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Lifestyle

Booster la confiance en soi : 4 choses que j’ai apprises ces derniers mois

23 April 2018

 

Je suis ce que l’on appelle un étudiante éternelle, j’aime réfléchir, apprendre, étudier, me lancer des défis en permanence. C’est finalement ce que je recherche en déménagement dans un nouveau pays, ou récemment en changeant de carrière. Sortir de sa zone de confort juste pour se mettre en instabilité n’aurait aucun sens, c’est le fait d’apprendre de nouvelles choses sur soi et son environnement qui motive la prise de risque.

Alors plusieurs fois par an, je me demande ce que j’ai appris récemment, et ce qui m’a rendu fière ces derniers mois, histoire de booster la confiance en moi! Et je dois dire que cette installation à Bruxelles a radicalement chamboulé ma vie, de simples détails pratiques, comme en matière d’ambition globale.

 

Apprendre à conduire une voiture manuelle

Pour la petite histoire, j’ai appris à conduire à conduire en France, mais j’ai eu mon permis aux Etats-Unis, et toujours conduit depuis une voiture automatique.

J’ai toujours scrupuleusement évité de de voir à apprendre à conduire une voiture manuelle, en vacances, j’étais l’éternelle copilote. La conduite manuelle m’angoissait réellement, et je m’étais mis en tête que je pourrais éviter la chose toute ma vie.

Mais voilà, j’ai eu une voiture de fonction avec mon nouveau boulot, très chouette, mais manuelle. Panique les premiers jours, il a fallu que je refasse quelques tours de parking et une bonne série de calages au feu pour retrouver mes repères et surtout apprécier conduire ma voiture manuelle. J’ai vaincu ma peur, appelez-moi Fangio !

 

Travailler en open-space

Je vous en parlais il y a peu dans cet article, après 5 ans d’home office 3 ou 4 jours par semaine, j’ai changé de travail pour retrouver un open space (décision prise pendant un retrograde de Mercure d’ailleurs). J’angoissais à l’idée de quitter ma bulle, et reprendre un rythme de « transport », mais au final c’était la meilleure décision à prendre. Alors oui, je dors moins le matin, mais mon enfant me réveille généralement avant le réveil, j’apprécie la compagnie de mes collègues, chante en voiture à m’en décrocher les poumons ou écoute de chouettes podcasts, et finalement j’ai réussi à adapté mon rythme pro/perso.

 

Développer ma pratique de yoga à la maison

Je pratique le yoga depuis bientôt 5 ans, et pratiquer à la maison a toujours été compliqué, constamment distraite par un chat, un bruit, et le manque d’une voix pour me guider.

Depuis mon changement de job, j’ai décidé de pratiquer le yoga et la méditation tous les soirs. Je déroule mon tapis dans le noir, allume quelques bougies, disperse des huiles essentielles, et reproduit des séquences apprises en cours, parfois yin parfois vinyasa selon les jours et les besoins. Ma pratique évolue, et surtout, ce moment est devenu indispensable à mon équilibre quotidien. Et surtout, je médite, et répète des mantras positifs qui murissent dans ma tête la nuit et me booste le matin. Je continue à aller au studio régulièrement, le soir et le week-end, et miracle j’ai trouvé un petit studio près de mon bureau.

 

Devenir plus sociable

Moi qui était introvertie, habiter à l’étranger loin de mon cercle d’ami(e)s a été une épreuve. J’ai fini par arrêter de fuir la machine à café, et accepté les invitations des gens et même pire : pris les devants pour inviter des personnes de Washington, Londres ou Bruxelles à se rencontrer autour d’un café. J’ai fait de merveilleuses rencontres à travers ce blog d’ailleurs. L’épreuve du feu a été franchie avec la participation au podcast Bruxelles Vies, à débarquer chez Meriem pour boire un thé et papoter de ma vie devant son micro. Et vu vos réactions positives, j’ai hâte de recommencer !

 

Et si vous deviez faire le même exercice, quelles sont les choses que vous avez apprises ces derniers temps ? Apprendre à tricoter, faire un handstand ou cuisiner sans cramer une casserole ?

 

Lifestyle

Retrouvez moi dans le podcast Bruxelles Vies

11 April 2018

Parlons peu, parlons bien, parlons podcast. Le podcast est entré dans ma vie après la naissance de mon fils. Les mains prises 20h sur 24h, j’ai commencé à m’intéresser aux livres audio et au podcast.

