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Angleterre, Bruxelles, expatriation

5 habitudes britanniques qui ont changé ma vie

22 November 2018

 

L’image que les français se font des britanniques est assez amusante, humour second degré, héritage punk, pub du dimanche pour religion, et passion pour la famille royale. Et la meilleure preuve d’une expatriation réussie est d’adopter les us et coutumes locaux.

Pour ma part, 3 ans de vie londonienne ont changé ma manière de vivre, découvrez les habitudes et bizarreries britanniques que j’ai importé à Bruxelles !

 

1- Travailler tôt, finir tôt

Loin de moi l’idée de vous vendre un miracle morning, mais j’avais l’habitude française de commencer mes journées de travail vers 09:45, prendre une bonne pause déjeuner et finir de travailler après 18:30.
En Angleterre (je travaillais à Londres et dans le Berkshire), on commence ses journées vers 8h, déjeune sur le pouce, pour finir tôt et maximiser son temps au bureau. Plus d’efficacité et moins de présentéisme. D’ailleurs, le rush dans le Tube (métro londonien) n’est pas à 19h comme à Paris mais plutôt autour de 17h.
Ce qui laisse du temps pour aller au yoga, voir sa famille…

 

2- Et diner avec les poules

Je viens d’une famille méditerranéenne, où l’on déjeune à 14h et dîne à 21h30.
Sauf que, pour se lever à 06:30, et respecter mon beauty sleep de 8h, je suis au lit très tôt.
Et rien de pire que de se coucher en se sentant lourde, j’aime donc manger tôt avec mon enfant, prendre le temps de digérer le temps d’un film ou un bouquin avant d’aller me coucher vers 22h.

 

3- Le métro comme seconde maison

Je suis très différente des belges sur ce point, car je délaisse ma voiture de fonction (un avantage fiscal belge très répandu) pour le métro avec plaisir.
Bien évidemment, l’aspect environnemental pour première raison, mais Londres m’a habituée à m’organiser dans le métro sans gêne : petit dej, maquillage (pas la peine de regarder des tutos make up sur YouTube prenez le Tube à 07:30).
Je lis, écoute des podcasts, écris des articles pour Biobeaubon, le métro c’est mon moment à moi.
Et comme les londoniennes, on n’hésite pas à mettre des runnings pour courir dans les couloirs du métro, et retrouver des chaussures plus habillées une fois arrivée au bureau !

 

4- No shame !

J’ai toujours adoré les anglaises pour leur côté “No shame”.
Le côté punk anglais s’exprime encore dans la manière de s’habiller, se maquiller, de vivre : “Cela te plaît ? Personne ne te regardera de travers, tu peux le porter.”
Alors peu importe si tout le monde s’habille très classique et que j’aime arriver avec des paillettes sur le visage, des chaussures à sequins, ou un rouge à lèvres très flashy : tout ça illumine MA journée. Cette liberté propre à la mentalité londonienne m’a réconciliée avec le “moi” adolescent.

 

5- Le guide de survie

Pour survivre à Londres, il faut un parapluie, une écharpe, des lunettes de soleil, car on vit généralement 4 saisons en une journée.
Et peu importe qu’il pleuve ou qu’il fasse gris, Il y aura toujours un pub ou café super cosy pour boire un verre, lire la presse, et faire un jeu de société. Et si le cœur vous en dit, l’Angleterre est aussi très poétique sous un parapluie! J’ai gardé cette mentalité “il n’y a pas de mauvais temps, seulement de mauvais équipements”, à Bruxelles, et peu importe la météo, je m’adapte mais rares sont les journées que je passe à la maison.

 

Vous l’aurez compris, Londres me manque, et une fois cet article publié, je vais filer chercher des billets de train ou de ferry pour retrouver la capitale anglaise, prendre un grand bol de bizarreries British, et voir les décorations de fin d’année sur Oxford Street, Carnaby Street et ou le marché de Noël de Southbank. 

Et vous quelles habitudes anglaises avez-vous adopté ?

 

 

*Lien sponsorisé

Illustration : DC Shoes

Angleterre, Etats-Unis, expatriation

Retour sur 4 années à l’étranger. Et demain ?

31 May 2017

Déjà 4 ans. Je me revois encore le 1er juin 2013 à l’aéroport de Roissy, direction Washington avec mon mari et mes 2 chats, à tester la resistance de mon mascara et d’un vieux mouchoir pour éponger les larmes.

Je redoutais ce moment depuis des mois, à mesure que je validais les étapes pour le grand départ : entretiens, signature du contrat, démission, annonce aux proches, résiliations en tout genre, et beaucoup d’au revoir. Pour adoucir ma peur, je me répétais en boucle “Ce n’est qu’un an et demi et si c’est trop dur, la France sera toujours là” tout en sachant qu’au fond de moi tout irait bien, et que je ne rentrerais pas, enfin pas dans un futur proche.

J’avais 26 ans, et je rêvais que ma vie change. Moi qui ai toujours été avide d’expériences et de changements, la stabilité m’étouffe vite, et le train-train perd son charme rapidement. Alors Paris, aussi jolie soit elle, m’avait lassée.

