Browsing Category

Voyages & Adresses

Angleterre, Etats-Unis, expatriation

Retour sur 4 années à l’étranger. Et demain ?

31 May 2017

Déjà 4 ans. Je me revois encore le 1er juin 2013 à l’aéroport de Roissy, direction Washington avec mon mari et mes 2 chats, à tester la resistance de mon mascara et d’un vieux mouchoir pour éponger les larmes.

Je redoutais ce moment depuis des mois, à mesure que je validais les étapes pour le grand départ : entretiens, signature du contrat, démission, annonce aux proches, résiliations en tout genre, et beaucoup d’au revoir. Pour adoucir ma peur, je me répétais en boucle “Ce n’est qu’un an et demi et si c’est trop dur, la France sera toujours là” tout en sachant qu’au fond de moi tout irait bien, et que je ne rentrerais pas, enfin pas dans un futur proche.

J’avais 26 ans, et je rêvais que ma vie change. Moi qui ai toujours été avide d’expériences et de changements, la stabilité m’étouffe vite, et le train-train perd son charme rapidement. Alors Paris, aussi jolie soit elle, m’avait lassée.

Ce départ j’en rêvais, je traquais depuis longtemps la situation idéale : le job, le visa pour 2, le pays… Je ne suis pas du genre à rêver sans agir, et la vie, je l’ai toujours imaginé aux 4 coins du monde.  Et pourtant, avec du recul, on a tout fait de travers au départ, comme des gamins un peu naïfs, sans mode d’emploi. 4 ans de vie entre 26 et 30 ans, c’est aussi vivre les années du passage à l’âge adulte avec une chance immense de découvrir des choses merveilleuses mais surtout se découvrir en tant qu’humain.

 

Découvertes et premières chutes

A notre arrivée aux Etats-Unis, il a fallu tout reconstruire. Les premières semaines ont été consacrées à la recherche d’un appartement, de meubles et d’une voiture. Sacré investissement pour 1 an et demi, dans une région où les apparts meublés n’existent pas, et les leasings sans historique de permis sont pratiquement impossibles. Il a fallu beaucoup investir pour vivre cette aventure et se donner les moyens de se lancer dans la vie à l’étranger.

Il y a eu les doutes sur le travail, l’éloignement de la famille et des amis, le système de santé américain pas évident à comprendre, mais malgré tout ça, la magie de vivre son rêve peu importe les difficultés. J’ai eu l’impression de vivre dans un décor de film, de gouter de nouvelles saveurs tous les jours, et surtout de me sentir pousser des ailes en me délestant du poids que je trainais depuis des années.

Vivre au milieu de forêts, de lacs, à 30 minutes de Washington, avoir la chance d’aller se baigner tous les jours d’été après le travail, faire du yoga sous les étoiles, et filer à New York pour le week-end, ça valait bien de se casser la gueule, au moins un peu. Je me souviendrais de cette période comme un ascenseur émotionnel perpétuel : bonheur, doutes, stress, peur, et bis repetita.

L’avantage de ne pas vivre au coeur d’une grande ville, a été de rencontrer des gens plus facilement. Des amis(e)s solides, qui vous aident à réparer une voiture, vous emmène à l’aéroport, et qui sont toujours disponibles pour un verre après le boulot. Après plusieurs années à Paris, vivre l’expérience de la “communauté” américaine typique a été reposante : des gens plus accueillants, que l’on croise tous les jours, une vie de petite ville avec ses fêtes et événements, et surtout une impression de simplicité. Les Etats-Unis c’est aussi un terrain incroyable d’exploration, j’ai adoré visiter la côte est, le Texas, le Canada…

 

 

L’herbe est plus verte ailleurs ?

Mais un visa d’un an et demi, c’est aussi une petite voix qui tourne en permanence au coin de notre tête : rester, partir, comment rester, où partir? On a eu cette discussion des centaines de fois, avec l’envie de rester aux Etats-Unis où il faisait bon vivre, où choisir de filer vers de nouveaux horizons. Et le choix n’était pas dicté par l’affect uniquement, mais par l’administratif, et surtout la recherche d’une qualité de vie, d’un système de santé viable et d’une envie de fonder une famille.

Les Etats-Unis, n’étaient pas compatibles avec l’envie d’avoir un enfant, surtout quand on sait que l’on devra faire une PMA, et qu’ensuite, le congé parental inexistant et les prix de gardes exorbitants ne justifient pas l’envie seule de rester. Beaucoup trop de contres dans la balance, en tout cas à cette époque de notre vie.

Alors où aller ? Londres, Singapour ou le Canada, pour des questions professionnelles avant tout, avec une nette préférence pour Londres et la non nécessité d’un visa. Comme d’habitude, quand la vie n’est qu’incertitudes et que l’on s’efforce de planter des pousses partout en prenant soin de les arroser, la situation se débloque un jour, toute seule. Direction Londres! En quelques jours, la mutation de mon mari a été acceptée et j’ai également reçu une proposition de poste au sein de mon entreprise pour la capitale anglaise.

 

 

London calling! 

Retour de l’ascenseur émotionnel, des nuits à se demander à quoi allait ressembler notre vie à Londres, dont je ne connaissais que Camden, le centre et Brick Lane. En cadeau d’arrivée à Washington, j’avais eu le droit à une chirurgie de mon endométriose, et évidemment en cadeau de départ ? Je vous le donne en mille. Mais étrangement, on était sereins et heureux de partir vers une nouvelle aventure, heureux de revoir nos familles et ami(e)s plus régulièrement.

Sauf que Londres, mi novembre, c’est un calvaire. Il fait jour de 8h à 15H30, noir-gris entre les deux, souvent pluvieux aussi. Encore aujourd’hui je redoute cette période dès la rentrée… Mais motivés à poser les bases d’une nouvelle vie, et surtout forts de notre première expérience, nous avons tirés quelques enseignements pour ne pas reproduire les mêmes erreurs. Le reste, c’est une question de bonne étoile, avec un appartement joli et meublé dans un quartier proche de nos boulots. Notre emménagement à été presque facile, malgré des chats refusés à la frontière une première fois et une vie avec 2 valises pendant quelques semaines. Londres est une ville magique, ouverte, où il est possible de découvrir de nouvelles choses chaque week-end.

