Maternité

Tout ce que j’aurais voulu savoir sur le post partum

27 January 2017

 

Enceinte, je me souviens avoir trouvé des tas de conseils sur l’accouchement ou sur la grossesse en général, mais rien sur le post partum. Quand on parle de post-partum, on pense souvent à la dépression post-partum, mais très peu aux suites de couches. Il existe une espèce d’omerta entre les mères sur cet “après” : douleurs, fatigue, corps qui change, comment savoir si tout cela est normal?

On peut expliquer ce silence par le fait de ne pas vouloir effrayer les futures mamans, entretenir le mythe de la mère qui sort de la maternité façon Kate Middleton, prête à affronter les couches et les biberons, mais la réalité est souvent différente. Il existe un 4e trimestre de grossesse, où le corps récupère doucement de tous ces chamboulements plus ou moins violents vécu pendant 9 mois. Jamais, une sage femme en Angleterre ne m’a parlé des douleurs de l’après accouchement, et pourtant l’expression “être passé sous un camion” est revenu dans la bouche de nombreuses mères avec qui j’ai pu discuter, preuve de la violence du choc.

Et pourtant, Internet est rempli de forums sur le post-partum, où des milliers de femmes perdues se demandent conseil sur une poitrine douloureuse ou une cicatrice qui fait mal. Dans mon cas, je n’ai bénéficié d’aucune information sur le suivi post-partum, aucun traitement, et aucun soutien de la part de l’hôpital et des sages-femmes. Il a fallu aller chercher l’information ailleurs, et trouver un gynécologue compétent pour m’aiguiller. En cas d’accouchement difficile, d’épisiotomie ou de césarienne, les soins font partie d’un protocole post-opératoire et les femmes partent sans informations sur ce qui leur a été fait durant l’accouchement, et comment gérer la cicatrisation. J’ai ressenti une colère immense face à mon état, et la réaction des sages-femmes : non ce ne sont pas des actes anodins, et les femmes devraient être informées et épaulées pour démarrer leur vie de mère dans la sérénité.

De nombreuses femmes se sentent ainsi flouées et l’atterrissage semble bien rude après 9 mois où tout le monde a pris soin de vous. Aussitôt l’accouchement fini, c’est le souvent le néant de la part du corps médical : vous avez donné vie, vous êtes chargée d’âme et serrez les dents pour le reste. Et la jolie phrase “on oublie toutes les douleurs quand on tient son enfant dans les bras”, est un peu légère : en réalité on esquisse un sourire crispé pour ne pas réveiller une suture.

Si cette période peut s’avérer compliquée à gérer, tant au niveau émotionnel que physique, il existe des astuces pour mieux la vivre. Du recul, de l’humour et quelques conseils pratiques vous aiderons à vous préparer au grand débarquement!

 

 

Tout s’apprend!

Couches, biberons, nettoyage du cordon, bain, tout s’apprend! J’utiliserais une expression anglaise pour expliquer l’apprentissage des soins d’un nourrisson : learn as you go! Alors oui au début, mettre un pyjama et un body (je ne savais pas qu’un bébé devait porter les deux…) peut mettre 15 minutes, on réussi parfois à mettre la couche à l’envers, mais rassurez vous, il suffit d’un peu d’entrainement pour passer en mode experte!

En Angleterre, les sages-femmes subissent un tel sous effectif, qu’aucune aide n’est proposé pour apprendre les soins du quotidien. Si vous êtes dans ce cas, appuyez vous sur une personne de votre famille, ou des amis déjà parents qui seront surement ravis de vous aider les premiers jours!

 

Ca ne s’arrêtera jamais ?

Non. Un jour,  il / elle reviendra à minuit sur le scooter d’un copain en sentant la cigarette qui fait rire. Quand on devient parent, c’est pour la vie!

Mais les premiers jours sont extrêmement fatiguant, ce n’est pas un mythe. Entre la fatigue des derniers jours de grossesse, le travail, l’accouchement, la maternité (6 h à 2 jours grand max au UK), on ressemble à un vieux sprinter en bout de course plutôt qu’une jeune maman épanouie.

Si vous pouvez, faites vous aider un maximum : votre compagnon/compagne est là, mais pourquoi pas une doula, la famille, les amies, une femme de ménage, un chien qui va chercher le courrier, mais des bras en plus!

