Archives

expatriation

L’expatriation en couple, conseils pour préparer son aventure

20 November 2017

Si vous pensez à franchir le pas de l’expatriation en couple, préparez vous à vivre un grand huit émotionnel. Même si l’idée de vivre à l’étranger à deux peut faire rêver plus d’un couple, il faut savoir que l’expatriation est très différente du voyage, même en longue durée. Le taux de divorce des couples expatriés étant de 54% supérieur à la moyenne nationale, il est primordial de préparer en amont son projet pour éviter les dégâts, et construire une expérience positive.

 

Définir le projet ensemble

Partir oui, mais quel sera votre projet sur place ? Si on s’expatrie souvent suite à une opportunité de travail, il est logique que l’un*e d’entre vous fasse le choix compliqué de quitter sa situation.

Selon les pays, il est plus ou moins facile d’obtenir un visa de travail, et ne négligez pas l’impact du changement qui vous attend après ce nouveau départ. Quelle est la probabilité de trouver du travail dans votre secteur ? Votre formation sera t-elle reconnue sur place ? Des questions auxquelles il est nécessaire d’avoir toutes les réponses, des pistes à trouver dans mon article : L’expatriation oui mais comment ?

L’expatriation est aussi une opportunité pour se réinventer, pourquoi ne pas utiliser ce moment pour entamer une reconversion professionnelle et se lancer dans un projet d’écriture, d’auto-entreprenariat, d’études, ou d’associatif ? Les possibilités sont multiples, pensez à contacter des personnes sur place via des blogs, twitter, facebook, qui regorgent de comptes d’expatrié*es.

Avoir un projet (qui évoluera avec le cadre de vie), est essentiel pour éviter de se retrouver en attente de l’autre, qui pourra vivre plus facilement son expatriation grâce au travail. Même réflexion sur la perte d’autonomie financière éventuelle à l’arrivée dans un nouveau pays. Cette situation peut devenir une porte ouverte aux tensions qui s’accumulent aux difficultés logistiques et émotionnelles à l’arrivée dans un nouveau pays.

Si l’expatriation est un projet de couple, il ne faut pas oublier de définir son projet personnel pour profiter pleinement de cette expérience.

 

Communiquer sur ses peurs, joies et doutes

Derrière les jolies photos de cette nouvelle vie que l’on aime partager, s’expatrier c’est aussi du stress, de la fatigue et beaucoup de doutes. 3 semaines après l’arrivée à Bruxelles (3e expérience en couple) que déjà la phrase “J’en arrive à me demander si on a fait le bon choix” a été prononcée.

Et c’est normal, on quitte un cocon familier pour repartir à zéro, mais avec la chance de le vivre à deux.

Avec l’expérience on apprend à reconnaitre et apprivoiser cette période de doutes qui envahi chaque nouvel expatrié*e à l’arrivée.

Il faut l’exprimer, en parler, car on se rend souvent compte que l’autre vit exactement la même situation.

La force d’un couple est d’avoir une personne sur qui s’appuyer quand le moral est en berne, ce qui est beaucoup plus complexe quand on vit l’expérience en solo.

La journée a été mauvaise ? C’est le moment parfait pour une livraison de makis, une bouteille de vin sous un gros plaid, ou sortir au restaurant!

Prenez soin l’un*e de l’autre, vous êtes les piliers de ce nouvel équilibre.

 

Un mélange d’équipe, d’amour et d’amitié 

Partir c’est dire au revoir à sa famille et ses ami*es, et se retrouver en tête pour gérer le quotidien, sans l’échappatoire du verre ou cours de yoga entre amies.

Evidemment que l’on se créé un nouveau cercle de proches, mais cela prend du temps et demande des efforts d’intégration.

En attendant profitez d’être deux pour découvrir votre nouvel environnement. Balades, découvertes, activités culturelles, l’expatriation est un excellent moyen d’insuffler de l’air frais dans son couple.

J’aime voir mon couple comme une équipe, ou je suis parfois une femme, une amie, une coach mais surtout la fondation d’une équipe qui avance soudée.

Les moments difficiles existent, la maladie, la perte d’un*e proche peuvent être très dur à gérer à distance, il faut impérativement ouvrir le dialogue et prendre soin de l’autre dans ses moments là.

