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Un parfum de sororité, bienveillance et féminisme

16 January 2018

Ces derniers mois ont été très intenses dans les médias et sur les réseaux sociaux pour les femmes. La parole s’est libérée, la honte a commencé à changer de camp, et souvent dans la douleur, les femmes se sont réunies fièrement pour se soutenir et avancer ensemble.

Je me souviens encore qu’il y a 20 ans, c’était très chouette de dire que l’on n’aimait pas copiner avec d’autres filles, uniquement des garçons, “ils sont plus simples, moins conflictuels”. La fierté de se dire “garçon manqué”, un terme qui mériterait des pages et des pages tant il exprime une déviance de notre société.

Aujourd’hui la tendance a enfin changé, on commence à parler de sororité, de bienveillance, de soutien. Les femmes s’épaulent, s’écoutent, et surtout s’expriment.

Alors oui, c’est parfois dans la douceur mais pas que, et heureusement d’ailleurs. Si parler poliment avait ouvert des portes et déplacé des montages, on observerait des manifestations et des débats cordiaux, mais ce n’est pas le cas. Crier à plusieurs voix crée un écho plus fort à nos revendications.

Les mots viols, abus, violences obstétricales, harcèlement, attouchements, règles, n’ont jamais été aussi présents dans les discussions que ces dernières semaines. C’est incroyablement triste mais aussi très libérateur de voir que le débat continue en dehors des plateaux de télévision. Chacune emporte un peu des autres pour se donner de la force et oser dire merde, à l’heure où nos droits fondamentaux sont remis en cause partout dans le monde.

Alors je voulais remercier celles qui m’inspirent chaque jour, celles qui revendiquent le fait d’être maquillée, de parler trop fort, de  porter des jupes courtes, des talons hauts, pleurer trop vite, être mère au foyer, être carriériste, être les deux à la fois, ne pas vouloir d’enfants, de couple, détester le maquillage, les talons, et les robes tout court ou être introvertie. Les héroïnes du quotidien et celles qui portent le drapeau pour les autres, parfois dangereusement.

Ces femmes que je vois devenir plus fortes, plus solidaires, plus bienveillantes envers les autres mais surtout envers elles mêmes.

Chacune d’entre nous apporte sa pierre à l’édifice en relevant la tête chaque matin.

 

Alors merci, et continuons à planter ces graines qui feront de ce monde un endroit plus sur pour les générations futures.

 

 

Illustration : shebandit 

Lifestyle

2017, l’heure du sacro-saint bilan!

3 January 2018

La page 365 est achevée, le livre fermé, c’est désormais l’heure de faire le bilan de cette année écoulée.

Au revoir 2017, bonjour 2018. Une année de grands changements, de remises en questions, et surtout 12 mois pour poser les fondations d’une nouvelle vie.

Chaque année, j’aime revenir sur les moments qui ont marqué mon année, et surtout prendre le temps de réfléchir aux objectifs de l’année 2018, seule mais aussi en couple : en équipe, en famille.  J’ai essayé de vous livrer un bilan honnête, car cette année a ressemblé à un ascenseur émotionnel : belle mais éprouvante, triste et intense, à l’image de la vie.

 

La tempête Jim

J’ai démarré 2017 avec un enfant d’un mois et des poussières. Une tempête émotionnelle, car même si on ne se prépare jamais l’arrivée d’un bébé, j’ai été complètement submergée par la fatigue, l’amour, les doutes, la peur et la joie. Je n’imaginais pas vivre 6 mois si difficiles, preuve qu’élever un petit humain est le travail d’une vie.

Et semaine après semaine, j’ai pris mes marques dans ce rôle de parent multitâches, plus solide et sûre de mes choix. 1 an plus tard, je me sens épanouie et heureuse, avec un regard bienveillant sur mes premiers pas de maman, et nos longues promenades dans les rues de Notting Hill, mon livre audio dans les oreilles.

 

 

Londres – Bruxelles

Je vous ai partagé mon envie d’ailleurs cet été sur le blog. Il faut dire qu’élever un bébé à Londres est vite devenu acrobatique. Le Brexit, les systèmes de garde, la grandeur de la ville… Forts de 2 expatriations nous avons réussi à poser une liste de besoins clairs pour notre petite famille, et Bruxelles est apparue naturellement.

