Maternité

La social mum, ou pourquoi je déteste les groupes de parents

2 February 2017

 

Avoir un enfant est un gigantesque terrain d’étude sociologique. Depuis la naissance de mon fils, je me fait la reflexion au moins une fois par jour “si j’étais encore étudiante, j’écrirais mon mémoire sur la social mum “. Je vous explique.

L’autre jour, je suis allée à ma première séance parents-enfants, ok soyons honnêtes : maman-bébés. Naïve, je voyais la chose comme un moment cool pour aller voir La La land avec mignon en buvant un ginger Ale. Naïve, le mot est petit, j’ai découvert en fait un monde parallèle : une communauté de mamans.

En arrivant à Londres, j’ai habité 2 ans dans un quartier très vivant, populaire, central, mais pas très adapté aux familles : pas de parcs, ni de sacro saintes aires de jeux. Et j’ai déménagé par hasard dans un quartier un peu plus loin, vraiment mignon avec des boutiques, des restaurants, un immense parc et des trottoirs larges (oui un jour, tu dois penser à la taille du trottoir).

Enceinte jusqu’aux yeux, une femme m’avait alors abordé dans une boutique pour me féliciter (sympa), et me dire que j’avais bien choisi le quartier qui avait une “super communauté pour les jeunes parents”, et d’ailleurs ils avaient un groupe Facebook pour discuter. Moi, je pensais surtout à ma communauté personnelle “matcha latte et brownie du café du coin”, mais ma mère m’a tout de suite dit “Ca peut être pratique”. Mes parents étaient plutôt du genre à venir à la sortie scolaire en tirant à pile ou face au bout du 10e rappel, et encore on déménageait avant (je suis sure qu’ils faisaient exprès), alors les communautés de parents…

Bref, mon monsieur et moi avons rejoint le fameux groupe Facebook de parents du quartier (sait on jamais), et comme je suis polie je me suis présentée. Ca se faisait vachement dans les forums gothiques que je fréquentais en 2001. Et là, j’ai reçu dans les 5 minutes le message d’une future maman, qui allait accoucher en même temps que moi, et me proposait de se rencontrer.

Panique à bord, pourquoi ? Mais comme je suis avide de nouvelles expériences, et que personne ne m’en pensait pas capable, j’ai décidé de dire oui. Je me suis donc retrouvée coincée dans un groupe WhatsApp avec 3 autres futures mamans qu’elle avait convié (casté) pour un café.

J’ai failli annuler 3 fois avant de me motiver. Je suis plutôt solitaire, mais super sociable. Je n’ai aucun soucis pour prendre la parole en public, c’est même mon métier, ou rencontrer des inconnus, mais je déteste le phénomène du groupe, surement un mauvais souvenir des années collège (ou années de misère sociale, au choix).

Me voilà donc dans un Starbucks avec 3 femmes aussi enceintes que moi, le tout animé par cette fameuse social-mama. Accrochée à mon matcha latte, je fais connaissance d’une autre maman aussi gauche que moi, pas anglo-saxonne (ça aide), qui avait l’air de détonner dans le paysage codifié de ce genre de rencontre. Un moment finalement pas si mal.

Tout ce petit monde continue donc d’échanger un peu sur WhatsApp (à ce titre, on peut se préparer à beaucoup de choses, mais la conversation à plusieurs sur W’app est dans mon top 3 de l’angoisse), parlons de la livraison de nos paquets respectifs ou échangeons sur le post-partum (hé…).

La super social mum, elle accouche en 3h chrono, se promène dans le parc 2 jours après la livraison, n’a pas vécu de post-partum à part je cite “2 migraines”, et sans respect pour son périnée elle fait même un footing au bout de 4 semaines. Bref, tu vois le genre.

Une fois, j’ai eu le malheur de taguer ma première sortie au parc sur Instagram, et la social mum a tout de suite réagi “J’y vais aussi, il faudrait que tu me préviennes la prochaine fois”. Je préfère marcher en écoutant Pantera ou même un livre audio en fait.

Et surtout, elle nous relance pour se faire un déjeuner, enfin surtout pour voir nos bébés. Bon, je vais éclaircir un point : j’ai des copines avec des enfants, mais on se connaissait “d’avant guerre”, et avons plein de points communs à part nos rejetons. C’est cool des copines mamans, tu peux échanger des tips, des anecdotes, mais on se parle aussi d’autres choses. Moi ces femmes, à un déjeuner, je ne me vois pas leur raconter grand chose de plus, et le social talk (spécialité anglo-saxonne), m’ennuie.