Et n’hésitez pas à donner des indications sur ce qui vous serez utile : faire la cuisine, porter le bébé, ou ranger le capharnaüm (enfin le salon). La famille ou les amis, c’est aussi fait pour ça!

 

Visites ou pas visites ?

A vous de décider! Je n’ai pas voulu avoir des visites pendant plusieurs semaines, à part ma famille proche. Pareil pour les coups de téléphone pour raconter en détails l’accouchement. Avant de présenter bébé au monde et répondre aux questions, du repos pour digérer et récupérer de ses émotions est primordial. Pour être honnête, je n’ai toujours pas le temps de téléphoner à mes amies, et je ne culpabilise par pour autant : douche ou coup de fil à une copine ? Douche, un sandwich à la main.

Ne vous transformez pas en Bree Van der Kamp pour recevoir la foule et présenter le mignon, quelques jours de chemises de nuit et de chignon approximatif ça fait du bien aussi!

 

Top chef du congelé!

Pour se préparer à la sortie de la maternité, pensez à utiliser votre congélateur intelligemment. Le corps douloureux, pas vraiment de sommeil, c’est aussi moins de temps pour cuisiner (ou s’alimenter, à ce stade). L’astuce est de cuisiner des plats, mêmes tout simples, à l’avance et les placer au congélo en prévision du retour. Mon congélo ressemblait à Tetris entre les tuperwares et les padsicles mais quel bonheur immense de se faire réchauffer un plat maison en 5 minutes quand bébé fait une sieste.

 

Il existe plusieurs qualités de papier toilette

Fini l’insouciance de choisir son PQ au hasard dans le rayon, sans se soucier de sa qualité ou surtout de son épaisseur. Après l’accouchement et surtout en cas d’épisiotomie, le choix de papier toilette devient un art où l’économie n’est pas permise. Et comptez la consommation d’une famille nombreuse en période de grippe intestinale, uniquement pour votre petit postérieur délicat.

 

Finalement, on comprend l’utilité d’un bidet

Si comme moi vous n’avez jamais compris l’utilité du bidet : une douche ou un bain, mais pas un demi bain, attendez d’avoir accouché pour rêver d’un bidet. Le bain de siège c’est votre meilleur allié : dans l’eau tiède avec du gros sel, de l’huile essentielle de tea tree, de lavande ou de l’eau d’hammamélis. Il aide à une meilleur cicatrisation des points, calme les douleurs, et apaise la peau si fragile (et si malmenée) “du bas”. J’utilisais les sachets d’herbes et sels Earth Mama, avec un peu d’HE de lavande, un bonheur!

 

Le sujet tabou, le c***

En fait il n’existe aucun sujet tabou, ni aucune pudeur une fois que vous avez accouché. Si vous avez subi une épisiotomie, le premier passage à la selle peut être effrayant et douloureux. Pour éviter un énième bobo, plusieurs conseils : mangez des aliments forts en fibres, achetez des comprimés pour faciliter le transit, buvez beaucoup d’eau et surtout : pressez un gros morceau de papier toilette sur votre pubis en poussant … et tout ira bien!

 

 

 

L’épisiotomie n’est pas ton amie

On la redoute, on la déteste aussi, mais il existe quelques conseils pratiques pour apprendre à mieux vivre avec. Il faut savoir que les médecins parlent souvent de quelques jours de cicatrisation, mais pour beaucoup de femmes cela se compte en réalité en semaines surtout si l’accouchement a été instrumentalisé. Si la douleur est “normale”, trop souffrir ne l’est pas. Parlez en avec votre gynécologue ou sage femme, et n’hésitez pas à insister pour avoir un suivi en cas du moindre doute et obtenir des anti-douleurs. Rappelez vous qu’une épisiotomie n’est pas un acte chirurgical anodin (15% des femmes subissent une épisio au Royaume-Uni), et que le soin post-partum doit être minutieux.