Il a été plus difficile de rencontrer des ami(e)s dans une ville qui fait 12 fois Paris, mais les belles rencontres existent et surtout nos amis passent régulièrement en week end. Vivre en Angleterre est une bonne occasion de redécouvrir l’Europe, pleine de charme et d’histoire, qui nous avait manqué : la France, l’Italie, le Danemark, Lanzarote, et pousser un peu plus loin nos explorations avec la Gambie et le Japon.

Et après une folle année, l’envie de fonder une famille est apparue plus forte, et après moults rebondissement, j’ai eu la chance de vivre ma grossesse entre Londres et quelques aéroports. Je développerais cette expérience dans un autre article, car envisager une famille à l’étranger n’est pas une décision facile, la France étant un pays incroyable concernant la santé, l’éducation et la famille.

 

 

 

Un bébé et beaucoup de questions

Mais nous voilà en 2017, avec un bébé de 6 mois et des poussières, une vie londonienne plutôt agréable où tout le monde semble avoir trouvé ses marques. J’aime toujours autant cette ville, ses maisons edwardiennes, les pubs, l’humour anglais, les petits cafés, les parcs et les canaux, le sentiment d’avoir encore des tas de choses à découvrir ici. L’anglais est devenu une langue repère, avec laquelle je me sens parfois plus à l’aise pour exprimer certaines idées.

Alors rester ou partir ? Là encore, sur le papier tout semble idyllique, mais il y a eu ce petit truc appelé Brexit. Au début, on n’y croyait pas trop, et puis l’inflation, le pound qui baisse, le pays qui se ferme, et la découverte d’une politique familiale complexe pour deux parents qui travaillent.

Avoir un enfant à l’étranger c’est chercher un endroit où il/elle pourra trouver une bonne éducation, un cadre de vie agréable, et une politique qui soutienne les familles. L’éducation de notre enfant est dictée par l’envie de faire quelques sacrifices pour le voir grandir dans un univers multilingue et multiculturel. Et soyons honnêtes, difficile de voir une amélioration au Royaume-Uni dans les années à venir, c’est donc le retour des grandes discussions.

Où aller ? Comment ? Quand ? On fait des to do lists, on discute avec nos boulots, rêve d’un peu plus de soleil et moins de pollution, passe des heures à faire des recherches, avec cette sensation que je connais trop bien : quelque chose se prépare et se débloquera bientôt, comme pour Washington et Londres. Après 4 ans et 2 pays, on est loin de la naïveté du premier départ,  et connait désormais les points clefs et les pièges à éviter pour une expatriation réussie.

En réalité, je rêve de vivre dans ma jolie ville de Virginie, mais sans problématique de visa ni de politique, avec un hiver moins court. C’est possible ? C’est souvent le casse tête des expatriés qui rêvent, beaucoup, avant de trouver des compromis.

Et la France ? J’aime la France, et je reviens chez mes parents avec plaisir. Avec la chance de les avoir vu déménager vers une nouvelle région que je ne connaissais pas, la Normandie, qui me donne l’impression de m’évader entre campagne et plage à chaque escapade. Alors peut-être que l’on reviendra un jour en France, en province ou peut être même à Paris, tout est une question d’opportunité, mais pour le moment, l’avenir semble ailleurs, encore un peu.

 

 

Ces 4 années à l’étranger m’ont permis de devenir la personne que je voulais être, d’oser, de vivre de nouvelles expériences, de dire non à des amitiés toxiques et oui à des nouvelles personnes positives dans ma vie. A privilégier ma famille, mon couple et mes amis proches, et surtout ne plus douter. Les Etats-Unis m’ont aidé à poser les bases d’une vie plus saine, plus éthique, et j’y ai découvert le yoga, Londres m’aide à développer ce besoin de vie curieuse et sereine. La distance, le temps, ont fermé des blessures et surtout m’ont aidé à ouvrir mon coeur, sans avoir peur de me cacher derrière une personnalité qui n’était pas la mienne. En 4 ans je suis devenue adulte, j’ai pris soin de compiler ces morceaux de ma vie sur Biobeaubon avec une communauté si positive et bienveillante.

 

Alors si même si vous avez peur de sauter dans le vide, lancez vous. En Europe ou de l’autre côté de l’Atlantique, peu importe. L’important est de vivre ses rêves sans regrets. Les conditions ne seront jamais réunies, et l’endroit idéal n’existe pas, mais les compromis existent et l’expérience de se réinventer ailleurs est exceptionnelle.

Ne croyez pas les gens qui vous pensent trop ambitieux(ses), trop jeunes, trop vieux, trop inexpérimenté(e)s, le monde vous appartient. Alors, prenez un crayon, une feuille blanche, notez vos rêves, vos forces, et essayez de trouver une réponse à chaque frein qui empêcherait votre depart.

Partir c’est revenir aussi, un jour, aucun choix n’est immuable. Mais croyez en vous, et osez!

 

Relire mes articles sur l’expatriation 

Angleterre, Voyages & Adresses

Un week-end à Brighton, au coeur des Lanes

8 May 2017

 

Ma première visite de Brighton au printemps dernier m’avait laissé un gout d’inachevé. J’adore Brighton, un gout d’ailleurs à seulement 1 heure de Londres. On pourrait penser à première vue à une ville touristique et kitsch, cliché des bords de mer, mais pas du tout, Brighton est unique en son genre. La plupart des londoniens rêvent de partir habiter sur la côte, pour profiter de la douceur de vivre des villes côtières. Brighton a une âme, et ce deuxième séjour m’a permis de mieux découvrir cette ville créative et engagée, où les concepts innovants fleurissent à tous les coins de rues.