J’ai découvert un média intimiste et puissance pour raconter des histoires et délivrer des messages. Je travaille aussi, doucement mais surement, sur le podcast Biobeaubon, pour vous parler de voyages, expatriation, bien-être, mais aussi de féminisme et de maternité. Bref, sortir du cercle blog traditionnel pour vous accompagner en voiture, dans le métro, au travail, une parenthèse dans notre quotidien surchargé.

Alors quand Meriem m’a contacté pour participer au podcast Bruxelles Vies, j’ai tout de suite accepté! Un premier exercice, mais surtout une très belle rencontre. Nous avons papoté de Bruxelles, de cette ville qui m’apaise, mais aussi de maternité, de bonnes adresses, de belgitudes, de pause pipi, de vie aux Etats-Unis et d’endométriose. Mais de vous aussi, ma communauté cherie.

J’espère que vous découvrirez mon univers, celui de Biobeaubon, sous un nouveau prisme!

Un programme chargé, à retrouver sur la page Soundcloud de Bruxelles Vies!

 

J’attend vos remarques avec hâte!

 

Anouchka

Bruxelles, Voyages & Adresses

Mes bonnes adresses à Bruxelles (végé et kid-friendly) #1

6 April 2018

Déjà 5 mois que je suis arrivée à Bruxelles, une ville où je me sens vraiment bien. J’aime les communes d’Ixelles, Forest, Auderghem, Uccle, pour leurs élégantes, les parcs, les jolis commerces, les restaurants indépendants et l’atmosphère familiale et reposante. Le centre est toujours une bonne idée pour un bain de vie culturelle, boutiques et restaurants.

J’ai finalement trouvé mes marques assez rapidement, avec des adresses favorites pour bruncher, gouter, prendre un thé, et faire un peu de lèche-vitrine inspirant. Suivez le guide!

 

Le bar du Matin (Albert)

Mon premier repère à Bruxelles, cette institution du quartier vit du matin au soir, pour un café, un dej ou une bière. Le brunch du dimanche est gourmand, avec des soupes, salades, quiches et tartines maisons délicieuses, et des jeux de société l’après-midi. Le jeudi, le Bar du Matin accueille des groupes en live !

Les enfants sont bienvenus, avec des chaises hautes à dispo, et la possibilité de jouer et courir dans ce grand bar à la déco soignée. Pour les free-lances, le wifi est ouvert pour travailler tout en profitant de la grande baie vitrée.

Chaussée d’Alsemberg 172, 1190 Forest

 

 

Lulu Home Decor (Chatelain)

http://www.lulu-store.eu

Surement mon café bruxellois préféré. Lulu est une boutique de meubles et déco d’inspiration scandinave et un café/restaurant décoré de meubles chinés, de vieilles affiches, de jouets pour les enfants.

On y boit de très bons thés, mention spéciale pour le matcha latte, avec des gâteaux maisons (vegan, sans gluten au menu) à tomber. Chaises hautes et table à langer dispo mais surtout des livres, jouets et chevaux à bascules pour les marmots !

Rue du Page 101, 1050 Ixelles

 

 

Viet House (Chatelain – Ma Campagne)

Un traiteur vietnamien / thaïlandais (quelques tables pour manger sur place) qui propose quelques, excellents, plats végé comme le curry rouge aux légumes, le tofu citronnelle et les rouleaux de printemps légumes et tofu.

Les portions très généreuses et les prix pas excessifs, parfait pour un take away si vous passez dans la quartier !

Rue Franz Merjay 1, 1050 Ixelles

 

 

Ici néo-cantine (Darwin)

ICI néo-cantine

Ici est un restaurant, café, qui m’a d’abord séduite par sa décoration : lumière naturelle, ambiance cozy et soignée, et surprise ensuite par sa carte originale : les légumes sont rôtis ou revenus pour garder leur croquant, relevés par des épices, et accompagnés de céréales ou légumineuses. C’est délicieux, sain, et savoureux ! On trouve souvent des produits de saison, locaux, et bio !

Ici propose aussi des petits déjeuners et des brunchs, et ne manquez pas le matcha et le golden latte maison !

Rue Darwin 35, 1050 Ixelles

 

 

L’Atelier en ville  (Stéphanie)

@atelierenville

Située sur la place Stéphanie, dans une cours cachée derrière la boutique Urban Outfitters, l’Atelier en Ville est un havre de paix dans ce quartier shopping ! Déjeuner sur le pouce avec des bagels et salades, mais surtout une carte de thés, café, limonades et gâteaux maison. La déco est lumineuse et cozy.