Ce départ j’en rêvais, je traquais depuis longtemps la situation idéale : le job, le visa pour 2, le pays… Je ne suis pas du genre à rêver sans agir, et la vie, je l’ai toujours imaginé aux 4 coins du monde.  Et pourtant, avec du recul, on a tout fait de travers au départ, comme des gamins un peu naïfs, sans mode d’emploi. 4 ans de vie entre 26 et 30 ans, c’est aussi vivre les années du passage à l’âge adulte avec une chance immense de découvrir des choses merveilleuses mais surtout se découvrir en tant qu’humain.

 

Découvertes et premières chutes

A notre arrivée aux Etats-Unis, il a fallu tout reconstruire. Les premières semaines ont été consacrées à la recherche d’un appartement, de meubles et d’une voiture. Sacré investissement pour 1 an et demi, dans une région où les apparts meublés n’existent pas, et les leasings sans historique de permis sont pratiquement impossibles. Il a fallu beaucoup investir pour vivre cette aventure et se donner les moyens de se lancer dans la vie à l’étranger.

Il y a eu les doutes sur le travail, l’éloignement de la famille et des amis, le système de santé américain pas évident à comprendre, mais malgré tout ça, la magie de vivre son rêve peu importe les difficultés. J’ai eu l’impression de vivre dans un décor de film, de gouter de nouvelles saveurs tous les jours, et surtout de me sentir pousser des ailes en me délestant du poids que je trainais depuis des années.

Vivre au milieu de forêts, de lacs, à 30 minutes de Washington, avoir la chance d’aller se baigner tous les jours d’été après le travail, faire du yoga sous les étoiles, et filer à New York pour le week-end, ça valait bien de se casser la gueule, au moins un peu. Je me souviendrais de cette période comme un ascenseur émotionnel perpétuel : bonheur, doutes, stress, peur, et bis repetita.

L’avantage de ne pas vivre au coeur d’une grande ville, a été de rencontrer des gens plus facilement. Des amis(e)s solides, qui vous aident à réparer une voiture, vous emmène à l’aéroport, et qui sont toujours disponibles pour un verre après le boulot. Après plusieurs années à Paris, vivre l’expérience de la “communauté” américaine typique a été reposante : des gens plus accueillants, que l’on croise tous les jours, une vie de petite ville avec ses fêtes et événements, et surtout une impression de simplicité. Les Etats-Unis c’est aussi un terrain incroyable d’exploration, j’ai adoré visiter la côte est, le Texas, le Canada…

 

 

L’herbe est plus verte ailleurs ?

Mais un visa d’un an et demi, c’est aussi une petite voix qui tourne en permanence au coin de notre tête : rester, partir, comment rester, où partir? On a eu cette discussion des centaines de fois, avec l’envie de rester aux Etats-Unis où il faisait bon vivre, où choisir de filer vers de nouveaux horizons. Et le choix n’était pas dicté par l’affect uniquement, mais par l’administratif, et surtout la recherche d’une qualité de vie, d’un système de santé viable et d’une envie de fonder une famille.

Les Etats-Unis, n’étaient pas compatibles avec l’envie d’avoir un enfant, surtout quand on sait que l’on devra faire une PMA, et qu’ensuite, le congé parental inexistant et les prix de gardes exorbitants ne justifient pas l’envie seule de rester. Beaucoup trop de contres dans la balance, en tout cas à cette époque de notre vie.

Alors où aller ? Londres, Singapour ou le Canada, pour des questions professionnelles avant tout, avec une nette préférence pour Londres et la non nécessité d’un visa. Comme d’habitude, quand la vie n’est qu’incertitudes et que l’on s’efforce de planter des pousses partout en prenant soin de les arroser, la situation se débloque un jour, toute seule. Direction Londres! En quelques jours, la mutation de mon mari a été acceptée et j’ai également reçu une proposition de poste au sein de mon entreprise pour la capitale anglaise.

 

 

London calling! 

Retour de l’ascenseur émotionnel, des nuits à se demander à quoi allait ressembler notre vie à Londres, dont je ne connaissais que Camden, le centre et Brick Lane. En cadeau d’arrivée à Washington, j’avais eu le droit à une chirurgie de mon endométriose, et évidemment en cadeau de départ ? Je vous le donne en mille. Mais étrangement, on était sereins et heureux de partir vers une nouvelle aventure, heureux de revoir nos familles et ami(e)s plus régulièrement.

Sauf que Londres, mi novembre, c’est un calvaire. Il fait jour de 8h à 15H30, noir-gris entre les deux, souvent pluvieux aussi. Encore aujourd’hui je redoute cette période dès la rentrée… Mais motivés à poser les bases d’une nouvelle vie, et surtout forts de notre première expérience, nous avons tirés quelques enseignements pour ne pas reproduire les mêmes erreurs. Le reste, c’est une question de bonne étoile, avec un appartement joli et meublé dans un quartier proche de nos boulots. Notre emménagement à été presque facile, malgré des chats refusés à la frontière une première fois et une vie avec 2 valises pendant quelques semaines. Londres est une ville magique, ouverte, où il est possible de découvrir de nouvelles choses chaque week-end.

