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It’s been a while, but I didn’t leave (or give up).

15 October 2019

 

Silence radio.

Déjà 2 mois que j’ai décidé de faire une pause des réseaux sociaux et du blog. Ce week-end, je discutais avec mon mari des « nombreux » messages de lectrices demandant des nouvelles, et étonné de ma réaction, il a fini par me dire « Tu tiens un site depuis plus de 7 ans, et ne donne plus de nouvelles du jour au lendemain, c’est dommage ».

Biobeaubon est né en 2013, et j’ai très vite connu une belle communauté, positive, bienveillante, des rencontres que j’ai pu concrétiser dans la vie, de belles amitiés même.

Le blog, a été une plateforme d’expression incroyable qui a suivi mon évolution, une première expatriation, une deuxième, de la cuisine vegan au yoga, des voyages, des réflexions, la maternité, la famille, une troisième expatriation… Une tranche de vie intense entre 26 et 33 ans.

Le digital et les médias de manière générale sont mon gagne-pain depuis plus de 10 ans, et j’ai pu observer un changement de tendance sur les réseaux. Les images doivent être ultra léchées, le discours très polissé aussi.  Ces derniers mois, je ne me suis plus retrouvée dans cette course à l’engagement et tous ces profils qui se ressemblent.

Tout doit être tristement conforme, les profs de yoga aux photos parfaites qui vous expliquent que leur vie n’est pas parfaite, le body positive bien marketé, les parents qui ne galèrent jamais, les enfants qui cochent toutes les cases du livre « le développement de l’enfant pour les nuls », être super écolo, super zéro déchet, super vegan, et ne jamais montrer un écart, et sinon en faire un story telling. Et bis repetita.

J’ai rejoint Twitter il y a 10 ans, et je n’ai pas reconnu le flot de violence, et de négativité que je lis depuis quelques mois. J’ai eu l’impression d’entendre des milliers de gens hurler en même temps, très fort, en boucle. On attaque, on raconte, on se plaint beaucoup, on cherche l’approbation.

Tout ça peut paraître très critique et négatif, c’est peut-être le cas, mais j’ai senti petit à petit que les réseaux sociaux devenaient très anxiogène pour moi. Que je commençais à être de plus en plus lisse moi aussi.

 

 


Choisir ses combats.

Un blog n’est pas un magazine. J’ai toujours lié mes expériences de vie aux thématiques des articles, même sur des sujets comme l’endométriose, ou le post partum.

Je n’ai jamais voulu exposer mon enfant, son visage, ou donner trop de détail sur lui. Il est une personne à part entière qui choisira de s’exposer, de construire son identité numérique, et je ne peux pas lui voler sa voix, interpréter des mots qu’il ne dit pas.

Le peu que j’ai partagé, j’ai essayé de le faire à titre informatif, ou quelques moments de vie, comme le dernier article sur le sommeil, mais chaque mot a été pesé, avec un questionnement constant sur le curseur à avoir en matière d’intimité et de protection de mon enfant.

Vous l’avez surement compris dans mon dernier article, à demi-mots, pudiquement, mon enfant est un petit être singulier.

J’ai refusé d’en parler en détails, et je le refuse encore, pour le protéger d’abord, pour protéger son identité, pour ne pas brusquer son cheminement, notre parcours en tant que famille, éviter aussi de partager du trop intime. Mais voilà, tout ceci est devenu l’essentiel de notre vie depuis plusieurs mois, et écrire sur les bonnes adresses à Bruxelles, ou être une famille green m’a semblé très désuet. Je n’ai pas eu envie que cette expérience deviennent une leçon de vie pour qui que se soit, ni d’être inspirante, ni d’avoir l’impression de vous vendre une méthode de développement personnel. Simplement, la vie, ma vie.

Une personne m’a dit récemment « il faut choisir vos combats » et c’est ce que j’ai décidé de faire depuis quelques mois. Me consacrer à mon travail, à ma famille, et garder le peu de temps libre loin des réseaux sociaux mais au yoga, plongée dans un livre ou en vadrouille le nez en l’air. J’ai perdu l’habitude de partager ce que je fais, où je vais, même si je continue de tout photographier. On ne perd pas les vieilles habitudes.

