cas, je cherchais une évolution professionnelle aux Etats-Unis, un pays que je connaissais déjà mais je voulais passer à l’étape supérieure en tentant l’immersion totale dans la culture américaine.

Les défis sont alors différents, évidemment je voyage aussi, mais je ne suis pas ici en vacances: mon but était de travailler en anglais, dans un contexte international au même niveau d’exigence que j’avais en France.

Mais pour se donner un an pour apprendre l’anglais, être barman en Australie ou à Londres est une super expérience et votre anglais courant vous ouvrira des portes! Il faut parfois essayer réfléchir de à long terme

Et prendre un congé sabbatique ne veut pas forcément dire “farniente”: c’est aussi l’occasion de construire un projet perso à l’étranger: un blog, des vidéos sur votre voyage ou vos passions (la cuisine locale, le sport…).

Partir à l’étranger ce n’est pas forcément pour toujours alors pas de panique, on peut passer 6 mois dans un pays, 6 ans, ou 6 x 1 an dans 6 pays. Rien n’est définitif!

 

 

 

Partir mais où?

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Miami

Si certains ont une destination de rêve depuis tout petit, d’autres souhaitent partir pour « vivre une expérience ».

Chercher à partir dans 10 pays différents est une stratégie qui s’avère bien souvent peu payante, mieux vaut se concentrer sur une destination et se renseigner sérieusement sur toutes les modalités.

Encore une fois, à la différence de vacances, il va falloir chercher si les conditions de vie au quotidien pourront vous convenir:

  • quel visa est nécessaire pour résider dans le pays?
  • est ce que mon niveau de langue est suffisant?
  • comment fonctionne le système de santé?
  • quelles sont les conditions de sécurité actuelles? (guerre/politique/corruption)
  • est ce que je pourrais travailler pour un ou plusieurs employeurs?
  • si je perd mon emploi quelles seront les conséquences (perte du visa, chômage?)
  • est ce que ma famille sera autorisée à me suivre?
  • quel est le taux d’impôts?
  • quel est le taux de congés en vigueur?
  • est ce que mon conjoint pourra travailler sur place?

L’idée est de ne pas laisser de place à l’improvisation, qui peut sur place vous couter cher. Par exemple les Etats-Unis sont une destination attirante, la culture, les grands espaces, les lieux mythiques… mais au quotidien il faut aussi avoir une mutuelle très solide pour pouvoir assumer des frais de santé qui se chiffrent en milliers d’euros.

Aussi, peu de congés (10 jours) et une sécurité de travail instable. Derrière les canyons et les palmiers il faut bien prendre tous ces paramètres en compte.

Pour chaque destination, il va falloir établir un budget chiffré des dépenses à prévoir : billets d’avions, Airbnb à l’arrivée, caution pour un appartement, achat d’une voiture d’occasion, meubles, abonnement de téléphones portables et internet…

Internet regorge d’informations, mais pensez aussi à contacter des expatriés sur place ou des blogueurs pour trouver facilement vos précieuses informations.

Il faut réussir à trouver un équilibre et avoir une sécurité convenable pour profiter de la vie à l’étranger et tout ce qu’elle à de magique: voyager et découvrir de nouvelles choses. C’est quand même le but partagé par tous les expatriés!

 

 

 

 

Partir mais comment?

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Key West

Vous avez donc décidé de partir et la destination est fixée, il va falloir maintenant bâtir un plan d’action

Première étape: fixer une date, pour éviter de tomber dans le schéma: “je partirais dans 1 ans, en fait l’année prochaine, bientôt…”. Donnez vous des étapes à suivre: dossier de visa, recherche de travail, déménagement…

Si vous avez moins de 30 ans et (35 ans pour le Canada), le PVT offre des visas d’un an pour voyager et travailler dans de multiples destinations: Australie, Canada, Argentine, Corée du Sud, Japon, Nouvelle-Zélande…

Pour les moins de 28 ans, le VIE pour permet à des professionnels diplômés de partir travailler à l’étranger en 6 mois et 2 ans. J’ai bénéficié de ce contrat, les places sont chères mais l’encadrement de départ: déménagement, salaires, mutuelle, congés, est très avantageux.