Pensez aussi à vos ami*es et famille disponibles grâce à Skype, WhatsApp ou Facebook en un clic!

 

Partager les connaissances et les hobbies

J’ai fait du tennis en Virginie car mon cher et tendre est mordu de terre battue, il est venu également faire du yin yoga avec moi car j’avais besoin de partager mon univers.

Au départ, notre règle a été de mutualiser les nouvelles connaissances et les activités (tout en se consacrant du temps pour soi). L’idée est de vaincre sa timidité et créer un nouveau cercle social.

Les meetups sont d’excellents moyens de rencontrer de nouvelles personnes, et si cela semble intimidants, profitez d’être deux pour briser la glace!

L’éloignement de vos proches peut être pesant sur le moral, et même si vous avez tendance à être solitaire, il est important d’avoir des gens sur qui compter mais surtout, c’est essentiel pour découvrir une nouvelle culture, en apprendre plus sur la ville, les évènements et bonnes adresses, et prendre ses marques pas à pas.

 

Et je vous rassure, même si ce n’est pas toujours évident, après 10 ans de couple, 1 enfant, 2 chats, 4 pays et plus de 4 ans à l’étranger, je continue de me dire que l’expatriation est le choix de notre vie.

 

J’aborderais prochainement le sujet de l’expatriation en famille, la maternité à Londres, et je répondrais à toutes vos questions sur l’expatriation dans une FAQ. 

Continuez d’envoyer vos questions sur Facebook, en commentaires ou par email ! 

 

 

Bruxelles, expatriation, Voyages & Adresses

Premiers pas à Bruxelles, ma belle

7 November 2017

 

Ca fait un bail que je n’ai pas posté d’articles par ici. Ma liste d’articles à écrire s’agrandit de jour en jour mais j’ai une très bonne excuse : un grand déménagement !

Déjà 10 jours que l’on a emménagé à Bruxelles. Par “on” je veux dire, ma petite famille d’un humain, un autre humain miniature et deux chats.

J’avais déjà testé le déménagement Paris-Washington sans connaitre la ville d’atterrissage, Washington-Londres avec pour seuls repères Camden et Soho, mais cette fois ci expérience et bébé obligent, la stratégie a été différente.

Grand changement, nous avons trouvé notre maison et la crèche du mini avant d’emménager, et croyez moi ça change tout. Je n’ai pas vécu de grand choc cette fois, je savais d’avance à quoi allait ressembler la maison, ma chambre et la ville. Parce que 3 jours off pour un déménagement d’un pays vers un autre, il valait mieux être organisé un minimum.

 

3 jours pour visiter trouver notre appartement et 3 jours (et des parents en or) pour préparer les cartons et déménager nos affaires.  Autant vous dire que la reprise s’est faite sur les rotules, heureux mais crevés (mais heureux).

Parce que Bruxelles est une ville qui m’apaise. Je la trouve poétique, j’aime ses facades élégantes, ses couleurs d’automne, le fait que tout soit proche. A Londres, je comptais toujours 45 min pour faire un trajet, alors que notre maison était plutôt centrale! Le fait de pouvoir marcher, ou prendre le tram pour aller et venir change littéralement la vie.

Bruxelles est une capitale européenne, il doit y avoir près de dix nationalités différentes rien que dans notre immeuble, mais à taille humaine. Et pour autant, on ne ressent pas cet effet de foule, voilà ce qui réussit à m’apaiser.

J’avais pris l’habitude que le dimanche soit un jour de la semaine quelconque, premièrement parce que mon cher et tendre travaillait souvent, et que tout était normalement ouvert. J’expérimente les vrais dimanches, ceux où le programme est brunch, ballade, café, et surtout du temps en famille.

 

 

Alors oui, j’ai une fois de plus perdu mes repères, mon studio de yoga me manque, et ma patisserie favorite encore plus, mais j’en construis d’autres : ce café où nous avons fêté la trouvaille de notre maison bruxelloise, si chaleureux et familial, ce restaurant végétarien mi-resto mi-fleuriste, où je pourrais passer des heures, les petits commerçants du quartier.