Nous sommes donc bruxellois depuis le mois de novembre, c’est encore tout frais. Londres restera une expérience incroyable, et je resterais toujours profondément attachée à cette ville, où je me suis sentie chez moi. Bruxelles confirme nos aspirations pour une vie familiale et professionnelle avec un mini humain, la page blanche reste à écrire maintenant…

 

Travail et remise en question

Washington et Londres sont deux écoles très formatrices en matière de travail, exigeantes mais positives. Nous travaillons depuis plusieurs années dans les mêmes entreprises, que nous avons suivies dans notre parcours d’expatriation. Cette année, a été sous le signe du “va chercher ailleurs ce que tu veux obtenir”. Pour mon mari, une mutation, et moi une démission pour démarrer une nouvelle aventure à la fin du mois. A Bruxelles, dans un cadre international, avec l’envie de construire mon réseau, connaitre des gens sur place, et démarrer cette année vraiment à zéro.  Je ne compte pas les nuits blanches qui ont mené à cette décision, mais il faut savoir fermer des portes et se faire confiance parfois.

 

Les voyages, seule et en famille

Même si je rêve de temps pour moi, je rêve encore plus de parcourir le monde avec mon fils. Cette année, je n’avais pas prévu grand-chose, et pourtant nous avons posé nos bagages à Brighton, dis bonjour à Paris que nous ne voyons que trop rarement, parcouru la Normandie pour une première baignade, découvert Lisbonne lors d’une parenthèse ensoleillée, vécu la Dolce Vita en Sicile et fait des tonnes de châteaux de sables a Cefalu, et cherché notre future maison à Bruxelles.

J’ai aussi quitté mon fils pour la première fois, pour une semaine intense à Copenhague, en séminaire de découverte autour de la culture danoise, du design, et de l’hygge. Un voyage qui a influencé ma manière de vivre et d’organiser mon intérieur pour vivre dans la lumière et la sérénité.

 

Yoga, bring it and leave it on the mat

C’est mon mantra favori pour se débarrasser des tracas du quotidien et surtout, trouver un endroit safe pour se retrouver avec soi-même.

Apres un post parfum compliqué, j’ai eu l’autorisation de reprendre le yoga dynamique environ 5 mois après la naissance de mon fils. 5 mois sans vinyasa ou ashtanga uniquement de la méditation, et du yin. Je n’ai jamais été aussi impliquée dans ma pratique du yoga, avec un professeur exigeant qui m’a fait découvrir l’ashtanga, et surtout aimer ! A chaque contrariété ou grosse fatigue, j’ai pris pour reflexe de dérouler mon tapis. Ce bon vieux mat qui m’a suivi dans un premier studio bruxellois, preuve que le yoga est un repère universel.

 

 

Quand santé rime avec endométriose

Je me suis investie encore plus fort dans la cause de l’endométriose, maladie chronique dont je suis atteinte. En conseillant des femmes dans leur suivi, mais aussi en continuant d’en parler publiquement. J’ai écrit mon parcours dans un article pour l’Atelier des Nanas, qui sort ce mois-ci en kiosque, un article pudique mais sans tabous. L’endométriose en 2017 a été un marathon de rendez-vous médicaux, d’examens, une opération, et surtout de nouvelles prises de décisions pour le futur. Je continuerais donc de vous parler encore et encore de règles, d’endométriose, d’infertilité sur mes réseaux en 2018.

 

Décembre

Ce mois mérite un paragraphe, tant il fut éprouvant. Deuxième mois à Bruxelles, un enfant malade quasiment tous les jours, la découverte des urgences pédiatriques, des nuits blanches, des virus que l’on partage en famille. Mais surtout de la perte de mon meilleur copain, Carlton mon copain poil. 10 ans de vie ensemble, 4 pays, des aventures incroyables, je pleure encore ma peluche. Je pleure une époque de ma vie qui en un quart de seconde, est devenu un tas de souvenirs. J’avais l’habitude de dire que peu importe où j’étais, avec mes 2 matous, mon mari et mon fils, je pouvais recréer des repères.

Dans cette tempête, j’ai perdu mes repères un peu trop vite, alors 2018 s’annonce comme une année ou tout est à composer.

 

Vous

Je ne le répèterais jamais assez mais je suis vraiment touchée de constater que ce blog me fait découvrir de si belles personnes.

Toutes l’année, et particulièrement en décembre, j’ai reçu des conseils, des encouragements, des suggestions, et surtout beaucoup de soutien.