Même si la vie s’amuse encore et toujours à me déstabiliser : je n’ai jamais senti mes épaules aussi solides. Mes pieds ancrés dans le sol. Ma vie dans le moment.

Je réfléchis à une nouvelle formule de Biobeaubon, en écrit, j’aime l’écrit, ou en audio, mais surtout des billets d’humeur. Simples, honnêtes.

 

Merci mille fois pour vos messages et votre bienveillance, et surtout à bientôt.

 

Anouchka

 

Bien-être, Maternité

SOS mon bébé ne dort pas, que faire ?

25 July 2019

 

Mon enfant n’est pas un gros dormeur, soit. A 2 ans et des poussières, il est devenu très difficile de le coucher, et pratiquement impossible d’avoir une nuit sans le voir arriver sans notre chambre.

En matière d’éducation, j’ai vite compris qu’il existait des personnes de références (médecins, profs, encadrants de crèches), et que leur soutien était précieux.

Nous avons donc pris rendez-vous en trouble du sommeil dans un hôpital bruxellois pour consulter une pédopsychiatre.

En partageant mes pérégrinations sur le sommeil de mon fils sur Instagram, je me suis rendue compte que l’on avait tendance à aller voir des coachs et parfois même des kinésiologues.

Je suis moi-même adeptes de la médecine chinoise, ou l’ostéopathie, la yoga thérapie, mais pour mon enfant, j’ai tendance à être très cartésienne, et tout de suite passer par la case médecine.

Un hôpital, un-e pédopsy, ça peut faire peur, mais en réalité il faut voir ça comme le fait de demander conseil quand on ne trouve plus de solutions, et comprendre si cela ne fait pas écho à un problème plus large.

Dans le cabinet de la pédopsychiatre, nous avons pris le temps d’expliquer la situation, tous ce qui nous semblait singulier, pendant qu’elle observait notre enfant, et testait ses réactions et son audition.

30 minutes plus tard, elle nous livré un premier diagnostic : soit un problème mécanique, et un bilan ORL à faire car il semblerait qu’il n’entende pas correctement et/ou un une pathologie liée à la communication.

Nous avons donc fait un bilan ORL, bingo, notre fils avait de l’eau dans les oreilles et une perte d’audition. Une situation courante chez les enfants qui ont tendance à faire des otites, allergies, rhumes, et qu’il est difficile de détecter (surtout avec un premier enfant). Cela se traite très bien, mais demande du temps. Une perte soudaine d’audition peut être très angoissante pour l’enfant qui ne parle pas encore, et dans sa relation aux autres.

Et de manière plus générale, les enfants ont souvent besoin de rituels. Les rituels sont rassurants et permettent aux petits humains de se fixer des étapes temporelles, affectives, et ancrer des repères.

Voici quelques conseils suggérés qui nous ont aidé à retrouver un sommeil serein :

 

  • Epurer un maximum la chambre, éviter les piles de peluches et jouets
  • Avoir des horaires strictes de coucher (et idéalement sur le bain, diner)
  • Instaurer une routine de sommeil : diner, brossage de dents, veilleuse musicale, pour annoncer l’heure du coucher, livre, câlin
  • Laisser l’enfant ensuite dans son lit, avec sa veilleuse (lumière mais sans musique), et revenir dans sa chambre en cas de pleurs mais en évitant de rester 1h. Privilégier plusieurs passages.
  • Installer une tente de lit (https://www.ikea.com/fr/fr/cat/tentes-et-ciels-de-lit-enfant-18775/) pour que l’enfant se sente dans un cocon

 

Nous avons vu des résultats très rapidement (2 semaines), après quelques rechutes, mais des nuits complètes. Et si l’enfant ne se couche pas tout de suite mais joue dans sa chambre, sans en sortir, cela signifie qu’il a besoin de rester dans son monde, aucun soucis.

Il faut aussi comprendre le rythme de son enfant, le notre ne sera jamais un gros dormeur, il ne dormira jamais de 19h30 à 8h du matin, mais il a enfin trouvé sa routine, et s’est réconcilié avec son lit.

