Bruxelles, expatriation

Préparer son déménagement à Bruxelles, mode d’emploi

24 April 2019

 

Envie d’une expérience internationale au coeur de l’Europe ?

La Belgique, et Bruxelles, est un fantastique terrain de jeu, nichée entre la France, la Hollande, le Luxembourg et l’Allemagne, proche de la mer et entourée de forêts, riche d’une diversité de cultures, la capitale belge attirent de nombreux expats chaque année. La vie bruxelloise est assez douce, avec une artistique riche de talents locaux (on ne compte plus les chanteurs*euses belges ou humouristes à succès), de nouveaux bars et restaurants fleurissent chaque mois, et les familles apprécient de trouver une forêt ou un parc à 10 minutes de chez soi.

Mais avant de préparer vos cartons, et déménager en Belgique, voici quelques conseils pour préparer le grand saut et éviter les déconvenues.

 

1 – Cherche maison ou appartement 

Mon conseil pour chercher un appartement à l’étranger est de toujours visiter sur place avant de signer un bail. L’idéal est de louer un appartement pour 1 semaine et prendre le temps de découvrir les quartiers, visiter, discuter avec serveurs*euses de café, demander un avis.

Si Bruxelles semble à taille humaine, elle reste très étendue sur 19 communes, plus ou moins bien desservies par les transports en commun.

Téléchargez Citymapper pour regarder le temps de transports entre deux adresses, car aller du nord au sud d’Ixelles tous les jours en transports, peut prendre plus de 30min de tram.

Si vous envisagez la voiture comme moyen de locomotion principal (1 voiture sur 2 en Belgique est une voiture de fonction), posez la question autour de vous sur le mouvement du trafic, Bruxelles étant très embouteillée, mieux vaut trouver un emplacement stratégique.

 

Ensuite, tout se joue sur immoweb, le site de référence pour chercher une location et demander des rendez vous aux agences immobilères. Comme dans de nombreuses villes, le rythme de location est très rapide, et il est possible de visiter du jour au lendemain. Les appartements et maisons à Bruxelles sont généralement plutôt grands, et à pratiquement 50% du prix locatif parisien ou londonien. Il n’est pas rare d’avoir une belle terrasse ou un jardin en plein centre.

Levez les yeux dans les rues qui vous intéressent, de nombreuses affiches de particuliers qui louent des biens sont placardées sur les portes des immeubles, avec description, prix et contact.

 

2 – Préparer son dossier de location

Pour montrer patte blanche, pensez à apporter un dossier de location complet : contrat belge ou promesse d’embauche, fiches de paie dans votre pays d’origine, une recommandation de votre propriétaire, ou une preuve d’achat de votre bien actuel.

Les belges demandent moins de preuves que les français quand il s’agit de louer un bien, mais seront plus sensibles à une lettre de motivation (oui), expliquant pourquoi l’on souhaite s’installer, avec une jolie histoire à raconter.

En général, un contrat de location est signé pour 3 ans, et le propriétaire demande des pénalités en cas de rupture anticipée, à discuter si le locataire trouve un bon dossier pour relouer par exemple.

 

3 – La commune, le passage obligé 

Appartement trouvé ? Il est temps de vous enregistrer à la commune, équivalent de la mairie en Belgique. Même si Bruxelles fait partie de l’Europe, il vous faudra quand même prouver la raison de votre installation en Belgique, pour avoir le sésame : le numéro d’identité national indispensable pour avoir une sécurité sociale (appelée mutuelle), une complémentaire (équivalent de la mutuelle privée en France), souscrire à Internet, et plus simplement … travailler !

Il faut souvent se déplacer en personne demander un rendez vous à la commune, demander une liste de pièces justificatives à jour (j’insiste), comme un contrat de travail, un bail, une inscription à une université, le fait que l’on soit conjoint*e au foyer, des photos, et souvent un paiement.

Attendez vous à recevoir la visite de la police pour vérifier que vous vivez bien dans votre logement et signer une attestation. Une fois la visite validée, vous recevez une « carte d’identité » à puce. Armez vous de patience, la bureaucratie belge peut être un véritable casse-tête.

 

4 – Travailler à Bruxelles, le casse tête chinois

Bruxelles est une ville internationale, où les gens jonglent souvent entre français, néerlandais et anglais. Outre les institutions européennes, les agences et entreprises internationales demandent généralement une maîtrise de l’anglais avant tout, et idéalement une des deux langues français ou néerlandais. Attendez vous à prendre 5 minutes en début de chaque réunion, pour décider en quelle langue se déroulera la discussion, et parfois avoir la moitié d’une présentation en néerlandais et l’autre en français.

Bruxelles est un terrain de jeu complexe mais incroyablement enrichissant si travailler dans un environnement interculturel vous intéresse, même après 5 ans entre les Etats-Unis et le UK, travailler en Belgique est un challenge quasi quotidien.

Et mon conseil en matière d’emploi : Linkedin, Linkedin, activez votre réseau, contactez des agences de recrutement et postulez également via le site.

Gardez en tête que les contrats belges se calculent sur 13,94 mois, avec minimum 4 semaines par an, avec des tickets restaurants (valable pour les supermarchés, sans limite de montant journalier) avec la particularité de défiscaliser de nombreuses choses, voiture de fonction, frais de représentation, Internet, transports…

Une fois embauché*e, pensez à demander l’aide de vos collègues pour bien déclarer vos impôts, ici tout est déduit à la source, et l’on récupère ensuite les avantages fiscaux deux fois par an.

 

5 – Et les rencontres dans tout ça ?

Une amie bruxelloise m’a dit un jour, Bruxelles est une tasse, dans le positif comme négatif. Tout le monde connait tout le monde à Bruxelles, ce qui rend les rencontres assez simples.

En quittant mon home office (je travaillais pour une entreprise internationale en remote working), pour une agence média j’ai rencontré des tonnes de gens, et fait de surtout de belles rencontres. En changeant de nouveau pour une compagnie internationale, j’ai agrandi mon cercle de nouveau. Twitter, Instagram et le blog en général ont été une source précieuse de contacts.

Si rien de tout ceci ne vous semble familier, pensez aux Meet-Up, cercles féminims, sport, cours de théâtre, football, ou cuisine ? Les belges sont un peuple chaleureux, et il est facile d’organiser un rendez vous pour discuter autour d’une bière (ou deux) !

 

 

N’hésitez pas à me dire si vous souhaitez plus d’articles sur le déménagement international, à Londres ou Washington, et vos questions spécificiques en commentaires !

 

 

Cet article contient des liens sponsorisés

You Might Also Like

3 Comments

  • Reply Laurie 24 April 2019 at 20 h 03 min

    Merci pour toutes ces infos !! J’envisage justement de déménager à Bruxelles tout bientôt. J’y vois beaucoup d’avantages, mais j’ai une question peu conventionnelle : quels sont les inconvénients de cette ville ? J’ai plusieurs destinations dans la balance…

    • Reply biobeaubon 26 April 2019 at 21 h 13 min

      Assez peu de choses !
      Peut être les embouteillages ? La bureaucratie ?
      Sinon je trouve la vie vraiment agreable par ici 🙂

      • Reply Laurie 2 May 2019 at 8 h 09 min

        Merci !! 🙂

    Leave a Reply