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Lifestyle

#summer Personal branding ou réalité ?

11 August 2017

 

Dans ce quatrième billet d’humeur, j’aimerais partager avec vous une réflexion sur la différence entre vie virtuelle, et vie réelle, et ce que l’on projette de soi sur les réseaux sociaux.

Je discutais avec mon mari récemment sur le fait que je ne reconnaissais parfois plus mes contacts ou amis entre vie réelle et vie virtuelle. Et cela m’a amené à me questionner sur l’image de moi que je choisis de donner à travers ce blog, Twitter, Instagram, ou sur un réseau professionnel comme Linkedin.

C’est un sujet qui m’a toujours passionné, je l’ai étudié pendant mon master, et travaillant dans le domaine de la communication digitale, j’ai toujours un oeil sur cette différence d’expression du je, selon les plateformes sociales.

 

Une histoire d’image 

Instragram, est en ce moment au coeur des discussions : on peste contre son nouvel algorithme, contre les comptes utilisant des photos retouchées et/ou prises avec un appareil photo (et non un smartphone), mais aussi contre la surexposition du moi, voir du culte du corps à l’extrême.

J’ai tendance à penser que l’on choisi ce que l’on veut voir sur un réseau social, surtout celui ci, et Internet est aussi une plateforme d’expression pour les créatifs. J’aime voir des belles histoires, de jolies photos, des paysages du monde entier, et finalement peu importe si elles sont prises avec un reflex ou un iPhone. Il faut faire la différence entre un compte créatif et un compte qui souhaite partager son “quotidien”, les deux démarches ne sont pas les mêmes.

Ensuite sous couvert d’honnêté, il est d’usage de dénoncer le culte du moi pour tirer sur celles et ceux qui osent faire preuve de narcissisme sur les réseaux sociaux. Mais a contrario on encourage le body positivism, et l’acceptation de soi. Pour beaucoup de personnes, exposer son image fait partie d’un processus d’acceptation de son corps ou son identité, et je pousserais même la réflexion sur le fait de partager une image qui n’est pas assez représentée dans les médias et s’approprier l’espace public.

Ce “narcissisme” là, est important et offre une voie d’expression à beaucoup de communautés. Ce qui est hypocrite est de taper sur les femmes qui osent poster des selfies, alors que l’on poste des photos de soi prises et retouchées par un• e photographe, la démarche reste la même : exposer son image sur un réseau social. Le reste n’est que jugement personnel.

Par exemple, j’ai choisi depuis peu de poster plus de photos de moi, car je pense que tenir un blog sans se montrer un peu est dommage (dans mon cas), et je me réconcilie aussi de plus en plus avec mon image et ma personne par cette petite exposition.

 

Partager son histoire

Ensuite, il y a sur Twitter, Instagram, et Linkedin, une poussée du personal branding à l’extrême, de l’expression de soi comme une marque, à travers des histoires et un choix très marketing des images. On le voit en ce moment sur Linkedin, avec le partage d’histoires inspirantes (et souvent fausses) ou de coups de gueules pour du clic. On oublie l’essence de ce réseau : la vie professionnelle, la recherche de travail, le partage d’informations. Il faut se vendre et faire de l’esprit à tout prix, quitte à mentir sur son expérience pro, annoncer des projets avant de même de les avoir débutés et inventer une ou deux anecdotes de vie.

Tout le monde est manager, head of, strategist, sans stratégie et sans équipe. C’est très anglo-saxon, aux Etats-Unis on vous demandera souvent en debut de rendez vous : “What’s your story ?”, et il est impératif de savoir vendre ses projets en 1:30 min à n’importe qui, le fameux elevator pitch. Si vous regardez la version US de l’émission “The Voice”, chaque talent chante peu dans sa présentation mais raconte son histoire : décès d’un parent, maladie, addiction, problèmes financiers, l’objectif est de provoquer une émotion chez le jury et les téléspéctacteurs. Soyons honnêtes, en France ce type de storytelling passe nettement moins bien, mais on voit emerger un developpement de la communication par l’affect sur Linkedin ou Instagram justement.

Sur Internet tout le monde est un peu auteur•ice, blogueur•euse, community manager, influenceur•euse… Il est presque interdit de dire que l’on travaille dans un bureau, habite en ville, n’a pas d’animaux, et ne parcourt pas le globe toute l’année ou pire, n’aime pas l’avocat. Il faut influencer les gens à tout prix. Influencer à l’achat ou influencer les autres à changer leur vie ? Ces deux objectifs restent finalement très consuméristes.

 

Réalité et identité

La monétisation des profils à travers le sponsoring a amené les gens à promouvoir leur image de manière très professionelle. Il faut être inspirant•e, photogénique, jamais malade, toujours heureux•se, ne pas être trop clivant•ante , à défaut parfois de perdre son identité numérique (voir réelle).