Mais, comme je suis bien éduquée (bisous Papa et Maman), je précise aux nanas que je vais aller au cinéma pour voir La La Land, et qui m’aime me suive. En fait, je ne suis pas si bien éduquée, mais croiser quelqu’un par hasard alors que l’on peut potentiellement se voir au même endroit me met mal à l’aise. Evidemment la social mum aussi allait au cinéma, oui, parce qu’elle va à TOUS les événements de mamans, et elle “voulait voir mon fils” (décidément). Vendu!

Le lundi matin devant le ciné avec Jim (mon enfant à un prénom), je lui envoie un SMS pour lui dire que l’attend à l’intérieur. Polie, j’arrive, m’installe, lui garde une place (retenez bien), et une armée de poussettes et rejetons plus ou moins contents débarque.

Prévoyante, je commence à nouer mon écharpe de portage pour y mettre mon fiston, et là une rangée de mamans me fixe et chuchote, une d’entre elles me voyant amusée-agacée me dit “Ca à l’air comfy”. Menteuse. Techniquement je n’en sais rien, je ne me fait pas balader dans une écharpe au quotidien moi.

Une femme m’accoste “Vous êtes seule? Non? Ca vous dérangerait de vous pousser d’un siège, j’aimerais que mes amies puissent s’assoir à côté de moi”. Et, 3 mamans me regardent de haut en bas avec une pancarte “Elle est seule”, en attendant ma réponse. Je capitule, toujours trop polie.

La social mum arrive, et part discuter avec un groupe de femmes. Je découvre qu’elle connait tout le monde, évidemment. En attendant, j’en profite pour sortir un biberon et nourrir l’ogre, et provoque le regard exaspéré de toutes les femmes allaitantes (80% de l’assemblée, je le découvrirais ensuite).

Polie (ça me perdra), je vais donc saluer la social mum, qui me présente à tout son petit groupe, et me dit “on parlait d’allergies alimentaires” et là, 4 paires d’yeux me regardent en attendant une réaction. Dieu merci, je suis intolérante au gluten, qui m’a permis de faire une entrée correcte.

J’explique à la social mum que je lui ai gardé une place (bien au milieu devant l’écran), elle me dit qu’elle va s’assoir à côté de ses copines, à l’extrémité, ben oui logique. Je ravale un fou rire, j’ai 15 ans, je suis de nouveau la gothique qui a tenté de faire un effort au collège pour être sympa. Meilleur moment pour prétexter un changement de couche et fuir la situation.

Le film démarre, je vois une armée de têtes chauves fascinée par le film et la musique, mon fiston qui se comporte comme un pro, roupille ou gigote sur mon ventre. Un joli moment. Sauf que fiston, précieux du postérieur, réclame une couche propre, je fais donc un aller retour, en profite pour coincer la anse de mon sac dans la poignée de la porte (Pierre Richard), et croise le regard de la social mum et ses copines, encore.

La séance terminée, je vais dire au revoir à la social mum qui me dit “A jeudi matin pour le café ?” Bof.

Le jeudi matin, elle va à un café “femmes enceinte et mamans” au bout de ma rue. Moi, je prend mon café seule avec mignon en écoutant France Info, je lui explique le Penelope Gate ou la dernière de Donald Trump, il me répond des areuhs, c’est notre rituel. Je préfère nos conversations approximatives plutôt que de me cogner les douleurs ligamentaires et les accouchements physiologiques d’une dizaine de mamans.

Plus tard dans la journée, je vois une femme poster un message sur le groupe Facebook des parents du quartier : elle est mère au foyer, et souhaiterait rencontrer d’autres mamans pour ne pas rester seule toute la journée. Et là, devinez qui répond dans la seconde pour lui proposer un verre ? LA SOCIAL MUM, qui je cite “est toujours partante pour faire quelque chose”. Evidemment, une nouvelle prise dans ses filets.

S’en suit plein de réponses d’autres social mums : elles vont le lundi au cinéma, le mardi à la bibliothèque, le mercredi à l’éveil musical, le jeudi au café… Parfois elles vont même boire un verre de vin l’après midi pour s’encanailler (misère). Moi j’ai un peu de dignité et de savoir vivre pour ouvrir une bouteille de rouge qui tâche … à partir de 18H30 seulement. La social mum travaille d’ailleurs sur une liste de toutes les classes pour bébé du quartier (pour vrai).

Je découvre donc un monde parallèle : la communauté de mamans. Ces femmes se réunissent, font des choses ensemble avec leurs mouflets, se regardent, se comparent, font semblant de se trouver des points communs, peut être l’ennui ? Et je me demande comment elles font d’ailleurs pour s’ennuyer.

La jeune recrue a du elle aussi se retrouver dans un groupe WhatsApp de mamans, qui se réunira surement pour un déjeuner, un café ou pour les plus délurées, une part de gâteau.