Il a été plus difficile de rencontrer des ami(e)s dans une ville qui fait 12 fois Paris, mais les belles rencontres existent et surtout nos amis passent régulièrement en week end. Vivre en Angleterre est une bonne occasion de redécouvrir l’Europe, pleine de charme et d’histoire, qui nous avait manqué : la France, l’Italie, le Danemark, Lanzarote, et pousser un peu plus loin nos explorations avec la Gambie et le Japon.

Et après une folle année, l’envie de fonder une famille est apparue plus forte, et après moults rebondissement, j’ai eu la chance de vivre ma grossesse entre Londres et quelques aéroports. Je développerais cette expérience dans un autre article, car envisager une famille à l’étranger n’est pas une décision facile, la France étant un pays incroyable concernant la santé, l’éducation et la famille.

 

 

 

Un bébé et beaucoup de questions

Mais nous voilà en 2017, avec un bébé de 6 mois et des poussières, une vie londonienne plutôt agréable où tout le monde semble avoir trouvé ses marques. J’aime toujours autant cette ville, ses maisons edwardiennes, les pubs, l’humour anglais, les petits cafés, les parcs et les canaux, le sentiment d’avoir encore des tas de choses à découvrir ici. L’anglais est devenu une langue repère, avec laquelle je me sens parfois plus à l’aise pour exprimer certaines idées.

Alors rester ou partir ? Là encore, sur le papier tout semble idyllique, mais il y a eu ce petit truc appelé Brexit. Au début, on n’y croyait pas trop, et puis l’inflation, le pound qui baisse, le pays qui se ferme, et la découverte d’une politique familiale complexe pour deux parents qui travaillent.

Avoir un enfant à l’étranger c’est chercher un endroit où il/elle pourra trouver une bonne éducation, un cadre de vie agréable, et une politique qui soutienne les familles. L’éducation de notre enfant est dictée par l’envie de faire quelques sacrifices pour le voir grandir dans un univers multilingue et multiculturel. Et soyons honnêtes, difficile de voir une amélioration au Royaume-Uni dans les années à venir, c’est donc le retour des grandes discussions.

Où aller ? Comment ? Quand ? On fait des to do lists, on discute avec nos boulots, rêve d’un peu plus de soleil et moins de pollution, passe des heures à faire des recherches, avec cette sensation que je connais trop bien : quelque chose se prépare et se débloquera bientôt, comme pour Washington et Londres. Après 4 ans et 2 pays, on est loin de la naïveté du premier départ,  et connait désormais les points clefs et les pièges à éviter pour une expatriation réussie.

En réalité, je rêve de vivre dans ma jolie ville de Virginie, mais sans problématique de visa ni de politique, avec un hiver moins court. C’est possible ? C’est souvent le casse tête des expatriés qui rêvent, beaucoup, avant de trouver des compromis.

Et la France ? J’aime la France, et je reviens chez mes parents avec plaisir. Avec la chance de les avoir vu déménager vers une nouvelle région que je ne connaissais pas, la Normandie, qui me donne l’impression de m’évader entre campagne et plage à chaque escapade. Alors peut-être que l’on reviendra un jour en France, en province ou peut être même à Paris, tout est une question d’opportunité, mais pour le moment, l’avenir semble ailleurs, encore un peu.

 

 

Ces 4 années à l’étranger m’ont permis de devenir la personne que je voulais être, d’oser, de vivre de nouvelles expériences, de dire non à des amitiés toxiques et oui à des nouvelles personnes positives dans ma vie. A privilégier ma famille, mon couple et mes amis proches, et surtout ne plus douter. Les Etats-Unis m’ont aidé à poser les bases d’une vie plus saine, plus éthique, et j’y ai découvert le yoga, Londres m’aide à développer ce besoin de vie curieuse et sereine. La distance, le temps, ont fermé des blessures et surtout m’ont aidé à ouvrir mon coeur, sans avoir peur de me cacher derrière une personnalité qui n’était pas la mienne. En 4 ans je suis devenue adulte, j’ai pris soin de compiler ces morceaux de ma vie sur Biobeaubon avec une communauté si positive et bienveillante.

 

Alors si même si vous avez peur de sauter dans le vide, lancez vous. En Europe ou de l’autre côté de l’Atlantique, peu importe. L’important est de vivre ses rêves sans regrets. Les conditions ne seront jamais réunies, et l’endroit idéal n’existe pas, mais les compromis existent et l’expérience de se réinventer ailleurs est exceptionnelle.

Ne croyez pas les gens qui vous pensent trop ambitieux(ses), trop jeunes, trop vieux, trop inexpérimenté(e)s, le monde vous appartient. Alors, prenez un crayon, une feuille blanche, notez vos rêves, vos forces, et essayez de trouver une réponse à chaque frein qui empêcherait votre depart.

Partir c’est revenir aussi, un jour, aucun choix n’est immuable. Mais croyez en vous, et osez!

 

Relire mes articles sur l’expatriation 

Angleterre, Voyages & Adresses

Un week-end à Brighton, au coeur des Lanes

8 May 2017

 

Ma première visite de Brighton au printemps dernier m’avait laissé un gout d’inachevé. J’adore Brighton, un gout d’ailleurs à seulement 1 heure de Londres. On pourrait penser à première vue à une ville touristique et kitsch, cliché des bords de mer, mais pas du tout, Brighton est unique en son genre. La plupart des londoniens rêvent de partir habiter sur la côte, pour profiter de la douceur de vivre des villes côtières. Brighton a une âme, et ce deuxième séjour m’a permis de mieux découvrir cette ville créative et engagée, où les concepts innovants fleurissent à tous les coins de rues.