 

 

Se reveiller les pieds dans l’eau

Un week-end à la mer, c’est un condensé de vacances non ? Je rêvais de voir la plage de ma fenêtre et me réveiller les pieds dans l’eau (ou presque). Notre choix s’est porté sur l’Atlantic Seafront, sur la marina, un hôtel typiquement britannique, avec un accueil familial, un décor bucolique et une vue sur la mer qui ressemble à une carte postale. On était si bien tous les 3, perchés dans notre chambre au dernier étage, à regarder les vagues et les touristes. J’aime aller à l’hôtel avec mon petit bout me couper du quotidien, profiter des serviettes douces et des coussins moelleux, même si on finit toujours par partager notre lit et se réveiller aux petites heures du matin pour nourrir l’ogre. Mais au moins, j’ai pu voir le lever du soleil, et prendre un copieux petit-déjeuner.

Atlantic Seafront Hotel  : 16 Marine Parade, Brighton BN2 1TL

 

Les Lanes créatives et engagées 

Brighton accueille de nombreuses universités et ateliers d’artistes, et on ressent cette forte influence dans le choix des boutiques, cafés et restaurants. Alors oui, les boutiques traditionnelles du “high street” existent, mais j’ai découvert un tas d’endroits indépendants et originaux.

Les Lanes sont le coeur de Brighton, des petites rues piétonnes bordées de boutiques et restaurants. Je n’ai jamais vu une aussi grande proportion de restaurants vegans, à des prix super abordables. A notre arrivée, nous avons foncé déjeuner chez Loving Hut, toujours bon, simple et sain.

En face, on retrouve Vegetarian Shoes, une boutique de chaussures entièrement vegan, avec un choix incroyable de modèles. C’est assez rare de retrouver une boutique de chaussures vegan qui a pignon sur rue, même à Londres!

 

Et à 10 mètres de là, des falafels, plats coréens, du traditionnel britannique, ou de la cuisine fusion fusion, avec un joli “vegetarian” ou “vegan” sur l’enseigne. Un paradis culinaire! Promenez vous sur Gardner St, North Laine, ou Kensington Gardens pour trouver votre bonheur chez Iydea, Wai Kika Moo Kau, The Prince George…

 

J’ai adoré flâner dans les boutiques de tee-shirt désignés par des artistes locaux, chiner des cristaux, et feuilleter des BDs ou bouquins engagés. A Brighton on a pas peur d’afficher ses idées!

Après une bonne marche dans le centre de la ville, cap sur le Little Bird pour un tea time au soleil, avec un chaï latte délicieux et une part de gâteau vegan (choix gluten free également au menu) bien généreuse. Le choix compliqué fut compliqué avec le célèbre Cloud 9 juste en face!

 

Près de la Marina, nous avons déniché un bar très intimiste “The Plotting Parlour”, avec miracle : une musique calme (les bars et restaurants anglais sont souvent très bruyants) et des cocktails délicieux. L’adresse est cachée entre 2 ruelles, et mérite vraiment le détour pour sa carte et sa décoration soignée, mais toujours avec une ambiance “casual”.

 

Sortez un peu des Lanes pour découvrir Hibse, un supermarché qui prône le bonheur avant le profit! Chez Hisbe la qualité des produits, leur provenance et le bien-être des employés sont UNE priorité. Concrètement, on trouve de nombreux produits vegans, et surtout beaucoup de produits en vrac et sans emballages (en Angleterre, il est normal de trouver 1 poireau sous emballage plastique au supermarché). J’ai aimé le fait de trouver de la lessive liquide en vrac, avec un bidon réutilisable par exemple. Hisbe propose aussi un café et des patisseries! Rien de fancy, mais l’endroit est très inspirant!

 

Jolie découverte avant de partir, Eden Perfumes permet de trouver l’alternative vegan, naturelle et cruelty free de son parfum, ou en créer un sur mesure. J’ai adoré le concept, et mon cher et tendre a trouvé la version vegan de son parfum préféré, le résultat est bluffant, très abordable avec 100ml pour 12£, et le senteur tient longtemps. A noter que l’enseigne livre à travers l’Europe!

 

Little Bird : 16 Kensington Gardens, Brighton BN1

Cloud 9 : 15 Brighton Pl, Brighton BN1 1HJ

Loving Hut : 48 Gardner St, Brighton BN1 1UN

Vegetarian Shoes : 12 Gardner St, Brighton BN1 1UP

Eden Perfumes : 26 Gardner street Brighton BN11UP

The Plotting Parlour : 6 Steine St, Brighton BN2 1TE

Hisbe : 20-21 York Pl, Brighton BN1 4GU

 

 

Visiter Brighton avec un bébé ?

Si vous voyagez avec un bébé, sachez que Brighton est très accessible et kid-friendly. Nous n’avons jamais eu de soucis en Angleterre avec notre enfant dans les pubs, restaurants, ou cafés, au contraire, les serveurs/serveuses prennent toujours soin de nous trouver un endroit au calme avec la poussette. Concernant les hotels, pensez au fait que les hôtels traditionnels sont charmants, mais les chambres parfois petites et avec une douche. Les Lanes, mêmes bondées sont largement praticables avec une poussette. Le seul bémol ? Les trains au départ de Londres les week-ends fériés (ou ensoleillés) sont généralement bondés!

 

Des bonnes adresses ou souvenirs à Brighton ?

Angleterre, Voyages & Adresses

Mes adresses gourmandes à Londres

26 March 2017

 

Londres souffre d’une mauvaise image en matière de restaurants, et pourtant c’est surement la ville où j’ai tendance à mieux manger. On trouve les meilleurs restaurants indiens, coréens, japonais, vegan, et la cuisine des pubs n’a pas à rougir. Manger anglais c’est finalement manger une cuisine cosmopolite, épicée et colorée, à l’image de la ville.

Eloignez vous des nids à touristes et faites confiance aux londoniens : un endroit bondé est toujours bon signe!