Dans mon groupe WhatsApp à moi, c’est la guerre du “ma thérapeute du périnée est mieux que la tienne”. J’abandonne, tout ça n’est vraiment pas définitivement pas fait pour moi.

Je prétexterais surement un mensonge de dernière minute pour ne jamais aller déjeuner avec ces mamans et pour éviter de parler couches et éveil musical. Je me rend compte que j’ai 30 ans, ma vie, mes amies, et pas envie de me forcer à rentrer dans une communauté uniquement parce que j’ai eu un enfant.

Mes meilleures amies n’ont pas d’enfants, et on continue de parler de tout, comme avant. Avoir un enfant n’est pas un point commun pour démarrer une amitié, et je ne veux pas me forcer à rentrer dans le moule pour faire comme tout le monde. Je n’ai jamais fait et ne sait pas faire, et c’est peut être ça qui m’a suffisamment donné suffisamment confiance en moi pour fuir ce phénomène du groupe et ses codes, qui m’ont toujours beaucoup stressée. A 15 ans ça m’angoissait, à 30 ans j’en rigole bruyamment.

Alors je serais surement celle qui ne connait personne au cinéma du lundi, celle qui va reprendre le boulot dans quelques semaines à peine, ou celle qui n’a pas envie que ses conversations avec les copines tournent uniquement autour du bébé, mais je ne deviendrait pas la social mum.

 

La social mum, c’est finalement une des Mean Girls du collège qui a eu un bébé et continue de régner sur sa petite communauté. 

 

 

 

 

Des anecdotes ou réactions sur les social mums ? Racontez moi tout! 

 

 

Crédit image illustration : Buzzfeed + film Mean Girls

 

 

 

 

 

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34 Comments

  • Reply Au bout du voyage 2 February 2017 at 9 h 15 min

    J’adore cet article… je te comprends et te suis à 300% ! 😉

  • Reply Mitchka 2 February 2017 at 9 h 45 min

    J’ai eu une social mum dans dans ma famille … le drame ! Je voulais un bébé très fort, et j’ai angoissé énormément quand il (elle plutot) est arrivé … mais quand elle, je l’entendais parlé couche, régurgitation, et allaitement jusqu’à 2 ans et plus … j’avais tellement envie de prendre un aller simple pour la Tasmanie plutôt que de me confier. Moi j’ai allaité la 1ere 4 semaines et ça m’a saoulé ! la 2e pas du tout, parce que la première ça m’a saoulé !! Mais ça, tu vois je ne pouvais pas le dire : c’est incompréhensible pour ces filles. Elles me font flipper tu vois. Elles sont TOUJOURS dans le jugement : que tu reprennes le boulot ou que tu le reprennes pas, que tu allaites ou pas, que tu fringues ta fille en rose bonbon ou en vert kaki. Elles existent parce qu’elles vivent un truc qui est juste naturel : la maternité. Sur mon blog, je m’acharne à raconter les moment infernaux que nous font vivre nos mômes en voyage, un peu pour le plaisir mais aussi pour déculpabiliser les parents qui ne comprennent pas pourquoi leur vie de famille n’est pas blanche immaculée !! parce qu’à les entendre ces dingues, leur vie n’est qu’amour, câlin et massage du périnée ! Non, la vie de famille c’est bien plus rock n’ roll !! et tant mieux …

    • Reply biobeaubon 2 February 2017 at 12 h 37 min

      Mais c’est que ce je trouvais dommage, tu ne dis jamais une chose juste : retourner bosser, allaiter, aller dans tel ou tel endroit pour une reeducation…
      C’est super anxiogène. Il y a autant de manières d’éduquer ses enfants que de gamins!

  • Reply Fanny 2 February 2017 at 10 h 09 min

    Effectivement, ça me fait penser aux pestes du lycée. Mais les dites pestes n’avaient pas grand chose d’autre à quoi se raccrocher, d’où l’importance donnée à ce genre de comportement. Reste la gothique, c’est la plus cool finalement.

    PS : j’ai vécu les conversation WhatsApp à plusieurs dans mon groupe de sophro et j’ai eu la même réaction que toi. Le “venez pas m’embêter dans ma petite vie tranquille” et aussi “on peut étudier ensemble sans devenir obligatoirement proches”. Les mauvaises expériences et ma sacro sainte indépendance. ^^

