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Bien-être

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7 studios de yoga à découvrir à Bruxelles

6 May 2018

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Si vous cherchez l’endroit idéal pour pratiquer le yin, le hot yoga, le jivamukti ou le vinyasa flow, Bruxelles propose de nombreux studios pour y dérouler son tapis.

J’ai eu l’occasion de découvrir 7 studios depuis mon arrivée à Bruxelles dans les communes de Uccle, St Gilles, Auderghem, Bruxelles centre mais aussi Waterloo. Vous êtes plutôt studios intimistes, parfait pour débuter le yoga, ou grandes salles pour se sentir portée par l’énergie collective ? Suivez le guide!

 

Yoga Room Defaqz

Yoga Room Defaqz se situe à St Gilles près du quartier Ma Campagne et du Chatelain. Ouvert 7/7 on y trouve une multitude de cours différents : hot yoga, débutant, hatha, ashtanga, jivamukti, yin, prénatal, flow, rocket ainsi que des workshops. A noter que tous les cours se déroulent en anglais dans des salles de diférentes tailles (la numéro 4 accueille un grand nombre d’élèves, mais l’enseignement reste individualisé).

Les salles sont spacieuses, et bien fournies en matériel, à noter que le tapis est fourni avec chaque pass. Les douches sont nombreuses et propres, hautement appréciable après un hot yoga. On retrouve aussi un salon avec des magazines et livres sur le yoga à côté de chaque salle, pour patienter au calme.

Je conseille grandement les cours de hot yoga de Rob, le jivamukti avec Aimee prof en guest tout l’été, ainsi que les cours de yin avec Kate. De manière générale, la qualité de l’enseignement est élevée, Yoga Room mettant un point d’honneur envoyer des surveys pour recevoir l’avis de ses étudiant*es.

Les petits plus ? Aucun détail n’est négligé : thé à disposition des élèves avant et après le cours, élastiques et charlottes à cheveux dans les vestiaires, magnets aux messages inspirants en cadeau, gratitude board : prendre un cours chez Yoga Room Defaqz est une véritable expérience.

Le petit plus ? La localisation du studio central, proche de l’avenue Louise et du Chatelain.

Les petits moins ? Un seul toilette dans le vestiaire des femmes, le prix élevé des cours à l’unité (25euros) et réservation à l’avance indispensable, les cours étant souvent complets plusieurs jours à l’avance.

https://www.yoga-room.be/schedule-defacqz/

Rue Defacqz 80, 1060 Saint-Gilles

 

Yoga Room Fort Jaco

Yoga Room Fort Jaco, se situe dans la jolie commune de Uccle, dans un petit havre de paix. Plus intimiste que Defaqz l’ambiance est familiale avec une clientèle de quartier.

On retrouve du hot yoga, du hatha, de l’ashtanga et du yin, ainsi que des workshops. Mention spéciale pour les cours de Rob en hot yoga et yin, très populaires, pour faire le plein de bonnes énergies et de motivation.

Comme chez Yoga Room Defaqz, on retrouve une expérience soignée, salon, thé, vestiaires propres et clairs même si moins spatieux, bref, on se sent bien chez Yoga Room.

Les petits plus ? Des salles plus petites, pour un cours en petit comité. Le studio magnifique, clair et lumineux, à l’abri de la rue. L’ambiance soignée Yoga Room.

Les moins ? Les cours souvent complets à l’avance, la nécessité de venir en voiture et trouver une place dans la rue.

https://www.yoga-room.be/fortjacostudio/

Chaussée de Waterloo 1487, 1180 Uccle

 

Yyoga

Yyoga est un studio située proche de la place Ste Catherine, dans le centre de Bruxelles. Grand studio, on y retrouve une multitude de cours comme le hot yoga, ashtanga, yin, restorative, hatha, débutant… Les cours se déroulent en anglais et le tapis est fourni avec les abonnements mais en supplément avec un pass individuel, tout le materiel est mis à disposition des élèves.

La zone d’accueil est très soignée, avec vue sur une cours vitrée arborée, et un salon est disponible avec du thé et des magazine pour attendre paisiblement sa classe, où tout simplement prendre quelques minutes pour soi après un cours.

Les salles sont très grandes, lumineuse, baignée par une odeur d’huile essentielle assez forte, propre à Yyoga, pour nous plonger dans une atmosphère relaxante. A noter que même si les cours se font en grand comité, les professeurs apportent toujours un suivi individuel aux élèves.

Je conseille les cours de yin/restorative de Charis, le hot yoga de Robbie ainsi que le vinyasa flow de Gilles.

Pour une pause après le cours, le café Velvet et son atmosphère scandinave est l’endroit idéal !

Les petits plus ? La localisation, très centrale, proche des stations Ste Catherine et De Broukère. Le studio très spatieux, les douches toujours propres. L’atmosphère très feutrée de Yyoga et son odeur douce.

Les petits moins ? Les cours parfois bondés, le fait de devoir aller et venir de Broukère pour aller au studio. La politique d’annulation des cours de 9 à 12 euros en cas d’empêchement.

https://yyoga.be/

Quai au Bois à Brûler 39B, 1000 Bruxelles

 

Brussel Yoga Pilates

Situé proche de Bourse et De Broukère, ce studio central propose des cours de yoga et de pilates dans une atmosphère simple et familiale.

On trouve des cours en français et en anglais, dans des salles plus simples et moins décorées que Yyoga et Yoga Room. Tapis et matériel sont mis à disposition des élèves.

Les vestiaires sont propres et clairs, et du thé mis à disposition des élèves avant et après la classe.

Les petits plus ? Le prix, plus abordable que chez ses concurents, la localisation très centrale. Les cours en petit comité.

Les petits moins ? La salle du rez de chaussé est un peu austère et mériterait un effort de décoration.

www.b-y-p.be

Wolvengracht 38, 1000 Brussel

 

Dhyana

Studio situé sur la commune d’Auderghem, près du métro Herman Debroux, il accueille principalement des élèves du quartiers ou des personnes travaillant aux alentours. On y retrouve des cours de hatha, de flow, de méditation ou de yoga nidra en petit comité, jusqu’à 8 personnes. Les tapis et le matériel sont fourni aux élèves.

Les petits plus ? Les prix doux et les cours d’1h entre 12H30 et 13H30 idéal sur une pause du midi.