En matière de cuisine, j’aime les endroits simples, où je peux manger une cuisine végéta*ienne, avec des choix gluten free, et surtout je cherche des plats épicés et savoureux. Les restaurants et cafés que je vous conseille dans cet article sont baby et kid friendly, et même si on ne trouve pas forcément de table de change partout, on ne nous a jamais regardé de travers avec un bébé!

 

 

Bibimbap le long du Regent Canal

Gogi est mon adresse favorite pour manger coréen à Londres. Le restaurant se trouve le long du Regent Canal à Maida Vale, un des plus jolis quartiers de la capitale. C’est le point de départ pour une longue promenade le long du canal, qui relie Londres d’est en ouest. On peut se promener par exemple de Maida Vale à Camden au bord de l’eau, programme idéale quand le soleil pointe le bout de son nez.

Si vous aimez la cuisine coréenne, vous aimerez Gogi : un restaurant charmant, qui propose tous les grands classiques de la cuisine coréenne et pour les veggies un bibimbap tofu frit et légumes (sans oeufs), relevé selon votre envie. C’est savoureux, épicé et délicieux! A accompagner d’un Soo Jeong Gwa, une boisson traditionnelle à la cannelle!

Gogi : 451 Edgware Rd, London W2 1TH 

 

Manger vietnamien dans chaque quartier de Londres

 

Oui presque! Si vous êtes amatrices/eurs de cuisine vietnamienne, Londres est un paradis pour manger des phở, bo bun, et rouleaux de printemps vegan. Mon adresse favorite est une chaine : Phở. A Londres, chaîne n’est pas synonyme de mauvaise qualité ou endroit sans charme, on trouve au contraire des chaines qui proposent des restaurants personnalisés, et de la cuisine originale. Phở en fait partie, avec son choix de cuisine vegan et sans gluten : soupe phở aux tofu et champignons, bo bun aux légumes et nems, rouleaux de printemps au tofu… Les bouillons sont aux légumes, les sauces sans poissons, tout est bien mentionné sur la carte et par les serveurs.

On trouve des restaurants Phở dans divers endroits de Londres (et d’Angleterre), mon favori est celui de Soho, situé en face de Yorica, une situation stratégique pour un super dessert!

J’ai découvert une nouvelle adresse la semaine dernière Anmee, un restaurant fast-food vietnamien au coeur de Camden Town. Les plats sont très généreux, délicieux, et je recommande les maxis rouleaux de printemps (tofu ou avocat) et le bo bun veggie.

Pho : site internet 

Anmee : 3A Camden Road NW1 9LG 

 

Glaces, gauffres et crêpes vegan et gluten free à Soho

Yorica est mon coup de coeur sucré! Etant intolérante au gluten, je suis souvent limité en matière de desserts. Yorica est devenu mon paradis : imaginez un endroit entièrement vegan et gluten free proposant des glaces délicieuses (mention spéciale pour le matcha), des gauffres et des crêpes. C’est gourmand, sucré mais pas trop, et surtout on peut personnaliser nos desserts : fruits, sirops, cookies, chocolat… C’est une pause parfaite pour pour une promenade dans le centre de Londres pour découvrir le quartier de Soho!

Yorica :  130 Wardour St, Soho, London W1F 8ZN

 

 

Cupcake et matcha latte au coeur de Primrose Hill

Sweet Things est une adresse mignonne. Tout est mignon chez eux, les gateaux (on trouve souvent des gâteaux vegan ou sans gluten, mais rarement les deux), les tartines (pain sans gluten au menu), la décoration pailletée et regressive… J’aime y faire un tour pour un matcha ou chaï latte au lait d’amande avec mon fiston. On trouve une table de change, et les enfants sont les bienvenus pour le gouter!

Sweet Things138 Regent’s Park Rd, London NW1 8XL

 

 

 

Pensez à partagez vos adresses favorites à Londres  !

 

Lifestyle, Voyages & Adresses

2016, 2017, bilan et envies!

13 January 2017

 

Une fois n’est pas coutume, je me plie à l’exercice du bilan. J’aime clôturer une année en notant précieusement dans un coin de ma tête (et ici, c’est plus pratique) tous les événements marquants de l’année : les belles choses, les projets, les déceptions, les dates clefs.

2016 a été une année incroyable, surement l’année la plus intense de ma vie sur le plan personnel et professionnel. J’ai eu l’impression de vivre une année en courant, de l’air plein les poumons. Une année marquée par le dépassement de soi, la maternité, la gratitude, le voyage et le changement de vie (si peu).

 

 

Voyages, voyages !

En janvier, retour au Japon 6 ans après mon premier voyage à Tokyo. J’ai revu cette ville que j’aime tant, un ami qui compte beaucoup, et j’ai profité de l’hiver au Japon pour prendre une grande bouffée d’air frais avant d’entamer une année que je pressentais marquante. Tokyo, c’est un endroit familier pour nous, des amis, des souvenirs, des odeurs… Je suis revenue à Londres reboostée et positive pour attaquer 2016!

Ensuite, il y a eu la France, d’abord Paris, et ensuite la Normandie en famille avec mon petit baby-bump. Cette année, j’ai passé très peu de temps dans mon bon vieux pays, seulement 2 semaines. Paris, me manque et c’est la première fois depuis mon départ à l’étranger que je m’éloigne d’elle plus d’un an…

En juin, j’ai découvert la côte Amalfitaine, Naples, Ischia et Capri, un voyage de rêve, dont je retiendrais les paysages colorés, Sorrento, Amalfi, la cuisine délicieuse et la gentillesse des italiens. J’ai déjà prévu de revenir avec mon mini pour continuer d’explorer la région, et passer plus de temps à Ischia…

En juillet changement de cap, direction Copenhague pour un long week-end de ballade dans la capitale danoise. Copenhague c’était un de mes premiers voyages en solo avec Berlin, j’ai redécouvert la ville à 2 (et demi), et je ne cache pas que j’aimerais y poser mes valises plus longtemps dans le futur. On respire à Copenhague, la vie est douce, les enfants évoluent sereinement, la culture danoise est inspirante, et surtout le contraste avec une Londres ultra dynamique est franchement apaisant.