 

 

Se reveiller les pieds dans l’eau

Un week-end à la mer, c’est un condensé de vacances non ? Je rêvais de voir la plage de ma fenêtre et me réveiller les pieds dans l’eau (ou presque). Notre choix s’est porté sur l’Atlantic Seafront, sur la marina, un hôtel typiquement britannique, avec un accueil familial, un décor bucolique et une vue sur la mer qui ressemble à une carte postale. On était si bien tous les 3, perchés dans notre chambre au dernier étage, à regarder les vagues et les touristes. J’aime aller à l’hôtel avec mon petit bout me couper du quotidien, profiter des serviettes douces et des coussins moelleux, même si on finit toujours par partager notre lit et se réveiller aux petites heures du matin pour nourrir l’ogre. Mais au moins, j’ai pu voir le lever du soleil, et prendre un copieux petit-déjeuner.

Atlantic Seafront Hotel  : 16 Marine Parade, Brighton BN2 1TL

 

Les Lanes créatives et engagées 

Brighton accueille de nombreuses universités et ateliers d’artistes, et on ressent cette forte influence dans le choix des boutiques, cafés et restaurants. Alors oui, les boutiques traditionnelles du “high street” existent, mais j’ai découvert un tas d’endroits indépendants et originaux.

Les Lanes sont le coeur de Brighton, des petites rues piétonnes bordées de boutiques et restaurants. Je n’ai jamais vu une aussi grande proportion de restaurants vegans, à des prix super abordables. A notre arrivée, nous avons foncé déjeuner chez Loving Hut, toujours bon, simple et sain.

En face, on retrouve Vegetarian Shoes, une boutique de chaussures entièrement vegan, avec un choix incroyable de modèles. C’est assez rare de retrouver une boutique de chaussures vegan qui a pignon sur rue, même à Londres!

 

Et à 10 mètres de là, des falafels, plats coréens, du traditionnel britannique, ou de la cuisine fusion fusion, avec un joli “vegetarian” ou “vegan” sur l’enseigne. Un paradis culinaire! Promenez vous sur Gardner St, North Laine, ou Kensington Gardens pour trouver votre bonheur chez Iydea, Wai Kika Moo Kau, The Prince George…

 

J’ai adoré flâner dans les boutiques de tee-shirt désignés par des artistes locaux, chiner des cristaux, et feuilleter des BDs ou bouquins engagés. A Brighton on a pas peur d’afficher ses idées!

Après une bonne marche dans le centre de la ville, cap sur le Little Bird pour un tea time au soleil, avec un chaï latte délicieux et une part de gâteau vegan (choix gluten free également au menu) bien généreuse. Le choix compliqué fut compliqué avec le célèbre Cloud 9 juste en face!

 

Près de la Marina, nous avons déniché un bar très intimiste “The Plotting Parlour”, avec miracle : une musique calme (les bars et restaurants anglais sont souvent très bruyants) et des cocktails délicieux. L’adresse est cachée entre 2 ruelles, et mérite vraiment le détour pour sa carte et sa décoration soignée, mais toujours avec une ambiance “casual”.

 

Sortez un peu des Lanes pour découvrir Hibse, un supermarché qui prône le bonheur avant le profit! Chez Hisbe la qualité des produits, leur provenance et le bien-être des employés sont UNE priorité. Concrètement, on trouve de nombreux produits vegans, et surtout beaucoup de produits en vrac et sans emballages (en Angleterre, il est normal de trouver 1 poireau sous emballage plastique au supermarché). J’ai aimé le fait de trouver de la lessive liquide en vrac, avec un bidon réutilisable par exemple. Hisbe propose aussi un café et des patisseries! Rien de fancy, mais l’endroit est très inspirant!

 

Jolie découverte avant de partir, Eden Perfumes permet de trouver l’alternative vegan, naturelle et cruelty free de son parfum, ou en créer un sur mesure. J’ai adoré le concept, et mon cher et tendre a trouvé la version vegan de son parfum préféré, le résultat est bluffant, très abordable avec 100ml pour 12£, et le senteur tient longtemps. A noter que l’enseigne livre à travers l’Europe!

 

Little Bird : 16 Kensington Gardens, Brighton BN1

Cloud 9 : 15 Brighton Pl, Brighton BN1 1HJ

Loving Hut : 48 Gardner St, Brighton BN1 1UN

Vegetarian Shoes : 12 Gardner St, Brighton BN1 1UP

Eden Perfumes : 26 Gardner street Brighton BN11UP

The Plotting Parlour : 6 Steine St, Brighton BN2 1TE

Hisbe : 20-21 York Pl, Brighton BN1 4GU

 

 

Visiter Brighton avec un bébé ?