    • Reply biobeaubon 2 February 2017 at 12 h 35 min

      Il devrait exister un manuel de la conversation Whats’app à plusieurs non? 🙂

  • Reply Charlotte 2 February 2017 at 10 h 22 min

    Qu’est ce que j’ai ri !! En effet elle donne des sueurs froides ta social mum. Quelle angoisse ce ciné avec toutes les mums qui se connaissent ! Ayant vécu dans un pays anglophone pendant 6 ans, je comprends tout à fait le problème 🙂 Malgré tout je suis (un peu) envieuse : dans les pays anglo-saxons, beaucoup de choses sont pensées pour les mamans / bébés. Je rêverais d’aller au cinoche avec ma fille ! (sans les mums) Ou même d’avoir eu le choix de pouvoir faire 2-3 sorties avec des mamans lorsque j’étais en congé maternité et que je m’ennuyais un peu, seule avec bébé… parce que chez moi, c’est plutôt l’inverse en fait : mes copines et collègues n’ont pas d’enfants pour la plupart (certains sont antinatalistes), et si je n’ai pas envie de parler couches toute la journée, j’aimerais bien pouvoir raconter quelques anecdotes sur ma nouvelle vie, mes découvertes… et je sens que ça n’intéresse pas des masses les gens.
    Quant aux jugements anti/pro allaitement et tutti quanti, on a les mêmes en France, en inversé : j’allaite ma fille à 9 mois encore, et on me demande souvent quand est-ce que je pense arrêter 🙂
    En fait le problème, c’est que tout ce qui touche de près ou de loin à la parentalité est en proie au jugement. Dans les pays anglo-saxons, il faut être la maman parfaite, qui allaite, bouge beaucoup, prend un long congé mat. En France, il ne faut pas être esclave de son enfant, penser à son boulot, sous peine d’insulter la cause féministe ! Je caricature à peine… si seulement chacun pouvait faire comme il voulait, après tout nous voulons tous le bonheur de nos enfants !

    • Reply biobeaubon 2 February 2017 at 12 h 18 min

      C’est peut être anglo saxon en fait? Je ne réalise pas. Et je te rejoins sur ces attentes très différentes d’un côté ou de l’autre de la Manche!
      C’est génial de pouvoir rencontrer des parents dans les faits, mais là on ça reste un peu le concours de la famille parfaite.
      C’est bien dommage 🙁

  • Reply Louise 2 February 2017 at 11 h 27 min

    Hey, moi à Londres je vais aux séances babys du Screen on the Green (Islington) et je ne me suis jamais sentie exclue parce que je restais seule ou jugée parce que je donne le bib par exemple 🙂
    Merci pour ce bel article en tout cas!

    • Reply biobeaubon 2 February 2017 at 12 h 15 min

      Merci! (Fais gaffe, je vais conseiller à tout ce petit groupe de venir dans ton cinéma!) ☺

  • Reply happy and baby 2 February 2017 at 11 h 34 min

    Très bien écrit ton article j’ai aimé tes pointes d’humour ! Je ne connais pas de social mums (pour l’instant ?) et tant mieux. Je suis moi aussi solitaire et je n’ai pas envie de me comparer ou qu’on vienne me donner des conseils…pas besoin de ça ! J’aime autant échanger sur des blogs avec cette fois-ci des “real life mums” 😉
    Bisous

    • Reply biobeaubon 2 February 2017 at 12 h 14 min

      Étrangement pour une fois, on échange parfois plus via des blogs que via un groupe de parents “IRL”!

  • Reply annso 2 February 2017 at 11 h 59 min

    J’ai souri à la lecture de ton billet, et pourtant, je suis un peu choquée de le lire là.

    Alors, oui, j’ai souri parce que c’est tout de même raconté de manière humoristique, et ça m’a un peu rappelé mon expérience. Au collège, je n’étais pas gothique, je n’avais d’ailleurs aucun style/groupe alors régulièrement, j’essayais d’en intégrer un. Par principe donc, je répondais présente à chaque fête/réunion pour essayer de m’intégrer : mais je voyais bien que ça ne collait pas avec les autres et que je n’avais rien à dire pour alimenter la conversation. Et ça m’amuse de voir que j’ai reproduit un peu le même schéma pendant mon congé parental : puisque tous mes amis travaillaient, la journée, je suis allée à quelques rencontres “parents-bébé”, et finalement j’ai eu la même déception que toi : ces autres femmes (pas vu d’hommes) ont l’air sympa mais… bah… on ne se connait pas. Alors, certes c’est facile de trouver un sujet de discussion (les marmots !) voir même de se marrer (les marmots), mais effectivement, je ne me vois pas nouer une amitié de cette manière.

    Pour autant, je suis un peu choquée de ta généralisation/diabolisation de “la social mum”, comme si elles étaient toutes identiques et malveillantes. Qu’est ce que ça peut te faire, qu’une femme soit disponible pour boire un verre avec une autre qui est justement demandeuse ? Pourquoi parler d’une “prise dans ses filets”, là où moi je vois une femme qui propose de la disponibilité à une autre femme isolée ? J’imagine que tu forces le trait de manière volontaire dans ton article pour augmenter le potentiel humour, mais du coup ça me fait grincer des dents.