Pensez aussi aux pays de l’Union Européenne qui ne nécessite pas de visas pour travailler, ce qui facilite beaucoup les choses.

Il ne faut pas obligatoirement parler allemand pour travailler à Berlin ou suédois à Stockholm, qui offrent des environnements de travails internationaux.

Par contre l’espagnol en Argentine ou l’anglais aux Etats-Unis sont indispensables. Vous n’avez pas le niveau requis? Tout s’apprend! Inscrivez pour à des cours de langues, trouvez un partenaire de conversation… Donnez vous toutes les chances de réussir ce projet! 

 

 

 

 

Chercher un travail, mais qui contacter?

Key West

Key West

La question qui revient souvent est: comment trouver un travail à l’étranger?

Evidemment, arriver avec un travail sur place facilite les choses et sécurise bien des aspects (financiers, administratifs…).

Au risque de décevoir beaucoup de gens, ce n’est pas parce que l’on est français que l’on attire un recruteur. Il va falloir réfléchir à votre valeur ajoutée: ce petit plus qui fera qu’une entreprise vous engagera.

Vous parlez 3 langues? Vous êtes un expert en marketing du vin? Vous avez travaillé pour plusieurs organisations internationales? Vous êtes un développeur super doué?

C’est le moment de mettre en avant vos qualités pour créer un CV super ciblé.

Il y a beaucoup de commerciaux, de community managers, de chef de projets mais pourquoi vous?

Faites vous aider par vos collègues, amis, qui avec un regard extérieur sur vos expériences pourront vous donner un coup de main!

Et aujourd’hui chercher un travail à l’étranger n’est plus aussi difficile qu’avant, merci Internet.

Postulez via Linkedin (avec un profil en anglais ou dans la langue locale), ajoutez des recruteurs, créez vous un Twitter pro, un site internet pour votre CV, faites marcher votre réseau. Beaucoup d’entretiens se passent d’abord au téléphone ou par Skype!

Pensez aussi à contacter les Chambres de commerce sur place, et les ambassades qui ont souvent de précieuses listes d’entreprises françaises ou européennes sur place.

Vous avez surement des amis déjà à l’étranger qui bénéficie d’un réseau professionnel: et là j’ai remarqué 2 catégories de personnes:

  1. celle qui va vous soutenir dans votre projet, avec des adresses d’amis, de recruteurs, des conseils…
  2. celle qui ne vous répondra pas, pour ne surtout pas se mettre en concurrence ou ne pas avoir un autre frenchie dans les pattes.

N’ayez pas peur de contacter beaucoup de monde, de transmettre votre CV et relancer de temps en temps pour rester dans les mémoires!

J’entends beaucoup de personnes m’expliquer avoir abandonné après un refus. Je ne compte plus le nombre de CV que j’ai pu envoyer, les places sont rares, et si vraiment l’expatriation est votre but: accrochez vous!

 

 

 

 

Partir mais avec qui?

Key West

Key West

L’expatriation est souvent un amplificateur d’émotions: tout ce que l’on vit de positif est décuplé et dans l’autre sens les expériences négatives peuvent être au début très dures à gérer.

Il faut être patient et ne pas se décourager, on ne crée pas son univers en 2 semaines.

Partir à deux ou à plusieurs sont donc des expériences différentes du projet en solo, il n’y a pas de mieux ou moins bien. En couple, l’expatriation est un projet enrichissant mais qui doit être partagé… à deux. Suivre quelqu’un à contrecoeur est un pari risqué sur l’avenir!

Le conseil que je vous donnerais est: peut importe à combien, mais ne recréez pas la France à l’étranger.