Un rendez-vous en pédopsychiatrie, 30 minutes de discussion, un diagnostic qui s’est avéré juste, et non détecté par la crèche ou la psychomotricienne. J’ai eu l’impression d’être épaulée et d’avoir gagné du temps, en consultant directement à l’hôpital.

Je ne dénigre ici en rien le travail des coachs du sommeil, mais chez notre enfant le sommeil était une partie émergée de l’iceberg, et a ouvert la voie à un suivi plus régulier.

On me demande souvent sur Instagram, à quel age consulter en trouble du sommeil, et il n’existe pas de réponse universelle, à partir d’un an, il est intéressant de demander conseil, et même avant si vous sentez qu’un comportement est singulier. L’apnée du sommeil, l’eau derrière les oreilles, et les angoisses méritent d’être suivies de près.

Mon avis en tant que jeune parent ? Appuyez vous sur des professionnels du corps médical en cas de doute, évitez de sonder la terre entière en matière de santé de l’enfant, et écoutez votre instinct. Le développement d’un enfant en bas âge est extrêmement important et surtout fragile pour suivre le vieil (et dangereux) adage « C’est normal, c’est en enfant, ça finira par passer ».

Comme exprimé dans l’article «Comment faire face à une tempête émotionnelle », je reviendrais prochainement sur mon expérience avec les troubles de la communication de l’enfant, avec plus de recul, les sujets de la santé des petits nécessitent une extrême prudence.

 

Quelle est votre expérience en matière d’enfant & de sommeil ? Médecin, médecine naturelle, coach ?

(Dans la bienveillance et le respect)

 

Bien-être

Hamsālaya Yoga, cette expérience qui a changé ma vie

15 July 2019

 

Il y a des expériences qui changent une vie, et le yoga n’en finit pas de m’apporter son lot de belles surprises.

J’aime le raconter ici, j’ai démarré le yoga il y a 6 ans aux Etats-Unis, après une opération en lien avec mon endométriose. Des années que je souffrais, sans solution, et à la douleur s’est rajouté une dissociation entre mon corps et mon esprit, tant j’étais conditionné à penser que mon corps = machine médicale = ennuis.

Mon premier cours yoga, je m’en souviens encore, j’avais 19 ans, et je suis allée avec une amie dans un cours d’ashtanga de Montpellier « pour essayer », entre 2 ricanements, j’ai réalisé au combien il était difficile de lâcher prise. Mais cette sensation, ce yoga buzz d’après cours a été une révélation.

Dans une période de convalescence complexe, symbole de renouveau, j’ai donc décidé de m’inscrire dans un cours de hatha au community center de ma ville en Virginie. Mon mari m’a alors fait remarqué que mon visage changeait après le cours, moins de tensions, les traits plus apaisés.

D’un cours par semaine, je suis passée rapidement à 4 cours par semaine dans un studio, une pratique quotidienne, du hatha au vinyasa et à l’ashtanga, et ensuite dans l’exploration du yin yoga et de la méditation.

Le yoga est devenu mon équilibre, auparavant en colère et agressive, j’ai appris à respirer, à m’adoucir, à prendre du recul, à me réconcilier avec mon corps, opérations, maladie, infertilité, et quotidien parfois complexe.

En déménageant à Londres, j’ai instinctivement repris le chemin des studios, comme pour chercher des repères, et approfondi l’aspect spirituel du yoga, son histoire. Le besoin de comprendre comment intégrer les valeurs du yoga dans ma vie quotidienne et mon travail est devenu crucial.

Bienveillance, non-violence, connaissance de soi, honnêteté, vérité, modération, sont devenus des maitres mots qui rythment mon quotidien.

A Bruxelles, j’ai la chance de pratiquer dans un studio qui accueille des professeurs en visite, j’ai pu approfondir le Jivamukti avec une prof américaine qui a su me pousser plus loin dans ma pratique et mes convictions. Et dernièrement, j’ai fait la connaissance de Raj.

1 semaine que ma mâchoire était bloquée par le stress. Des jours que je ressentais des tensions, et même si j’en connaissais la cause (la santé de mon enfant), je somatisais en silence.