Si vous voyagez avec un bébé, sachez que Brighton est très accessible et kid-friendly. Nous n’avons jamais eu de soucis en Angleterre avec notre enfant dans les pubs, restaurants, ou cafés, au contraire, les serveurs/serveuses prennent toujours soin de nous trouver un endroit au calme avec la poussette. Concernant les hotels, pensez au fait que les hôtels traditionnels sont charmants, mais les chambres parfois petites et avec une douche. Les Lanes, mêmes bondées sont largement praticables avec une poussette. Le seul bémol ? Les trains au départ de Londres les week-ends fériés (ou ensoleillés) sont généralement bondés!

 

Des bonnes adresses ou souvenirs à Brighton ?

Angleterre, Voyages & Adresses

Mes adresses gourmandes à Londres

26 March 2017

 

Londres souffre d’une mauvaise image en matière de restaurants, et pourtant c’est surement la ville où j’ai tendance à mieux manger. On trouve les meilleurs restaurants indiens, coréens, japonais, vegan, et la cuisine des pubs n’a pas à rougir. Manger anglais c’est finalement manger une cuisine cosmopolite, épicée et colorée, à l’image de la ville.

Eloignez vous des nids à touristes et faites confiance aux londoniens : un endroit bondé est toujours bon signe!

En matière de cuisine, j’aime les endroits simples, où je peux manger une cuisine végéta*ienne, avec des choix gluten free, et surtout je cherche des plats épicés et savoureux. Les restaurants et cafés que je vous conseille dans cet article sont baby et kid friendly, et même si on ne trouve pas forcément de table de change partout, on ne nous a jamais regardé de travers avec un bébé!

 

 

Bibimbap le long du Regent Canal

Gogi est mon adresse favorite pour manger coréen à Londres. Le restaurant se trouve le long du Regent Canal à Maida Vale, un des plus jolis quartiers de la capitale. C’est le point de départ pour une longue promenade le long du canal, qui relie Londres d’est en ouest. On peut se promener par exemple de Maida Vale à Camden au bord de l’eau, programme idéale quand le soleil pointe le bout de son nez.

Si vous aimez la cuisine coréenne, vous aimerez Gogi : un restaurant charmant, qui propose tous les grands classiques de la cuisine coréenne et pour les veggies un bibimbap tofu frit et légumes (sans oeufs), relevé selon votre envie. C’est savoureux, épicé et délicieux! A accompagner d’un Soo Jeong Gwa, une boisson traditionnelle à la cannelle!

Gogi : 451 Edgware Rd, London W2 1TH 

 

Manger vietnamien dans chaque quartier de Londres

 

Oui presque! Si vous êtes amatrices/eurs de cuisine vietnamienne, Londres est un paradis pour manger des phở, bo bun, et rouleaux de printemps vegan. Mon adresse favorite est une chaine : Phở. A Londres, chaîne n’est pas synonyme de mauvaise qualité ou endroit sans charme, on trouve au contraire des chaines qui proposent des restaurants personnalisés, et de la cuisine originale. Phở en fait partie, avec son choix de cuisine vegan et sans gluten : soupe phở aux tofu et champignons, bo bun aux légumes et nems, rouleaux de printemps au tofu… Les bouillons sont aux légumes, les sauces sans poissons, tout est bien mentionné sur la carte et par les serveurs.

On trouve des restaurants Phở dans divers endroits de Londres (et d’Angleterre), mon favori est celui de Soho, situé en face de Yorica, une situation stratégique pour un super dessert!

J’ai découvert une nouvelle adresse la semaine dernière Anmee, un restaurant fast-food vietnamien au coeur de Camden Town. Les plats sont très généreux, délicieux, et je recommande les maxis rouleaux de printemps (tofu ou avocat) et le bo bun veggie.

Pho : site internet 

Anmee : 3A Camden Road NW1 9LG 

 

Glaces, gauffres et crêpes vegan et gluten free à Soho

Yorica est mon coup de coeur sucré! Etant intolérante au gluten, je suis souvent limité en matière de desserts. Yorica est devenu mon paradis : imaginez un endroit entièrement vegan et gluten free proposant des glaces délicieuses (mention spéciale pour le matcha), des gauffres et des crêpes. C’est gourmand, sucré mais pas trop, et surtout on peut personnaliser nos desserts : fruits, sirops, cookies, chocolat… C’est une pause parfaite pour pour une promenade dans le centre de Londres pour découvrir le quartier de Soho!

Yorica :  130 Wardour St, Soho, London W1F 8ZN

 

 

Cupcake et matcha latte au coeur de Primrose Hill

Sweet Things est une adresse mignonne. Tout est mignon chez eux, les gateaux (on trouve souvent des gâteaux vegan ou sans gluten, mais rarement les deux), les tartines (pain sans gluten au menu), la décoration pailletée et regressive… J’aime y faire un tour pour un matcha ou chaï latte au lait d’amande avec mon fiston. On trouve une table de change, et les enfants sont les bienvenus pour le gouter!

Sweet Things138 Regent’s Park Rd, London NW1 8XL

 

 

 

Pensez à partagez vos adresses favorites à Londres  !

 

Angleterre, Voyages & Adresses

Londres city guide : Camden et Primrose Hill

16 November 2016

 

Si je devais vous conseiller une ville à visiter toute l’année, ça serait Londres sans hésitation! La capitale londonienne ne dort jamais : l’été et les festivals, le printemps et l’automne pour profiter des parcs et des canaux, et l’hiver pour admirer les décorations de Noël.