    Le pire, c’est quand j’ai lu ta conclusion “La social mum, c’est finalement une des Mean Girls du collège qui a démoulé un bébé et continue de régner sur sa petite communauté. “. J’ai eu l’impression que tu faisais appel à ta communauté à toi pour taper sur ces femmes qui ne sont pas comme toi. Le fait même que tu leur donne ce surnom de “social mum”, comme si ces femmes pouvaient être réduites à ça, des mamans qui papotent, m’a un peu choqué.

    Breeef, j’interprète peut être trop, mais je voulais partager mon ressenti, car je ne m’attendais pas à un article si médisant sur ton blog habituellement plus porté sur le bien-être et moins dans le jugement !

    Sinon, j’ai lu de travers ou, là ou tu vis, on peut aller au cinéma avec un bébé ?!

    • Reply biobeaubon 2 February 2017 at 12 h 13 min

      Hello Anne-So,

      Je comprends ton point de vue mais attention à rester bienveillante pour exprimer ton propos ici.
      Je ne les généralise pas, je raconte mon expérience. Ce n’est pas de la malveillance de parler de se que l’on ressent.
      Dans ce genre de cercle, on t’ajoute on te parle, on te convie et … rien. C’est le côté uniforme et un peu superficiel à se regarder avec nos bébés qui m’a gêné. De là à y avoir un appel à taper sur ces femmes, c’est mal interpréter.
      Et sinon oui, comme je le raconte dans l’article c’est une séance de cinéma pour famille.
      Anouchka

      • Reply annso 2 February 2017 at 13 h 37 min

        > attention à rester bienveillante pour exprimer ton propos ici . […] Ce n’est pas de la malveillance de parler de se que l’on ressent.

        C’est bien pour ça que j’ai l’impression d’être restée bienveillante dans mon commentaire !

        > Je ne les généralise pas, je raconte mon expérience.

        Ta formulation est peut être un peu maladroite alors. Par exemple, le paragraphe : « La super social mum, elle accouche en 3h chrono, se promène dans le parc 2 jours après la livraison, n’a pas vécu de post-partum à part je cite “2 migraines”, et sans respect pour son périnée elle fait même un footing au bout de 4 semaines. Bref, tu vois le genre. » est très drôle, mais c’est le genre de construction de phrases que je m’attends plutôt à retrouver dans de la presse féminine (allez hop, à moi de généraliser : la presse féminine ne fait-elle que des généralités ?) que dans un blog personnel.

        > Dans ce genre de cercle, on t’ajoute on te parle, on te convie et … rien. C’est le côté uniforme et un peu superficiel à se regarder avec nos bébés qui m’a gêné.

        Là dessus, je te rejoins, j’ai moi même ressenti ce rien. Mais, j’ai aussi observé de vrais amitiés se créer entre d’autres femmes, donc si ça marche pour elle, tant mieux !

        > De là à y avoir un appel à taper sur ces femmes, c’est mal interpréter.
        C’est la succession de ta phrase finale + “et vous, des anecdotes ?” m’a donné cette impression (et j’insiste sur le mot impression), mais ayant lu d’autres articles de ton blog j’imagine que ce n’est pas l’intention originale, et je suis heureuse que tu le confirmes 🙂

  • Reply Aurore 2 February 2017 at 12 h 03 min

    ça fait peur !!

    • Reply biobeaubon 2 February 2017 at 12 h 14 min

      Un peu étrange comme expérience, du moins vu de mes yeux 🙂

  • Reply Picou bulle 2 February 2017 at 12 h 15 min

    Très drôle! Je crois que ce n’est pas encore aussi développé en France (ou j’ai eu la chance d’y échapper?!) mais effectivement ça peut sans doute vite devenir envahissant. Je crois quand même qu’on n’échappe pas à la “solidarité des mamans”, on trouve toujours une autre maman avec qui partager, à l’école, au parc… Ca peut être sympa, pourtant, mais bon, comme tu dis, c’est pas parce qu’on a des gosses que ça suffit à nous rendre BFF! On est mamans, mais pas QUE, alors, il faut un minimum d’autres atomes crochus. Enfin, certaines ont aussi besoin de cet aspect là pour sortir un peu de leur cocon-maison, alors, ça peut aussi avoir son intérêt. Si on ne se laisse pas déborder!