Les petits moins ? L’obligation de choisir un cours par semaine, peu compatible avec un agenda professionel. L’absence d’explication derrière les termes yoga du soir, du midi, du dos (yoga du midi étant du hatha yoga).

www.dhyana.be/

Bd du Souverain 49/17B 1160 Auderghem

 

Jay Yoga

Direction Waterloo, pour découvrir ce studio situé dans sur une zone commerçante, accessible en voiture avec de nombreuses places de parking aux alentours.

Le studio est très lumineux, et élégant avec une belle salle pour accueillir les élèves, un matelas et une serviette antidérapante sont prêtés à l’achat d’un pass.

Les vestiaires sont spatieux, l’espace d’attente propice au calme, tout est réuni pour se détendre avant et après la pratique.

J’ai testé  le cours de hot yoga d’Isabelle (en anglais), qui m’a fait penser à un bikram condensé en 60 minutes, assez challenging mais avec des variantes selon les niveaux. Le cours du dimanche après-midi ne comptait que 4 élèves, parfait pour pratiquer en petit comité.

J’ai adoré pratiqué chez Jay Yoga, des locaux à la qualité de l’enseignement par Isabelle, on se sent bien, et boosté d’énergie en sortant du studio !

Les petits plus ? Le lieu est un cocon de bien-être !

Les petits moins ? Accessible en voiture uniquement

www.jayyogastudio.com/

Chaussée de Bruxelles 78B, 1410 Waterloo

 

Everest Yoga

Situé à Uccle, près de l’avenue Winston Churchil, Everest Yoga est caché au premier étage d’un immeuble d’une rue résidentielle. Et surprise, ce petit studio baigné de lumière est idéal pour pratiquer en petit groupe (8 élèves). Le soft flow de Céline (en anglais), est parfait pour commencer la journée et relâcher les tensions. Céline est une professeur très à l’écoute, qui amène de la danse dans sa pratique, ou l’art de lier chaque posture par des mouvements doux.

Les petits plus ? Un studio propre, calme, lumineux, accessible facilement en transport ou en voiture

Les petits moins ? Un vestiaire mixte

www.yoga-everest.be

Rue Ernest Gossart 31, 1180 Uccle

 

Il ne vous reste plus qu’a profiter d’une offre d’essai et tester l’un de ces nombreux studios.

N’hésitez pas à poster en commentaires les adresses de vos studios bruxellois préférés. Je posterais de nouvelles reviews régulièrement sur de nouveaux studios et cours.

 

 

Crédit photo Yoga Room & Yyoga

Bien-être, expatriation

Quitter son home office après 5 ans pour un open space ?

9 February 2018

 

Le sujet du bien-être au travail est au cœur des conversations en ce moment. Les employés réclament, à juste titre, des conditions de travail suffisamment agréables pour s’épanouir dans un cadre où l’on passe en moyenne 8 heures par jour. J’ai récemment décidé de quitter un rythme home office 4 jours par semaine, très confortable, pour un open space, après 5 ans dans un cocon, pour des raisons professionnelles mais aussi humaines. L’occasion de partager mes premières impressions sur un univers bien trop souvent idéalisé !

 

Des études en auto-gestion vers les premiers pas dans la vie professionelle

J’ai toujours étudié ou travaillé de manière indépendante, très jeune j’ai quitté le lycée traditionnel pour passer mon bac par correspondance via le CNED, que j’ai obtenu du premier coup. J’ai toujours eu du mal avec les emplois du temps imposés, les heures sur une chaise à écouter un/e professeur.

Après le bac j’ai choisi de faire toutes mes études en apprentissage du bac +1 au bac +5, du BTS à une grande école, j’ai adoré le principe de venir en cours de manière très condensée, et repartir me promener sur le terrain, avec une autonomie complète sur ma gestion des projets d’études.

Mais voilà, le monde de l’entreprise n’étant pas si flexible, et encore moins il y a 10 ans, j’ai vite pris le pli de faire des longs trajets dans les transports parisiens, et passer ma journée en open space à composer avec les autres, le bruit, les réunions, les appels…

Et en 2013, quand j’ai décroché un poste à Washington, j’ai eu la surprise de découvrir que l’entreprise offrait la possibilité de travailler en home office 3 jours par semaine et venir 2 jours au bureau. Parfois plus, parfois moins, le rythme n’était pas imposé aux employés. J’ai continué à travailler pour cette entreprise pendant près de 5 ans, après Washington à Londres, et majoritairement en home office.

Et depuis un mois environ, j’ai décidé de quitter mon cocon pour retrouver le chemin des open space, dans une entreprise, un job, une culture complètement différente, mais toujours flexible !

 

 

Home office, un paradis ?

L’image que l’on a souvent du home worker est une personne qui travaille avec de grosses chaussettes et pyjama en pilou, avec un thé brulant et son ordinateur sous la couette.

J’ai effectivement adopté tous les clichés du home working, les chats en plus, et pourtant je ne travaille pas comme freelance, loin de là. Mon travail consistait à coordonner la communication digitale d’une entreprise internationale, avec des équipes aux 4 coins du monde. Je démarrais parfois mes réunions très tôt avec l’Asie, et tout au long de la journée avec l’Europe et les Etats-Unis dans l’après-midi.

Pour quelqu’un qui passait sa journée au téléphone ou en visio conférence, avec des horaires très variables, le home working était au départ une situation idéale : pas de transport, la possibilité de travailler n’importe où ou presque, et du temps précieux gagné pour d’autres activités personnelles.

Au détail près, que travailler en équipe à distance pendant plusieurs années s’est révélé un frein sur la dynamique et la cohésion de groupe. Manager et participer à des grands projets quand on se voit une fois ou deux par an pour certains, et une fois par semaine pour d’autres est extrêmement difficile. Les emails sont parfois mal interprétés, il est aussi difficile de tisser des liens avec des collègues, d’apprendre d’eux, et d’avoir des réponses immédiates pour des choses toutes simples.

 

J’ai pourtant réussi mon pari, en évoluant dans l’entreprise, où le home working était extrêmement répandu, partagée entre amour de mon confort quotidien, et frustration de ne pas avoir plus de contacts humains quotidiens avec les autres. Moi qui était au départ très introvertie, et en particulier dans le monde du travail, je me suis rendue compte que j’avais changé avec les années.