Si vous prévoyez de venir à Londres en fin d’année, voici une sélection de mes endroits favoris à ne pas manquer dans les quartier de Camden et Primrose Hill.

 

 

Camden

Camden est situé au nord de Londres, et des milliers de touristes y affluent tous les jours pour visiter le célèbre marché aux puces. J’ai coutume de dire qu’il existe toujours quelque chose à faire à Camden, flâner dans le marché, déjeuner dans un restaurants, faire un tour le long du canal, ou découvrir une des brasseries locales. L’ambiance est électrique et les rues sont bondées de touristes, londoniens, punks, personnes âgées, enfants, bref un véritable melting pot londonien!

 

Camden Lock 

Le fameux marché aux puces de Camden, ouvert tous les jours de la semaine. Incontournable, il est à visiter au moins une fois si vous venez à Londres. On y trouve des vêtements, des dizaines de stands de street-food pour découvrir de la cuisine du monde entier (du choix vegan et sans gluten), des brocanteurs, et des souvenirs kitsch.

Camden Lock est particulièrement bondé le samedi et dimanche, profitez peut-être de venir en semaine pour éviter la foule et déambuler tranquillement dans les allées.

 

Cookies and Scream

Un passage obligé si vous visitez Camden Lock : Cookies and Scream, une pâtisserie vegan et sans gluten, qui propose des cookies, banofees, milk-shakes, brownies et autres délicieux gâteaux. Je n’ai jamais été déçu par Cookies and Scream, c’est tout simplement délicieux, sucré et gourmand. A noter, que la pâtisserie est un stand (il est possible de s’assoir plus loin), et n’accepte que les espèces.

Pour trouver le stand : à l’entrée de Camden Lock, repérez le stand de jus d’orange, avancer tout droit pour trouver un panneau “Cookies and Scream” sur votre gauche.

The Market Hall, Camden Lock Pl, London NW1 8AF / site

 

Triyoga

Pour les amatrices/amateurs de yoga, le centre de Triyoga Camden est une adresse incontournable. Un véritable havre de paix : studios spacieux et lumineux, salles de méditation, sauna, salles de soin café/restaurant vegan et une boutique où il est difficile de ne pas craquer…

Pensez à consulter le planning, il n’est pas nécessaire de réserver à l’avance, même si certains cours sont particulièrement populaires. L’ambiance est chaleureuse, on trouve des dizaines de cours de yoga adaptés à chaque besoin et les profs sont triés sur le volet. Si vous restez plus longtemps à Londres, pensez à jeter un coup d’oeil sur le programme des workshops!

57 Jamestown Rd, London NW1 7DB / site 

 

Tanh Binh

Pour les amateurs/amatrices de cuisine vietnamienne, Tanh Binh est un petit restaurant situé en face de Camden Lock qui propose une cuisine délicieuse avec beaucoup d’option végétarienne, vegan et sans gluten (mention spéciale pour les rouleaux de printemps et le bo bun). Les prix sont très abordables et l’accueil chaleureux.

14 Chalk Farm Rd, London NW1 8AG / site

 

Mildreds

Le célèbre restaurant végétarien à ouvert un restaurant dans le quartier. A l’abri de la foule de Camden Lock, Mildreds n’en reste pas moins populaire, pensez à réserver pour diner car le restaurant peut vite afficher complet. Mon conseil ? Venir pour le déjeuner ou le brunch pour éviter l’ambiance bruyante et déguster la cuisine raffinée au calme. Au menu ? Curry, burrito, burgers, salades, woks à tomber! Et ne manquez pas le pavlova vegan aux fruits rouges en dessert!

 9 Jamestown Rd, London NW1 7BW / site 

 

Brew Dog 

Envie d’une bière anglaise ? Brewdog est un incontournable à Londres. Au menu : bières (vegan) pour tous les goûts, de la célèbre Punk IPA en passant par la Nanny State, surprenante bière sans alcool. A noter qu’il existe des bières sans gluten. Il est également possible de déjeuner ou diner car Brewog propose une carte vegan. Idéal pour passer un dimanche après midi pluvieuse typiquement anglaise, avec une bière et un jeu de société!

 113 Bayham St, London NW1 0AG / site

 

 

 

Primrose Hill 

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De passage à Camden, ne manquez pas de visiter Primrose Hill, un des quartiers les plus mignons de Londres. Chic et coloré, Primrose ressemble à une véritable carte postale!

 

Coucher de soleil à Primrose Hill 

Primrose Hill offre une vue exceptionnelle sur Londres par le Regent’s Park. Si vous êtes assez chanceux(euses) pour venir un jour de beau temps, pique-niquer en fin de journée pour admirer le coucher de soleil est un moment assez magique.

 

Manna

Manna est surement le meilleur restaurant vegan de Londres. La cuisine est délicate et raffinée, entre cuisine créative et plats traditionnels anglais. Très prisé, pensez à réserver car les diners (et particulièrement le week-end) sont souvent bookés plusieurs semaines à l’avance.

4 Erskine Road, London NW3 3AJ / site

 

Sweet Things

Pour un tea time sucré, direction Primrose Bakery la plus mignonne des patisseries du quartier. La boutique propose toute sorte de gâteaux (avec des options vegan, gluten free) et de délicieuses boissons. En été, les plus chanceux pourront même déguster une glace ou un iced coffee en terrasse!