J’adore cette impression de ville du nord, le vent froid qui balaie mon visage de bon matin, l’odeur de gaufre des camions jaunes, les panneaux en flamand et en français, et les boutiques de design qui bordent la rue que je prends chaque jour.

Doucement j’explore, une rue après l’autre, comme si j’avançais sur la pointe des pieds. Mais on se sent bien ici, c’est joli, vivant et surtout un chapitre neuf de ma vie. Et croyez moi, ce n’est que le début du grand changement, comme si la vie me donnait des appels du pied pour me lancer dans le vide, encore.

Un carton après l’autre, la maison devient confortable, et après une semaine à avoir étudié le design danois et l’art du hygge à Copenhague, j’ai pour objectif d’avoir l’appartement le plus confortable de Bruxelles pour hiberner l’hiver !

 

 

Encore une fois MERCI de vos messages, recommandations, mails de bienvenue! Je suis un peu timide mais j’adorerais faire un mini-meetup à Bruxelles pour se rencontrer, et papoter de la ville, de voyage, de yoga, de bouquins dans un cadre sympa. Je vais vous proposer ça bientôt, si ça vous tente n’hésitez pas à me faire signe!

J’espère que l’hiver qui arrive ne rime pas avec dépression saisonnière chez vous, si c’est le cas : une myriade de bonnes ondes !

expatriation, Voyages & Adresses

Ciao Londres, en route pour de nouvelles aventures!

2 October 2017

Je vous ai mis la puce à l’oreille cet été avec mes envies d’ailleurs, et c’est désormais officiel, nous quittons Londres fin octobre pour une nouvelle aventure.

3 ans déjà que nous sommes arrivés dans la capitale londonienne, cette ville incroyable et pleine de magie. Quitter Londres n’est pas un choix affectif, mais la vie en famille nous semble plus verte ailleurs.

A la fin du mois, ma petite famille deviendra bruxelloise, et il me tarde de découvrir cette ville qui m’attire depuis quelques mois déjà.

Vivre en couple sans enfant, et évoluer en famille à Londres ont été deux expériences extrêmement enrichissantes, mais voilà le Royaume-Uni ne réunissait plus les critères essentiels à notre bien-être : envie de vivre dans un ville plus petite, toujours multilingue et multiculturelle, avec un avenir politique (un peu) plus clair, et surtout trouver une qualité de vie plus propice à notre nouvelle vie de parents.

Alors, on s’est creusé fort les méninges, il y a eu d’abord des discussions pour un départ sur une île en Thaïlande, puis le choix s’est resserré entre Amsterdam et Bruxelles (vous l’aviez deviné), pour finir sur une opportunité de mutation et évolution de mon mari.

Bruxelles nous a toujours attiré, par sa dimension culturelle, artistique et familiale. Pour l’anecdote, mes parents pensait même y vivre pour la retraite! Des grands appartements, des manifestations culturelles, des espaces verts, une ville chaleureuse à taille humaine, et un système éducatif plus simple pour notre mini humain. Après des discussions avec des contacts sur place, Bruxelles a sonné comme évidence. C’est à chaque fois la même chose : chercher pendant des mois “où et comment” et la bonne opportunité décide toujours du reste!

Nous allons continuer de travailler avec les mêmes entreprises, dans un 4e pays, et surtout après Paris, Washington DC et Londres, le marathon des capitales institutionnelles continue!

De mon côté, j’ai obtenu une mutation,je vais changer de bureau mais pas de poste, et continuer de travailler à l’international. Mon travail étant 80% en anglais et 20% en français, je garde la dimension anglophone la journée. Le challenge pour nous sera d’apprendre le néerlandais, car nos bureaux sont trilingues.

Alors voilà, tout beau, tout neuf, tout à construire: nouveau pays, nouvelle ville, nouvelle langue à apprendre, nouveau bureau, et bientôt nouvelle maison. La perspective de recommencer à zéro est excitante, quoique toujours stressante, mais après plusieurs expatriations on commence à prendre le pli des départs. Je regarde déjà les destinations autour de Bruxelles et il me tarde de visiter Bruges, Amsterdam, Anvers, Utrecht…

En attendant, direction Bruxelles pour visiter des appartements et des crèches cette semaine et surtout prendre nos repères dans la jolie capitale belge!