Et j’ai décidé de rejoindre le cours de Raj un samedi après-midi, un cours de vinyasa, sans attentes particulières. Raj est originaire d’Inde, et après 10 ans la navy, il a déménagé à Taïwan pour poursuivre un master, et finalement devenu prof de yoga, à force d’entendre ses éleves (d’autres étudiants) lui dire qu’il avait une aura incroyable. Très axé sur la pratique traditionnelle du yoga, il mêle philosophie et pratique dynamique, pour créer un cours « body & mind ».

J’en ai fait l’expérience, après 1h30, je suis ressortie de ce cours apaisée, la mâchoire débloquée, légère, positive. Un savant mélange de mots qui résonne au plus profond de l’âme et de postures pour libérer les émotions bloquées.

J’ai donc décidé de m’inscrire à son workshop le lendemain sur la philosophie du yoga, 4 heures pour approfondir l’aspect historique et spirituel. Raj a crée Hamsālaya Yoga, Hamsa signifie l’union parfaite, équilibre de vie.

5 personnes dans une petite salle (le cours sur les inversions étaient complet la veille), un dimanche matin, pour découvrir et discuter autour des valeurs de l’hindouisme, du yoga, et comment devenir quelqu’un de meilleur, concrètement, adapté à une vie occidentale où nos valeurs sont souvent mises à rude épreuve.

 

Comment trouver sa voie, allier passion et travail, le végétarisme, l’ambition, l’argent, le tout articulé autour des 4 pilliers du yoga :

  1. Raja (introspection)
  2. Karma (action)
  3. Bhakti (dévotion)
  4. Jnana (connaissance)

 

Nous avons fini par une méditation guidée, que j’ai fini sans m’en rendre compte en pleurs, moi qui pleure si rarement, certaines émotions bloquées ont fini par se libérer, et j’ai su avancer ensuite avec plus de sérenité.

 

Et si pratiquer avec Raj vous intéresse, il organise une retraite en septembre 2019 en Inde dans le Kerala, yoga, culture et gastronomie indienne, philosophie et visites (en anglais & chinois). Le tarif early bird est encore disponible, et je serai ravie de vous mettre en contact avec Raj. Il devrait également revenir rapidement en Europe, en attendant je ne peux que vous encourager à approfondir votre pratique traditionnelle du yoga.

 

Plus d’infos sur son site https://www.hamsalaya.com/

 

Racontez moi votre plus belle expérience yoga ?

Bien-être

Communication non violente ? It’s cool to be kind !

8 July 2019

 

Malgré le respect strict de ma routine « pas de téléphone au réveil, et pendant au moins une heure » j’ai l’impression qu’il est bien compliqué de couper aux échanges houleux et aux conflits sur les réseaux sociaux et dans la vie quotidienne.

Ces derniers temps, j’observe un climat de communication extrêmement sensible, où chaque mot doit être pesé, où le climat social devient si violent où tout peut être prétexte pour attaquer, souvent en meute, et où la personne la plus virulente est souvent la plus respectée.

A l’heure de la communication positive, communiquer par la peur reste malheureusement la forme de communication la plus mise en avant dans les médias, où nos échanges au quotidien.

 Et même si le mot bienveillance commence à nous sortir des yeux en ce moment, il est pourtant important de le replacer dans un juste contexte.

 

A 7 ans, j’ai quitté mon sud natal (Marseille-Toulouse-Lyon) pour Paris. Et j’ai découvert que la mentalité parisienne n’était pas un mythe, avec des enfants plus durs et agressifs qu’ailleurs en France.

J’ai aussi toujours vu mes parents comme deux personnes respectées car capables de s’imposer dans n’importe quelle situation. Si il faut taper du poing sur la table, ils savent tous les deux le faire très naturellement.

Depuis toujours, j’ai identifié qu’une personne avec un fort caractère était une personne capable de crier plus fort, de se faire respecter, d’imposer son idée, une personne qui fait peur. A la maternelle déjà, on valorise ceux et celles qui imposent leur personnalité tranchée, on félicite les enfants qui font la loi « ils-elles ne font pas marcher sur les pieds, c’est positif pour la suite ». Vraiment ?