Vivre comme en France, sans s’adapter aux coutumes locales, en ne fréquentant que des français ne vous fera pas vivre l’expérience pleinement. Même si il est plus confortable au début de se regrouper…

Acceptez parfois d’être seul, de faire le premier pas, de trouver le moyen de rencontrer des gens: la cuisine, la musique, le théatre… Mon mari joue au tennis et je fais du yoga, c’est grâce au sport que nous avons créé notre univers ici en dehors du travail! 

Les américains ont l’habitude en arrivant dans une ville de venir se présenter, au tennis par exemple: mon mari me racontait qu’un homme est venu au club avec une petite pancarte où il avait écrit son prénom pour trouver d’autres partenaires pour jouer avec lui!

Oubliez toute timidité, et souriez c’est l’atout idéal pour briser la glace!

 

 

 

 

 

Paris

Paris

Et une fois sur place, bougez, et profitez de chaque jour pour découvrir de nouvelles choses: un restaurant, un mot, une expression, une tradition, un parc…

Partir à l’étranger est la plus belle opportunité que j’ai eu pour évoluer, apprendre sur moi et sur les autres, voyager… Je pense continuer à vivre dans plusieurs pays encore quelques années, et peut être un jour revenir à Paris qui sait?

Anouchka

Lifestyle

#summer Personal branding ou réalité ?

11 August 2017

 

Dans ce quatrième billet d’humeur, j’aimerais partager avec vous une réflexion sur la différence entre vie virtuelle, et vie réelle, et ce que l’on projette de soi sur les réseaux sociaux.

Je discutais avec mon mari récemment sur le fait que je ne reconnaissais parfois plus mes contacts ou amis entre vie réelle et vie virtuelle. Et cela m’a amené à me questionner sur l’image de moi que je choisis de donner à travers ce blog, Twitter, Instagram, ou sur un réseau professionnel comme Linkedin.

C’est un sujet qui m’a toujours passionné, je l’ai étudié pendant mon master, et travaillant dans le domaine de la communication digitale, j’ai toujours un oeil sur cette différence d’expression du je, selon les plateformes sociales.

 

Une histoire d’image 

Instragram, est en ce moment au coeur des discussions : on peste contre son nouvel algorithme, contre les comptes utilisant des photos retouchées et/ou prises avec un appareil photo (et non un smartphone), mais aussi contre la surexposition du moi, voir du culte du corps à l’extrême.

J’ai tendance à penser que l’on choisi ce que l’on veut voir sur un réseau social, surtout celui ci, et Internet est aussi une plateforme d’expression pour les créatifs. J’aime voir des belles histoires, de jolies photos, des paysages du monde entier, et finalement peu importe si elles sont prises avec un reflex ou un iPhone. Il faut faire la différence entre un compte créatif et un compte qui souhaite partager son “quotidien”, les deux démarches ne sont pas les mêmes.

Ensuite sous couvert d’honnêté, il est d’usage de dénoncer le culte du moi pour tirer sur celles et ceux qui osent faire preuve de narcissisme sur les réseaux sociaux. Mais a contrario on encourage le body positivism, et l’acceptation de soi. Pour beaucoup de personnes, exposer son image fait partie d’un processus d’acceptation de son corps ou son identité, et je pousserais même la réflexion sur le fait de partager une image qui n’est pas assez représentée dans les médias et s’approprier l’espace public.

Ce “narcissisme” là, est important et offre une voie d’expression à beaucoup de communautés. Ce qui est hypocrite est de taper sur les femmes qui osent poster des selfies, alors que l’on poste des photos de soi prises et retouchées par un• e photographe, la démarche reste la même : exposer son image sur un réseau social. Le reste n’est que jugement personnel.

Par exemple, j’ai choisi depuis peu de poster plus de photos de moi, car je pense que tenir un blog sans se montrer un peu est dommage (dans mon cas), et je me réconcilie aussi de plus en plus avec mon image et ma personne par cette petite exposition.