Et en attendant votre café, n’hésitez pas à faire un tour dans la boutique de l’Atelier en ville, pour dénicher une affiche ou une fringue originale.

Il existe plusieurs Ateliers dans Bruxelles sur le même concept café concept store, celui de Marolles est plus axé déco avec des affiches photo sur bois et des meubles.

Place Stéphanie 6, 1050 Ixelles

 

 

Chicago Café (Place Sainte Catherine)

https://www.chicagocafe.be

L’endroit parfait pour bruncher ou déjeuner avec des enfants. Non seulement le restaurant est immense, à la déco originale, avec une carte végé, vegan, sans gluten : bowls, salades, tartines, mais le restaurant propose une aire de jeux pour enfants, pour les laisser jouer pendant que les parents sirotent un verre en attendant les plats. Un espace lange ultra pratique est aussi disponible !

A noter qu’il existe un brunch vegan, un végétarien, et toutes les options sont clairement indiquées sur la carte. Les patisseries sont aussi faites sur place!

1000, Rue de Flandre 45, 1000 Bruxelles

 

N’hésitez pas à partager vos bonnes adresses en commentaires. Je partagerais un aperçu des studio de yoga bruxellois dans un prochain article !

Pays-Bas, Voyages & Adresses

Escapade en famille #1 – Utrecht et Amsterdam

28 March 2018

Qui dit nouveau pays, dit aussi exploration de sa ville d’adoption, la région, et les environs. Le voyage ne consiste pas à faire uniquement des longs-courriers, mais aussi prendre sa voiture ou le train pour se dépayser à moins de 4h de chez soi.

J’ai toujours voyagé en famille, avec un souvenir de joyeux bordel : les enfants bruyants, les aires d’autoroutes, les parents impatients mais surtout les réveils à l’hôtel tous les 4.

Un week-end en famille c’est l’occasion de faire des découvertes, créer des souvenirs, mais surtout prendre du temps ensemble, loin du quotidien : un luxe!

Au programme de cette escapade en famille, direction Utrecht et Amsterdam, pour un week-end le long des canaux!

 

Utrecht 

Utrecht se situe à 2h à peine de Bruxelles, une étape idéalement située sur le route d’Amsterdam. Mais Utrecht mérite vraiment le détour, voir un week-end pour explorer cette ville où il fait bon vivre.

Utrecht est une ville à taille humaine, paisible et accessible à pied et vélo, pour arpenter les rues du centre ville et flâner le long des canaux.

 

 

On trouve dans le centre, des boutiques design, des cafés cosys et des brasseries typiques. A la différence de Bruxelles, Utrecht propose un choix éclectique magasin et restaurants, entre chaînes internationale et marques hollandaises, le mix parfait pour un week-end shopping et découverte.

La bonne découverte, a été l’aspect kid-friendly de la ville et de ses cafés, mention spéciale pour le café, bar, restaurant The Color Kitchen, Oudegracht 214, qui en plus de son décor design, propose un espace de jeux pour les enfants, avec une petite cuisine. On trouve fréquemment ce genre d’espace dans les cafés du nord de l’Europe, où sortir avec ses enfants, même pour un verre de vin est complètement normal.

Utrecht propose aussi des brasseries typiques, au design intérieur à tomber, comme Stadskasteel Oudaen sur Oudegracht 99, qui propose une cuisine simple de bistrot mais généreuse, dans un décor baroque où l’on dine sous d’immenses lustres.

 

 

Pour faire quelques emplettes originales, direction Episode (Oudegracht 206) une friperie au choix pointu, et la boutique pour enfants Prinses en Erwtje (Oudegracht 220), qui propose des vêtements en coton bio, du made in Europe, des coupes neutres, et des jouets artisanaux.

Si comme moi vous avez quitté l’Angleterre et ses chaînes de magasins et restaurants tous les 100 mètres, la Hollande vous rappellera des souvenirs, avec Wagamama, Boots, Holland and Barret, et j’en passe!

 

Nous avons réservé en dernière minute l’hôtel Bastion, un 3e étoile en bordure de la ville (environ 5 minutes en voiture), grand, confortable, un peu dénué de charme, mais pratique quand tous les hôtels du centre affiche complet et que l’on vient en voiture.

Utrecht nous a seduit, et cette petite journée donné envie de revenir pour explorer les canaux, et aller à l’Oproer Brouwerij, CAB-Rondom 90A, une brasserie artisanale et restaurant vegan et bio!

 

 

 

Amsterdam

Amsterdam se trouve à environ 40min d’Utrecht, même si circuler en voiture dans la capitale hollandaise peut se révéler un être un casse-tête.