Dans mon cas, je suis passée d’une petite fille douce, à une adolescente d’abord torturée, puis une jeune adulte très agressive. Tout le monde savait qu’il ne fallait pas me marcher sur les pieds, et que mes colères étaient noires. Aujourd’hui, je me rends compte qu’il n’existe pas une personne qui n’a pas subi mes colères, mes coups de gueule.

J’ai évolué dans un monde assez misogyne, où les femmes étaient assez peu respectées et où faire peur plutôt que de se faire attaquer était la stratégique à adopter. J’ai donc fonctionné comme ça pendant des années, tu oses m’attaquer, je sais crier, tu cries, je crierais plus fort.

Je peux dire aujourd’hui, que je suis tristement capable de tenir tête à n’importe qui sans vraiment flancher, et que mes colères ont réussi à régler des situations tendues, on impose beaucoup de choses par la peur.

A 25 ans, j’ai découvert le yoga, et j’entend encore ma prof nous répéter « It’s cool to be kind! Kindness, though typically considered to be a weakness, is actually a strength».

J’ai appris avec le yoga, la notion de bienveillance, de ne pas vouloir faire de mal aux autres. De ne plus m’imposer en hurlant, d’essayer de changer l’image que les gens ont de moi, de ne plus imposer de climat de peur, et tout simplement en communiquant. Faire des feedbacks réguliers plutôt que d’attendre qu’une situation dégénère par exemple, et comprendre que mon niveau d’exigence était parfois trop élevé. En quittant Paris pour les Etats-Unis, j’ai tout simplement appris à sourire, à être plus avenante, et ne plus me protéger derrière une carapace froide.

La communication de ses besoins est extrêmement importante dans la relation aux autres : personne ne peut deviner ce dont vous avez besoin, trop subjectif, à vous de communiquer ce qui vous tient à cœur, ce que vous voulez, ce que vous ne voulez pas. Et à l’autre d’écouter et agir ensuite, c’est encore un autre sujet.

Le manque de communication amène la frustration, la frustration amène la colère, la colère brise des relations amicales et amoureuses.

Avant, on me considérait comme une personne froide et distante, aujourd’hui dans mon travail je développe la communication du feedback dans une équipe interculturelle (communiquer dans une langue qui n’est pas votre langue native, avec des personnes de cultures très différentes), le cocktail parfait pour amener des incompréhensions.

Et j’entends souvent les autres me dire que je suis une personne empathique, humaine et à l’écoute. Je sais toujours être ferme pour initier un climat de respect, mais j’ai décidé de ne plus imposer le respect par l’agressivité, et je me sens aujourd’hui fière de cet accomplissement.

Evidemment, il m’arrive de perdre de mon calme, quand je suis à bout et me sens attaquée, ou plus en confiance : une évolution ne se fait jamais de manière linéaire. L’important est de revenir sur une situation d’échec de communication avec du recul, et comprendre pourquoi notre réaction. Cela m’est arrivé récemment, je n’aurais pas du m’emporter si violemment, mais j’ai compris la cause et les enseignements pour le futur. Encore et encore, nous sommes tous(toutes) des work-in-progress.

 

Quelques conseils pour apprendre à communiquer de manière apaisée en cas de conflit 

 

  • Ne pas attendre plus de 24h pour régler un conflit, prendre le temps de décompresser, parler à une personne de confiance avant d’initier une conversation pour désamorcer une situation difficile. Beaucoup de situations sensibles sont en réalité des soucis de communication.
  • Parler d’adulte à adulte (dans l’analyse transactionnelle, on à tendance à adopter une position parent-enfant, à tort)
  • Avant d’entamer une discussion pour désamorcer un conflit, demander si c’est le bon moment, et remercier ensuite pour le temps accordé
  • Ecouter, vraiment, sans penser à ce que l’on va répondre ensuite
  • Préférer une discussion seul(e) à seul(e) plutôt qu’en public
  • Venir avec des faits concrets, et si possible des solutions

 

Quelles sont vos astuces pour communiquer de manière apaisée ? Comment maitrisez vous l’envie de communiquer de manière aggressive ? 

Bien-être, Maternité

Comment faire face à une tempête émotionnelle ? La résilience.

24 June 2019

 

Ce matin dans le métro, j’ai eu envie d’écrire sans but, reprendre du service sur le blog. Ces derniers mois, j’ai décidé de me retirer un peu, et me focaliser sur l’essentiel, ma famille, mon enfant, mon job.