En août, retour à Lanzarote pour un deuxième séjour. Lanzarote et moi (nous), c’est une grande histoire d’amour. Cette île m’a vu démarrer mon projet de maternité, et revenir avec un ventre très rond l’année suivante. J’ai donc envie de lui présenter mon mignon, et continuer l’exploration des volcans, des plages de sable noir (ou blanc), et profiter des ondes magnétiques et de son énergie si forte. Je ressent rarement le besoin de revenir chaque année dans un endroit, mais je me suis attachée à cette île au point d’y revenir chaque été.

Si j’ai trouvé le temps de vous raconter mon voyage sur la côte Amalfitaine et à Tokyo, je suis (très) en retard pour Copenhague, Ischia, Capri et Lanzarote. Mais je compte bien me rattraper dans les semaines à venir!

 

Et le travail ?

Je vous parle rarement de mon travail ici, je vais profiter de ce bilan pour me rattraper un peu. J’évolue depuis 10 ans déjà dans le domaine de la communication digitale, avec une spécialisation sur l’international. Après 2 ans aux Etats-Unis, j’ai rejoint en décembre 2014 le bureau anglais de l’entreprise où j’évolue  pour travailler avec des équipes de France, UK, Singapour, Etats-Unis, Egypte, Allemagne, Pays-Bas, Norvège, Chine, Italie, Argentine… Si 2015 a été une année de mise en route et lancement de projets, j’ai eu le sentiment de m’épanouir et évoluer nettement en 2016. J’ai appris à communiquer et faire communiquer des cultures de travail parfois diamétralement opposées, à prendre confiance en moi pour encadrer une équipe, et vu mon anglais progresser pour atteindre un véritable niveau bilinguo-fluent.

Travailler dans un environnement bienveillant aide à développer ses capacités, j’en ai eu la preuve depuis plusieurs années, et jongler entre grossesse et projets pros à été un booster incroyable cette année. J’ai décidé de travailler jusqu’à la 38e semaine de ma grossesse, car mon corps et mon énergie me le permettait, pour mener à bien tous mes projets. Je suis donc partie en congé maternité, sereine et prête à me consacrer à autre chose que le travail pendant quelques mois, fait rarissime pour moi depuis 10 ans déjà…

 

J’ai été enceinte 9 mois sur 12

Une année de changements et de grandes découvertes! Je me souviens encore des premières semaines de ma grossesse, des voyages avec un ventre arrondi, et des cours de yoga où je devenais “la plus enceinte” au fur et à mesure des semaines… J’ai adoré être enceinte, après tous ces mois à combattre l’infertilité cette période à été un des moments les plus heureux de toute ma vie.

La maternité m’a permis d’approfondir ma pratique du yoga (j’en parle ici) et de la méditation. J’ai vraiment eu l’impression de vivre un état de symbiose entre ce petit-être et mon corps pendant 9 mois. Je me souviendrais de cette année comme un moment fou mais incroyablement serein.

Une année sans café, sans alcool, sans autre activité sportive que la nage et le yoga, et sans thé. Certains appellent ça une détox!

En Novembre, j’ai accueilli mon premier enfant, et le reste est raconté dans cet article. En 2017, je prendrais le temps de parler du post-partum, et tout ce que j’aurais aimé savoir pour mieux vivre ce moment, mais patience, je suis encore en plein dedans!

 

2 déménagements en 2 mois

Même pour une pro du déménagement, cette étape n’était peut être pas obligatoire. J’ai battu mon record pour rester seulement 3 semaines dans un appartement (une mauvaise blague que je vous raconterais un jour). Mais je me souviendrais toujours de ces 3 semaines de bataille avec une agence immobilière, de stress, d’appels à ma famille 5 fois par jour pour avoir du soutien et surtout  de cartons.

Je suis désormais installée dans une nouvelle maison que j’adore où toute ma famille semble vivre paisiblement. Point positif ? Ce fut le meilleur exercice de lâcher prise de ma vie, et mon manque de patience de femme enceinte de 8 mois m’a servi à faire plier la terre entière (ou une agence immobilière).

 

Des bouquins et des bons films

J’ai découvert de nombreuses auteures cette année comme Virginie Despentes, mais aussi des autobiographies de musiciennes punk comme Viv Albertine, Brix Smith Start ou Chrissie Hynde. Voyager ce n’est pas seulement découvrir de nouveaux paysages, mais c’est aussi un excellent moyen de trouver le temps de lire sur la plage, dans l’avion, et de déconnecter complètement.

En attendant l’arrivée de mon bébé (et j’ai eu du temps supplémentaire), j’ai pu regarder des films marquants comme “A peine j’ouvre les yeux”, “Peur de rien”, “La tête haute” ou “Mon roi”. J’aime lire ou regarder des films mettant en avant des destins de femmes, ma thématique favorite en art de manière générale.

Biobeaubon en 2016

J’ai aimé le récapitulatif en chiffre du bilan d’Eleusis Mégara, et j’ai décidé de vous faire partager quelques statistiques. En 2015, vous avez été 102 909 visiteurs à venir sur Biobeaubon, et 204 470 visiteurs en 2016, soit près du double en traffic!

Sur Twitter, je suis désormais suivie par 2545 abonnés, 2205 abonnés sur Instagram et 2100 sur Facebook. Si Twitter reste mon réseau social favori, j’ai décidé de soigner mon Instagram cette année, j’ai hâte de pouvoir partager de jolies photos avec mon nouveau téléphone.

Mais plus que des chiffres, c’est une belle communauté que j’ai pu voir se développer. Des échanges bienveillants avec des personnes toujours à l’écoute, et des partenaires de plus en  plus nombreux. Je suis très fière de vous voir de plus en plus nombreux et nombreuses sur Biobeaubon, et j’ai l’impression de trouver ma ligne éditoriale : voyage, lifestyle, maternité et billets d’humeurs. Un immense merci pour cette année passée à vos côté.