Parce que travailler à l’étranger, c’est aussi s’imprégner de la culture locale, observer les gens, leurs coutumes, leur mentalité. C’est ce que je faisais en condensé chaque fois que je venais au bureau.

Il y a eu des côtés incroyables au home office, comme le fait de passer une grossesse sereine sans devoir affronter les transports, la voiture, les fauteuils parfois inconfortables, les questions, mais simplement travailler dans mon cocon, jusqu’à la 39e semaine.

Il faut aussi savoir que même si les gens autour de vous peuvent être un facteur de stress, ils sont aussi source de force. Etre seule face à son ordinateur à gérer un projet stressant, quand le reste de l’équipe est autour d’une table est encore plus anxiogène, je l’ai vécu lors de sorties de projets où je manquais cruellement de communication en temps réel.

Un autre aspect que l’on élude souvent, est le fait de manque de contacts humains. Un*e freelance peut travailler dans un espace de co-working, parfois chez ses clients, mais dans mon cas, il était difficile de travailler dans un café, trop bruyant et gênant en visio-conférence et le coworking ne prenait pas de sens. J’ai par contre eu la chance de travailler au UK ou en France quand mon emploi du temps personnel le demandait, sans poser de jour off pour autant.

Autant à Londres, j’avais une équipe sur place qui se déplaçait une fois par semaine, ce qui me permettait d’affronter les transports (1H30 pour rejoindre le Berkshire), et profiter de mes collègues, autant à Bruxelles le deal était différent, j’allais être la seule personne de mon équipe sur le site.

Cette situation couplée à une envie de changer de dynamique, de me faire des contacts dans une ville où le réseau est plus petit, et m’immerger dans la culture belge, m’a poussée à changer d’entreprise et quitter mon home office.

 

 

Confort de vie et carrière, trouver la bonne balance !

Prendre une décision aussi difficile m’a valu quelques mauvaises nuits. Je savais que la situation n’était plus idéale pour poursuivre ma carrière à Bruxelles, moi qui ambitionne d’évoluer dans le management, et que je ne souhaitais pas me mettre à mon compte pour de multiples raisons, la principale étant que je ne veux pas sacrifier ma situation financière.

Mon endométriose sévère et le fait d’avoir un enfant en bas âge ont aussi pesé dans cette peur du changement. Mais j’ai toujours refuser de laisser mes choix dictés par la peur, et l’envie de continuer à évoluer professionnellement à un moment clef de ma carrière, 10 ans sur le marché du travail, 30 ans, et 4 pays, je souhaitais capitaliser sur cette étape charnière.

J’ai donc cherché une entreprise internationale, qui encourageait l’autonomie, la flexibilité, les rendez-vous à l’extérieur fréquents, même si la présence au bureau était évidemment imposée.

Concernant mon enfant, le rythme est rôdé, je l’emmène le matin ou le récupère le soir, une semaine sur deux. Je fais partie des gens qui arrivent tôt au bureau et partent plus tôt, pour pouvoir profiter de mon enfant en fin de journée. Il y a aussi des personnes qui préfèrent arriver plus tard et travailler plus longtemps en fin de journée, le rythme est différent pour chacun/e

Je n’ai pas eu à imposer ce rythme, cela a été discuté dès l’entretien, en toute transparence, pour éviter les mauvaises surprises. J’ai aussi l’aplomb nécessaire aujourd’hui de ne pas m’excuser d’avoir un enfant.

Alors évidemment, j’ai sacrifié un peu de sommeil, et pris le pli d’aller et venir de la maison vers la crèche, de la crèche vers mes rendez-vous, mais sans culpabilité aucune sur mon emploi du temps, je récupère mon enfant à la même heure qu’avant, et je suis toute disponible pour lui jusqu’au coucher, quitte à reprendre mes mails après.

 

 

La réacclimatation avec le monde merveilleux de lopen space 

L’open space est souvent considéré comme un enfer sur terre. J’ai longtemps pensé ça aussi, un peu traumatisée par les gens bruyants, l’obligation de rester sur sa chaise toute la journée jusqu’à 19h. Bref, mon expérience française, l’Angleterre et les Etats-Unis fonctionnant sur un tout autre modèle de mon expérience : profiter d’être au bureau pour travailler avec ses collègues, parfois manger devant son ordinateur, mais partir quand son travail est terminé sans entendre « tu as posé un RTT ? ».

J’ai aussi eu l’occasion de faire un voyage d’étude sur l’environnement du lieu travail, physique comme humain à Copenhague avec mon ex-employeur, voyage passionnant, qui m’a ouvert les yeux sur le fait qu’il était possible de bien vivre quand on travaillait dans un open space. Les danois sont responsables dès le plus jeune âge de leur agenda, et surtout face au savoir-vivre en communauté, chose que l’on cultive naturellement dans les pays du nord. L’idée au Danemark est d’abattre les murs, les bureaux, pour ne garder qu’un maximum d’open spaces et de free-desk (bureaux tournants), pour travailler selon les projets. Les bureaux que j’ai eu la chance de visiter avait souvent une ou plusieurs cuisines, pour se sentir chez soi, et des grandes fenêtres pour laisser entrer la lumière qui fait parfois cruellement défaut dans le nord de l’Europe.

J’ai finalement trouvé un environnement de travail serein à Bruxelles, flexible, avec une forte présence au bureau, le travail dans les médias l’impose avec une dynamique entre les équipes, mais aussi des personnes qui savent travailler ensemble, dans le calme majoritairement, et parfois avec des moments plus drôles pour relâcher la pression. Chacun travaille dans son coin, part en rendez-vous, repart, travaille chez soi, revient au bureau, file en réunion, selon son emploi du temps.

J’ai aussi pris le pli de ramener les choses essentielles pour me sentir chez moi, du thé, des biscuits, de la crème pour les mains avec une odeur que j’aime, un gilet… Et utiliser les cuisines pour prendre mon petit déjeuner quand je pars le matin sans déjeuner, stocker mon déjeuner comme la majorité des gens, ou aller faire mes courses sur l’heure du déjeuner pour me retrouver en solo et faire des emplettes en évitant d’empiéter sur le précieux temps avec mon fils.