Quelques conseils pour gérer l’après épisiotomie :

  • s’assoir sur un coussin bouée (ou un coussin de voyage) les premiers jours. Attention à ne rester assise trop longtemps pour ne pas provoquer d’oedèmes (et aie, les œdèmes).
  • lavez vous les mains avant (et après) d’aller aux toilettes pour éviter de mettre des bactéries sur le PQ.
  • essayer d’aérer la zone, en ne portant pas de sous-vêtements au moins 20 minutes par jour pour mieux cicatriser. Au lit, les fesses sur une serviette de toilettes par exemple!
  • utiliser une compresse glacée pour éviter les bleus et soulager la douleur. On peut en acheter toutes prêtes à l’emploi ou fabriquer des “padsicles” : prendre une serviette hygiénique de nuit sans parfum, vaporiser une cuillère à soupe d’eau d’hammamélis, 3 gouttes d’HE de lavande, et une cuillère à 1 cuillère à soupe de gel d’aloe vera, rouler la serviette, l’entourer de son emballage et la placer dans un sac de congélation, et direction le congelo. Croyez moi, si l’idée vous semble étrange c’est surement la chose la plus agréable qui arrivera à votre postérieur le premier jour : froid + hydratation. Recette en images!
  • La compresse préservatif : un préservatif rempli d’eau, au congélateur, et le tour est joué!
  • pour éviter les oedèmes, l’Extranase est un médicament naturel magique. Fabriqué à partir d’un enzyme issu de l’ananas, il évite de vilains bobos. On en trouve en pharmacie ou en boutique bio sous le nom de Bromelaine si vous habitez à l’étranger
  • les premiers pipis peuvent bruler, pensez à utiliser une petite bouteille de ce type (peri bottle) pour verser de l’eau tiède pendant la miction. Sinon, pipi sous la douche c’est pas mal aussi.
  • après la miction, on se nettoie avec un spray contenant de l’HE de tea tree, de lavande et de l’eau d’hammamélis, ou avec un spray prêt à l’emploi (le Earth Mama est génial). On tamponne ensuite dé-li-ca-te-ment, avec une gaze stérile ou du papier toilette (évitez les serviettes de toilettes ou gants).
  • ne vous forcez pas à marcher les premiers jours si l’épisiotomie est trop douloureuse. On me conseillait de prendre l’air, je suis donc sortie au bout d’une semaine pour un tour du quartier, fatale erreur! J’en garde un souvenir horrible, impossible de marcher, ni de m’assoir pour prendre un café. Ménagez vous, prenez le temps de récupérer. Il m’a fallu 3 semaines pour marcher 20 minutes maxi, avec des douleurs, et 6 semaines pour récupérer une complète mobilité. Certaines femmes se sentent prêtes en quelques jours, un conseil : écoutez vous!
  • s’assoir peut être douloureux pendant plusieurs semaines : n’hésitez pas à utiliser des coussins, ou privilégier votre canapé pendant quelques temps. Je sortais même avec mon coussin de voyage pour prendre le bus ou aller chez le coiffeur au bout d’un mois. Peu importe, si cela vous soulage, no shame!
  • pas de squats et encore moins de squats pour ramasser quelque chose avec bébé dans les bras.
  • n’ayez pas peur de prendre une glace pour regarder régulièrement votre épisio : premièrement on s’en fait une idée monstrueuse à cause de la douleur, mais cela est souvent beaucoup moins pire en regardant de plus près, et ensuite il est important de surveiller sa cicatrisation ou repérer tout soucis éventuel
  • une fois cicatrisée (mais oui, ça arrive un jour) pensez à masser la cicatrice avec de l’huile de rose musquée ou de l’huile de germe de blé avec une goutte d’HE de lavande. (EDIT : ou une huile pour périnée).
  • n’hésitez pas à en parler avec une amie qui est passée par là! J’ai reçu de meilleurs conseils par une amie qu’une sage femme… On vit toutes des moments compliqués avec une épisio, donc pas de fausse pudeur par pitié!
  • EDIT : ne pas hésiter à demander à votre sage-femme de faire sauter un point en cas de douleur, une épisiotomie trop serré peut être très douloureuse.

 

“Moi c’était pire”

Ou au contraire “moi tout allait parfaitement”. Ce qui m’a un peu chagriné avec les femmes qui ont accouché autour de moi, c’est qu’il existait un concours permanent du pire ou du meilleur post partum et finalement peu de soutien. Celle qui te conseille un tour au parc après 3 jours quand tu vis entre 2 poches de glace et un dérivé de morphine, ou l’autre qui t’explique en permanence qu’elle vit bien pire que toi (ventre découpé VS frifri coupé en deux, est ce nécessaire de comparer?). La douleur et surtout la douleur d’un post partum, ce n’est pas discutable.