Et sans le voir, tout le monde tombe là dedans. Je déteste par exemple me plaindre sur les réseaux sociaux, je déteste lire des plaintes de personnes en général, alors que j’aimerais parfois crier au monde entier que mon endométriose me fait souffrir, que mon fils m’a réveillé 3 fois, et que croule sous le travail, mais au de-là du manque d’intérêt, je n’aime pas exprimer cette partie de mon quotidien. Personne n’aime montrer le désordre qui règne chez soi, ou dans sa tête, et préfère partager de jolies choses, c’est humain.

Quand on tient un blog, notre identité numérique et personnelle se mêle, et le je personnel devient alors le je blog, voir le je professionnel quand on travaille dans un autre domaine la journée. Et ces différentes  identités doivent cohabiter sur les mêmes espaces, ce qui peut devenir complexe.

J’ai toujours cet exemple de cette ancienne amie, qui sur le modèle des blogueuses américaines, très en avance à l’époque sur le story telling, mettait en scène avec un certain succès, sa vie quotidienne. Elle était tour à tour étudiante, personnage médiatique, amoureuse transie, amie à l’écoute, mais surtout avait toujours des projets secrets incroyables et une vie folle. Sauf que je ne reconnaissais pas sa vie à travers ses réseaux, la réalité étant complètement différente. Des annonces de projets fictifs, des études délaissées, un couple en crise, mais surtout l’envie de vendre un quotidien parfait comme aujourd’hui font les starlettes de télé réalité. J’ai fini par me perdre entre ses 2 identités et perdre mon amitié avec cette personne.

Je me souviens aussi de cette star de Myspace il y a bien 10 ans, qui était venue à une soirée d’un ami musicien : elle ne nous a pas adressé la parole de la nuit, mais le lendemain sur son blog a posté des photos de tout le monde, des selfies d’elle au milieu du salon, et des commentaires sur ses nouvelles amitiés et son expérience de vie parisienne trépidante. Peu importe la réalité, et l’ennui qu’elle avait du éprouver pendant cette soirée, elle avait en tête de vendre une expérience biaisée à ses followers•euses, et l’objectif était réussi.

Ces comportements étaient encore minoritaires il y a 10 ans, mais aujourd’hui tout le monde doit afficher une image lissée. Comme ces personnes qui ont besoin de montrer la valeur des choses ou des services qu’ils achètent pour assoir une quelconque crédibilité. Vous savez, l’ami•e qui tague uniquement les marques haut de gamme sur une tenue, et se prend en photo devant un hôtel de Miami, alors qu’il•elle est dans un Airbnb plus simple. La réussite matérielle, ou la réussite par l’expérience, mais il faut avant tout prouver sa réussite.

Suis-je vraiment honnête ?

Quand je poste un article ou une photo de moi, je demande souvent l’avis de mon mari, qui vit loin de ces histoires d’images, pour avoir expérimenté une vie publique pendant plusieurs années.

Par exemple, il rigole toujours des commentaires de lectrices qui me trouvent “si douce”, alors que peu de personnes de mon entourage utilise cet adjectif pour me définir. Au contraire de beaucoup de gens, je suis très virulente dans la vie et moins sur Twitter ou Instagram. J’ai appris à devenir plus calme et surtout bienveillante avec les années, mais au quotidien, il m’arrive encore de sortir de mes gonds très rapidement. Mais ce n’est pas l’image que je renvoie, ou inconsciemment souhaite renvoyer publiquement.

Prenons un exemple avec ma bio Twitter ” Voyage, bien-être, bouquins, vegan, yoga, maternité, santé naturelle et expatriation. Digital com manager “, correspond elle vraiment à la réalité ? Oui, c’est finalement ce qui caractérise le plus mon quotidien, mais pour être vraiment honnête et avec plus de 140 caractères, je pourrais rajouter : passionnée d’écriture, malade d’endométriose, féministe, socialiste, fan de rock gras. Moins doux tout de suite…

Et mes photos Instagram reflètent-elles ma réalité ? Non. Je ne me maquille plus que très rarement, par manque de temps et envie, je ne passe qu’une journée par semaine en famille à me promener dans de jolis décors londoniens, les autres photos sont partagées après. J’utilise des filtres pour avoir meilleur mine, combler les cernes, et embellir les paysages. Mais, je ne mens jamais sur mon quotidien, car il implique souvent ma famille (sans la montrer), c’est la règle du jeu. Il m’est d’ailleurs arrivé peu de fois de frôler le développement personnel de bas étage, et je me suis sentie automatiquement mal à l’aise. Bref, exprimer une image de soi filtrée, mais une image de soi réelle, c’est peut être le compromis à trouver quand on partage un bout de sa vie quotidienne ?