Quand je dois écrire et que l’open space est bruyant ? Je fonce dans une salle de réunion. Quand j’ai besoin de me retrouver, je lance un podcast ou une playlist en travaillant. Pour éviter à mon endométriose de faire des siennes, je marche régulièrement, m’étire, travaille sur un ballon, boit beaucoup de tisanes… L’endométriose étant toujours une saloperie dans ma vie, mon choix a toujours été de vivre en gérant les crises au jour le jour.

Faire du temps de transport un temps pour soi 

J’avais perdu l’habitude de conduire ou prendre les transports toute la semaine pour aller bureau. J’ai dû aussi me réhabituer au fait de conduire en ville, ou affronter le métro/tram aux heures de pointes, quoique plutôt facile à Bruxelles.

Si je suis en tram, j’en profite pour écouter des podcasts ou des livres audio, ma nouvelle passion, me mettre dans ma bulle, boire mon thé ou un smoothie attrapé en chemin. Je lis aussi beaucoup plus, car avec un enfant et un boulot, trouver du temps pour lire est un casse-tête frustrant.

En voiture, j’apprécie d’écouter ma musique, des podcasts encore comme Affaires Sensibles, et de me retrouver seule dans mon deuxième cocon, même si les automobilistes sont parfois un peu stressants, je tente de profiter de ce précieux me-time.

Et moi qui n’arrivais pas à développer ma pratique du yoga à la maison, j’ai finalement profité de ce changement de rythme pour aller au studio une fois par semaine ou deux, mais prendre le temps chaque soir de retrouver mon tapis : quel bonheur !

 

Un choix qui confirme mes attentes professionnelles et personnelles

Et finalement, malgré la peur du changement, je me rends compte que quitter mon confort du home office, qui devenait de moins en moins confortable d’ailleurs, était un bon choix. Je rencontre des gens à Bruxelles, construit un réseau, apprend des tonnes de choses au bureau chaque jour, participe à des conférences, des présentations, chose qui commençait à me manquer en home office.

J’ai appris en 5 ans d’home office, à être très concentrée sur ce que je fais au travail, ne pas me disperser, travailler de manière autonome sur une chose à la fois, et cette autogestion est toujours appréciée des gens autour de moi.

Et finalement, ce que je craignais se révèle être une bonne surprise, travailler en bonne intelligence dans un environnement exigeant mais agréable, peut-être possible.

Je n’exclue rien pour l’avenir, peut être que dans quelques années je déciderais d’écrire une thèse, faire une formation pour changer de carrière, ou me mettre à mon compte qui sait ? Aucun choix n’est gravé dans le marbre, pour le moment, j’ai simplement décidé de rejoindre une dynamique sociale plus adaptée à mon arrivée dans un nouveau pays.

Ma vision de l’environnement parfait ressemble à un 4 jours au bureau et 1 jour à la maison pour avoir un calme absolu et rédiger mes dossiers efficacement, et pouvoir jongler avec des rendez-vous, des moments de rédaction, et d’échanges avec mes collègues.

 

J’ai bien évidemment conscience du privilège de pouvoir penser à la notion de bien-être au travail dans le contexte socio-économique actuel, mais elle me semble essentielle pour réinventer l’espace de travail de demain.

Par ailleurs, je prendrais le temps de développer mes découvertes sur le modèle danois, pionniers en matière de bien-être au travail.

 

 

Votre avis sur le sujet m’intéresse beaucoup, comment gérez-vous le bien-être au travail ?  

Bien-être

Vitamines et plantes pour affronter l’hiver et la dépression saisonnière

21 December 2017

On ne parle pas assez de la face cachée de l’hiver, si tout le monde compte les jours avant Noël et rêve de gros flocons de neige, le manque de luminosité, la fatigue accumulée et les virus saisonniers font malheureusement partie du package.

J’ai signé pour un full package : déménagement dans un nouveau pays, endométriose, bébé d’1 an qui a fait son entrée en crèche et pas de vacances à venir. Sur les bons conseils de ma naturopathe, j’ai préféré limiter la casse reprenant une cure de vitamines et plantes pour affronter l’hiver en forme !

Une consultation chez un*e naturopathe deux fois par an (printemps et automne), permet de faire un bilan sur son état global et adapter ses besoins en compléments. Mais vers quel compléments et plantes se tourner en hiver ?

 

Multivitamines Vegan 

La vitamine B12 est indispensable au bon fonctionnement de notre corps, car elle intervient dans l’entretien du sang et du cerveau et du sytème nerveux.

On l’a retrouve principalement dans les produits animaux, ce qui expose les végéta*iens à des carences à long terme. De nombreux produits sont désormais enrichis en B12 comme les laits et yaourts végétaux, mais ne permettent pas de doser la quantité absorbée. Pareil pour les algues comme la spiruline et la chlorelle, qui malgré leurs bienfaits ne contiendrait pas de B12 absorbable par l’humain.

Il existe de nombreuses marques, la plus connue étant V1, ou Vegan multivitamins chez Holland and Barret, qui permettent de prendre en un comprimé un mix de vitamines.

A noter que l’Association Végétarienne de France recommande :

•1 µg de B12, trois fois par jour, par des aliments enrichis en B12, ou

•10 µg de B12, une fois par jour, ou

•2 000 µg de B12, une fois par semaine, ou

•5000 µg de B12, une fois par quinzaine

Plus d’informations 

 

Magnésium

Si comme moi vous manquez de magnésium depuis le plus jeune âge, il est indispensable de faire des cures régulières pour éviter la fatigue, les montées de stress, crampes, ou les cheveux cassants…

Il existe des aliments à privilégier comme le chocolat noir, les fruits à coques, les fruits secs, les graines de tournesol ou de sésame par exemple.

L’hiver est la période idéale pour commencer une cure de magnésium, la fatigue accumulée tout au long de l’année et les maladies saisonnières sont deux facteurs importants à prendre en compte.

Plus d’infos sur les quantités de magnésium nécessaires à notre bon fonctionnement 

 

Gingembre

Le gingembre est un précieux allié pour notre bien être, il stimule le système immunitaire, réchauffe le corps, excellemment pour aider le système digestif au bon fonctionnement, il est aussi utilisé dans un but anti-inflammatoire.

Point bonus pour les femmes enceintes, le gingembre aide à lutter contre les nausées.