Je me demande parfois s’il vaut la peine de continuer à écrire par ici, mais à chaque message d’encouragement, je m’en rends compte que je ne pourrais pas vivre sans nos échanges.

Et en chiffres?

J’aime l’idée du bilan en chiffres du chouette blog Je ne sais pas choisir, alors chez Biobeaubon ?

Vous avez vu 200 612 pages en 2017, 33 articles, et posté 559 commentaires, votre jour favori de lecture est le lundi, et vous êtes des petits oiseaux de nuits avec un pic de consultation vers 22h. Vous venez principalement de France, Belgique mais aussi du Canada.

Vos thématiques favorites sont la famille, la maternité, et la santé, avec  ce top 5 des articles les plus consultes :

 

Alors merci encore d’être toujours plus nombreux-ses à faire vivre Biobeaubon! J’espère continuer à partager mes aventures encore longtemps sur ce blog. Prochaine étape ? Partager mes envies pour 2018, le temps de poser mes idées.

 

Partagez aussi votre bilan pour 2017, je suis curieuse de le découvrir !

 

 

Lifestyle, Vegan

3 livres vegan à découvrir pour Noël

18 December 2017

 

Noël arrive dans 3 petites semaines, et si comme moi l’hiver rime avec plaid, bougie, thé et bouquins, pourquoi ne pas ajouter sous le sapin quelques jolis livres vegan ? Mes coups de coeur litérraire pour découvrir, approfondir, et guider sa famille vers un mode de vie vegan.

 

Planète Végane d’Ophélie Véron

 

Je suis devenue végéta*ienne il y a bientôt 8 ans, et même si je maitrise plutôt bien l’aspect alimentation, j’ai toujours voulu approfondir les volets politiques, historiques, societaux…

Ophélie Véron, l’autrice que vous connaissez aussi sous le pseudo d’Antigone XXI, est chercheuse post-doctorale sur les mouvements sociaux, en particuliers véganes et écologistes. La preuve en est de son travail fouillé pour nous offrir réponse à toutes les questions, sur le véganisme : Pourquoi le cuir n’est pas vegan ? Les oeufs bio sont ils éthiques ? D’où vient le mouvement vegan ? Quels sont les différents mouvements ? Pourquoi ne pas consommer de miel ? Quid de l’alimentation vegan chez les enfants ?

Il est passionnant de comprendre qu’être vegan n’est pas un simple choix alimentaire, mais bien un choix politique fort qui s’ancre dans une lutte intersectionnelle.  A noter que le style narratif est très fluide et didactique, entre passages personnels et chapitres informatifs, avec des références pour aller plus loin. Et un détail, mais pas des moindres, Ophélie Véron a utilisé l’écriture inclusive, et je peux vous dire que passé les 3 premières pages, la lecture devient parfaitement fluide.
Un livre à offrir pour toutes les personnes curieuses qui souhaitent découvrir ce qui se cachent derrière le mot vegan!

 

 

Vegan débutant de Marie Laforêt 

Il y a 8 ans, il était difficile de trouver des informations sur le végétarisme, et pire encore sur l’alimentation végétalienne. Et malgré la multitude de sites et blogs sur le sujet, je reçois de nombreuses questions de débutant-es. Marie Laforêt, 100 % végétal, à donc créé un guide complet pour toutes les personnes qui souhaitent évoluer vers une alimentation végétalienne, simplement, pas à pas, grâce à des recettes faciles : burgers, fromages, soupes, pâtes, tartinades, crêpes, gâteaux…

Où trouver les ingrédients, quels sont les aliments à toujours avoir dans ses placards, comment remplacer les aliments omni-végé ? Tout est précieusement indiqué dans le livre, qui m’aurait sauvé la vie quelques années plus tôt…

A noter, encore une fois l’excellent travail de photographie de Marie Laforêt sur ce guide-tutoriel. Je suis toujours bluffée par la dimension artistique et la mise en valeurs des recettes.

Si vous avez envie d’évoluer dans votre alimentation, mais manquez de conseils pratiques ? Ce livre est une excellente référence à avoir dans sa bibliothèque.