En conclusion, je crois que malgré des collaborations intéressantes, je préfère partager une image de moi naturelle, peut être moins monnayable, et continuer d’échanger avec une communauté fidèle, où chaque commentaire à son sens. Il existe mille et une manière de s’exprimer, de créer, de jouer avec son image, l’essentiel étant de donner une vision de soi fidèle et sincère, peu importe les filtres et les effets.

 

Je vous conseille de lire l’article de Mango and Salt, qui exprime avec beaucoup d’honnêté l’avis d’une blogueuse professionelle sur ces aspects de réalité de l’image, en particulier par la photo.

 

 

Cultivez vous une identité virtuelle différente de votre personalité sur les réseaux sociaux ?

Que pensez vous du personal branding sur les réseaux sociaux ?

Quelle serait votre réelle bio Twitter ou Instagram ?

 

 

 

 

 

 

 

expatriation, Lifestyle

#summer Partir, une histoire de repères

31 July 2017

 

 

En allant voir ma famille en Normandie, je me suis rendue compte que je considérais cet endroit comme ma “maison”. Pourtant, mes parents ont élu domicile dans l’Orne il y a peut-être 2 ans, et je compte mes visites sur les doigts d’une main. 10 jours, c’est le maximum de temps que j’ai passé dans cette région, et pourtant, je me sens chez moi là bas, chez moi comme à Paris où j’ai vécu 15 ans, Marseille où je suis née, ou Londres où je vis depuis quelques temps maintenant.

Je change de ville comme de décoration depuis ma plus tendre enfance, mes parents ont la bougeotte et j’ai été contaminée à mon tour par le syndrome du carton de déménagement. Il y a eu Marseille, Aix, Toulouse, Lyon, Paris, Montpellier, Washington et Londres. Et évidemment, j’ai déménagé dans plusieurs quartiers, histoire de corser le jeu. Au total, près de 30 déménagements au compteur à 30 ans.

Alors depuis toute petite, j’ai appris à me recréer des repères en un claquement de doigts : quelques objets fétiches, mes animaux, une odeur, et surtout beaucoup d’imagination me suffisait pour se sentir chez moi. Je ne dis pas que la situation était idyllique, loin de là, mais j’en ai au moins tiré des qualités d’adaptations.

À chaque fois que l’on me demande d’où je suis originaire en France, je prends quelques secondes à répondre, et la réponse est longue (et ennuyeuse) : Marseille, mais un peu Paris aussi, et des bouts de villes par-ci par-là.

Paris, est là ville où j’ai passé le plus de temps dans ma vie, celle que je connais par coeur. Je lui ai même dédié un article sur Biobeaubon en 2014. J’adore Paris, je me sens comme à la maison, même si j’y passe désormais quelques jours par an, mais cela renforce mon âme de touriste. C’est la ville des premières fois, de l’adolescence, des sorties, des études, du mariage, des amies.

Alors que Marseille, c’est toute mon enfance, l’histoire de mes parents et d’une bonne partie de ma famille. Il y a toujours une anecdote quand je voyage avec eux en Provence, notre premier appartement, les premiers pas de mon frère, le premier baiser de mon père (et oui), et les odeurs fleuries du mas familial.

Montpellier, le début de la vingtaine, le premier tatouage, les copains, les studios, les voitures avec un A collé à l’arrière, les soirées, les amourettes.

Washington, le saut dans le vide, les forêts, les lacs, les vignobles, les copains, mon Land Rover immense, et la découverte du yoga.

Londres, l’âge adulte, les cafés, les maisons colorées, ma grossesse, la naissance de mon fils.

Et si j’ajoute à tout cela, tous les pays traversés où j’ai accumulé des souvenirs, vous comprendrez pourquoi je n’arrive pas à répondre à la question piège “Mais, tu es originaire de quel endroit ? ” Partout !

Pourtant quitter Paris pour Washington a été un déchirement. Je savais que j’allais réaliser un rêve, que j’avais pris la bonne décision, et pourtant j’étais incroyablement triste de quitter mes repères et surtout ma famille. Ma plus grande chance a été d’avoir des parents qui étaient déjà passé par là, plein de bienveillance et de conseils motivants (de Kleenex aussi).

Aujourd’hui il y à Skype, WhatsApp pour communiquer facilement avec les proches, et je n’ose même pas imaginer la vie des expatriés 30 ans auparavant. Toute ma famille échange quotidiennement des photos sur un groupe WhatsApp, pour ne rien manquer de la vie des enfants et petits enfants. C’est vital de réussir créer de nouveaux rendez-vous, car il nous arrive parfois de ne pas nous voir pendant de longs mois.