Pour le point Pierre Richard, j’ai du refuser un chouette blogtrip 3 fois cette année pour la même destination (trop en last minutes, trop enceinte, vraiment trop enceinte). Championne non?

 

En 2017 …

  • J’aimerais commencer à voyager avec mon petit Jim, je commence avec la France pour quelques jours à Paris et en Normandie. Ma ville me me manque, les copains, le centre Georges Pompidou, les rues du 18e et du 9e, les promenades le dimanche dans le Marais…
  • Aller en Ecosse au printemps, à 4h30 de train de Londres pour explorer le Loch Ness, Glasgow, Edinburgh, les Highlands…
  • Découvrir Stockholm pour un long week-end
  • Revenir à Lanzarote (encore), prendre un bain de soleil, de lectures, et de farniente
  • Trouver le temps de lire encore et encore, même si mon planning habituel a été un peu chamboulé avec l’arrivé du bébé
  • Avancer sur mon projet d’écriture
  • Retrouver les chemins du studio de yoga et de ma salle sport. L’exercice me manque, et je ne vous cache pas que le post-accouchement à été un peu chaotique pour moi. Si kilos semblent s’envoler rapidement, je rêve désormais de pouvoir reprendre une activité sportive!
  • Continuer mon apprentissage du coréen, mis un peu en stand by par les derniers mois de grossesse
  • Et surtout profiter de chaque instant avec mon mini, car l’année risque d’être intense, entre congé maternité et reprise du travail en mars/avril. Cette année risque d’être une année “go with the flow“, car je risque de me faire porter par l’évolution de mon fils. Avoir un enfant c’est accepter l’imprévisible, et composer en fonction de lui, ce que j’accepte pleinement.

 

Je vous souhaite une merveilleuse année 2017, le meilleur est à venir : projets, santé, amour, travail, réussite. Mais avant tout, pensons à faire table rase du passé pour aimer et apprendre à s’aimer, vivre pleinement les choses, écouter les autres et savoir s’écouter, s’entraider, et se battre pour nos convictions.

 

Anouchka

 

 

 

Angleterre, Voyages & Adresses

Londres city guide : Camden et Primrose Hill

16 November 2016

 

Si je devais vous conseiller une ville à visiter toute l’année, ça serait Londres sans hésitation! La capitale londonienne ne dort jamais : l’été et les festivals, le printemps et l’automne pour profiter des parcs et des canaux, et l’hiver pour admirer les décorations de Noël.

Si vous prévoyez de venir à Londres en fin d’année, voici une sélection de mes endroits favoris à ne pas manquer dans les quartier de Camden et Primrose Hill.

 

 

Camden

Camden est situé au nord de Londres, et des milliers de touristes y affluent tous les jours pour visiter le célèbre marché aux puces. J’ai coutume de dire qu’il existe toujours quelque chose à faire à Camden, flâner dans le marché, déjeuner dans un restaurants, faire un tour le long du canal, ou découvrir une des brasseries locales. L’ambiance est électrique et les rues sont bondées de touristes, londoniens, punks, personnes âgées, enfants, bref un véritable melting pot londonien!

 

Camden Lock 

Le fameux marché aux puces de Camden, ouvert tous les jours de la semaine. Incontournable, il est à visiter au moins une fois si vous venez à Londres. On y trouve des vêtements, des dizaines de stands de street-food pour découvrir de la cuisine du monde entier (du choix vegan et sans gluten), des brocanteurs, et des souvenirs kitsch.

Camden Lock est particulièrement bondé le samedi et dimanche, profitez peut-être de venir en semaine pour éviter la foule et déambuler tranquillement dans les allées.

 

Cookies and Scream

Un passage obligé si vous visitez Camden Lock : Cookies and Scream, une pâtisserie vegan et sans gluten, qui propose des cookies, banofees, milk-shakes, brownies et autres délicieux gâteaux. Je n’ai jamais été déçu par Cookies and Scream, c’est tout simplement délicieux, sucré et gourmand. A noter, que la pâtisserie est un stand (il est possible de s’assoir plus loin), et n’accepte que les espèces.

Pour trouver le stand : à l’entrée de Camden Lock, repérez le stand de jus d’orange, avancer tout droit pour trouver un panneau “Cookies and Scream” sur votre gauche.

The Market Hall, Camden Lock Pl, London NW1 8AF / site

 

Triyoga

Pour les amatrices/amateurs de yoga, le centre de Triyoga Camden est une adresse incontournable. Un véritable havre de paix : studios spacieux et lumineux, salles de méditation, sauna, salles de soin café/restaurant vegan et une boutique où il est difficile de ne pas craquer…

Pensez à consulter le planning, il n’est pas nécessaire de réserver à l’avance, même si certains cours sont particulièrement populaires. L’ambiance est chaleureuse, on trouve des dizaines de cours de yoga adaptés à chaque besoin et les profs sont triés sur le volet. Si vous restez plus longtemps à Londres, pensez à jeter un coup d’oeil sur le programme des workshops!

57 Jamestown Rd, London NW1 7DB / site 

 

Tanh Binh

Pour les amateurs/amatrices de cuisine vietnamienne, Tanh Binh est un petit restaurant situé en face de Camden Lock qui propose une cuisine délicieuse avec beaucoup d’option végétarienne, vegan et sans gluten (mention spéciale pour les rouleaux de printemps et le bo bun). Les prix sont très abordables et l’accueil chaleureux.

14 Chalk Farm Rd, London NW1 8AG / site

 

Mildreds

Le célèbre restaurant végétarien à ouvert un restaurant dans le quartier. A l’abri de la foule de Camden Lock, Mildreds n’en reste pas moins populaire, pensez à réserver pour diner car le restaurant peut vite afficher complet. Mon conseil ? Venir pour le déjeuner ou le brunch pour éviter l’ambiance bruyante et déguster la cuisine raffinée au calme. Au menu ? Curry, burrito, burgers, salades, woks à tomber! Et ne manquez pas le pavlova vegan aux fruits rouges en dessert!