Et si Instagram est une plateforme pratique pour communiquer dans l’instant, faire du micro blogging, raconter des histoires avec des images, ouvrir Notes pour rédiger un article et vous partager un billet d’humeur me manquait.

 

Que s’est il passé ces dernières semaines ?

 

1 an et demi que nous avons posé nos valises à Bruxelles. J’ai l’impression de vivre ici depuis toujours, j’ai trouvé mon cercle, mes habitudes très vite, le boulanger me connait, mes voisins aussi. Cette impression de vivre dans un immense village international. J’aime le fait que l’on puisse respirer dans les parcs, les forêts, à la mer, et que la France, l’Angleterre, la Hollande et l’Allemagne soit si facilement accessible. J’aime cette culture authentique et chaleureuse, Bruxelles n’est pas snob, elle vous ouvre les bras.

 

Et pourtant, l’ascenseur émotionnel ne s’est pas arrêté pour autant, j’en viens à me demander si c’est la vie, ou du moins la mienne, qui se doit d’être si intense, tout le temps ?

En ce moment, je nage dans un océan de doutes. J’ai la chance d’avoir démarré un nouveau boulot il y a 6 mois qui me plait, et qui m’épanouit, de me sentir au bon endroit, avec les bonnes personnes. Et ce que j’ai compris ces dernières années, est que pour affronter une tornade en pleine face, il faut avoir les deux pieds bien ancrés dans le sol, et pouvoir s’appuyer sur une quelque chose de solide. Mon couple, mon activité, famille, les choses que j’ai pu sécuriser avec le temps et des efforts quotidiens.

Il y a quelques mois, en reliant les points, j’ai remarqué que mon enfant se comportait de manière singulière. Rien de flagrant au départ, une situation, une remarque. Assez pour vous donner envie de pousser des portes, et agir avec ses tripes pour comprendre, croiser les sources, et mettre un nom moins vague sur ce trouble.

Je reviendrais sur ce sujet avec plus de recul, de billes, et moins de pudeur, comme je l’ai fait sur l’endométriose, l’infertilité  quelques années en arrière. Parce que je pense plus que jamais qu’en brisant des tabous on fait avancer les choses. La peur vient de la méconnaissance, et la meilleure arme face à la plupart des choses est la pédagogie et l’information. Vous avez deux heures.

Mais aujourd’hui j’aimerais vous partager ma méthode « Ciré de pluie » pour survivre à une situation complexe.

Pour affronter une tempête, j’ai développé une liste d’actions à mettre en place. Ce n’est pas la première, et je fini par gérer les choses avec pragmatisme, ou presque.

 

  1. Communiquez, avec vos proches, votre partenaire. Choisissez une oreille bienveillante pour écoutez vos doutes.
  2. Faites le ménage dans vos contacts, se concentrer sur les amitiés sincères et solides. Une tempête est d’ailleurs un excellent moyen de tester une amitié.
  3. Demandez de l’aide, n’attendez pas le burn out pour dire « j’ai besoin de vous »
  4. Trouvez une activité pour vous libérer les tensions, la fête n’en est pas une, l’alcool encore moins. Le yoga, le sport, la méditation, l’écriture, la cuisine, le corps et l’esprit.
  5. Evitez les comptes moralisateurs sur les réseaux sociaux, mais ce conseil est valable toute l’année.
  6. Apprenez à dire merde, parfois cela fait un bien fou de ne pas développer une tirade thèse antithèse, synthèse et juste dire merde.
  7. Osez dire que vous avez peur, que vous avez mal, affronter une tempête ne veut pas dire bloquer ses émotions, bien au contraire.
  8. Reposez-vous. Dormir est important, essentiel. Personne ne gagne une bataille dans l’épuisement.
  9. Lancez 6 nouveaux projets en même temps n’est pas une bonne idée. Pour tenir debout il faut une ou des fondations solides. Focus, une chose à la fois, moins est mieux. J’ai donc un podcast tout prêt en suspens.
  10. Se répéter ”It is what is is”, oui je me parle en anglais, quand une vague de questions sans réponses arrivent sans prévenir.
  11. Laissez de côté les émissions, livres et podcasts anxiogiènes, les chaînes d’info en continu au réveil (ma résolution depuis 2015) : du beau, du positif, du bon.
  12. Continuez d’être un-e bonne amie pour vos proches, laisser sa valise à la porte pour partager ou juste écouter est essentiel
  13. Déculpabilisez, à défaut de faire parfait, vous faites au mieux.
  14. Essayez de compenser une pensée négative par une pensée gratitude, le “oui mais”. Idéalement, notez sur un carnet vos 3 pensées gratitude du jour, à lire et relire.
  15. Ne vous oubliez pas, je pense aux parents qui jonglent avec quelques minutes de temps libre par jour, quelques minutes par jour, un masque, une série, une ballade, une glace, bref : reprenez votre souffle.