138 Regents Park Road London, NW1 8XL / site 

 

Greenberry 

D’humeur matinale ? Greenberry est l’adresse parfaite pour un petit déjeuner ou un brunch! Granola, porridge, pancakes, avocado toats : tout est délicieux et gourmand! Et pour ne rien gâcher, l’ambiance est raffinée et cosy, de quoi bien commencer la journée!

101 Regents Park Rd London NW1 8UR / site

 

Ripe Kitchen

Ambiance healthy chez Ripe Kitchen, où j’aime venir prendre un café et lire un livre l’après midi. Ici, on trouve des gâteaux et plats vegan, végétarien et même gluten-free pour satisfaire tout le monde! A noter que le café et le chai sont vraiment délicieux. Pour une goûter ou un déjeuner sur le pouce, Ripe Kitchen est toujours une bonne idée!

136 Regents Park RoadLondon NW1 8XL  / site 

 

 

Partagez vos adresses favorites à Camden et Primrose Hill en commentaires! 

 

Credit photo Pixabay

 

Angleterre, Etats-Unis, expatriation, Voyages & Adresses

3 ans d’expatriation entre Washington DC et Londres!

16 May 2016

 

Dans quelques jours je fêterais mon 3e anniversaire de vie en expatriation. C’est le moment de faire le bilan sur ces 3 années intenses et incroyablement enrichissantes, et surtout de regarder l’avenir : ici, ailleurs, en France ?

 

Partir mais comment ?

Je cherchais une opportunité d’aller vivre à l’étranger depuis plusieurs années. La plupart des élèves de mon master avait vécu un échange universitaire ou un stage à l’étranger, mais de mon côté, j’avais mis l’accent sur 5 ans d’études en apprentissage et des concours pour intégrer les écoles qui m’intéressait.

Il a fallu réfléchir à la meilleure formule pour partir, je cherchais avant tout une  sécurité financière (je suis indépendante depuis ma première année d’études), et cette expérience devait être enrichissante autant personnellement / professionnellement pour mon mari et moi.

Le PVT ne me correspondait pas, trop complexe à gérer pour continuer une carrière professionnelle, j’ai donc opté pour le VIE. Le VIE est un contrat pour les moins de 28 ans qui permet de travailler entre 12 et 24 mois à l’étranger, et qui offre de belles perspectives professionnelles ainsi qu’une sécurité sociale et administrative (plus d’info ici).

Sauf que des VIE en communication ou marketing, il y en a très peu. J’ai donc postulé des mois et des mois en Asie et aux Etats-Unis. Et un jour, alors que j’assistais à un concert, j’ai reçu un email d’une entreprise pour laquelle j’avais déjà travaillé, me proposant un entretien pour un VIE en marketing près de Washington DC.

Je ne pourrais pas expliquer le pourquoi du comment, mais je savais que cette opportunité était la bonne. Après un petit détour sur Google Maps pour savoir où était situé la Virginie, j’ai préparé mes entretiens dans l’objectif unique d’avoir ce poste.

3 mois plus tard, visas en poche, et 2 CDI remerciés, toute ma petite famille décollait pour Washington Dulles Airport, sans savoir où nous allions mettre les pieds et à quoi allait ressembler notre nouvelle vie.

Je ne remerciais jamais assez mon mari de m’avoir fait autant confiance, car même si il travaille pour une entreprise qui lui permet de s’expatrier très facilement, il n’était absolument pas sur d’obtenir un permis de travail une fois sur place.

 

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Direction Washington DC

Beaucoup de personnes vous décrirons l’expatriation comme : une lune de miel: cette période où l’on se sent en vacances et tout parait idyllique, puis une phase de doutes et finalement l’adaptation à cette nouvelle vie.

De mon côté, je doute à chaque arrivée dans un nouveau pays. Les 2 premiers mois ne sont jamais faciles, et je me demande toujours si j’ai fait le bon choix, si j’aime vraiment le pays où j’ai décidé d’habiter. Et ce sentiment passe, on trouve de nouvelles habitudes, et l’excitation à l’idée de construire une nouvelle vie prend le dessus sur le reste.

Cette première expérience a changé ma vie. J’ai appris tellement de choses aux Etats-Unis, sur ma personnalité, mon couple, ma famille, mes amis. Tout pourrait sonner très cliché, mais quand on vit à l’autre bout du monde avec son compagnon, loin de tout et tout le monde, notre vision du monde changement complètement.

J’ai appris que peu importe les problèmes il y avait toujours une solution. J’ai appris à oser, à tester des choses, à me planter et à m’ouvrir aux autres.. Quand on vit loin de son cadre de référence, il faut se réinventer.

J’ai osé être moi même, m’affirmer, et changer de vie pour une vie plus simple et plus éthique. A force de vivre au même endroit on emmagasine pas seulement de vieux objets, mais aussi de vielles croyances et des habitudes qui nous collent à la peau. Et même si sauter dans le vide peut faire peur, c’est la meilleure manière de prendre un nouveau départ.