 

Curcuma 

Le curcuma devrait être dans toutes les cuisines … et les pharmacies ! Il curcuma est excellent pour lutter contre l’inflammation chronique, mais aussi pour prévenir du vieillissement cellulaire.

Et ce n’est pas tout, il aide à la bonne marche du système digestif, pour éviter les gastrites, les ulcères et les ballonnements.

Et qui dit appareil digestif sain, dit peau plus saine !

Pensez aussi au golden latte au lait d’amande, délicieux et très sain.

 

Vitamine D-3

Si vous n’avez pas la chance de vivre au soleil, il est donc nécessaire de se supplémenter en vitamine D3 surtout en hiver.

Elle évite les rhumes à répétions en renforçant le système immunitaire, mais surtout aider à former et entretenir des os solides.

 

Ginseng coréen

J’ai découvert le gingeng coréen par la médecine chinoise, qui aide à réchauffer le corps, lutter contre la fatigue et renforce le système immunitaire.

Le gingeng est également connu pour aider les convalescent à se rétablir.

 

 

Huile de lin (flaxeed oil)

La reine des oméga 3 et 6, excellente pour ses propriétés anti-inflammatoire, elle est aussi importante pour l’équilibre de la peau, et du système sanguin.

Elle aide aussi à éviter le cholestérol, équilibrer le sytème émotionnel et hormonal mais aussi digestif.

En un mot l’huile de lin, aide à garder un bon équilibre !

 

Vitamine C

Pour éviter les rhumes à répétitions avant l’arrivée de l’hiver, un réflexe : la cure de vitamine C. Elle augmente notre résistance face aux coups de froid. Idéalement à commencer 1 mois avant l’exposition au froid pour une efficacité maximale. Pensez à consommer des kiwis, excellente pour leur source en vitamine C!

 

Camomille, valériane, passiflore

Si vous avez tendance à tourner dans votre lit et chercher le sommeil, les plantes peuvent être d’une aide précieuse pour retrouver le calme.

J’utilise régulièrement des mélanges de camomille, valériane, passiflore, et autres ingrédients naturels pour un sommeil plus récupérateur.

Une bonne tisane après le repas (camomille par exemple), est aussi efficace pour calmer l’esprit mais aussi aider la digestion, et donc le sommeil. Un repas léger, ou facilement digeste est à privilégier pour un bon sommeil.

 

Mais encore …

  • Des fleurs de Bach pour l’équilibre émotionnel
  • Des soupes de légumes frais
  • Des smoothies (fruits congelés)
  • Des épices dans tous les plats et les sauces
  • Des légumineuses, en cuisinant un dhal de lentilles corail ou un petit salé vegan.
  • Des tisanes à composer soi même, à boire tout au long de la journée (plantes énergisantes le matin, et relaxantes le soir)
  • Pratiquer le yoga et la méditation régulièrement
  • Délaisser son smartphone pour de la musique et de la lecture
  • Profiter de chaque rayon de soleil

 

 

Partagez vos conseils pour un hiver serein et en forme ! 

Bien-être, Lifestyle

J’ai testé la Ma BiHo Box, la box saine et gourmande

6 July 2017

 

Ces derniers temps, je vois fleurir de nombreux projets innovants et éthiques, et Ma BiHo Box fait partie de ce nouveau vent frais. J’ai eu l’opportunité de recevoir un exemplaire de cette nouvelle box, qui propose une sélection d’aliments sains, ainsi que des conseils pour apprendre à mieux consommer et cuisiner. Etant vegan, intolérante au gluten, et maman depuis peu, je recherche toujours des recettes simples, rapides, mais gourmandes. Ma vision de l’alimentation se situe entre le plaisir et la santé, avec une approche naturopathique, manger en se faisant plaisir mais en aidant aussi son organisme à garder un équilibre physique et émotionnel. J’aime cuisiner avec des aliments non transformés et des épices, qui permettent de relever un plat de légumes ou légumineuses en un coup de main, et surtout éviter les sauces trop riches.

Ma BiHo Box est un concept malin, si vous cherchez à manger de manière plus saine, et êtes un peu perdu(e)s dans les rayons de votre magasin bio. La box propose des indispensables à avoir dans sa cuisine, et un livret explicatif conçu par une nutrithérapeute avec des explications sur chaque aliment, des recettes et des conseils pour apprendre à cuisiner différemment.

 

Au menu !

Ce mois ci j’ai découvert dans la BiHo Box :

  • des lentilles corail
  • des chips de lentilles
  • du sucre fin de coco
  • Ciao le sel doux! d’Aromandise
  • du lait de coco
  • de l’huile de sésame

Des basiques indispensables à toujours avoir dans sa cuisine pour un apéritif, diner, déjeuner rapide et gourmand. Mes coups de coeur sont Ciao le sel doux! d’Aromandise un mélange de sel et d’aromates qui permet de relever ses plats tout en baissant sa consommation de sel. Il faut savoir que les aliments transformés contiennent généralement beaucoup de sel, l’idéal étant de consommer des produits bruts (légumes, fruits, desserts…) cuisinés avec des épices.

Les chips de lentilles Lima sont également excellentes en apéritif, et justement peu salées, et source de protéines. Idéal pour varier des apéritifs crudités et humus, même si il est bien difficile de se lasser de humus non ?

J’avais oublié des lentilles corail ces derniers temps, c’est d’ailleurs une légumineuse que j’ai découvert en devenant vegan, quand je me renseignais sur les différentes sources de protéines végétales. Il faut savoir que les lentilles corail sont également riches en sel minéraux et fibres, ne nécessite pas de trempage, cuisent rapidement et sont très digestes. Ma recette favorite est le dhal de lentilles corail curry-coco. Pour changer de ma mono recette de lentilles, le livret ma BiHo Box propose un mijoté de lentilles corail, et une recette de tartinades qui nécessite quelques minutes et peu d’ingrédients (miracle).

Même si j’utilise très peu de sucre au quotidien, je suis ravie d’avoir reçu du sucre de coco pour parfumer mes desserts ou porridges avec une alternative au sirop d’agave. J’essaie des gâteaux que lors de sorties goûters dans des cafés, et ne pas acheter de boissons sucrées ou jus de fruits industriels à la maison. On limite la casse! Le livret vous explique d’ailleurs très simplement les effets du sucre sur notre organisme et pourquoi il est si important de baisser sa consommation.