 

Et le dernière conseil, et des moindres : faites vous confiance et écoutez votre intuition. La terre entière se transforme en docteur ès spécialité quand il s’agit de donner des conseils, mais ces gens là n’en porteront pas les conséquences. Si une petite voix vous souffle d’agir dans un sens, faites le.

Il faut apprendre à détacher l’émotionnel des situations, ne pas tomber dans le déni, même quand elles touchent votre famille, votre enfant, pour savoir réagir vite. Aucune bonne décision n’est prise dans la panique. J’ai tendance à agir en mode pilote automatique, et avaler le contre coup ensuite. Cette réaction n’est surement pas la meilleure, mais humaine.

Pour conclure, faites de votre mieux, enfermez vous dans une bulle de personnes positives, continuez à donner et sourire sans attendre, et le karma finira par vous récompensera un jour. Je signe ici ma phrase la plus cliché, mais sincère.

 

 

Prenez soin de vous,

 

Anouchka

Bruxelles, expatriation

Préparer son déménagement à Bruxelles, mode d’emploi

24 April 2019

 

Envie d’une expérience internationale au coeur de l’Europe ?

La Belgique, et Bruxelles, est un fantastique terrain de jeu, nichée entre la France, la Hollande, le Luxembourg et l’Allemagne, proche de la mer et entourée de forêts, riche d’une diversité de cultures, la capitale belge attirent de nombreux expats chaque année. La vie bruxelloise est assez douce, avec une artistique riche de talents locaux (on ne compte plus les chanteurs*euses belges ou humouristes à succès), de nouveaux bars et restaurants fleurissent chaque mois, et les familles apprécient de trouver une forêt ou un parc à 10 minutes de chez soi.

Mais avant de préparer vos cartons, et déménager en Belgique, voici quelques conseils pour préparer le grand saut et éviter les déconvenues.

 

1 – Cherche maison ou appartement 

Mon conseil pour chercher un appartement à l’étranger est de toujours visiter sur place avant de signer un bail. L’idéal est de louer un appartement pour 1 semaine et prendre le temps de découvrir les quartiers, visiter, discuter avec serveurs*euses de café, demander un avis.

Si Bruxelles semble à taille humaine, elle reste très étendue sur 19 communes, plus ou moins bien desservies par les transports en commun.

Téléchargez Citymapper pour regarder le temps de transports entre deux adresses, car aller du nord au sud d’Ixelles tous les jours en transports, peut prendre plus de 30min de tram.

Si vous envisagez la voiture comme moyen de locomotion principal (1 voiture sur 2 en Belgique est une voiture de fonction), posez la question autour de vous sur le mouvement du trafic, Bruxelles étant très embouteillée, mieux vaut trouver un emplacement stratégique.

 

Ensuite, tout se joue sur immoweb, le site de référence pour chercher une location et demander des rendez vous aux agences immobilères. Comme dans de nombreuses villes, le rythme de location est très rapide, et il est possible de visiter du jour au lendemain. Les appartements et maisons à Bruxelles sont généralement plutôt grands, et à pratiquement 50% du prix locatif parisien ou londonien. Il n’est pas rare d’avoir une belle terrasse ou un jardin en plein centre.

Levez les yeux dans les rues qui vous intéressent, de nombreuses affiches de particuliers qui louent des biens sont placardées sur les portes des immeubles, avec description, prix et contact.