    • Reply biobeaubon 2 February 2017 at 12 h 39 min

      Je crois que c’est très anglo-saxons! On adore les communautés de tout ici, yoga, mamans, tennis, lecture… Ca a du bon parfois! Peut être que je me sentirais plus à l’aise dans un cercle de lecture ou au yoga?
      Mais oui, passé les 3 banalités sur les enfants, ça peut vite sonner vide et là … on se compare! 🙂

  • Reply Elodie 2 February 2017 at 16 h 14 min

    Ton article m’a fait bien rire!
    Perso, je n’ai eu cette expérience qu’avec deux mamans que j’ai rencontré pendant mes cours de Yoga prénatal. Nous avions pris l’habitude d’aller promener enceinte et nous avons continué d’aller promener avec nos bébés. Mais nous, c’est plutôt nos “misères” de mamans que nous nous racontons d’où l’effet positif et rassurant de se dire qu’on est toutes dans la même galère! 🙂
    Par contre, je vis ce problème avec ma belle-famille: tout n’est que comparaison et jugement. On s’étonnait que j’allaite, pourquoi j’étais sur les nerfs quand mon fils se réveillait en hurlant car il y avait trop de bruits, pourquoi je ne le laissais pas plus aux grands-parents… et j’en passe! J’essaie de mettre un max de distance et d’éviter de trop y penser mais ce n’est pas toujours simple quand cela touche la famille. Même sur la grossesse, c’était à celle qui la vivait le mieux et avait le moins de symptômes… navrant :/

    • Reply biobeaubon 2 February 2017 at 19 h 24 min

      Ah mais j’adore partager mes galères avec mes copines mamans, comme finir chez l’acupunctrice avec 12 aiguilles sur le corps et un bébé en pleurs à côté. C’est bon de raconter nos loses!
      Par contre tu sens rapidement avec qui c’est bienveillant et qui te juge, malheureusement avec ta belle famille ça à l’air coton 🙁
      Plein de recul et d’humour, c’est toi la maman!

  • Reply annie 2 February 2017 at 18 h 58 min

    Que tu m as fait rite!! J ai failli me butler avec Mon the!! Je vis depuis cet ete aux USA.et j ai vecu quelques situation comme la tienne. J ai notamment ete a un diner de mamans Americaine
    avec plusieurs serial social mums…la soiree fut caricaturale et longueeee…mais ce fut une experience interessante! J avais l impression d etre dans un show tele avec pro trump!! Belle journee ! annie

    • Reply biobeaubon 2 February 2017 at 19 h 19 min

      Ah mais c’est donc anglo-saxons comme phénomène! Je t’avouerais que je n’ai pas recoupé tous les morceaux avant de me retrouvée “dans le grand bain” au cinéma. Ca devrait être magique ce diner, quand j’habitais aux Etats-Unis j’adorais ma “yoga community” c’était incroyable et souvent drôle 🙂

  • Reply La Petite Culotte 2 February 2017 at 19 h 18 min

    Elles me font un peu peur, on dirait clairement une secte de meufs beaucoup trop attachées aux convenances et avec un balai dans les fesses.
    T’as bien fait de fuiiiiiir !

  • Reply Cyd 3 February 2017 at 4 h 34 min

    Cet article me met mal à l’aise… alors je ne sais pas si il est à lire au 2eme degré, et j’ai l’humour cassé, mais je ne trouve pas l’article ‘taquin avec bienveillance’, plutôt méchant en fait.
    Le début m’a fait sourire, je suis moi-même dans team ‘j’aime pas les groupes’ puis l’histoire du cinéma est bien racontée, j’ai rigolé. La seconde partie … heu …moins. À partir d’une expérience ciné désagréable (oui moi non plus j’aurai pas kiffé ces dames) on part dans un tas de généralisations acides … j’ai pas rigolé en voyant ‘me cogner les douleurs ligamentaires et les accouchements physiologiques d’une dizaine de mamans’ – peut être aurais tu trouvé lors d’une de ces rencontre des informations sur le post partum ou peut être une Mama douille a mort et serait ravie d’avoir des conseils pour s’asseoir rapidement sur ses deux fesses ?
    Et puis j’ai décroché quand j’ai senti du mépris « Ces femmes se réunissent, font des choses ensemble avec leurs mouflets, se regardent, se comparent, font semblant de se trouver des points communs, peut-être l’ennui ? » – heu ennui? #alerte #j’tejugeamort (je passe sur l’utilisation de ‘ces femmes’ et mise pour un effet de style)
    Disons que ça m’a surpris de lire ca par ici, en général on est plus sur le partage, et le respect . Apres c’est peut être aussi couac dans mon humour on sait jamais.
    Une copine pourtant très très très introvertie a tendance ‘je ne parle qu’à mes copines d’enfance’ adore son club de jeunes maman, elle est à Londres, donc des groupes cools existent !