Alors, oui aucune femme ne vit un rêve en sortant de la maternité, c’est souvent même un atterrissage sans parachute, mais c’est aussi un moment pour échanger des conseils sur ce qui peut aider pour mieux vivre ce moment. Mais arrêtons de faire des concours du pire ou du meilleur, un peu de bienveillance non?

 

Le sommeil, le nerf de la guerre

Oui, j’ai eu envie de gifler la 25e personne qui m’a dit “Profite surtout, après l’arrivée du bébé du va moins rigoler”, alors que j’étais enceinte de 9 mois, et que je ne pouvais rien faire à part : dormir devant un film japonais en VOST (je cherchais la sieste).

Mais il faut avouer que rare sont les bébés qui roupillent 6 heures d’un trait les premiers mois. Je me souviendrais toujours quand toute seule avec mon fiston la première nuit, j’ai dit au revoir à mes années de grasses mat (jusqu’à 9h30). Réveil toutes les 1H30 au début, 30 minutes pour le rendormir, pour ensuite se rendre compte que l’on est incapable de se rendormir sur commande ou pire une fois endormie : envie de faire un petit pipi.

Plusieurs techniques : alterner les biberons si vous n’allaitez pas avec votre compagnon/compagne, dormir dès qu’il dort (même la journée), ou faire semblant de dormir pour l’être aimé se lève à votre place (personne n’a jamais fait ça, personne).

Mais rassurez vous on apprend vite à dormir par phase de 3 heures, puis de 4h, et on applaudi en silence le jour ou par miracle (ou erreur) le poulbot décide de faire une nuit complète.

Les douleurs du post-partum et le manque de sommeil provoquent souvent des tensions dans le couple, alors gardez en tête que ce n’est qu’une courte période, et communiquez. Ou lancez vous des biberons dessus, mais vides, détail capital!

J’utilisais une tisane contre le spleen du post-partum, de chez Earth Mama , délicieuse mais surtout apaisante pour éviter de se sur-exciter au café.

 

Le ventre water-bed

Vous avez déjà dormi sur un lit à eau? Et bien, le ventre d’après accouchement ressemble un peu à ça : tout mou! Je vous rassure, cela revient en place tout naturellement, chaque corps à son rythme, mais la sensation est plutôt étonnante (ok, dégueu).

Mon conseil, ne rangez pas tout de suite vos vêtements de grossesse, comme les collants et les leggings pour bien gainer le ventre (n’ayant pas eu de césarienne, je ne peux pas conseiller sur le sujet).

Certaines aiment et conseillent le port d’une gaine pour retrouver un ventre plat, pour ma part je n’ai pas voulu m’imposer un énième effort, et mon ventre retrouve sa forme initiale tout naturellement.

 

Des feuilles de choux glacées sur la poitrine

J’avais lu que des feuilles de choux glacées sur la poitrine pouvait aider si on choisissait de ne pas allaiter. En réalité, ne tentez pas un énième DIY : il existe des traitements médicamenteux et homéopathiques (kit de soin Boiron) pour éviter les montées de laits et les douleurs associées. Parce que avoir mal en haut et en bas, mi-rigolo non?

 

Le régime à J+1, la fausse bonne idée

Alors oui, grande découverte, on grossi d’une dizaine de kilos (ou plus) pendant la grossesse. Mais sachez que le corps n’a pas fini de travailler à la sortie de la maternité. Même par curiosité, évitez de vous peser pendant les 2 premières semaines, et laissez vous le temps de reprendre des forces. Vous avez envie d’un joli carrot cake pour fêter l’arrivée du bébé ? Ne vous privez pas!

L’estomac va reprendre naturellement ses habitudes (comme manger pour 1 personne), le ventre doucement revenir à la normale, et votre corps finira par se réguler de lui même. Et croyez moi, pas de meilleur régime qu’un corps en carton,  des nuits trop courtes et des micro-repas entre 2 biberons.