 

Partager son histoire

Ensuite, il y a sur Twitter, Instagram, et Linkedin, une poussée du personal branding à l’extrême, de l’expression de soi comme une marque, à travers des histoires et un choix très marketing des images. On le voit en ce moment sur Linkedin, avec le partage d’histoires inspirantes (et souvent fausses) ou de coups de gueules pour du clic. On oublie l’essence de ce réseau : la vie professionnelle, la recherche de travail, le partage d’informations. Il faut se vendre et faire de l’esprit à tout prix, quitte à mentir sur son expérience pro, annoncer des projets avant de même de les avoir débutés et inventer une ou deux anecdotes de vie.

Tout le monde est manager, head of, strategist, sans stratégie et sans équipe. C’est très anglo-saxon, aux Etats-Unis on vous demandera souvent en debut de rendez vous : “What’s your story ?”, et il est impératif de savoir vendre ses projets en 1:30 min à n’importe qui, le fameux elevator pitch. Si vous regardez la version US de l’émission “The Voice”, chaque talent chante peu dans sa présentation mais raconte son histoire : décès d’un parent, maladie, addiction, problèmes financiers, l’objectif est de provoquer une émotion chez le jury et les téléspéctacteurs. Soyons honnêtes, en France ce type de storytelling passe nettement moins bien, mais on voit emerger un developpement de la communication par l’affect sur Linkedin ou Instagram justement.

Sur Internet tout le monde est un peu auteur•ice, blogueur•euse, community manager, influenceur•euse… Il est presque interdit de dire que l’on travaille dans un bureau, habite en ville, n’a pas d’animaux, et ne parcourt pas le globe toute l’année ou pire, n’aime pas l’avocat. Il faut influencer les gens à tout prix. Influencer à l’achat ou influencer les autres à changer leur vie ? Ces deux objectifs restent finalement très consuméristes.

 

Réalité et identité

La monétisation des profils à travers le sponsoring a amené les gens à promouvoir leur image de manière très professionelle. Il faut être inspirant•e, photogénique, jamais malade, toujours heureux•se, ne pas être trop clivant•ante , à défaut parfois de perdre son identité numérique (voir réelle).

Et sans le voir, tout le monde tombe là dedans. Je déteste par exemple me plaindre sur les réseaux sociaux, je déteste lire des plaintes de personnes en général, alors que j’aimerais parfois crier au monde entier que mon endométriose me fait souffrir, que mon fils m’a réveillé 3 fois, et que croule sous le travail, mais au de-là du manque d’intérêt, je n’aime pas exprimer cette partie de mon quotidien. Personne n’aime montrer le désordre qui règne chez soi, ou dans sa tête, et préfère partager de jolies choses, c’est humain.

Quand on tient un blog, notre identité numérique et personnelle se mêle, et le je personnel devient alors le je blog, voir le je professionnel quand on travaille dans un autre domaine la journée. Et ces différentes  identités doivent cohabiter sur les mêmes espaces, ce qui peut devenir complexe.

J’ai toujours cet exemple de cette ancienne amie, qui sur le modèle des blogueuses américaines, très en avance à l’époque sur le story telling, mettait en scène avec un certain succès, sa vie quotidienne. Elle était tour à tour étudiante, personnage médiatique, amoureuse transie, amie à l’écoute, mais surtout avait toujours des projets secrets incroyables et une vie folle. Sauf que je ne reconnaissais pas sa vie à travers ses réseaux, la réalité étant complètement différente. Des annonces de projets fictifs, des études délaissées, un couple en crise, mais surtout l’envie de vendre un quotidien parfait comme aujourd’hui font les starlettes de télé réalité. J’ai fini par me perdre entre ses 2 identités et perdre mon amitié avec cette personne.