Je vous parlerais plus longuement de notre expérience londonienne et des raisons du départ, le temps libre se fait rare entre 2 trains, avions et mails à traiter…  Mais pas de panique, j’ai encore des tonnes de bonnes adresses en réserve à vous partager!

Bref, j’ai hâte de vivre cette nouvelle aventure, et merci encore de vos messages cet été sur mes billets d’humeur qui m’ont aidé à prendre une décision.

Si vous habitez à Bruxelles ou autour, n’hésitez pas à me faire moi signe!

Toutes vos bonnes adresses et conseils sont bienvenus…

 

Anouchka

 

 

 

 

 

Lifestyle

Les petits bonheurs de fin d’été

22 September 2017

Il paraît que l’automne arrive, mais j’ai décidé de faire durer encore un peu l’été en Sicile.
Je profite d’une sieste de mon fiston, blotti sur ma poitrine, pour partager quelques lignes qui ont le goût de l’Italie et l’odeur des embruns.

Une liste non exhaustive de petits bonheurs qui ont le goût d’une rentrée buissonnière.

  • Ne pas porter de manteau, ni de veste, mais un maillot de bain sous sa robe
  • 
Tout partager à 3, et se plaindre pour le sport
  • 
Boire des Spritz, mais en Italie
  • 
Compter combien de nuances de bleus il existe entre le ciel et la mer
  • Imaginer la vie des gens que l’on croise dans la rue
  • 
Choisir la playlist en voiture et chanter à tue tête
  •  Regarder mon fils accomplir de nouvelles choses, tous les jours
  • 
Manger des glaces et des granités, parce que c’est l’été
  • Méditer, sur la plage, au lit, en voiture
  • 
Sourire aux autres, et recevoir un sourire en retour
  • 
Ne porter que des sandales et voir ses doigts de pieds
  • Lire. Lire. Lire.
  • Sentir le vent, l’odeur des pins et des fleurs
  • Decider du programme chaque jour, et prendre le temps de vivre, sans se presser
  • Voir son enfant découvrir la cuisine italienne, et se régaler de pâtes, risottos et glaces
  • Prendre des photos avec les yeux, et les coller dans notre album de souvenirs
  • Voir nos peaux se dorer au soleil, et les cheveux blondir.

 

Quels sont vos petits bonheurs du moment ? 

Passez une douce semaine, au bureau, à la maison, en vacances, et où vous voulez !

expatriation, Lifestyle

Déménagement, travail, voyages : c’est la rentrée !

14 September 2017

 

C’est la rentrée ! Ou presque, car je fais partie de l’équipe des vacancières de septembre. Du coup, ma rentrée se fera en octobre, pour un début d’année très chargé.

Comme vous l’avez compris, je prépare un départ vers un nouveau pays, mon temps libre est consacré aux recherches administratives, logistiques, et autres réjouissances. Je vous partagerais bientôt cette nouvelle destination, mon côté trop superstitieuse me retient de tout dévoiler.

Alors concrètement ? Ce week-end, direction la Sicile, pour 2 semaines en famille à prendre un maximum de soleil, de dolce vita, pour attaquer la rentrée. Ensuite, 2 jours express à Paris pour mon travail, et direction notre nouveau pays d’accueil pour chercher un appartement et une crèche.

Je participe à un voyage d’étude en octobre  dans le cadre de mon travail pour étudier le design, la destination reste encore surprise, mais je pense fort à un pays scandinave. J’ai donc hâte d’en savoir plus, mi excitée par ce voyage, mi stressée à l’idée de laisser mon fiston pour 5 jours…

Et ensuite ? Je ne manquerais pas de vous partager cette nouvelle expatriation, je croise fort les doigts pour que tout se concrétise correctement. Sachez que nos échanges suite à l’article “Une envie de vert et d’ailleurs” m’ont énormément apporté et aidé à prendre une décision concernant le choix final de notre destination.

Londres reste une ville magnifique, dont je ne me laisserais probablement jamais, mais il est l’heure de découvrir un nouveau pays plus adapté à l’éducation d’un mini humain. Je vous raconte tout ça dans un article à venir, le temps de coucher mes émotions sur clavier.