 

Veggie kids, d’Ophélie Véron, Marie Laforêt et Sophie Cottarel

Si vous connaissez désormais Ophélie Véron aet Marie Laforêt, beaucoup d’entre vous doivent connaitre Sophie Cottarel via son blog Enfant végé, qui regorge d’études, conseils, et avis éclairés sur l’éducation et l’alimentation d’enfant vegans.
Ce livre s’adresse aux enfants de 6 ans à 12 ans, avec une partie informative sur les besoins nutritionnels des enfants, avec une série de questions réponses, des interviews d’enfants et de familles, et surtout des recettes conseils pratiques pour offrir aux enfants une alimentation équilibrée, saine, et colorée.
J’ai aimé la simplicité des recettes pour des parents toujours trop pressés, mais surtout des recettes qui plaisent aux enfants, avec la caution de Sophie Cottarel qui élève 2 enfants vegans depuis leur naissance.
Une mine d’or à offrir autour de vous, pour donner de nouvelles idées aux parents qui cherchent à varier des recettes traditionnelles, et aux parents végés!

 

Envie de découvrir ces livres ? Partagez vos impressions ! 

 

Edit : suite à un soucis technique cet article initialement publié le 13/12 à été re publié et les antérieurs à cette date ont été (effacés). Je m’excuse pour cet incident.
Lifestyle

Les petits bonheurs de fin d’été

22 September 2017

Il paraît que l’automne arrive, mais j’ai décidé de faire durer encore un peu l’été en Sicile.
Je profite d’une sieste de mon fiston, blotti sur ma poitrine, pour partager quelques lignes qui ont le goût de l’Italie et l’odeur des embruns.

Une liste non exhaustive de petits bonheurs qui ont le goût d’une rentrée buissonnière.

  • Ne pas porter de manteau, ni de veste, mais un maillot de bain sous sa robe
  • 
Tout partager à 3, et se plaindre pour le sport
  • 
Boire des Spritz, mais en Italie
  • 
Compter combien de nuances de bleus il existe entre le ciel et la mer
  • Imaginer la vie des gens que l’on croise dans la rue
  • 
Choisir la playlist en voiture et chanter à tue tête
  •  Regarder mon fils accomplir de nouvelles choses, tous les jours
  • 
Manger des glaces et des granités, parce que c’est l’été
  • Méditer, sur la plage, au lit, en voiture
  • 
Sourire aux autres, et recevoir un sourire en retour
  • 
Ne porter que des sandales et voir ses doigts de pieds
  • Lire. Lire. Lire.
  • Sentir le vent, l’odeur des pins et des fleurs
  • Decider du programme chaque jour, et prendre le temps de vivre, sans se presser
  • Voir son enfant découvrir la cuisine italienne, et se régaler de pâtes, risottos et glaces
  • Prendre des photos avec les yeux, et les coller dans notre album de souvenirs
  • Voir nos peaux se dorer au soleil, et les cheveux blondir.

 

Quels sont vos petits bonheurs du moment ? 

Passez une douce semaine, au bureau, à la maison, en vacances, et où vous voulez !

expatriation, Lifestyle

Déménagement, travail, voyages : c’est la rentrée !

14 September 2017

 

C’est la rentrée ! Ou presque, car je fais partie de l’équipe des vacancières de septembre. Du coup, ma rentrée se fera en octobre, pour un début d’année très chargé.

Comme vous l’avez compris, je prépare un départ vers un nouveau pays, mon temps libre est consacré aux recherches administratives, logistiques, et autres réjouissances. Je vous partagerais bientôt cette nouvelle destination, mon côté trop superstitieuse me retient de tout dévoiler.

Alors concrètement ? Ce week-end, direction la Sicile, pour 2 semaines en famille à prendre un maximum de soleil, de dolce vita, pour attaquer la rentrée. Ensuite, 2 jours express à Paris pour mon travail, et direction notre nouveau pays d’accueil pour chercher un appartement et une crèche.

Je participe à un voyage d’étude en octobre  dans le cadre de mon travail pour étudier le design, la destination reste encore surprise, mais je pense fort à un pays scandinave. J’ai donc hâte d’en savoir plus, mi excitée par ce voyage, mi stressée à l’idée de laisser mon fiston pour 5 jours…

Et ensuite ? Je ne manquerais pas de vous partager cette nouvelle expatriation, je croise fort les doigts pour que tout se concrétise correctement. Sachez que nos échanges suite à l’article “Une envie de vert et d’ailleurs” m’ont énormément apporté et aidé à prendre une décision concernant le choix final de notre destination.