Je me souviens aussi de cette star de Myspace il y a bien 10 ans, qui était venue à une soirée d’un ami musicien : elle ne nous a pas adressé la parole de la nuit, mais le lendemain sur son blog a posté des photos de tout le monde, des selfies d’elle au milieu du salon, et des commentaires sur ses nouvelles amitiés et son expérience de vie parisienne trépidante. Peu importe la réalité, et l’ennui qu’elle avait du éprouver pendant cette soirée, elle avait en tête de vendre une expérience biaisée à ses followers•euses, et l’objectif était réussi.

Ces comportements étaient encore minoritaires il y a 10 ans, mais aujourd’hui tout le monde doit afficher une image lissée. Comme ces personnes qui ont besoin de montrer la valeur des choses ou des services qu’ils achètent pour assoir une quelconque crédibilité. Vous savez, l’ami•e qui tague uniquement les marques haut de gamme sur une tenue, et se prend en photo devant un hôtel de Miami, alors qu’il•elle est dans un Airbnb plus simple. La réussite matérielle, ou la réussite par l’expérience, mais il faut avant tout prouver sa réussite.

Suis-je vraiment honnête ?

Quand je poste un article ou une photo de moi, je demande souvent l’avis de mon mari, qui vit loin de ces histoires d’images, pour avoir expérimenté une vie publique pendant plusieurs années.

Par exemple, il rigole toujours des commentaires de lectrices qui me trouvent “si douce”, alors que peu de personnes de mon entourage utilise cet adjectif pour me définir. Au contraire de beaucoup de gens, je suis très virulente dans la vie et moins sur Twitter ou Instagram. J’ai appris à devenir plus calme et surtout bienveillante avec les années, mais au quotidien, il m’arrive encore de sortir de mes gonds très rapidement. Mais ce n’est pas l’image que je renvoie, ou inconsciemment souhaite renvoyer publiquement.

Prenons un exemple avec ma bio Twitter ” Voyage, bien-être, bouquins, vegan, yoga, maternité, santé naturelle et expatriation. Digital com manager “, correspond elle vraiment à la réalité ? Oui, c’est finalement ce qui caractérise le plus mon quotidien, mais pour être vraiment honnête et avec plus de 140 caractères, je pourrais rajouter : passionnée d’écriture, malade d’endométriose, féministe, socialiste, fan de rock gras. Moins doux tout de suite…

Et mes photos Instagram reflètent-elles ma réalité ? Non. Je ne me maquille plus que très rarement, par manque de temps et envie, je ne passe qu’une journée par semaine en famille à me promener dans de jolis décors londoniens, les autres photos sont partagées après. J’utilise des filtres pour avoir meilleur mine, combler les cernes, et embellir les paysages. Mais, je ne mens jamais sur mon quotidien, car il implique souvent ma famille (sans la montrer), c’est la règle du jeu. Il m’est d’ailleurs arrivé peu de fois de frôler le développement personnel de bas étage, et je me suis sentie automatiquement mal à l’aise. Bref, exprimer une image de soi filtrée, mais une image de soi réelle, c’est peut être le compromis à trouver quand on partage un bout de sa vie quotidienne ?

En conclusion, je crois que malgré des collaborations intéressantes, je préfère partager une image de moi naturelle, peut être moins monnayable, et continuer d’échanger avec une communauté fidèle, où chaque commentaire à son sens. Il existe mille et une manière de s’exprimer, de créer, de jouer avec son image, l’essentiel étant de donner une vision de soi fidèle et sincère, peu importe les filtres et les effets.

 

Je vous conseille de lire l’article de Mango and Salt, qui exprime avec beaucoup d’honnêté l’avis d’une blogueuse professionelle sur ces aspects de réalité de l’image, en particulier par la photo.

 

 

Cultivez vous une identité virtuelle différente de votre personalité sur les réseaux sociaux ?

Que pensez vous du personal branding sur les réseaux sociaux ?

Quelle serait votre réelle bio Twitter ou Instagram ?