Dans mes cartons, j’ai prévu de vous partager quelques billets : mes dernières lectures, bonnes adresses à Londres, voyage : Normandie, Lisbonne, Sicile, maternité et expatriation…

Je travaille depuis quelques temps sur une nouvelle forme de billets d’humeurs, j’ai adoré écrire ces d’articles et vous lire tout au long de l’été, nos échanges étant précieux,  j’ai décidé de continuer tout au long de l’année, en écrit ou via un autre format!

N’hésitez pas à me dire si vous souhaitez lire un article en priorité!

Encore une année chargée, en événements et voyages, moi qui me prévoyais une année calme. Mais je suis heureuse de vivre ces changements, qui pour le moment arrivent dans la sérénité (rdv dans quelques semaines, cachée dans un carton à chouiner). Et puis qui sait, je lancerais peut être mon entreprise de déménagement un jour ? Mieux vaut en rire!

 

Je vous retrouve dans 2 semaines, à moins que je partage un billet d’humeur de Sicile qui sait ?

 

Racontez moi cette rentrée ! Etudes, travail, congés, reconversion ?

 

Anouchka

 

Lifestyle, Maternité

Boulot, famille, yoga, bébé, comment gérer son temps ?

7 September 2017

Etre jeunes parents, et combiner travail, sport, famille, blog vie sociale est un véritable casse tête. Pendant ma grossesse, je me suis souvent demandé à quoi ma vie avec un enfant allait ressembler, alors que mes week-ends étaient un idyllique mélange de yoga, goûter, promenade et restos.

Et il faut être honnête, jongler entre plusieurs vies demande un minimum d’organisation pour réussir à se consacrer du temps pour soi. J’ai pour mantra “prendre soi de moi, pour mieux prendre soin des miens”, car pour vivre de manière épanouie, il faut se débarrasser d’un maximum de frustrations liées au quotidien.

Quand je travaille, j’aime être focalisée sur ce que j’entreprends, pareil pour le yoga ou lorsque je passe du temps avec mon enfant. Ce qui sonne normal dans le meilleur des mondes, mais peut se révéler chaotique quand la charge mentale s’en mêle : on travaille alors en pensant à la paperasse pour la nounou, tente un headstand en se demandant si le sèche linge est lancé, et joue avec son enfant un téléphone à la main.

Etre partout en même temps et nulle part à la fois.

 

Les premiers mois, joyeux bordel

L’arrivée d’un enfant surprend même le plus préparé des parents. Je me souviens de cette période comme une facture géante de livraison de nourriture à domicile, et surtout d’être passée de femme enceinte épanouie à Shiva moderne. Il y avait toujours une machine à lancer, un biberon à laver, la maison à ranger, et si peu de temps libre et de sommeil.

Je qualifie cette période de “go with the flow”, où il est difficile de s’organiser quand votre nouveau né a besoin de vous en permanence. Avec un peu de recul, je pense que la communication est la clef d’une adaptation réussie à cette nouvelle vie. Malgré le grand bonheur, il est difficile de manquer de sommeil, de temps libre et d’insouciance et surtout passer d’un couple “célibataire” à une vie de parents. Parlez, parlez et … parlez ! Exprimez les frustrations, mettez en place des règles simples : celui-celle qui rencontre un vêtement sale ou un biberon perdu s’en occupe immédiatement, pareil pour les poubelles et autres réjouissances. Et quand la frustration ou la fatigue se fait trop forte, il faut apprendre à l’exprimer avant le nervous breakdown. Un café, un bain, un peu de temps pour lire, mais surtout apprendre à lâcher prise et se dire que l’autre saura gérer la situation en votre absence.

Si vous vivez actuellement ce joyeux bordel, rassurez vous, il ne dure qu’un temps!

 

S’organiser pas à pas

Quand bébé commence à avoir un rythme plus établi, il devient désormais plus facile d’organiser ses journées et soirées, et cela coïncide souvent avec la repris du travail et d’une activité physique.

J’ai repris le travail quand mon fils avait 4 mois, et mon mari a alors démarré son congé parental (une partie avant et l’autre après la naissance) pendant 1 mois.