    • Reply biobeaubon 3 February 2017 at 9 h 17 min

      Hello Cindy,
      Je suis désolé que mon coup de gueule / humour 2nd degré ne t’ai pas plu.
      C’est drôle de voir que si je sors une minute des conseils, ce sont mes lectrices qui me jugent.
      Heureusement c’est minoritaire. Tu t’imagines bien que si leur comportement avait été bienveillant je l’aurais bien reçu. Et surtout quand tu es du genre à passer 4h à compiler des conseils sur le post partum 😉 Et Je suis ravie si ton amie à trouvé chaussure à son pied!
      Anouchka

      • Reply Cid 3 February 2017 at 12 h 43 min

        Neeeh je ne juge pas, tu notes que je dis bien que c’est l’humour qui est méchant et pas ta personne, les remarques sur ces dames sont acerbes, même en blague. Après j’exprime un ressenti, (rien à voir sur le fait que tu sortes de la zone ‘conseils’). C’est presque ironique que en critiquant des judgemental mum (Il est tard sur mon fuseau horaire je trouve pas le mot en français) j’en ressorte avec le sentiment que tu les juges et que toi même te sente jugée. La morale pourrait donc être on est tous le ‘jugé’ de quelqu’un.

  • Reply Je ne suis pas une Poule 3 February 2017 at 11 h 08 min

    Eh bien… Tu m’a l’air d’être tombée sur de sacrées pestes. Personnellement j’habite dans un coin pommé de la Savoie et j’ai eu la chance de rencontrer des filles supers grâce à mes cours de préparation à l’accouchement. Ici on se raconte nos amours et nos emmerdes sans jugement. On part du principe que chacun fait ce qu’il veut ( ce qu’il peut?) et franchement c’est ultra réconfortant de savoir qu’on est pas seule. Bon… C’est peut être dû au fait qu’ici les gens ne savent même pas ce qu’est un “matcha latte”, y a pas de Starbuck et les cinémas ne diffusent pas encore “lalaland”. On doit donc, j’imagine, être (un peu) protégées de toutes ces superficialités urbaines.

    • Reply biobeaubon 3 February 2017 at 11 h 21 min

      Tu soulèves un point super intéressant, je me rend compte qu’au delà du côté superficiel urbain (pas faux! même si tu peux te faire un matcha latte à la maison hihi), c’est très anglo-saxon toutes ces communities.
      Tu peux tomber sur des initiatives très chouettes, comme au yoga ou personne ne s’est jamais comparé le bout de ventre pendant les cours de prénatal, ou des groupes de lectures par exemple, mais typiquement mon groupe de quartier n’est pas super bienveillant! Peut être que sans toutes ces animations, les familles se retrouveraient plus simplement autour d’un café?

  • Reply lost in london 3 February 2017 at 13 h 58 min

    OMG, merci pour cet article. je m’y retrouve tellement ! J’ai vécu ça également, au Canada pour commencer puis dans le nord de l’Angleterre. Quand nous a sommes arrivés à Londres elle était en âge de rentrer à la maternelle. Ca continue à l’école, en pire.
    Mais no worries, je pense que tu es bien équipée pour faire face aux pressions diverses et à l’esprit de compétition permanent. #méditation
    Un jour tu nous parleras de la Power mum ? celle qui sait tout sur tout et qui est la première du monde à avoir eu un bébé ? Car elle est pas mal celle-la également !

    • Reply biobeaubon 4 February 2017 at 11 h 04 min

      Ah merciii! Ok, je crois que c’est un phénomène vraiment anglo-saxon. On aurait presque tendance à croire que ça n’existe pas en réalité, mais si, elles sont vraiment vivantes nos social mums!
      Une collègue m’a prévenu de l’après : elle se fait harceler par l’école et les comités de parents vu qu’elle travaille à temps plein et impossible d’accompagner les mouflets en sortie scolaire, ou faire 5 tartes du jour au lendemain pour une vente de charité…
      Du coup je vais prendre la technique de mes parents, le déposer 15 minutes avant tout le monde et venir me chercher 15 minutes après. Ca marchait !
      La super mum, c’est la “si je peux me permettre” non? 🙂