Aujourd’hui, j’envisage de partir dans une autre ville, ou un autre pays, et pourtant je n’ai pas peur de quitter mes repères. Londres est un cadre, mais j’aime croire que ma petite famille restera une fondation solide, peu importe l’endroit où l’on ira. Les endroits bougent, mais tant que ça finalement, on retrouve toujours les mêmes odeurs, et les coins de rues qui nous sont familiers. Finalement, on apprend à se créer des repères, à 100m ou 1000km de chez soi.

Petite, j’aimais changer de maison car je pouvais choisir une nouvelle décoration et de nouvelles couleurs pour ma chambre, et m’inventais un monde imaginaire avec 3 cartons de déménagement ou finissais par lire dans l’escalier (chacun ses petites lubies).

Aujourd’hui, j’aime déménager pour découvrir de nouveaux endroits et de nouvelles cultures. Et pour éviter de se sentir perdu(e), il suffit d’apprendre à recréer sa bulle et transposer ses habitudes: aller dans un cours de yoga, trouver un café cosy, une bibliothèque : un pas après l’autre, un repère après l’autre, il faut accepter de se sentir perdu(e).

Paradoxalement, je veux que mon fils grandisse avec des repères stables, tout en cultivant ses facultés d’adaptation. Il y a un juste milieu entre avoir un pied dans plusieurs pays, et changer d’école et de maison tous les quatre matins non ?

 

Si vous avez peur de déménager, ou même changer de cadre, faites un petit exercice : rappelez vous de la dernière fois où vous avez du changer de travail, ou d’appartement, et du sentiment que vous avez ressenti en posant vos affaires pour la première fois. Perdu(e) ? Très certainement.

Regardez vous maintenant : vous êtes désormais chez vous et chaque recoin de votre bureau ou appartement vous semble désormais familier. Vous pouvez presque décrire la petite fissure au plafond les yeux fermés. Photographiez cet instant T, et répétez vous que vous réussirez à recréer des repères lors de votre prochaine aventure… comme vous l’avez fait dans le passé!

J’essaie de me rapeller de cette sensation, chaque fois que je démarre une nouvelle vie, pour éteindre la petite voix dans ma tête qui répète ” Là, c’est le déménagement de trop !”.

Mais comme Richard Bach le dit si bien :

Brisez vos limites, faites sauter les barrières de vos contraintes, mobilisez votre volonté, exigez la liberté comme un droit, soyez ce que vous voulez être. Découvrez ce que vous aimeriez faire et faites tout votre possible pour y parvenir.  

 

 

 

Êtes vous plutôt maison de famille, été dans le même village chaque année  ou souvenirs aux quatre coins de l’Hexagone ?

Et d’ailleurs, d’où venez vous ?

 

 

 

expatriation, Lifestyle

#summer Une envie de vert et d’ailleurs

26 July 2017

 

Je continue ma série de billets d’humeur de l’été. Tout d’abord, toutes mes excuses pour le bug de commentaires non accessibles sur mes 2 derniers articles, WordPress me fait des blagues ces derniers temps.

Je reviens de 10 jours à la campagne, dans la jolie région de Normandie. 10 jours où j’ai eu la chance de respirer le bon air, et tout simplement ralentir.

J’ai vécu dans des environnements complètements différents ces dernières années : des appartements parisiens, un appartement en pleine nature en Virginie, un appartement dans le centre de Londres et une maison dans le nord-ouest londonien.

Je me rends compte, que je rêve chaque jour de revenir en Virginie au milieu des lacs et forêts, à faire le farmer market chaque dimanche d’été, et me baigner après le travail.

Vivre à Reston était le parfait compromis, une vie plus calme en pleine nature, où tout était accessible en 10 minutes de voiture : commerces, restaurants, complexe de sport, Washington à 30 minutes et New-York en 4 heures.

Quand l’envie d’un week-end urbain nous prenait, on filait à Philadelphie ou New-York pour découvrir de nouveaux restaurants, arpenter les boutiques et les expositions. 3 jours c’était parfait pour prendre un bol d’énergie et d’idées nouvelles, et apprécier notre cocon de nature au retour.

J’adore vivre dans une grande capitale, je rêve de Tokyo, de New-York, de Séoul, mais aspire désormais à une vie plus calme. Ces derniers jours, j’ai mangé des légumes et fruits du jardin, pris le temps de lire sur un transat, fait le tour du lac en fin de journée, et bu du cidre local.

Cette envie de ralentir devient presque viscérale pour les urbain(e)s que nous sommes, je me souviens d’un été à Lanzarote, où nous avons passé 3 semaines sans wifi, à découvrir l’île, lire, écrire, joué de la guitare, et regarder des vieux films avec Elvis Presley. C’était le paradis.