Dans ce même livret, on retrouve des idées de menus, une liste de course complémentaires, et les fruits et légumes du mois. Une excellente base pour s’initier à la cuisine saine pas à pas!

 

 

Des cadeaux !

Et j’ai littéralement craqué sur les 3 cadeaux offerts avec la box :

  • un cabas isotherme pour les courses et les piques niques. C’est un bien précieux à Londres, car il n’existe pas de sac isothermes dans les supermarchés (bravo la chaine du froid). Et l’été rime aussi avec journées au parc, je suis ravie d’avoir un joli cabas pour garder mes plats au frais!
  • Un crayon à planter, le principe est malin : un vrai crayon à papier, que l’on peut planter quand il devient trop court. A moi les plants de basilic, et une bonne idée pour initier les enfants au jardinage.
  • Des cups pour mesurer facilement les quantités dans vos recettes. Je mesurais tout jusqu’à présent avec une Mason Jar (elles sont graduées sur le côté) mais je vais me faciliter la vie avec ces cups…

 

 

 

Vous l’avez donc deviné, gros coup de coeur pour Ma Biho Box, si vous souhaitez vous initier à la cuisine saine, c’est un excellent point d’entrée!

 

A noter le prix mensuel de Ma BiHo Box est de 39,90 € et 50 centimes de chaque box sont reversés à des 2 associations : Terre de liens  et On passe à l’acte! Si vous êtes intéressé(e) par Ma Biho Box, je vous offre 5 % de réduction avec le code ANOUCHKA

 

Site de Ma Bio Box

 

 

Edit 25/07/2017 : suite à un bug, la fonction commentaire ne fonctionnait pas sur cet article. Merci de m’avoir fait remonté l’erreur qui est maintenant réparée. Anouchka

Bien-être

Infusions Fittea : vraies tisanes ou produits miracle ?

14 June 2017

 

Vous connaissez mon amour du thé et des infusions ? J’ai eu l’opportunité de tester deux infusions de la gamme Fittea, le Pure Night et l’Inner beauty.

J’étais plutôt curieuse de tester ces infusions, car Fittea est une marque très présente sur les réseaux sociaux, avec des placements de produits et de partenariats avec les blogueuses. Alors miracle ces tisanes ?

La promesse de Fittea, est de proposer des thés detox, combinant des ingrédients sélectionnés par des herboristes, pour améliorer le sommeil, retrouver de l’énergie, embellir son grain de peau, ou perdre du poids. La marque propose même un plan alimentaire et assure des résultats avec 3 à 4 séances de sports par semaine.

 

Je n’aborde pas les thèmes de la minceur et de la perte de poids sur Biobeaubon, j’ai donc décidé de tester une tisane aux vertus relaxantes le Pure Night, et l’Inner Beauty qui aide à garder une belle peau, et surtout voir si l’ultra présence de Fittea sur les réseaux étaient justifiée.

 

Pure Night 

Sa promesse ? Le Pure Night, aide à trouver un sommeil réparateur, tout en gardant des fonctions de tisanes de detox.

Que trouve t-on dans le Pure Night ? Des feuilles de moringa (apaisantes), des graines de grenades (anti-oxydantes), du gingembre (fort en minéraux et vitamines) et des fleurs de soucis (équilibrantes).

Et niveau goût ? C’est bon, on ne s’en lasse absolument pas, et je conseille même d’en boire à partir de 17h pour calmer l’organisme en fin de journée.

C’est efficace ? Je trouve l’idée de prendre le temps de boire une infusion l’après midi et avant de dormir très relaxante, et j’associe le Pure Night avec des comprimés de valériane avant de dormir. Le geste de se couper de son travail, préparer son infusion, et faire une pause, est devenu rituel chez moi pour déconnecter. Boire une infusion spéciale sommeil avant de dormir (Pure Night ou une camomille) est toujours une bonne idée, aide à la digestion et donc à un bon sommeil.

Pure night tea : 24,90€

 

Inner beauty

Passons à l’Inner Beauty, une tisane qui aide à avoir une belle peau, et à renforcer le métabolisme.

On trouve principalement du millepertuis (relaxant), du cynorhodon (vitamines et detox), cardamone (jolie peau) et des fleurs d’alchémille (tonifie la peau et bonus, anti-spasmodique).

C’est bon ? C’est encore une fois très bon, très agréable à boire dès le matin pour son goût fruité. J’aime boire l’Inner Beauty dans la matinée, après le thé vert du petit déjeuner, et après le déjeuner.

C’est efficace ? Encore une fois, le fait de boire beaucoup de tisanes en général est bon pour la peau, comme la diminution du sucre, du café, et de l’alcool. Les tisanes “jolie peau” sont idéales pour hydrater la peau et éviter le côté teint brouillé.

Inner beauty tea : 9,90€

 

Alors Fittea ?

Pour être honnête j’étais plutôt septique sur ces tisanes, à cause des placements de produits en masse des starlettes de télé-réalité ou blogueuses en général, mais ce fut une excellente surprise.

Le goût est délicieux, et j’avais perdu l’habitude de boire de la tisane tout au long de la journée depuis la naissance de mon fils. Depuis le début de la cure, j’ai remarqué que je buvais 1 thé le matin, et 3 grandes tasses de tisanes dans la journée minimum, ce qui me permet d’atteindre facilement plus d’un 1.5 litre par jour. Pour les malades d’endométriose, on conseille d’éviter l’eau froide et boire des tisanes, j’ai donc retrouvé une routine de boisson saine.

Mon teint est plus clair, je dors également mieux et surtout j’ai depuis arrêté le café et diminué l’alcool. Boire une tisane après chaque repas, aide aussi à digérer plus facilement, conseil de ma naturopathe, surtout si comme moi vous avez tendance à manger  beaucoup de crudités.

Tout le monde est venu renifler mon Inner Beauty au bureau, preuve que cette infusion peut séduire les néophytes de la tisane! Donc, si vous associez tisanes à “fenouil, camomille, ou verveine” et essayez de boire plus d’infusions, Fittea est une bonne idée pour vous aider à installer une nouvelle routine.