1 mois pour reprendre mes marques au bureau, apprendre à ne pas voir mon enfant une journée, et me consacrer à d’autres choses, à lire dans le métro, ou prendre un café sans discuter de bébé. Cette période est charnière car on quitte son travail enceinte, pour revenir complètement changée par une expérience de vie incroyable et un rythme complètement différent. J’ai évité de regarder des photos de mon fils les premiers jours au travail, et certaines mères m’ont raconté avoir parfois craqué pendant la journée. Et avec un bébé de 5 mois, j’avais l’impression de travailler 20h sur 24!

Encore une fois, parlez en avec un-e collègue ou votre partenaire, pour ne pas laisser cette frustration se transformer en angoisse. Et je vous rassure, tous les parents paniquent le premier jour de garde de leur enfant, j’étais au bord des larmes quand j’ai laissé mon enfant à sa nounou le premier matin, mais cette sensation dure le temps d’une semaine, le temps que bébé et surtout ses parents prennent leurs marques.

 

Rappelez vous que craquer est normal, comme avoir peur, ou se sentir dépassé-e par les émotions ou la fatigue.

 

Du temps pour tout le monde 

J’ai tendance à penser que l’on ne manque pas de temps, mais que nos priorités sont différentes. Avec un enfant l’ordre des priorités change, il faut donc réussir à trouver des moments pour soi, et pour son couple.

Je travaille à temps plein, mon compagnon également avec la particularité d’avoir un jour off le mercredi et l’autre la semaine. Pas idéal pour partir le week-end, ni se reposer 2 jours d’affilés, mais le côté positif est que notre fils est gardé un jour dans la semaine par son père, un jour réservé papa-bébé, et des coûts de garde allégés (l’Angleterre pratiquant des prix exorbitants). Il commence et finit généralement ses journées plus tard que les mienne, notre organisation s’établie d’abord sur nos emplois du temps. J’essaie également de travailler à la maison le mercredi pour déjeuner ensemble, et profiter d’une heure tous les 3.

Il s’occupe majoritairement de notre fiston le matin, et l’emmène chez sa nounou, alors que je le récupère le soir et gère son bain et le coucher.

Je vois la famille comme une équipe, où tout le monde a des qualités différentes, alors pourquoi ne pas répartir les taches selon nos points forts ? J’aime cuisiner et organiser les courses, alors que mon compagnon est matinal, et gère les lessives et pliages de vêtements mieux que moi (et imaginez le nombre de vêtements que salit un bébé).

Il se lève donc généralement en même temps que bébé, et me laisse mon moment de calme le matin avant d’affronter la joyeuse tempête. Je m’occupe des repas pour tout le monde, alors que lui plie et range des tonnes de vêtements dans nos placards.

Pour le reste, nous rangeons au fur et à mesure, et avons instauré des rituels : le salon doit être rangé, le lave-vaisselle lancé, les biberons lavés, et la litière des chats propre avant d’aller se coucher. Pas de rôle particuliers, chacun prend une tâche à faire !

Nous avons décidé d’engager une personne qui vient faire le ménage régulièrement pour ne plus y consacrer le peu de notre temps libre.

Une équipe soudée capitalise sur les points forts de chaque membre et s’encourage!

 

Mais du temps économisé! 

J’ai appris à ne plus gaspiller mon temps à faire les courses ou la cuisine tous les soirs pour garder des moments à moi. J’organise désormais mes menus à l’avance et fais le plein de courses au supermarché une fois par semaine. Du temps de gagné, mais aussi de l’argent, car les menus permettent de n’acheter que le nécessaire.

L’idée est de cuisiner en plus grande quantité pour congeler et donc avoir des plats d’avance pour le midi (lunch box), et les soirs de flemmes. La cuisine est chez moi un moment de plaisir, une fois mon fils couché, un verre de bon vin et la radio en fond sonore, mais se forcer à cuisiner tous les soirs pour 2 repas par jour peut vite devenir un calvaire.

J’organise les repas de bébé de la même manière, avec des grandes cocottes minutes de légumes ou fruits pour ses purées, que je mixe et congèle ensuite. Cela me permet de toujours avoir son repas prêt à être servi, pratique quand on gère le diner et coucher seule. Les plats comme la bolognaise ou les gratins sont très appréciés des enfants, je lui en garde toujours une part avant l’ajout des épices et congèle pour la semaine.

Plus d’organisation des repas pour plus de temps libre pour soi!