Avoir un enfant a radicalement changé ma manière de vivre, les voyages aussi, et le rat des villes que j’étais a besoin de calme. Les Etats-Unis avec un bébé ne semblent pas une bonne idée, mais des Reston compatibles avec une jeune famille et nos deux jobs, ça doit bien exister ? Des capitales plus petites, des villes plus saines et plus vertes.

Je parle souvent de respirer “le bon air”, et ce n’est pas une expression anodine, loin de là. Londres est une ville extrêmement polluée, respirer à plein poumons est parfois impossible, j’ai même du apprendre à donner de la ventoline à mon tout petit. C’est pourtant vital de le voir respirer sans éternuer, sans siffler.

J’ai la chance de vivre dans une ville qui est un musée à ciel ouvert, culturellement très riche, à l’architecture élégante, mais si peu adaptée aux bébés, et le Brexit nous a aussi beaucoup refroidi soyons honnêtes. Je ne vous cache pas que j’ai 2 destinations en tête, mais on avance pas à pas.

Finalement, je vais au même studio de yoga, apprécie mon café de quartier et déjeune dans mon restaurant coréen favori. Avoir autant de choix autour de nous est il vraiment nécessaire ?

Le casse tête est de trouver un endroit vert, compatible avec nos deux boulots, où mini pourrait grandir sereinement.

Toutes ces pensées en désordre me font réaliser que cette période de changement est passionnante mais surtout nécessaire. Je me rend compte du privilège d’avoir ce genre de réflexion, et n’ai pas pour ambition de faire déménager mon enfant tous les 3 ans, pour l’avoir vécu c’est déstabilisant. L’objectif est de poser enfin nos valises dans le prochain pays d’accueil.

Alors on avance, réfléchi, discute, consulte des tonnes de sites… Suite de ce feuilleton au prochain épisode!

 

Votre avis m’intéresse ! Si je vous dis famille, nature, capitale, Europe … quelles villes vous viennent à l’esprit ?

Lifestyle

#summer 20 things about me

11 July 2017

 

 

Ces derniers temps, j’ai envie de vous partager des billets d’humeurs plus légers sur le blog. J’ai souvent été taguée pour partager 20 choses sur moi, sans oser écrire un article un peu narcissique. Et puis finalement, je me lance, l’occasion de vous partager des anecdotes rigolotes et personnelles sur ma vie!

 

  • Je m’appelle Anouchka, j’ai 30 ans et habite à Londres depuis novembre 2014, j’habitais avant dans la région de Washington DC
  • Je suis née à Marseille, mais j’ai vécu à Aix, Toulouse, Lyon, Montpellier et Paris
  • Mes parents, mes grands parents et une partie de mes arrières grand-parents ont vécu à l’étranger, ou immigré dans un autre pays.
  • Je pourrais passer mes journées dans un café, une bibliothèque et/ou un studio de yoga
  • J’aime le silence par dessus tout, je suis capable de passer des journées à lire ou écrire sans bruit
  • Etrangement, je suis passionnée de musique, plus particulièrement de rock, punk, métal, stoner, et musique des années 60
  • J’adorais faire la fête en étant plus jeune, et je suis désormais très casanière, et fuis les bars pour les diners (voir déjeuners)
  • J’ai une petite famille dont je suis extrêmement proche, je confie tous mes états d’âme à mes parents
  • Je suis de nature solitaire, mais depuis mon départ de France, je suis devenue très sociable et j’ai découvert de belles amitiés grâce à ce blog
  • Je suis devenue végétarienne du jour au lendemain il y a bientôt 7 ans, et vegan en vivant aux Etats-Unis
  • Je marche par phase, presque monomaniaque, à écouter la même chanson, manger le même plat, porter la même couleur
  • J’ai une excellente mémoire, je me souviens de chaque détail de ma vie depuis toute petite. Ce qui m’a permis d’étudier facilement, mais paradoxalement peut être lourd à gérer au quotidien
  • J’aime la nourriture (très) pimentée, grâce à mon père qui mange des piments oiseaux avec chaque aliment depuis petit
  • En général, personne ne devine que je suis d’origine kabyle, malgache, italienne, russe et française
  • Je suis très sensible aux bonnes ou mauvaises énergies des gens
  • Je ne bois pas de café, mais voue un culte au matcha (vert, latte, en gâteau, glace…)
  • Mes villes favorites sont Tokyo, New York et Londres, mais je rêve de vivre à Lanzarote
  • Je ne suis pas du tout (du tout) tactile
  • Il me faut du temps pour me débarrer de l’univers d’un livre et ses personnages une fois fini
  • Là, tout de suite, maintenant, je me téléporterais bien au Centre Georges Pompidou

 

A vous! Partagez 1, 5, 20 choses sur vous en commentaires. Je suis curieuse de découvrir plus de choses sur vous. 