Londres reste une ville magnifique, dont je ne me laisserais probablement jamais, mais il est l’heure de découvrir un nouveau pays plus adapté à l’éducation d’un mini humain. Je vous raconte tout ça dans un article à venir, le temps de coucher mes émotions sur clavier.

Dans mes cartons, j’ai prévu de vous partager quelques billets : mes dernières lectures, bonnes adresses à Londres, voyage : Normandie, Lisbonne, Sicile, maternité et expatriation…

Je travaille depuis quelques temps sur une nouvelle forme de billets d’humeurs, j’ai adoré écrire ces d’articles et vous lire tout au long de l’été, nos échanges étant précieux,  j’ai décidé de continuer tout au long de l’année, en écrit ou via un autre format!

N’hésitez pas à me dire si vous souhaitez lire un article en priorité!

Encore une année chargée, en événements et voyages, moi qui me prévoyais une année calme. Mais je suis heureuse de vivre ces changements, qui pour le moment arrivent dans la sérénité (rdv dans quelques semaines, cachée dans un carton à chouiner). Et puis qui sait, je lancerais peut être mon entreprise de déménagement un jour ? Mieux vaut en rire!

 

Je vous retrouve dans 2 semaines, à moins que je partage un billet d’humeur de Sicile qui sait ?

 

Racontez moi cette rentrée ! Etudes, travail, congés, reconversion ?

 

Anouchka

 

Lifestyle, Maternité

Boulot, famille, yoga, bébé, comment gérer son temps ?

7 September 2017

Etre jeunes parents, et combiner travail, sport, famille, blog vie sociale est un véritable casse tête. Pendant ma grossesse, je me suis souvent demandé à quoi ma vie avec un enfant allait ressembler, alors que mes week-ends étaient un idyllique mélange de yoga, goûter, promenade et restos.

Et il faut être honnête, jongler entre plusieurs vies demande un minimum d’organisation pour réussir à se consacrer du temps pour soi. J’ai pour mantra “prendre soi de moi, pour mieux prendre soin des miens”, car pour vivre de manière épanouie, il faut se débarrasser d’un maximum de frustrations liées au quotidien.

Quand je travaille, j’aime être focalisée sur ce que j’entreprends, pareil pour le yoga ou lorsque je passe du temps avec mon enfant. Ce qui sonne normal dans le meilleur des mondes, mais peut se révéler chaotique quand la charge mentale s’en mêle : on travaille alors en pensant à la paperasse pour la nounou, tente un headstand en se demandant si le sèche linge est lancé, et joue avec son enfant un téléphone à la main.

Etre partout en même temps et nulle part à la fois.

 

Les premiers mois, joyeux bordel

L’arrivée d’un enfant surprend même le plus préparé des parents. Je me souviens de cette période comme une facture géante de livraison de nourriture à domicile, et surtout d’être passée de femme enceinte épanouie à Shiva moderne. Il y avait toujours une machine à lancer, un biberon à laver, la maison à ranger, et si peu de temps libre et de sommeil.

Je qualifie cette période de “go with the flow”, où il est difficile de s’organiser quand votre nouveau né a besoin de vous en permanence. Avec un peu de recul, je pense que la communication est la clef d’une adaptation réussie à cette nouvelle vie. Malgré le grand bonheur, il est difficile de manquer de sommeil, de temps libre et d’insouciance et surtout passer d’un couple “célibataire” à une vie de parents. Parlez, parlez et … parlez ! Exprimez les frustrations, mettez en place des règles simples : celui-celle qui rencontre un vêtement sale ou un biberon perdu s’en occupe immédiatement, pareil pour les poubelles et autres réjouissances. Et quand la frustration ou la fatigue se fait trop forte, il faut apprendre à l’exprimer avant le nervous breakdown. Un café, un bain, un peu de temps pour lire, mais surtout apprendre à lâcher prise et se dire que l’autre saura gérer la situation en votre absence.

Si vous vivez actuellement ce joyeux bordel, rassurez vous, il ne dure qu’un temps!

 

S’organiser pas à pas

Quand bébé commence à avoir un rythme plus établi, il devient désormais plus facile d’organiser ses journées et soirées, et cela coïncide souvent avec la repris du travail et d’une activité physique.

J’ai repris le travail quand mon fils avait 4 mois, et mon mari a alors démarré son congé parental (une partie avant et l’autre après la naissance) pendant 1 mois.