Et avant d’entamer un body-bikini-challenge (rire gras), la rééducation du périnée est obligatoire sous peine de risquer la fuite urinaire en cas de fou rire!  Si comme moi, vous vivez à l’étranger, sachez que les physiothépeutes et kinés proposent ce service.

 

Le pipeau Instagram

Après mon accouchement, Instagram m’a proposé plein de comptes de mamans “musclées et organisées” à suivre. Mais oui, ces mamans qui ont des tablettes de chocolat après l’accouchement, des enfants sages sans tâches de lait, et un salon minimaliste toujours rangé.

Pour être honnête j’ai toujours beaucoup rigolé avec ça, parce que je trouve la réalité beaucoup plus touchante et rigolote (sauf quand tu glisses sur une couche), mais si le moral a tendance à être à la baisse, mieux vaut s’éloigner des réseaux sociaux quelques jours.

Une fois maman vous découvrirez le combat des mères “mon enfant apprécie l’art contemporain à 2 mois” ou “je lui fait écouter du mandarin depuis la naissance, c’est la langue de l’avenir dans les affaires”.

Le mien fait des arreuh, et adore me faire pipi (ou plus si affinité) dessus en me gratifiant d’un rire machiavélique, la vraie vie quoi.

 

Let’s talk about sex

Entre les suites de couches, les points de suture, la fatigue, le bébé qui dort à 50 cm du lit, l’envie de galipettes n’est pas tout de suite à l’ordre du jour. Mais là encore : écoutez votre corps, vos envies, et ne vous pressez pas si une appréhension subsiste. On entend souvent qu’il faudrait se forcer un peu pour relancer la machine, et je réponds mille fois NON. Communiquez et n’hésitez pas en parler avec votre gynécologue, mais ne transformez pas une appréhension légitime en traumatisme…

EDIT : Le lubrifiant (en quantité) peut aider à la reprise des galipettes! A ajouter dans vos caddies!

 

Et le césarienne ?

Vous avez du le comprendre, je n’ai pas accouché par césarienne, et je souhaite que cet article se base sur des conseils (vécus) et vérifiés, uniquement. Je répertorie vos conseils en commentaires ou via Twitter / FB / mails :

  • porter une gaine les premiers jours pour se déplacer plus facilement
  • marcher, même si c’est douloureux au début pour récupérer plus vite
  • se laver avec une infusion tiède de plante cicatrisante et anti inflammatoire (type matico, qui sert également aux poitrines congestionnées de lait)
  • masser la cicatrice avec une pommade de calendula pour éviter les adhérences
  • appliquer de la chaleur sèche sur la cicatrice (coussin de pépins de cerises)
  • porter des leggings si les pantalons appuient sur la cicatrice

 

Je compte sur vous pour poster en commentaires vos conseils pour récupérer plus facilement d’une césarienne, les produits à utiliser, pour que je puisse alimenter cet article!

 

 

Happy-end

Le post partum pourrait être comparable à un Mud Day un lendemain de cuite, c’est vrai. Mais toutes les femmes le vivent, et l’oublient doucement. Si les jours ou les semaines sont parfois longues avant de retrouver une vie normale, parlez, allez voir votre médecin aussi souvent que nécessaire, demandez conseil aux mamans confirmées, bref ne gardez rien pour vous!

Si le moral ne revient pas, confiez vous et demandez de l’aide à un psychologue, pareil si l’accouchement à été un peu compliqué et qu’un trauma se développe. Vous avez créé, porté, et donné la vie, et avez le droit à tout le respect et les attentions nécessaires.

Et bien évidemment, les beaux moments font rapidement la place aux souvenirs d’après guerre, c’est promis.

Il parait que ça se surmonte, certaines décident même d’avoir d’autres moufflets ensuite 😉

 

Vous avez des anecdotes, des conseils, des produits à recommander ? Partagez votre expérience en commentaire, et j’ajouterez votre recommandation dans l’article. Merci encore pour vos contributions si précieuses.