 

Edit 25/07/2017 : suite à un bug, la fonction commentaire ne fonctionnait pas sur cet article. Merci de m’avoir fait remonté l’erreur qui est maintenant réparée. Anouchka

Bien-être, Lifestyle

J’ai testé la Ma BiHo Box, la box saine et gourmande

6 July 2017

 

Ces derniers temps, je vois fleurir de nombreux projets innovants et éthiques, et Ma BiHo Box fait partie de ce nouveau vent frais. J’ai eu l’opportunité de recevoir un exemplaire de cette nouvelle box, qui propose une sélection d’aliments sains, ainsi que des conseils pour apprendre à mieux consommer et cuisiner. Etant vegan, intolérante au gluten, et maman depuis peu, je recherche toujours des recettes simples, rapides, mais gourmandes. Ma vision de l’alimentation se situe entre le plaisir et la santé, avec une approche naturopathique, manger en se faisant plaisir mais en aidant aussi son organisme à garder un équilibre physique et émotionnel. J’aime cuisiner avec des aliments non transformés et des épices, qui permettent de relever un plat de légumes ou légumineuses en un coup de main, et surtout éviter les sauces trop riches.

Ma BiHo Box est un concept malin, si vous cherchez à manger de manière plus saine, et êtes un peu perdu(e)s dans les rayons de votre magasin bio. La box propose des indispensables à avoir dans sa cuisine, et un livret explicatif conçu par une nutrithérapeute avec des explications sur chaque aliment, des recettes et des conseils pour apprendre à cuisiner différemment.

 

Au menu !

Ce mois ci j’ai découvert dans la BiHo Box :

  • des lentilles corail
  • des chips de lentilles
  • du sucre fin de coco
  • Ciao le sel doux! d’Aromandise
  • du lait de coco
  • de l’huile de sésame

Des basiques indispensables à toujours avoir dans sa cuisine pour un apéritif, diner, déjeuner rapide et gourmand. Mes coups de coeur sont Ciao le sel doux! d’Aromandise un mélange de sel et d’aromates qui permet de relever ses plats tout en baissant sa consommation de sel. Il faut savoir que les aliments transformés contiennent généralement beaucoup de sel, l’idéal étant de consommer des produits bruts (légumes, fruits, desserts…) cuisinés avec des épices.

Les chips de lentilles Lima sont également excellentes en apéritif, et justement peu salées, et source de protéines. Idéal pour varier des apéritifs crudités et humus, même si il est bien difficile de se lasser de humus non ?

J’avais oublié des lentilles corail ces derniers temps, c’est d’ailleurs une légumineuse que j’ai découvert en devenant vegan, quand je me renseignais sur les différentes sources de protéines végétales. Il faut savoir que les lentilles corail sont également riches en sel minéraux et fibres, ne nécessite pas de trempage, cuisent rapidement et sont très digestes. Ma recette favorite est le dhal de lentilles corail curry-coco. Pour changer de ma mono recette de lentilles, le livret ma BiHo Box propose un mijoté de lentilles corail, et une recette de tartinades qui nécessite quelques minutes et peu d’ingrédients (miracle).

Même si j’utilise très peu de sucre au quotidien, je suis ravie d’avoir reçu du sucre de coco pour parfumer mes desserts ou porridges avec une alternative au sirop d’agave. J’essaie des gâteaux que lors de sorties goûters dans des cafés, et ne pas acheter de boissons sucrées ou jus de fruits industriels à la maison. On limite la casse! Le livret vous explique d’ailleurs très simplement les effets du sucre sur notre organisme et pourquoi il est si important de baisser sa consommation.

Dans ce même livret, on retrouve des idées de menus, une liste de course complémentaires, et les fruits et légumes du mois. Une excellente base pour s’initier à la cuisine saine pas à pas!

 

 

Des cadeaux !

Et j’ai littéralement craqué sur les 3 cadeaux offerts avec la box :

  • un cabas isotherme pour les courses et les piques niques. C’est un bien précieux à Londres, car il n’existe pas de sac isothermes dans les supermarchés (bravo la chaine du froid). Et l’été rime aussi avec journées au parc, je suis ravie d’avoir un joli cabas pour garder mes plats au frais!
  • Un crayon à planter, le principe est malin : un vrai crayon à papier, que l’on peut planter quand il devient trop court. A moi les plants de basilic, et une bonne idée pour initier les enfants au jardinage.
  • Des cups pour mesurer facilement les quantités dans vos recettes. Je mesurais tout jusqu’à présent avec une Mason Jar (elles sont graduées sur le côté) mais je vais me faciliter la vie avec ces cups…

 

 

 

Vous l’avez donc deviné, gros coup de coeur pour Ma Biho Box, si vous souhaitez vous initier à la cuisine saine, c’est un excellent point d’entrée!