Aux Etats-Unis j’ai découvert une culture que je ne connaissais pas, loin des clichés du tourisme et des médias. J’ai vécu près de 2 ans de voyages sur la côte Est, du Canada à Miami, moi qui connaissais seulement la côte ouest et New-York. Et j’ai trouvé des vrais amis, des gens qui n’ont jamais hésité à nous ouvrir leur porte.

Cette première expatriation a été aussi un moment très délicat dans ma vie personnelle, où j’ai du faire face à mon endométriose, mais tout ça m’a renforcé ma vision de la vie positive et optimiste, il y a toujours de belles choses même dans les périodes complexes.

C’est après 18 mois dans un cadre idyllique que nous avons quitté les Etats-Unis pour Londres pour vivre une nouvelle aventure. Pourquoi Londres ? Nous souhaitions continuer à vivre dans un cadre anglophone. Pour devenir complètement bilingue, il faut plusieurs années en immersion.  Ensuite, nous avons tous les 2 reçus une proposition pour continuer nos jobs respectifs dans la capitale anglaise, il ne nous en fallait pas plus pour repartir.

 

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London calling!

Et nous voilà à Londres, depuis maintenant 18 mois. Pratiquement autant de temps qu’aux Etats-Unis d’ailleurs. C’est amusant mais je pensais vivre une vie plus sereine en venant ici, avec la proximité de ma famille, et l’angoisse en moins sur les visas.

Mais je crois que je ne suis décidément pas faite pour vivre sereinement, où alors pas maintenant. Londres n’a pas été un coup de coeur immédiat : arriver en hiver quand la lumière manque, et quand vous avez pris l’habitude de vivre aux Etats-Unis est un nouveau choc culturel. Mais une fois cette (habituelle) période passée, j’ai appris à aimer cette ville. En anglais on différencie love et like. J’utiliserais love pour Londres.

Cette ville est incroyable, offre des milliers de possibilités, ici un peu comme à New York tout semble possible. J’aime découvrir de nouveaux endroits toutes les semaines. J’adore le fait de trouver des parcs immenses, des forêts et des lacs en plein centre ville. Les quartiers sont incroyablement différents, avec des cultures très marquées. Plus que tout, j’aime l’ouverture d’esprit et la diversité qui règnent ici.

Même si Londres est une ville exigeante, j’aime son côté ambivalent : culture posh et punk, les grattes ciels de la City et les petites rues bordées de maisons colorées, les anglais ultra sérieux au travail et complètement dingues dès la sortie de bureau. Ici, on ne se juge pas au premier coup d’oeil et sourire ou parler à son voisin est autorisé.

Et revenir vivre en Europe c’est aussi avoir la chance de pouvoir voyager plus facilement : j’ai enchainé les beaux voyages entre l’Afrique, l’Asie et l’Europe.

Partir habiter à Londres à été un choix positif dans nos vies et je me vois rester ici quelques temps encore. J’ai quelques beaux projets qui arrivent et qui risquent de changer beaucoup de choses dans mon quotidien, mais cette ville m’a permis de les réaliser, de poser mes affaires, prendre une grande respiration et me lancer dans le vide.

 

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Et la suite ?

On me demande souvent si je pense à revenir vivre en France et ma réponse est non. Après 25 ans en France et près de 15 ans à Paris, j’ai l’impression d’avoir fait le tour des choses. J’adore mon pays, j’aime revenir voir ma famille, mais je ne me vois plus évoluer en France pour le moment. Peut être qu’un jour, une opportunité nous fera changer d’avis, mais vivre à l’étranger nous a rendu plus curieux, forts et matures.

Je suis fière de voir le chemin parcouru entre les premiers pas hésitants dans mon bureau américain, où je paniquais de devoir animer une réunion en anglais, et aujourd’hui où je me sens vraiment à l’aise dans les 2 langues.

La suite pour le moment elle est ici à Londres, parce qu’un an et demi ce n’est que le début de l’aventure et qu’il faut parfois savoir poser un peu ses valises pour construire des projets. Et ensuite ? Ailleurs surement, il y plusieurs destinations qui nous trottent dans la tête, et vivre loin de la France depuis 3 ans (surtout après les Etats-Unis) nous a appris à construire un projet d’expatriation. Je me lance dans l’apprentissage de nouvelles langues pour préparer le terrain, j’ai démarré le coréen, et le chinois et l’espagnol serait aussi utile. C’est bon de ne pas être pressée et prendre le temps sans bruler les étapes.

Partir vivre à l’étranger donne des ailes. Rien ne me semble impossible aujourd’hui : vivre à l’autre bout du monde, affronter des épreuves, changer de pays, travailler dans une autre langue, ne pas voir mes proches pendant de longs mois. Cette liberté a été difficile à gagner, mais je ne sens pas de revenir en arrière. Une fois débarrassée de ce carcan d’habitudes vieilles de plus de 25 ans, j’ai pu avancer vers l’avenir. Je vais bientôt fêter mes 30 ans, et je n’ai pas peur de regarder devant moi et me dire que avec du travail et un peu de courage, on peut réussir ses rêves.

 

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L’expatriation vous tente ? Vous habitez ou avez habité à l’étranger ? Partagez vos expériences, je suis curieuse d’avoir vos avis sur ce sujet passionnant!