J’ai eu la chance de visiter Amsterdam de nombreuses fois, et même si enchantée par l’architecture et la culture hollandaise, j’ai toujours voulu me plonger dans le quotidien amstedallois, le défaut de ma prospection permanente de nouveaux pays d’expatriation.

 

C’est sous un froid polaire mais un grand soleil, que j’ai pu découvrir Amsterdam sous un nouveau jour, grâce aux bonnes adresses de Mango & Salt, avec pour premier arrêt : Lavinia Good Food, un restaurant cozy et surtout délicieux. Au menu des bouddhas bowls, pancakes vegan et sans gluten à la banane, des golden et matcha lattes. C’est bio, beau, et bon!

De Lavinia (Kerkstraat 176), direction Haarlemmerstraat que je voulais visiter, pour ses cafés et boutiques sympa, et surtout le chemin qui nous a fait longer les canaux, la maison d’Anne Franck, et des façades de maisons magiques pour les yeux. Le froid nous a imposé une pause pour un thé brulant chez Stout, Haarlemmerstraat 73, un café-restaurant découvert au hasard, et je reviendrais peut-être pour un déjeuner, les assiettes avait l’air appétissantes et l’atmosphère vivante!

 

 

J’ai ensuite retrouvé Victoria (Mango&Salt) chez Drovers Dog sur Heemstedestraat, pour s’abriter au chaud et visiter le quartier. L’occasion pour tester le tram avec une poussette, et bonne surprise, il est possible d’acheter des tickets (même en CB) à l’intérieur du wagon, et comme à Bruxelles, des places spéciales sont réservées aux poussettes. Les chauffeurs nous ont également ouverts les portes pour ne pas à avoir à traverser le tram pour sortir. La Hollande est définitivement un pays kid-friendly!

Revenons à Drovers Dog, un café super sympa pour boire un mapple latte, qui comme à Utrecht propose une aire de jeux pour les enfants, prisés des papas du quartier! J’ai eu la chance de rencontrer la passionnante Victoria, qui m’a raconté, entre autres, son expatriation à Amsterdam, qui je l’avoue semble plutôt douce.

 

 

Je reviendrais à Amsterdam pour continuer à explorer la ville, mais au printemps ou en été avec des températures plus chaudes, pour mieux profiter de la visite! Amsterdam est beaucoup plus relax que Londres, mais intense à côté de Bruxelles, que j’aime nommer affectueusement ma capitale de province.

 

Retrouvez les bonnes adresses de Victoria à Amsterdam sur Mango & Salt

 

Quelles sont vos bonnes adresses à Utrecht et Amsterdam ?

Lifestyle

L’endométriose au quotidien, en 2018, quelles évolutions ?

6 March 2018

 

Si vous me suivez depuis quelques temps, vous savez l’endométriose est un sujet qui me tient fortement à coeur.

Atteinte d’une endométriose sévère (stade IV), je partage depuis plusieurs années des articles de sensibilisation, mais aussi des astuces naturelles pour mieux vivre la maladie au quotidien.

J’ai été diagnostiquée en 2011, quand l’endométriose était une maladie quasi inconnue. La plupart des gynécologues ne comprenaient pas la maladie, et aucune communication nationale n’était faite, ce qui rendait le diagnostic extrêmement long et complexe.

Mais aujourd’hui, l’endométriose est largement relayée dans les médias, merci aux femmes malades qui libèrent la parole, aux associations, aux personnalités publiques qui tiennent des tribunes, mais cela a-t-il fait évoluer le quotidien des malades ?

A l’occasion de la semaine européenne de prévention sur l’endométriose, j’aimerais revenir sur les évolutions de la prise en charge des malades, en 2018.

 

L’endométriose s’invite dans la sphère médiatique et publique 

L’effort fait par les associations comme Endomind et Endofrance pour réveiller l’opinion publique sur le scandale de l’endométriose en s’associant à des personnalités publiques comme Julie Gayet ou Laetitia Millot a été efficace. L’endométriose est désormais présente dans les débats publics au ministère de la santé, dans les émissions de télévisions, les magazines, en radio…

Les femmes savent désormais qu’avoir mal pendant leurs règles, au point de devoir s’arrêter de vivre normalement ou ne pas pouvoir se soulager est anormal, et qu’il existe des associations pour trouver de l’information et des contacts de spécialistes. C’est extrêmement positif.