 9 Jamestown Rd, London NW1 7BW / site 

 

Brew Dog 

Envie d’une bière anglaise ? Brewdog est un incontournable à Londres. Au menu : bières (vegan) pour tous les goûts, de la célèbre Punk IPA en passant par la Nanny State, surprenante bière sans alcool. A noter qu’il existe des bières sans gluten. Il est également possible de déjeuner ou diner car Brewog propose une carte vegan. Idéal pour passer un dimanche après midi pluvieuse typiquement anglaise, avec une bière et un jeu de société!

 113 Bayham St, London NW1 0AG / site

 

 

 

Primrose Hill 

hanover-guides-header-primrose-hill-3_r1

De passage à Camden, ne manquez pas de visiter Primrose Hill, un des quartiers les plus mignons de Londres. Chic et coloré, Primrose ressemble à une véritable carte postale!

 

Coucher de soleil à Primrose Hill 

Primrose Hill offre une vue exceptionnelle sur Londres par le Regent’s Park. Si vous êtes assez chanceux(euses) pour venir un jour de beau temps, pique-niquer en fin de journée pour admirer le coucher de soleil est un moment assez magique.

 

Manna

Manna est surement le meilleur restaurant vegan de Londres. La cuisine est délicate et raffinée, entre cuisine créative et plats traditionnels anglais. Très prisé, pensez à réserver car les diners (et particulièrement le week-end) sont souvent bookés plusieurs semaines à l’avance.

4 Erskine Road, London NW3 3AJ / site

 

Sweet Things

Pour un tea time sucré, direction Primrose Bakery la plus mignonne des patisseries du quartier. La boutique propose toute sorte de gâteaux (avec des options vegan, gluten free) et de délicieuses boissons. En été, les plus chanceux pourront même déguster une glace ou un iced coffee en terrasse!

138 Regents Park Road London, NW1 8XL / site 

 

Greenberry 

D’humeur matinale ? Greenberry est l’adresse parfaite pour un petit déjeuner ou un brunch! Granola, porridge, pancakes, avocado toats : tout est délicieux et gourmand! Et pour ne rien gâcher, l’ambiance est raffinée et cosy, de quoi bien commencer la journée!

101 Regents Park Rd London NW1 8UR / site

 

Ripe Kitchen

Ambiance healthy chez Ripe Kitchen, où j’aime venir prendre un café et lire un livre l’après midi. Ici, on trouve des gâteaux et plats vegan, végétarien et même gluten-free pour satisfaire tout le monde! A noter que le café et le chai sont vraiment délicieux. Pour une goûter ou un déjeuner sur le pouce, Ripe Kitchen est toujours une bonne idée!

136 Regents Park RoadLondon NW1 8XL  / site 

 

 

Partagez vos adresses favorites à Camden et Primrose Hill en commentaires! 

 

Credit photo Pixabay

 

Maternité, Voyages & Adresses

Voyager sereinement tout au long de la grossesse

27 October 2016

 

 

En matière de voyage pendant la grossesse on a tendance à entendre tout et surtout son contraire : il est inconscient de voyager en étant enceinte, il n’est pas nécessaire de prendre plus de précautions que d’habitude ou le fameux “les secousses en voiture provoquent des accouchements précoces”.

J’ai voyagé du premier jour de ma grossesse (ou presque) jusqu’au 7e mois, au Royaume-Uni, France, Italie, Danemark, et sur l’île de Lanzarote.

9 mois sans escapades n’aurait pas été envisageable, à moins de complications médicales. Vivre ma grossesse dans plusieurs pays a toujours été une envie forte, pour avoir des souvenirs dans plusieurs partie du globe, mais aussi apprécier ces derniers mois à deux dans une bulle.

Mon premier conseil serait de voyager si uniquement vous êtes à l’aise et sereine. Si faire des valises, découvrir des endroits inconnus, ou ne pas être proche de votre sage-femme vous angoisse, mieux vaut s’écouter plutôt que de vivre une situation de stress.

Cette année par exemple, il a fallu éviter Zika dans la majeure partie des pays chauds, ce qui a réduit drastiquement les destinations possibles. Renseignez vous sur les conditions sanitaires et virus, la santé de votre bébé est prioritaire sur use envie d’évasion.

La grossesse doit être un moment aussi zen que possible, où le lâcher prise est indispensable. Certaines femmes préfèrent rester à la maison ou s’entourer de choses familières et d’autres vivre cette expérience différemment. Il n’y a aucune règle, si ce n’est avant tout de s’écouter.

 

La trousse de secours 

Avant le départ, pensez à préparer une trousse ” de secours ” pour affronter tous les imprévus

  • mélange homéopathique anti-nausées (à valider avec sa sage-femme)
  • des bas de contentions
  • bracelet anti-nausées (exemple avec un modèle en mousse)
  • des fleurs de Bach Rescue pour calmer les petites angoisses
  • une gourde
  • un gel nettoyant sans eau
  • un foulard pour éviter de tomber malade avec la climatisation
  • un veinotonique naturel (à valider avec sa sage-femme)
  • une lotion anti jambes-lourdes

 

En avion

Les voyages sont recommandés surtout pendant le deuxième trimestre. Par sécurité, il est rassurant de pas s’éloigner de sa sage femme le premier trimestre, mais aussi si vous êtes sujettes aux nausées. Demandez toujours l’avis de votre sage-femme / gynécologue, je n’ai dans mon cas jamais eu d’interdictions.