Niveau prix ? L’Inner Beauty à 9,90€ a duré environ 1 mois, et il me reste encore 2/3 de Pure Night (29,90€) 1 mois et demi après sa reception.

 

J’en profite pour vous donner un code promo de 10% (je ne touche pas de commissions sur les commandes) : biobeaubon

Fittea

 

Cure envoyée gratuitement par la marque 

Adeptes des infusions ? Un avis sur les infusions Fittea ?

Bien-être

Astuces naturelles pour mieux vivre l’endométriose

11 April 2017

 

J’ai toujours été attaché au fait de parler d’endométriose sur ce blog, en racontant mon histoire, mais aussi en cherchant des astuces pour mieux vivre la maladie au quotidien.

Malgré 2 opérations, de nombreux traitements et une grossesse, l’endométriose est toujours fidèle au poste, douloureuse et handicapante. Je ne compte plus le nombre de médecins dépités qui finissent par me dire “Mais normalement, la maladie ne revient pas aussi violemment après une grossesse”, avec en cadeau une ordonnance d’anti douleurs, et peu de réponses.

Alors, pour éviter de passer des journées à prendre des comprimés ou jouer à “pile ou face les urgences”, j’ai accumulé quelques astuces pour repousser les crises.

A noter que je ne suis pas médecin, ni acupunctrice, ni prof de yoga, ni naturopathe, et cet article a pour but de vous donner des pistes pour améliorer votre gestion quotidienne de la maladie.

 

L’alimentation anti-inflammatoire

Mon médecin a utilisé une image simple pour m’expliquer pourquoi certains aliments provoquaient des crises d’endo. Imaginez que votre corps est une cocotte minute, et qu’à cause de certains aliments difficilement assimilables pour l’intestin, il surchauffe et réveille des lésions situées dans toute la région pelvienne. C’est pour ça qu’il est conseillé de diminuer voir supprimer le gluten, le café, l’alcool, la junk food, les produits laitiers et les aliments riches en phyto-oestrogènes.

Je ne consomme plus de gluten depuis 4 ans bientôt, et ma santé digestive s’est sensiblement améliorée, en revanche j’ai noté que lorsque je consommais du café de bon matin, je développais une crise quelques heures plus tard. J’ai donc arrêté le café depuis peu pour du thé vert riche en anti oxydant (bon pour la santé, et parfait pour un coup de fouet), et je remarque une diminution des crises.

Une alimentation saine, végéta*ienne, sans produits transformés peut aider à prévenir et réduire l’inflammation des lésions d’endométriose. Cela peut paraître fastidieux au départ, mais imaginez votre endométriose comme un démon à combattre, et pour cela il faut éviter de le rendre plus fort.

Alors, on évite les orgies de gâteaux industriels et choisi un gâteau maison, un verre de vin le week-end uniquement, et on troque son espresso contre un bon matcha.

Certaines épices sont connues pour être anti inflammatoires comme le gingembre ou le curcuma, de quoi apporter du piment à votre alimentation!

Pensez à consommer beaucoup d’eau, et des infusions pour vous hydrater mais aussi bien faire fonctionner les reins et éviter des problèmes urinaires, très souvent liés à l’endométriose. Le cranberry peut réduire l’apparition de cystites, et ma naturopathe m’a conseillé de consommer aussi des myrtilles fraiches dans un porridge le matin, aussi efficaces que des comprimés, avec l’avantage de manger un fruit frais.

Lire la FAQ d’EndoFrance sur le régime sans résidu

 

Le yoga, pilates et la méditation

Il est compliqué de s’imaginer faire des postures de yoga ou de pilates quand on est pliée en 2 chez soi plusieurs jours par mois, mais croyez moi, pratiquer une activité physique régulière aide à diminuer les crises. Le sport permet la sécrétion d’endorphines, précieuses alliées pour détourner notre attention des douleurs, mais surtout à oxygéner le sang et aider à sa bonne circulation dans toute la région pelvienne. Même si le canapé semble être un ami, il est déconseillé de rester assise longtemps et dans une mauvaise posture.

Il faut aussi apprendre à accepter la douleur, c’est à dire à ne pas se crisper quand une crise arrive. Respirez profondément, gardez le ventre détendu, vous aidera à ne pas empirer le ressenti de la crise.

Soyez douces avec votre corps, privilégiez les activités qui nécessitent la respiration abdominale comme le yoga ou le pilates souvent plus bénéfiques qu’un cours de HIIT à fort impact.

Jessica Valant, prof de pilates et atteinte d’endométriose partage des cours de pilates en ligne dédié à l’endométriose

 

Ilia Renon et Cécile Doherty Bigara proposent une séance de yoga pour soulager les douleurs menstruelles.

 

Letizia  de “La pratique du yoga” partage une séquence destinée aux endogirls, débutantes ou yoginis (article à lire).

The Hormona Diva, propose 6 postures pour prévenir et apaiser les douleurs liées à l’endométriose.

La méditation m’aide à entrer dans une bulle lorsque la douleur envahi mon corps. Je l’ai expérimenté lors de de mon accouchement : j’avais pratiqué le yoga prénatal et un peu d’hypnobirthing en amont, l’idée est d’entrer dans une bulle, en visualisant des images douces, et en répétant des affirmations positives. Cela parait un peu mystique, mais s’avère très utile quand une crise arrive dans les transports, ou que l’on peine à la calmer avec des anti douleurs.

Et surtout : marchez ! Quand l’endo vous laisse un peu de répit, profitez en pour faire une grande ballade, écouter un livre audio ou un podcast, respirer…

 

 

Acupuncture et médecine chinoise

La médecine chinoise et l’acupuncture peuvent être très efficaces dans le traitement de la douleur. En médecine chinoise on considère que l’endométriose est causé en partie par une mauvaise circulation dans la zone pelvienne, mais aussi par un foie qui fonctionne mal. Il est donc intéressant d’associer acupuncture et médecine traditionnelle pour viser une amélioration de la vie quotidienne.