Il y a quelques années, il était difficile de trouver de l’information fiable, on jouait plutôt au petit bonheur la chance avec un diagnostic fait sur Doctissimo. La maladie porte désormais un nom, et le matraquage médiatique semble prendre de plus en plus d’ampleur, preuve que les choses avances.

 

2 mots clefs : hystérectomie et bébé miracle

Pourtant, ce que l’on retient de cette maladie dans les médias reste les femmes qui réussissent à tomber enceinte (Laetitia Millot) et celles qui subissent une hystérectomie en dernier recours (Lena Dunham).

L’entre deux ne semble pas exister entre happy end et solution ultime, la maladie s’arrêterait après avoir eu un enfant ou en se faisant enlever l’utérus.

C’est encore un problème de gros titre vendeurs et articles écrits à la hâte sur un sujet complexe. L’endométriose ne se soigne toujours pas, même après une grossesse, et encore moins en enlevant les organes reproductifs de la femme. L’hystérectomie est efficace (parfois temporairement) uniquement en cas d’adénomyose, en bref si votre endométriose est placée sur la vessie ou le rectum, cette opération ne sera en rien efficace.

Alors quand on ne veut pas d’enfants, et que l’hystérectomie ne sert à rien (encore faut il accepter de le faire), on ronge bêtement ses ongles devant les articles accrocheurs qui pullulent sur la toile. Mieux vaut en parler, même mal, mais parler d’endométriose ?

On parle encore trop peu des douleurs autres que pelviennes due à l’endométriose, comme les problèmes urinaires, digestifs, les difficultés à s’assoir, à marcher, la fatigue chronique, le système immunitaire faible, les douleurs dorsales, la prise ou la perte de poids, la dépression, l’absence de vie intime… L’endométriose ce n’est pas juste avoir mal au ventre pendant les règles.

 

Vie ma vie de malade de l’endométriose

Alors entre deux articles sur une grossesse inespérée, on évoque finalement peu les vrais problèmes, comme le manque de traitements efficaces, car même en 2018 on a toujours le choix entre anti-douleurs qui rendent stone, provoquent des douleurs à l’estomac ou ne sont tout simplement pas efficaces, les contraceptifs et leurs effets secondaires (libido pourrie, bouffées de chaleurs, perte ou prise de poids ou moins de douleurs ?), et surtout jouer au petit chimiste.

Les groupes de soutien de malades sont un excellent exemple, car à force de faire face au manque d’information sur les traitements disponibles, les femmes se regroupent sur des groupes Facebook pour échanger sur les options, les médecins, et la gestion de la maladie au quotidien.

Au Royaume-Uni, où obtenir un rendez vous avec un service spécialisé demande souvent une argumentation solide à son médecin généraliste, et une attente allant parfois jusqu’à 18 mois, l’aide de femmes aguerries à l’exercice se révèle précieuse.

Alors oui, les associations font un travail exemplaire, les essais cliniques se multiplient, mais l’espoir se forme surtout pour les générations à venir.

En attendant, on continue à vivre au jour le jour, en guettant la moindre douleur, entre anti-douleurs, bouillotte, TENS, compléments alimentaires, yoga, méditation, pas trop de sucre, de gras, de gluten, de lactose, de soja, d’alcool, de sel, mais des épices, de l’exercice, mais pas d’exercices violents… Vous comprenez le casse-tête ?

 

Un espoir pour les générations futures et un élan de sororité

Quand je vois mes amies parler ouvertement de leurs menstrues ou des livres comme Le grand mystère des règles de Jack Parker, j’ai bon espoir dans l’avenir.

Que vous soyez atteinte d’endométriose ou non, il faut libérer la parole autour des menstruations et en faire un sujet “commun”. Non les anglais n’arrivent pas, personne n’a ses ragnagnas, et il n’est pas honteux de demander une serviette en public.

Il ne faut pas avoir honte de dire que l’on a ses règles, ou mal au ventre, et que dans certains cas cette douleur est trop intense pour faire certaines choses basiques du quotidien.

Je pense aux jeunes femmes qui grandiront avec l’idée qu’avoir ses règles peut être un non-évenement chaque mois ou une maladie, mais dans les deux cas en rien un sujet tabou.

Pour finir sur une note en demi teinte, rappelons que l’endométriose ne se guérit toujours pas en 2018, et qu’aucune solution ne semble se dessiner dans un court ou moyen terme.

 

Alors, parlez de vos règles, soutenez les femmes atteintes d’endométriose, ne banalisez pas la douleur, et contactez des associations et parlez à votre médecin si vous pensez en être atteinte.