 

2 – Préparer son dossier de location

Pour montrer patte blanche, pensez à apporter un dossier de location complet : contrat belge ou promesse d’embauche, fiches de paie dans votre pays d’origine, une recommandation de votre propriétaire, ou une preuve d’achat de votre bien actuel.

Les belges demandent moins de preuves que les français quand il s’agit de louer un bien, mais seront plus sensibles à une lettre de motivation (oui), expliquant pourquoi l’on souhaite s’installer, avec une jolie histoire à raconter.

En général, un contrat de location est signé pour 3 ans, et le propriétaire demande des pénalités en cas de rupture anticipée, à discuter si le locataire trouve un bon dossier pour relouer par exemple.

 

3 – La commune, le passage obligé 

Appartement trouvé ? Il est temps de vous enregistrer à la commune, équivalent de la mairie en Belgique. Même si Bruxelles fait partie de l’Europe, il vous faudra quand même prouver la raison de votre installation en Belgique, pour avoir le sésame : le numéro d’identité national indispensable pour avoir une sécurité sociale (appelée mutuelle), une complémentaire (équivalent de la mutuelle privée en France), souscrire à Internet, et plus simplement … travailler !

Il faut souvent se déplacer en personne demander un rendez vous à la commune, demander une liste de pièces justificatives à jour (j’insiste), comme un contrat de travail, un bail, une inscription à une université, le fait que l’on soit conjoint*e au foyer, des photos, et souvent un paiement.

Attendez vous à recevoir la visite de la police pour vérifier que vous vivez bien dans votre logement et signer une attestation. Une fois la visite validée, vous recevez une « carte d’identité » à puce. Armez vous de patience, la bureaucratie belge peut être un véritable casse-tête.

 

4 – Travailler à Bruxelles, le casse tête chinois

Bruxelles est une ville internationale, où les gens jonglent souvent entre français, néerlandais et anglais. Outre les institutions européennes, les agences et entreprises internationales demandent généralement une maîtrise de l’anglais avant tout, et idéalement une des deux langues français ou néerlandais. Attendez vous à prendre 5 minutes en début de chaque réunion, pour décider en quelle langue se déroulera la discussion, et parfois avoir la moitié d’une présentation en néerlandais et l’autre en français.

Bruxelles est un terrain de jeu complexe mais incroyablement enrichissant si travailler dans un environnement interculturel vous intéresse, même après 5 ans entre les Etats-Unis et le UK, travailler en Belgique est un challenge quasi quotidien.

Et mon conseil en matière d’emploi : Linkedin, Linkedin, activez votre réseau, contactez des agences de recrutement et postulez également via le site.

Gardez en tête que les contrats belges se calculent sur 13,94 mois, avec minimum 4 semaines par an, avec des tickets restaurants (valable pour les supermarchés, sans limite de montant journalier) avec la particularité de défiscaliser de nombreuses choses, voiture de fonction, frais de représentation, Internet, transports…

Une fois embauché*e, pensez à demander l’aide de vos collègues pour bien déclarer vos impôts, ici tout est déduit à la source, et l’on récupère ensuite les avantages fiscaux deux fois par an.

 

5 – Et les rencontres dans tout ça ?

Une amie bruxelloise m’a dit un jour, Bruxelles est une tasse, dans le positif comme négatif. Tout le monde connait tout le monde à Bruxelles, ce qui rend les rencontres assez simples.

En quittant mon home office (je travaillais pour une entreprise internationale en remote working), pour une agence média j’ai rencontré des tonnes de gens, et fait de surtout de belles rencontres. En changeant de nouveau pour une compagnie internationale, j’ai agrandi mon cercle de nouveau. Twitter, Instagram et le blog en général ont été une source précieuse de contacts.

Si rien de tout ceci ne vous semble familier, pensez aux Meet-Up, cercles féminims, sport, cours de théâtre, football, ou cuisine ? Les belges sont un peuple chaleureux, et il est facile d’organiser un rendez vous pour discuter autour d’une bière (ou deux) !

 

 

N’hésitez pas à me dire si vous souhaitez plus d’articles sur le déménagement international, à Londres ou Washington, et vos questions spécificiques en commentaires !

 

 

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