1 mois pour reprendre mes marques au bureau, apprendre à ne pas voir mon enfant une journée, et me consacrer à d’autres choses, à lire dans le métro, ou prendre un café sans discuter de bébé. Cette période est charnière car on quitte son travail enceinte, pour revenir complètement changée par une expérience de vie incroyable et un rythme complètement différent. J’ai évité de regarder des photos de mon fils les premiers jours au travail, et certaines mères m’ont raconté avoir parfois craqué pendant la journée. Et avec un bébé de 5 mois, j’avais l’impression de travailler 20h sur 24!

Encore une fois, parlez en avec un-e collègue ou votre partenaire, pour ne pas laisser cette frustration se transformer en angoisse. Et je vous rassure, tous les parents paniquent le premier jour de garde de leur enfant, j’étais au bord des larmes quand j’ai laissé mon enfant à sa nounou le premier matin, mais cette sensation dure le temps d’une semaine, le temps que bébé et surtout ses parents prennent leurs marques.

 

Rappelez vous que craquer est normal, comme avoir peur, ou se sentir dépassé-e par les émotions ou la fatigue.

 

Du temps pour tout le monde 

J’ai tendance à penser que l’on ne manque pas de temps, mais que nos priorités sont différentes. Avec un enfant l’ordre des priorités change, il faut donc réussir à trouver des moments pour soi, et pour son couple.

Je travaille à temps plein, mon compagnon également avec la particularité d’avoir un jour off le mercredi et l’autre la semaine. Pas idéal pour partir le week-end, ni se reposer 2 jours d’affilés, mais le côté positif est que notre fils est gardé un jour dans la semaine par son père, un jour réservé papa-bébé, et des coûts de garde allégés (l’Angleterre pratiquant des prix exorbitants). Il commence et finit généralement ses journées plus tard que les mienne, notre organisation s’établie d’abord sur nos emplois du temps. J’essaie également de travailler à la maison le mercredi pour déjeuner ensemble, et profiter d’une heure tous les 3.

Il s’occupe majoritairement de notre fiston le matin, et l’emmène chez sa nounou, alors que je le récupère le soir et gère son bain et le coucher.

Je vois la famille comme une équipe, où tout le monde a des qualités différentes, alors pourquoi ne pas répartir les taches selon nos points forts ? J’aime cuisiner et organiser les courses, alors que mon compagnon est matinal, et gère les lessives et pliages de vêtements mieux que moi (et imaginez le nombre de vêtements que salit un bébé).

Il se lève donc généralement en même temps que bébé, et me laisse mon moment de calme le matin avant d’affronter la joyeuse tempête. Je m’occupe des repas pour tout le monde, alors que lui plie et range des tonnes de vêtements dans nos placards.

Pour le reste, nous rangeons au fur et à mesure, et avons instauré des rituels : le salon doit être rangé, le lave-vaisselle lancé, les biberons lavés, et la litière des chats propre avant d’aller se coucher. Pas de rôle particuliers, chacun prend une tâche à faire !

Nous avons décidé d’engager une personne qui vient faire le ménage régulièrement pour ne plus y consacrer le peu de notre temps libre.

Une équipe soudée capitalise sur les points forts de chaque membre et s’encourage!

 

Mais du temps économisé! 

J’ai appris à ne plus gaspiller mon temps à faire les courses ou la cuisine tous les soirs pour garder des moments à moi. J’organise désormais mes menus à l’avance et fais le plein de courses au supermarché une fois par semaine. Du temps de gagné, mais aussi de l’argent, car les menus permettent de n’acheter que le nécessaire.

L’idée est de cuisiner en plus grande quantité pour congeler et donc avoir des plats d’avance pour le midi (lunch box), et les soirs de flemmes. La cuisine est chez moi un moment de plaisir, une fois mon fils couché, un verre de bon vin et la radio en fond sonore, mais se forcer à cuisiner tous les soirs pour 2 repas par jour peut vite devenir un calvaire.

J’organise les repas de bébé de la même manière, avec des grandes cocottes minutes de légumes ou fruits pour ses purées, que je mixe et congèle ensuite. Cela me permet de toujours avoir son repas prêt à être servi, pratique quand on gère le diner et coucher seule. Les plats comme la bolognaise ou les gratins sont très appréciés des enfants, je lui en garde toujours une part avant l’ajout des épices et congèle pour la semaine.