 

Photo de Georgie Wileman

Bien-être, expatriation

Quitter son home office après 5 ans pour un open space ?

9 February 2018

 

Le sujet du bien-être au travail est au cœur des conversations en ce moment. Les employés réclament, à juste titre, des conditions de travail suffisamment agréables pour s’épanouir dans un cadre où l’on passe en moyenne 8 heures par jour. J’ai récemment décidé de quitter un rythme home office 4 jours par semaine, très confortable, pour un open space, après 5 ans dans un cocon, pour des raisons professionnelles mais aussi humaines. L’occasion de partager mes premières impressions sur un univers bien trop souvent idéalisé !

 

Des études en auto-gestion vers les premiers pas dans la vie professionelle

J’ai toujours étudié ou travaillé de manière indépendante, très jeune j’ai quitté le lycée traditionnel pour passer mon bac par correspondance via le CNED, que j’ai obtenu du premier coup. J’ai toujours eu du mal avec les emplois du temps imposés, les heures sur une chaise à écouter un/e professeur.

Après le bac j’ai choisi de faire toutes mes études en apprentissage du bac +1 au bac +5, du BTS à une grande école, j’ai adoré le principe de venir en cours de manière très condensée, et repartir me promener sur le terrain, avec une autonomie complète sur ma gestion des projets d’études.

Mais voilà, le monde de l’entreprise n’étant pas si flexible, et encore moins il y a 10 ans, j’ai vite pris le pli de faire des longs trajets dans les transports parisiens, et passer ma journée en open space à composer avec les autres, le bruit, les réunions, les appels…

Et en 2013, quand j’ai décroché un poste à Washington, j’ai eu la surprise de découvrir que l’entreprise offrait la possibilité de travailler en home office 3 jours par semaine et venir 2 jours au bureau. Parfois plus, parfois moins, le rythme n’était pas imposé aux employés. J’ai continué à travailler pour cette entreprise pendant près de 5 ans, après Washington à Londres, et majoritairement en home office.

Et depuis un mois environ, j’ai décidé de quitter mon cocon pour retrouver le chemin des open space, dans une entreprise, un job, une culture complètement différente, mais toujours flexible !

 

 

Home office, un paradis ?

L’image que l’on a souvent du home worker est une personne qui travaille avec de grosses chaussettes et pyjama en pilou, avec un thé brulant et son ordinateur sous la couette.

J’ai effectivement adopté tous les clichés du home working, les chats en plus, et pourtant je ne travaille pas comme freelance, loin de là. Mon travail consistait à coordonner la communication digitale d’une entreprise internationale, avec des équipes aux 4 coins du monde. Je démarrais parfois mes réunions très tôt avec l’Asie, et tout au long de la journée avec l’Europe et les Etats-Unis dans l’après-midi.

Pour quelqu’un qui passait sa journée au téléphone ou en visio conférence, avec des horaires très variables, le home working était au départ une situation idéale : pas de transport, la possibilité de travailler n’importe où ou presque, et du temps précieux gagné pour d’autres activités personnelles.

Au détail près, que travailler en équipe à distance pendant plusieurs années s’est révélé un frein sur la dynamique et la cohésion de groupe. Manager et participer à des grands projets quand on se voit une fois ou deux par an pour certains, et une fois par semaine pour d’autres est extrêmement difficile. Les emails sont parfois mal interprétés, il est aussi difficile de tisser des liens avec des collègues, d’apprendre d’eux, et d’avoir des réponses immédiates pour des choses toutes simples.

 

J’ai pourtant réussi mon pari, en évoluant dans l’entreprise, où le home working était extrêmement répandu, partagée entre amour de mon confort quotidien, et frustration de ne pas avoir plus de contacts humains quotidiens avec les autres. Moi qui était au départ très introvertie, et en particulier dans le monde du travail, je me suis rendue compte que j’avais changé avec les années.

Parce que travailler à l’étranger, c’est aussi s’imprégner de la culture locale, observer les gens, leurs coutumes, leur mentalité. C’est ce que je faisais en condensé chaque fois que je venais au bureau.

Il y a eu des côtés incroyables au home office, comme le fait de passer une grossesse sereine sans devoir affronter les transports, la voiture, les fauteuils parfois inconfortables, les questions, mais simplement travailler dans mon cocon, jusqu’à la 39e semaine.

Il faut aussi savoir que même si les gens autour de vous peuvent être un facteur de stress, ils sont aussi source de force. Etre seule face à son ordinateur à gérer un projet stressant, quand le reste de l’équipe est autour d’une table est encore plus anxiogène, je l’ai vécu lors de sorties de projets où je manquais cruellement de communication en temps réel.