Les voyages pendant le deuxième trimestre sont souvent plus agréables, après la première échographie par exemple, et avant que le ventre deviennent trop encombrant. J’ai pris l’avion une dizaine de fois de 45min à 4H30, en respectant plusieurs règles :

  • porter des bas de contention (si vous ne résidez pas en France où les bas sont remboursés, Scholl fait des bas de contentions très confortables et discrets)
  • bien s’hydrater avant, pendant et après le vol
  • porter des vêtements amples (éviter tout ce qui peut serrer le ventre, ou les chevilles)
  • manger léger et idéalement de la nourriture faite maison (salade, quinoa, fruits…)
  • idéalement réserver une place avec une place plus large pour les jambes et un embarquement prioritaire
  • marcher régulièrement (toutes les 30 minutes) dans l’avion
  • prendre éventuellement un veinotonique

L’avion reste un moyen très confortable de voyager jusqu’au 7 mois, ensuite le dos et le ventre deviennent plus sensibles pour supporter plus de 1H30 de vol. Affronter seule l’enregistrement, le bagage, les escaliers et les transports peut vite devenir éprouvant.

Si vous voyagez pendant le 3e trimestre pensez contacter votre compagnie, car certaines acceptent des femmes enceintes à bord jusqu’à la 36e semaines, d’autres réclament un certificat de votre médecin pour vous accepter à bord.

Par sécurité j’ai voyagé avec un certificat dès le 6e mois, pour éviter tout blocage éventuel. Et ne paniquez pas pendant le décollage et l’atterrissage (même un peu mouvementé), bébé est bien au chaud et protégé.

thumb

En bateau 

Si comme moi, un tour sur les iles de Capri et Ischia vous intéresse, il va falloir vous préparer à voyager en ferry de plus d’une heure. Même si les nausées du premier trimestre sont un lointain souvenir, attention au bateau, ses mouvements et odeurs d’essence qui pourraient vous rendre malade.

J’ai expérimenté une première traversée de 45 min, sans aucun soucis, la mer était calme, et j’avais choisi une place en plein air à l’étage. Aucune nausée, ni angoisse particulière. 2e expérience pour me rendre à Ischia, avec une traversée plus longue -, un jour de mer agitée, avec la fausse bonne idée de voyager à l’intérieur. Résultat ? Des nausées, et un moment particulièrement désagréable.

Mon conseil : emportez toujours avec vous un bracelet d’acupuncture anti-nausées, qui soulage efficacement ce genre de situation. Sans bracelet ? placez votre index et votre majeur sur votre poignet sous la pliure, le point qui soulage les nausées se trouve à la place de l’index. Appuyez fort votre pouce sur ce point pour faire passer la nausée.

Au retour, j’ai choisi de voyager en plein air pour éviter la chaleur et les odeurs d’essence, et la traversée s’est beaucoup mieux passé. Pensez idéalement à ne pas voyager enfermée, quand la mer est trop agitée et si possible sans avoir le ventre trop plein.

 

En voiture

Beaucoup de femmes conduisent jusqu’au jour de l’accouchement sans aucun problème. Mais une vieille légende continue d’effrayer les femmes enceintes : les secousses provoqueraient un accouchement prématuré.

J’ai posé la question à ma sage-femme qui m’a expliqué qu’à moins de faire un rallye à 8 mois de grossesse, dans une voiture dotée de mauvaises suspensions, il n’existait aucune contre indication.

Pensez simplement à bien étendre vos jambes, placer la ceinture sous la ventre, et surtout faire des pauses régulières pour marcher et bien s’hydrater. Si vous êtes sujettes aux nausées, le bracelet d’acupuncture peut être efficace, ou un mélange homéopathique.

 

thumb-2

En train

Le train est le moyen le plus confortable de voyager quand on est enceinte : aucun soucis de pression, il est facile de se déplacer pour marcher régulièrement, et les places sont souvent plus spacieuses que dans un avion. Le seul soucis ? Les autres, ou plutôt leur pique-nique si vous êtes sujettes aux nausées. Pensez à avoir un anti-nausées en cas de voisin indélicat (en Angleterre, le curry, les burgers et la manucure sont très courants dans le train).

 

 

Et sur place ? On adopte l’attitude “slow” 

Et sur place, on se détend ! Enceinte, marcher 10 heures sans pause est techniquement impossible et surtout déconseillé.

Si vous optez pour un city-trip (j’ai parcouru Copenhague à pieds pendant 3 jours à 6 mois de grossesse), alors pensez à faire des pauses régulièrement, sur un banc pour admirer le paysage, mais aussi pour prendre un thé, un gouter… Toutes les excuses sont bonnes! Le soir, un bon bain de pieds à l’eau froide et un massage avec une huile anti jambes lourdes, et vous serez comme neuve!

Il faut aussi accepter d’écouter son corps : à Sorrento j’ai souvent payé l’ascenseur qui menait au port au lieu de crapahuter les marches, à Copenhague j’ai diné plus tôt et apprécié un film à l’hôtel au lieu d’un dernier verre dehors, à Lanzarote le programme était exclusivement basé sur le repos avec de longues siestes l’après midi entre 2 baignades.

Profitez, prenez soin de vous, avoir un enfant ne rime pas avec arrêt des voyages! La grossesse est peut-être le moment de voyager autrement, en adoptant un mode de vie plus “slow”. Vous avez prévu un voyage à New-York ou Tokyo ? Repérez des quartiers incontournables quitte à faire l’impasse sur le city-tour de 12h par jour.

Explorez les cafés, les parcs, et pourquoi pas une petite sieste en fin de journée à l’hotel avant le diner ? Un massage ou un spa peut être une activité géniale pour prendre le temps de se relaxer tout en découvrant une autre facette de la ville.

Choisissez des restaurants conseillés par des guides, blogueurs ou internautes (Yelp), et évitez tout endroit qui vous semblerait douteux. Consommez idéalement de l’eau en bouteille et lavez bien les fruits et légumes avant de les consommer.

Pensez à avoir une liste des hôpitaux sur place, et si besoin le contact d’un médecin parlant français ou anglais (voir sur les sites des ambassades).

Voyager en étant enceinte marquera des souvenirs magique dans votre esprit : les premiers coups de bébé par exemple, mais aussi de belles histoires à raconter à son enfant dans quelques années.

 

14068231_1103300746424630_1623243040243092991_n

 

Vous avez des questions ou des conseils pour voyager sereinement tout au long de la grossesse ? N’hésiter pas à les partager en commentaires!