 

A noter le prix mensuel de Ma BiHo Box est de 39,90 € et 50 centimes de chaque box sont reversés à des 2 associations : Terre de liens  et On passe à l’acte! Si vous êtes intéressé(e) par Ma Biho Box, je vous offre 5 % de réduction avec le code ANOUCHKA

 

Site de Ma Bio Box

 

 

Edit 25/07/2017 : suite à un bug, la fonction commentaire ne fonctionnait pas sur cet article. Merci de m’avoir fait remonté l’erreur qui est maintenant réparée. Anouchka

Maternité

Ce qui a changé dans ma vie depuis la naissance de mon enfant

27 June 2017

 

Je me suis toujours demandé ce qu’un enfant allait changer dans ma vie. Enceinte je n’arrivais pas à me projeter avec un enfant, j’ai vécu une très belle grossesse, en connexion avec cette petite personne, mais il m’était impossible d’imaginer l’après. Aujourd’hui, je commence à avoir du recul sur tous ces changements qui se sont opérés dans ma quotidien depuis 7 mois. C’est simple, tout a changé.

Avoir un enfant n’est pas qu’un bouleversement d’organisation, d’agenda, ou de finances, c’est aussi une manière de renaitre, et se redécouvrir, faire surgir des questions et parfois des bouleversements.

 

J’ai découvert une nouvelle personne 

Et je ne parle pas de mon enfant, je parle de moi. J’ai toujours été plutôt sanguine, impatiente, et sauvage, mais depuis la naissance de mon fils, je me découvre différente. J’ai appris à me caler sur sur son rythme, et accepter que parfois, nos envies ou besoins sont différents. Je ne panique plus quand il pleure, je sais qu’il faut parfois l’entourer de douceur pour apaiser ses petites colères. Et quand un objet tombe, une fois, deux fois, dix fois, j’accepte qu’un petit humain de 7 mois ne comprenne pas le non, et qu’il ai une manière bien spécifique de découvrir le monde.

J’ai l’impression de découvrir une nouvelle personne, de développer des capacités qui me semblaient jusqu’ici inconnues. Tout ce qui me semblait immuable a changé, cette douceur dont je peux faire preuve, le fait d’apprécier un contact physique permanent avec une autre personne, partager tout mon temps libre avec lui, alors que je suis si solitaire. C’est très déstabilisant de se voir évoluer si vite, sans rien maitriser, mais j’ai décidé de vivre et lâcher prise.

 

Je dis stop, avant que la situation dégénère

Devenir plus calme ne m’empêche pas de saturer parfois, bien au contraire. Avant, j’avais tendance à avaler des couleuvres jusqu’à exploser de colère ou d’incompréhension. J’ai appris depuis sa naissance à ne plus attendre que les situation dégénèrent mais opter pour un échange au quotidien. Le débat peut être calme, ou plus animé selon le niveau de fatigue, mais l’essentiel est d’exprimer une émotion ou un dysfonctionnement, et surtout trouver des solutions.

Travailler à temps plein avec un bébé, nos 2 emplois du temps, et le besoin d’aller pratiquer au studio ou au tennis pour lui, demande beaucoup d’organisation et de souplesse, et souvent des réajustements. Il faut écouter l’autre, exprimer son point de vue, et oser dire “Ca ne va pas, j’ai besoin d’aide”.  En tant que parent, il est difficile de lâcher prise, et l’essentiel est d’accepter que l’autre fait de son mieux, parfois en utilisant des méthodes différentes, qui ne sont pas mieux ou moins bien.

 

J’ai appris à sourire, pour de vrai

Je me rend compte à quel point il m’était difficile de sourire naturellement à quelqu’un avant.  Ce n’est pas dans ma culture de parisienne qui se méfie de tout et tout le monde, mais depuis mon départ, j’ai appris à vivre à l’anglo-saxonne, dire bonjour et sourire quand une personne vous parle, et être plus ouverte et souple.

Mais, le sourire de mon fils provoque chez moi un sourire instantané, un vrai sourire. Même quand je suis épuisée, et qu’il continue à gigoter partout, je finis par rire. Les gens dans la rue nous arrêtent aussi à longueur de temps, et cela me force à communiquer plus facilement, sourire, échanger quelques mots. La lumière attire la lumière, les sourires attirent les sourires, et je reçois beaucoup de bienveillance ces derniers temps.