Depuis ce premier article sur ma découverte de la médecine chinoise, l’acupuncture est devenu mon réflexe en cas de crise aigue. Si vos cycles sont réguliers, je vous conseille de faire une séance d’acupuncture juste avant le début des règles, sinon dès que la douleur commence à apparaitre. C’est pratiquement sans douleur, et surtout très relaxant. Quelques aiguilles vont être déposées sur votre ventre, tête, oreille et sur quelques zones du pieds, toutes reliées à la zone pelvienne. L’idée est d’éteindre la zone douloureuse en travaillant sur des points d’acupuncture et complémentaires. Comme avec le yoga, l’acupuncture aide à relâcher les muscles et les tensions et donc ne pas se crisper autour de la douleur.

Dans mon cas, une séance d’acupuncture peut réduire ma consommation d’anti douleurs de plusieurs comprimés par jour à zéro dans les jours qui suivent. Alors, oui l’effet dure quelques jours, parfois jusqu’à 10 jours, mais cela peut éviter de souffrir inutilement pendant les cycles, ou éviter de rater un moment important dans sa vie personnelle ou professionnelle.

De nombreux médecins généralistes pratiquent l’acupuncture, et vous pouvez également vous rendre dans un centre de médecine chinoise pour un bilan complet.

Relire “J’ai testé l’acupuncture et la médecine chinoise”

 

 

TENS

Le TENS est une machine très populaire au UK et aux Etats-Unis. Le système est simple, une machine reliée à des électrodes que l’on colle sur une partie du corps, envoie des signaux électriques sous la peau, qui permettent de barrer la route aux signaux de la douleur, et délivre des endorphines. C’est indolore, discret, et efficace.

J’avais utilisé un TENS lors de mon accouchement pour atténuer les douleurs des contractions. Il faut juste apprendre à poser les électrodes au bon endroit (reins? bas ventre?), et trouver la puissance adéquate. Pour pallier à une prise d’anti douleurs trop fréquente, j’ai donc ressorti mon TENS et il est devenu un ami fidèle. Dès qu’une crise apparait, je colle 4 électrodes sur mon bas ventre, et l’électrostimulation calme généralement la crise.

On peut l’utiliser partout, il fonctionne avec des piles, en le rangeant dans une poche (et en cachant un peu les fils), idéal au travail, à la maison mais aussi en voyage. Et surtout, il peut être efficace sur toutes les zones douloureuse du corps : dos, reins, nuque…

En savoir plus sur le TENS

 

La naturopathie

Et la phytothérapie! Les plantes font des miracles, c’est bien connu, et dans le cas de l’endométriose où aucun traitement efficace n’existe pour le moment, un tour chez votre naturopathe peut s’avérer utile.

J’ai démarré un protocole en naturopathie, composé de plusieurs plantes (cramp bark, curcuma, thé vert, huile essentielle de géranium ou basilic, milk thistle) mais aussi une supplémentation en oméga 3, pour aider mon corps à réduire les crises, mais aussi mieux gérer la douleur. J’ai aussi reçu des conseils pour mieux composer mes repas, quels aliments privilégier (riches en oméga 3, ou en anti oxydants par exemple).

J’ai trouvé cet article, très utile pour décrire l’utilité de la naturopathie, mais aussi l’action des différentes plantes. Mieux vaut toujours faire une consultation naturopathique pour bénéficier d’un bilan personnalisé, mais aussi de conseils alimentaires pour mieux gérer l’endométriose.

Si vous ne connaissez pas de naturopathe près de chez vous, Chris Martin du blog Nanaturopathe a lancé un programme d’endo coaching personnalisé en ligne, pour apprendre à découvrir les plantes et huiles essentielles pour apaiser l’endométriose, l’alimentation, les perturbateurs endocriniens, les maladies associées, la fertilité…

Grâce à la naturopathie, j’ai remarqué une nette amélioration dans la prévention des crises, avec ce nouveau protocole. Des crises oui, mais moins violentes, et avec le TENS, une réduction nette des anti douleurs.

 

 

Vivre en pleine conscience et accepter le quotidien

L’endométriose est une maladie qui bousille le quotidien, la relation au corps, aux autres, à la sexualité, et je pourrais encore allonger la liste. Beaucoup de femmes atteintes d’endométriose se battent aussi contre la dépression liée à une douleur permanente, un état jugé par beaucoup comme un syndrome du malade imaginaire, et un manque de soutien et de réponse de la part du corps médical.

J’ai toujours été ferme sur le fait que l’endométriose ne me priverait pas de réaliser mes rêves, comme habiter à l’étranger, voyager, mener à bien mes 5 ans d’études, une carrière professionnelle et fonder une famille, et pourquoi pas mon entreprise plus tard.

Tout cela s’est fait dans la douleur, surtout quand je ne connaissais pas la maladie, et en subissait les symptômes sans avoir de réponse. Aujourd’hui encore, je n’ai pas de solution, et il est parfois difficile de rester positive, mais j’essaie d’avancer en me focalisant sur les points positifs de ma vie. J’ai tendance à croire que se plaindre est utile, crier sa colère et son impuissance, mais il faut rapidement réagir en essayant de trouver des solutions pour vivre mieux. J’ai l’impression que me documenter un maximum, chercher, multiplier les expériences, et surtout libérer la parole, m’a permis de mieux comprendre ce dont je souffrais et comment y répondre. Cela ne rend pas les crises moins douloureuses mais je ne suis plus dans le flou.

L’endométriose peut aussi vous rendre plus forte, plus combattive, plus déterminée. Transformez cette situation en force : je réussi à me lever tous les matins, à réaliser mes projets, à conseiller les autres. L’endométriose n’est pas une maladie honteuse, il ne faut n’y la cacher ni la taire. Malgré la douleur et le manque de traitements, vous êtes debout et active dans votre vie, preuve de votre ténacité.

Pensez à noter tous les jours dans un carnet de gratitude (relire l’article) tout ce qui vous a rendu heureuse, même les petites choses du quotidien, et restez ancrées dans le moment présent. Je vois beaucoup de femmes atteintes faire preuve d’une force incroyable, comme Laetitia Millot qui est auteure, comédienne, réalisatrice, et se bat contre la maladie et l’infertilité. Relevez la tête, vous en êtes capable aussi.

Et surtout, l’endométriose est une maladie physique mais un accompagnement psychologique est aussi important pour ne pas garder la colère en soi, la transformer en culpabilisation, et provoquer des blocages pour avancer dans la vie.

 

 

Cet article est le votre, pensez à partager vos astuces et conseils pour mieux vivre l’endométriose en commentaires.