Un autre aspect que l’on élude souvent, est le fait de manque de contacts humains. Un*e freelance peut travailler dans un espace de co-working, parfois chez ses clients, mais dans mon cas, il était difficile de travailler dans un café, trop bruyant et gênant en visio-conférence et le coworking ne prenait pas de sens. J’ai par contre eu la chance de travailler au UK ou en France quand mon emploi du temps personnel le demandait, sans poser de jour off pour autant.

Autant à Londres, j’avais une équipe sur place qui se déplaçait une fois par semaine, ce qui me permettait d’affronter les transports (1H30 pour rejoindre le Berkshire), et profiter de mes collègues, autant à Bruxelles le deal était différent, j’allais être la seule personne de mon équipe sur le site.

Cette situation couplée à une envie de changer de dynamique, de me faire des contacts dans une ville où le réseau est plus petit, et m’immerger dans la culture belge, m’a poussée à changer d’entreprise et quitter mon home office.

 

 

Confort de vie et carrière, trouver la bonne balance !

Prendre une décision aussi difficile m’a valu quelques mauvaises nuits. Je savais que la situation n’était plus idéale pour poursuivre ma carrière à Bruxelles, moi qui ambitionne d’évoluer dans le management, et que je ne souhaitais pas me mettre à mon compte pour de multiples raisons, la principale étant que je ne veux pas sacrifier ma situation financière.

Mon endométriose sévère et le fait d’avoir un enfant en bas âge ont aussi pesé dans cette peur du changement. Mais j’ai toujours refuser de laisser mes choix dictés par la peur, et l’envie de continuer à évoluer professionnellement à un moment clef de ma carrière, 10 ans sur le marché du travail, 30 ans, et 4 pays, je souhaitais capitaliser sur cette étape charnière.

J’ai donc cherché une entreprise internationale, qui encourageait l’autonomie, la flexibilité, les rendez-vous à l’extérieur fréquents, même si la présence au bureau était évidemment imposée.

Concernant mon enfant, le rythme est rôdé, je l’emmène le matin ou le récupère le soir, une semaine sur deux. Je fais partie des gens qui arrivent tôt au bureau et partent plus tôt, pour pouvoir profiter de mon enfant en fin de journée. Il y a aussi des personnes qui préfèrent arriver plus tard et travailler plus longtemps en fin de journée, le rythme est différent pour chacun/e

Je n’ai pas eu à imposer ce rythme, cela a été discuté dès l’entretien, en toute transparence, pour éviter les mauvaises surprises. J’ai aussi l’aplomb nécessaire aujourd’hui de ne pas m’excuser d’avoir un enfant.

Alors évidemment, j’ai sacrifié un peu de sommeil, et pris le pli d’aller et venir de la maison vers la crèche, de la crèche vers mes rendez-vous, mais sans culpabilité aucune sur mon emploi du temps, je récupère mon enfant à la même heure qu’avant, et je suis toute disponible pour lui jusqu’au coucher, quitte à reprendre mes mails après.

 

 

La réacclimatation avec le monde merveilleux de lopen space 

L’open space est souvent considéré comme un enfer sur terre. J’ai longtemps pensé ça aussi, un peu traumatisée par les gens bruyants, l’obligation de rester sur sa chaise toute la journée jusqu’à 19h. Bref, mon expérience française, l’Angleterre et les Etats-Unis fonctionnant sur un tout autre modèle de mon expérience : profiter d’être au bureau pour travailler avec ses collègues, parfois manger devant son ordinateur, mais partir quand son travail est terminé sans entendre « tu as posé un RTT ? ».

J’ai aussi eu l’occasion de faire un voyage d’étude sur l’environnement du lieu travail, physique comme humain à Copenhague avec mon ex-employeur, voyage passionnant, qui m’a ouvert les yeux sur le fait qu’il était possible de bien vivre quand on travaillait dans un open space. Les danois sont responsables dès le plus jeune âge de leur agenda, et surtout face au savoir-vivre en communauté, chose que l’on cultive naturellement dans les pays du nord. L’idée au Danemark est d’abattre les murs, les bureaux, pour ne garder qu’un maximum d’open spaces et de free-desk (bureaux tournants), pour travailler selon les projets. Les bureaux que j’ai eu la chance de visiter avait souvent une ou plusieurs cuisines, pour se sentir chez soi, et des grandes fenêtres pour laisser entrer la lumière qui fait parfois cruellement défaut dans le nord de l’Europe.