 

Je n’arrive plus à m’intéresser à ce qui ne me passionne pas

J’ai souvent vu que beaucoup de parents vivaient un changement de vie ou carrière après l’arrivée d’un enfant. De mon côté, j’ai vécu une expérience si forte pendant ma grossesse, l’accouchement, et cette nouvelle vie ensuite, que j’ai ressenti le besoin de m’investir dans ce qui faisait sens pour moi. Le yoga, ce blog, mes lectures, écrire, m’investir dans certains engagement politiques ou sociétaux, et être à l’écoute des autres. Je n’arrive plus à m’intéresser à des choses sans importance. Ca changera surement, et c’est peut être une passade mais je trouve cette période passionnante. Mais pour le moment, j’ai besoin de me reconnecter à moi même et aux autres, sans perdre du temps sur des débats stériles, et des histoires d’apparence.

Ca c’est pour le côté positif, pour le coté négatif, c’est que je ressent un besoin urgent de réorganiser ma vie, comme un besoin viscéral d’air frais. J’espère pouvoir vous en parler plus longuement dans un article, avec plus de recul.

 

La négativité des autres a peu d’emprise sur moi 

C’était déjà le cas avant, j’ai grandi dans une famille qui pense qu’il faut s’éloigner des gens qui envoient des ondes négatives. Rien de rationnel, du ressenti, mais j’ai toujours évolué avec cet instinct. Quand j’étais enfant, ou adolescente, voir même jusqu’à 25 ans, je me souciais terriblement du regard de l’autre et j’avais très peur d’être rejetée. Et puis, j’ai quitté la France, Paris et son environnement particulier, et appris grâce au yoga et à la méditation à me débarrasser de ces poids. Pardonner, avancer, se concentrer sur les personnes positives et s’écouter. Depuis, le jugement de l’autre m’importe peu, je sais reconnaitre les conseils bienveillants, mais j’ai une base solide d’amis et de famille proche, je découvre de belles personnes, et le reste ne mérite pas beaucoup d’intérêt.

Quand votre enfant pleure dans un avion, la réaction n’est jamais parfaite : soit on reste bienveillante et tout le monde s’impatiente, soit on est plus ferme et les gens s’indignent. Et je n’imagine pas les parents qui donnent un téléphone avec un dessiné animé à leurs enfants : un écran ? Alors il faut apprendre à se détacher et faire comme on peut.  Pareil pour le fait d’exposer ou non son enfant sur les réseaux sociaux, faites comme bon vous semble et détachez vous du reste.

Depuis la naissance de mon fils, ce sentiment de détachement a été décuplé, j’ai lu tellement de bons et mauvais conseils et essuyé le jugement sur l’éducation que je souhaitais lui donner, que j’ai appris très vite à me débarrasser de toute emprise que les autres peuvent avoir sur moi. Et on vit mieux, plus sereinement quand on donne de l’importance uniquement aux gens positifs.

 

Je ne veux pas lisser la réalité

Je n’ai pas eu l’accouchement rêvé, mais c’était une expérience forte, malgré les couacs médicaux. Au début, je lisais des témoignages sur les réseaux sociaux, et j’ai commencé à culpabiliser. Le post partum, la fatigue, tout ça n’aidait pas à prendre du recul facilement. Et j’ai compris que je n’étais pas le problème, que mon corps avait suivi son rythme, que le corps médical avait fait de son mieux, je l’espère, mais que j’avais expérimenté une conséquence du manque de moyens financiers que subit ce pays en matière de santé.

Alors non mon fils ne mange pas toujours des petits pots bio et maison, il dort parfois sans prendre son bain, porte des couches jetables, mange dans mon assiette, tripote mon téléphone, parfois je lit même un article en donnant le biberon. Je n’ai aucune honte à dire que je suis parfois heureuse de le laisser à sa nounou et savoure mon verre de vin devant Netflix quand il est enfin couché.

C’est dur d’être parent, oui on l’a voulu, très fort, mais la course à la perfection est stupide. Un enfant est bruyant, toujours plein de taches, fait des bulles de bave, lance de la nourriture, vous tire les cheveux, et cette spontanéité dérange. Je ne chercherais jamais à la lisser, au contraire, à l’encourager le plus longtemps possible (sauf pour les cheveux, c’est douloureux).

 

Je me rend compte en écrivant cet article à quel point cette période est positive et fascinante, mais aussi pourquoi beaucoup de gens ne souhaitent pas avoir d’enfants. J’ai accepté avec plaisir ce changement, et le fait de manquer de contrôle sur les choses, mais j’imagine aisément que l’on ne souhaite expérimenter pas ce grand chamboulement.

 

Je suis très intéressée par vos retours, si vous avez peur ou ne souhaitez pas avoir d’enfants pour ne pas bousculer votre vie actuelle, ou si au contraire l’arrivée d’un enfant a changé votre personnalité.