Plus d’organisation des repas pour plus de temps libre pour soi!

 

Sport, yoga, blogging

Tout est une question d’équilibre, et je n’imaginerais jamais vivre entre travail et famille sans me dégager du temps pour mes passions : le yoga, la lecture et l’écriture. Mon mari lui consacre son temps libre à la musique et au tennis.

Entre bébé et travail, soyons honnête il n’y a pas beaucoup de possibilités : le matin, le midi ou le soir après le coucher. J’ai la chance de pouvoir gérer mes pauses déjeuners sans obligation de cantine ou déjeuners pro, j’en profite donc pour aller au studio, qui propose des cours de 45min. Alors oui, cela impose souvent un déjeuner devant mon ordinateur mais ma priorité est de prendre du temps sur mon tapis.

Le week end, quand mon mari travaille, j’essaie d’aller faire du sport ou du yoga avant son départ, et profiter du fait d’être réveillée aux aurores par un petit humain.

Et quand le temps libre se fait rare, Youtube propose des tonnes de cours de yoga, pilates, HIIT, méditation, et tout ça sans matériel, idéal pour pratiquer à la maison même pour 15min. Et pourquoi pas une sortie running ? Je suis loin d’être une grande runneuse mais j’apprécie de faire un peu de cardio 30 minutes pendant ma pause déjeuner en dernière minute.

Concernant le blogging, je maintiens un article par semaine, ce qui semble peu, mais en plus des mails, commentaires et posts sur Twitter et Instagram est amplement suffisant pour mon emploi du temps.

J’écris mes brouillons dès qu’une idée me vient, et rédige généralement mes articles …. dans ma tête, avant de tout coucher sur clavier. Je prends parfois du temps quand bébé est couché, ou que mon cher et tendre est au tennis, mais ici aucune obligation et surtout, ce n’est pas ma priorité en ce moment : ma famille, mon travail et mon bien-être passe avant le blog, et si l’agenda reste vide 2 semaines, tant pis!

Tout le monde doit trouver du temps pour soi de manière équitable et selon ses possibilités. Un parent ne peut pas aller au yoga ou au tennis 4 fois par semaine pendant que l’autre reste à la maison à garder l’enfant, c’est la voie royale pour des engueulades sous fond de fatigue exacerbée.

 

Vivre ses passions, c’est aussi prendre le temps de se ressourcer au quotidien.

 

Family first!

Avec un jour seulement en commun dans la semaine, notre samedi ou dimanche est consacré uniquement à la famille. Je vais parfois au yoga le matin, mais nous passons notre journée ensemble pour profiter de ces moments précieux tous les 3. Ces moments là sont notre priorités et la règle est de ne pas parler du quotidien ou de travail pour ne pas polluer l’instant présent.

Je suis donc seule avec bébé un jour dans le week-end (mon mari le mercredi), et profite pour faire de longues promenades, ou des sorties bibliothèques, musées, goûters. Chacun partage une journée solo par semaine, et même si cela part d’un problème d’agenda au départ, il nous semble maintenant essentiel de faire partager nos centres d’intérêts respectifs à notre enfant.

En revanche, notre fils de 9 mois étant gardé par une nounou 3 à 4 jours par semaine, nous ne faisons pas appel à un-e baby-sitter, et privilégions les déjeuners et goûters plutôt que les diners. Mais il arrive que bébé nous accompagne pour un resto avec des amis, et tout le monde s’adapte!

Depuis que notre enfant se couche à une heure raisonnable, les moments à 2 ont retrouvé leurs places : diner au calme, regarder des films, échanger sur notre journée, sans parler uniquement de bébé.

Avant d’être des parents, il faut continuer de rester un couple avant tout.

 

 

Vous l’avez compris, l’essentiel pour vivre une vie de jeune famille épanouie me semble être la communication, le partage, et surtout de continuer à vivre ses passions et prendre du temps pour soi. Passé les premiers mois, il faut faire preuve d’écoute et de flexibilité, et s’adapter selon le niveau de fatigue : profiter d’une sieste de bébé pour lire, prendre un bain, écrire, ne rien faire, mais faire preuve de bienveillance envers soi même.

 

 

Comment trouvez vous l’équilibre entre passion, vie professionnelle et éventuellement vie familiale  ? Quelles sont vos astuces pour organiser votre temps ?