 

Sport, yoga, blogging

Tout est une question d’équilibre, et je n’imaginerais jamais vivre entre travail et famille sans me dégager du temps pour mes passions : le yoga, la lecture et l’écriture. Mon mari lui consacre son temps libre à la musique et au tennis.

Entre bébé et travail, soyons honnête il n’y a pas beaucoup de possibilités : le matin, le midi ou le soir après le coucher. J’ai la chance de pouvoir gérer mes pauses déjeuners sans obligation de cantine ou déjeuners pro, j’en profite donc pour aller au studio, qui propose des cours de 45min. Alors oui, cela impose souvent un déjeuner devant mon ordinateur mais ma priorité est de prendre du temps sur mon tapis.

Le week end, quand mon mari travaille, j’essaie d’aller faire du sport ou du yoga avant son départ, et profiter du fait d’être réveillée aux aurores par un petit humain.

Et quand le temps libre se fait rare, Youtube propose des tonnes de cours de yoga, pilates, HIIT, méditation, et tout ça sans matériel, idéal pour pratiquer à la maison même pour 15min. Et pourquoi pas une sortie running ? Je suis loin d’être une grande runneuse mais j’apprécie de faire un peu de cardio 30 minutes pendant ma pause déjeuner en dernière minute.

Concernant le blogging, je maintiens un article par semaine, ce qui semble peu, mais en plus des mails, commentaires et posts sur Twitter et Instagram est amplement suffisant pour mon emploi du temps.

J’écris mes brouillons dès qu’une idée me vient, et rédige généralement mes articles …. dans ma tête, avant de tout coucher sur clavier. Je prends parfois du temps quand bébé est couché, ou que mon cher et tendre est au tennis, mais ici aucune obligation et surtout, ce n’est pas ma priorité en ce moment : ma famille, mon travail et mon bien-être passe avant le blog, et si l’agenda reste vide 2 semaines, tant pis!

Tout le monde doit trouver du temps pour soi de manière équitable et selon ses possibilités. Un parent ne peut pas aller au yoga ou au tennis 4 fois par semaine pendant que l’autre reste à la maison à garder l’enfant, c’est la voie royale pour des engueulades sous fond de fatigue exacerbée.

 

Vivre ses passions, c’est aussi prendre le temps de se ressourcer au quotidien.

 

Family first!

Avec un jour seulement en commun dans la semaine, notre samedi ou dimanche est consacré uniquement à la famille. Je vais parfois au yoga le matin, mais nous passons notre journée ensemble pour profiter de ces moments précieux tous les 3. Ces moments là sont notre priorités et la règle est de ne pas parler du quotidien ou de travail pour ne pas polluer l’instant présent.

Je suis donc seule avec bébé un jour dans le week-end (mon mari le mercredi), et profite pour faire de longues promenades, ou des sorties bibliothèques, musées, goûters. Chacun partage une journée solo par semaine, et même si cela part d’un problème d’agenda au départ, il nous semble maintenant essentiel de faire partager nos centres d’intérêts respectifs à notre enfant.

En revanche, notre fils de 9 mois étant gardé par une nounou 3 à 4 jours par semaine, nous ne faisons pas appel à un-e baby-sitter, et privilégions les déjeuners et goûters plutôt que les diners. Mais il arrive que bébé nous accompagne pour un resto avec des amis, et tout le monde s’adapte!

Depuis que notre enfant se couche à une heure raisonnable, les moments à 2 ont retrouvé leurs places : diner au calme, regarder des films, échanger sur notre journée, sans parler uniquement de bébé.

Avant d’être des parents, il faut continuer de rester un couple avant tout.

 

 

Vous l’avez compris, l’essentiel pour vivre une vie de jeune famille épanouie me semble être la communication, le partage, et surtout de continuer à vivre ses passions et prendre du temps pour soi. Passé les premiers mois, il faut faire preuve d’écoute et de flexibilité, et s’adapter selon le niveau de fatigue : profiter d’une sieste de bébé pour lire, prendre un bain, écrire, ne rien faire, mais faire preuve de bienveillance envers soi même.

 

 

Comment trouvez vous l’équilibre entre passion, vie professionnelle et éventuellement vie familiale  ? Quelles sont vos astuces pour organiser votre temps ?