J’ai finalement trouvé un environnement de travail serein à Bruxelles, flexible, avec une forte présence au bureau, le travail dans les médias l’impose avec une dynamique entre les équipes, mais aussi des personnes qui savent travailler ensemble, dans le calme majoritairement, et parfois avec des moments plus drôles pour relâcher la pression. Chacun travaille dans son coin, part en rendez-vous, repart, travaille chez soi, revient au bureau, file en réunion, selon son emploi du temps.

J’ai aussi pris le pli de ramener les choses essentielles pour me sentir chez moi, du thé, des biscuits, de la crème pour les mains avec une odeur que j’aime, un gilet… Et utiliser les cuisines pour prendre mon petit déjeuner quand je pars le matin sans déjeuner, stocker mon déjeuner comme la majorité des gens, ou aller faire mes courses sur l’heure du déjeuner pour me retrouver en solo et faire des emplettes en évitant d’empiéter sur le précieux temps avec mon fils.

Quand je dois écrire et que l’open space est bruyant ? Je fonce dans une salle de réunion. Quand j’ai besoin de me retrouver, je lance un podcast ou une playlist en travaillant. Pour éviter à mon endométriose de faire des siennes, je marche régulièrement, m’étire, travaille sur un ballon, boit beaucoup de tisanes… L’endométriose étant toujours une saloperie dans ma vie, mon choix a toujours été de vivre en gérant les crises au jour le jour.

Faire du temps de transport un temps pour soi 

J’avais perdu l’habitude de conduire ou prendre les transports toute la semaine pour aller bureau. J’ai dû aussi me réhabituer au fait de conduire en ville, ou affronter le métro/tram aux heures de pointes, quoique plutôt facile à Bruxelles.

Si je suis en tram, j’en profite pour écouter des podcasts ou des livres audio, ma nouvelle passion, me mettre dans ma bulle, boire mon thé ou un smoothie attrapé en chemin. Je lis aussi beaucoup plus, car avec un enfant et un boulot, trouver du temps pour lire est un casse-tête frustrant.

En voiture, j’apprécie d’écouter ma musique, des podcasts encore comme Affaires Sensibles, et de me retrouver seule dans mon deuxième cocon, même si les automobilistes sont parfois un peu stressants, je tente de profiter de ce précieux me-time.

Et moi qui n’arrivais pas à développer ma pratique du yoga à la maison, j’ai finalement profité de ce changement de rythme pour aller au studio une fois par semaine ou deux, mais prendre le temps chaque soir de retrouver mon tapis : quel bonheur !

 

Un choix qui confirme mes attentes professionnelles et personnelles

Et finalement, malgré la peur du changement, je me rends compte que quitter mon confort du home office, qui devenait de moins en moins confortable d’ailleurs, était un bon choix. Je rencontre des gens à Bruxelles, construit un réseau, apprend des tonnes de choses au bureau chaque jour, participe à des conférences, des présentations, chose qui commençait à me manquer en home office.

J’ai appris en 5 ans d’home office, à être très concentrée sur ce que je fais au travail, ne pas me disperser, travailler de manière autonome sur une chose à la fois, et cette autogestion est toujours appréciée des gens autour de moi.

Et finalement, ce que je craignais se révèle être une bonne surprise, travailler en bonne intelligence dans un environnement exigeant mais agréable, peut-être possible.

Je n’exclue rien pour l’avenir, peut être que dans quelques années je déciderais d’écrire une thèse, faire une formation pour changer de carrière, ou me mettre à mon compte qui sait ? Aucun choix n’est gravé dans le marbre, pour le moment, j’ai simplement décidé de rejoindre une dynamique sociale plus adaptée à mon arrivée dans un nouveau pays.

Ma vision de l’environnement parfait ressemble à un 4 jours au bureau et 1 jour à la maison pour avoir un calme absolu et rédiger mes dossiers efficacement, et pouvoir jongler avec des rendez-vous, des moments de rédaction, et d’échanges avec mes collègues.

 

J’ai bien évidemment conscience du privilège de pouvoir penser à la notion de bien-être au travail dans le contexte socio-économique actuel, mais elle me semble essentielle pour réinventer l’espace de travail de demain.

Par ailleurs, je prendrais le temps de développer mes découvertes sur le modèle danois, pionniers en matière de bien-être au travail.

 

 

Votre avis sur le sujet m’intéresse beaucoup, comment gérez-vous le bien-être au travail ?