  • Reply Tara B. 3 February 2017 at 16 h 07 min

    Hello ! Je fais partie de celles qui ont vraiment ri en te lisant, l’humour acerbe et qui va flirter avec un poil de mauvaise foi est tout à fait my cup of tea ;-).
    Et je confirme ce qui a été dit plus haut : je crois que ce type de groupe est très anglo-saxon (la notion de “community” y est tellement plus importante qu’en France). Pour ma part je suis confrontée à ça en étant expatriée, ce type de groupe faisant florès à l’étranger (dans une tentative de remplacement bien légitime des amies et mères-tantes-mamies qui y manquent quand on (re)devient maman). Ne parlons pas des pays où 95% des femmes d’expat ne travaillent pas faute d’avoir un visa qui le permet, et où elles se retrouvent bien obligée d’assumer un rôle de mère à 100% sans forcément l’avoir choisi (où il est donc de bon ton de finir par jouer à la compet’ de la mère parfaite vu qu’il faut bien s’occuper tout ce temps). Je suis personnellement incapable de m’insérer dans un groupe de ce type, je ne vois pas en quoi le fait d’avoir un gamin en même temps qu’une femme que je n’aurais jamais fréquenté par ailleurs devrait faire d’elle une copine (OK, j’étais pas gothique adolescente mais pas franchement dans le top des filles populaires non plus, ceci explique peut-être cela).
    Je termine ce commentaire sans queue ni tête par ceci : j’avais lu il y a un moment un article qui parlait du devenir des ados qui avaient été “populaires” au collège (celles que tu appelles les “mean girls” ;-)) et qui expliquait qu’ils réussissaient généralement moins bien leur vie (et dans la vie) que ceux qui avaient dû au contraire lutter dès ce moment pour affirmer leur personnalité à contre-courant. La revanche des gothiques et des laissés pour compte en somme, ça m’avait fait beaucoup de bien de le savoir 🙂 Bonne journée !

    • Reply biobeaubon 4 February 2017 at 11 h 00 min

      Hello Tara,
      Mais oui merci, ça fait du bien un peu d’humour corrosif et un soupçon (une poignée ok) de mauvaise fois!
      Les communities anglo-saxonnes sont vraiment un monde à part, autant tu peux tomber sur des cercles intéressants, mais là je … passe 🙂 Ca doit être l’angoisse quand tu es “obligée” de fréquenter les social mum en expat. Parce que souvent, tu es obligée de faire bonne figure pour le boulot, la vie sociale…
      Reste la solution de s’acheter de bonnes bouteilles de vino hihi.
      Et j’avais lu l’article aussi sur le futur des nanas super populaires, ça m’avait tellement réconforté. Vive les outsiders 😀

  • Reply Catherine 11 April 2017 at 13 h 28 min

    Effectivement chacun trouve chaussure a son pied. Il semblerait que tu ne soit ni tombe sur un “bon” groupe de mamans ni que ca te convienne de toutes les facons.
    Avoir un bebe change la vie, qu’on le veuille ou non. Cela ne veut pas dire en parler a tout bout de champ mais les groupes de maman servent aussi a echanger des conseils. Le fait est qu’en angleterre, je trouve que beaucoup de maman ne reviennent pas au boulot avant minimum 9 mois alors qu’en France on est habitue a un conge mat beaucoup plus court et du coup ces mamans et ces bebes, il faut les occuper. D’ou l’existence de tous ces hubs, ces ateliers de messy play et forcement, on y rencontre des mamans.
    Personnellement je trouve ca bien. Je ne suis pas amie avec tout le monde et je suis dans un petit groupe de mamans avec qui on partage autre chose que juste regarder nos bebes. C’etait parti d’un atelier baby massage et depuis on se retrouve regulierement. On a nos vies, on ne fait pas tout ensemble. Mais j’en conviens que ces groupes ne conviennent pas a tout le monde. Il y a toujours des mamans compet’ qui frime et pensent que leurs enfants sont les meilleurs parce que oh miracle ils savent marcher! C’est un moment fantastique de les voir faire leur premiers pas alors ne le gachons pas avec de la compet.
    Et puis il y a le cote socialisation aussi bien de l’enfant que de la maman. Certaines femmes ont besoin de ce contact avec l’exterieur, de parler avec des femmes qui en theorie en tout cas, va les comprendre parce que oui les dents quelle salete! Elles sont necessaires et doivent sortir mais les nuits entrecoupees on en peut plus! Et les bebes c’est un apprentissage avant la creche ou la nounou.
    Y a aussi groupe et groupe. Le groupe organise de rhyme time ( on a ca a notre librairie. Des volontaires qui font 2 seances et sont toujours aussi contentes de chanter if you’re happy and you know it” tous les vendredis depuis des annees pendant 1/2 heure) et groupe de maman qui se retrouvent au cafe du coin.
    En plus tu n’es pas sans savoir comment sont les anglais, si fermes, si durs pour faire ami ami. Ca fait presque 7 ans que je suis dans ma petite ville du Kent et se faire des amies, je peux te dire n’est pas facile!

    • Reply biobeaubon 18 April 2017 at 18 h 12 min

      Oui, ce n’est définitivement pas fait pour moi, et je comprend l’utilité de ces groupes. Mais vu de l’autre côté on est très vite jugée quand on reprend le travail après 3/4 mois.On aime me faire remarquer que c’est dommage et inhabituel.
      Ma nounou emmène mon fils tous les jours dans des playgroups et il se sociabilise et connait d’autres enfants et je trouve ça génial. Il à l’air de s’éclater avec les autres.
      Il faut que tout le monde trouve chaussure à son pied, dans un pays ou c’est vrai qu’il est difficile de nouer des amitiés!

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