 

 

 

Illustrations libres de droit : Pixabay

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47 Comments

  • Reply Mimi 27 January 2017 at 10 h 15 min

    Bonjour,
    J’ai adoré ton article! Je me suis tellement reconnue!
    Ayant choisi de donner le biberon, je me suis aussi retrouvée confrontée au nourrisson qui ne mange plus dès lors qu’il est rentré à la maison car la tétine/le lait/l’eau/l’environnement/la couleur des rideaux, ne lui conviennent pas.
    Se retrouver à la pharmacie à 8h du mat’, à moitié en pyjama, pour aller acheter le Nième biberon qui te permettra d’enfin nourrir ta progéniture.
    Changer de lait 4 fois avant de trouver le bon.
    Oublier son intuition de mère (à ne jamais négliger son intuition!) pour suivre les conseils d’une puéricultrice de 24 ans au ventre plat qui te dira que tu nourris “trop” ton fils, et que c’est bien d’aller pleurer dans les toilettes plutôt que dans la chambre, et passer à un autre sujet genre “quelles couches vous utilisez?”.
    Pleurer, pleurer, pleurer, et se dire un jour que ça suffit, que c’est TON fils, que s’il pleure, c’est qu’il a faim, et que c’est lui, ET LUI SEUL, qui sait s’il a encore besoin de manger.
    Se dire que sa vie a changé, alors qu’en fait, elle s’est améliorée.
    Je reste persuadée que notre vie change si on a envie qu’elle change. Pour ma part, je fais les même choses qu’avant. Avec papa, on ne s’interdit aucune sortie. On s’organise c’est tout!
    Encore merci pour ton retour d’expérience! Hâte de lire la suite de tes aventures!

    • Reply biobeaubon 27 January 2017 at 18 h 26 min

      Merci Mimi!
      L’instinct est tellement important. J’ai essayé d’écouter les conseils mais bloquer tous les “si je peux me permettre” (rien que de l’écriture j’enrage). On ressent les choses, et évidemment quand le bébé ne va pas bien, les parents sont les premiers à s’en rendre compte…
      Et un régime pour un nourrisson sérieusement…
      Je suis bien d’accord avec toi, la vie s’embellit, on change évidemment certaines habitudes mais on s’organise surtout!

      xxx Anouchka

  • Reply Emm 27 January 2017 at 10 h 27 min

    Hé oui, quand y’en a plus, y’en a encore…C’est vrai qu’on est peu préparées à ça, même en France. Je ne m’attendais pas à avoir de telles douleurs après avoir accouché. C’est suffisamment éprouvant, on a envie d’être tranquille, merde ! Et non… J’ai terminé des journées à me coucher à 19h et à pleurer tellement j’avais mal à ma cicatrice de déchirure, à culpabiliser d’avoir monté et descendu trop souvent les escaliers, à penser que c’était de ma faute, à avoir peur d’avoir rouvert la cicatrice !!
    Heureusement j’ai un sage-femme super, compréhensif et que je peux appeler à toute heure du jour et de la nuit !
    Et puis voilà, au bout de 7 mois il n’y parait (presque) plus rien… Encore le ventre un peu flasque, 3kg en trop, quelques vergetures mais un amour de bébé. 🙂

    • Reply biobeaubon 27 January 2017 at 18 h 28 min

      Mais oui, le post accouchement était un état un peu flou. Evidemment tu te dis que ça ne va pas être marrant mais pas à ce point là. Et puis impossible de se préparer à l’avance vu que personne n’est capable de prédire comment l’accouchement se passera…
      C’est génial d’avoir eu une sage femme qui assure, ici c’est juste pour l’accouchement du coup je pense faire appel à une doula pour le second round!
      Et évidemment, tout ça en vaut mille fois le coup, mais on devrait être mieux préparées.

  • Reply Marine 27 January 2017 at 10 h 47 min

    Merci pour cet article sans tabou ! J’aurais aimé le lire avant d’accoucher, peut être que je me serais sentie moins seule et abandonnée alors !! En tous cas je vais renvoyer mes amies enceintes en ce moment vers ton blog!!

    • Reply biobeaubon 27 January 2017 at 18 h 29 min

      Merci, j’espère que ça aidera tes copines! On tombe toutes un peu de haut !

  • Reply Charlotte 27 January 2017 at 11 h 16 min

    Merci pour cet article ! On sacralise tellement la maternité que l’on oublie souvent de prévenir les futures mamans du post partum. J’ai eu droit à une césarienne et je n’ai malheureusement pas de conseil… si ce n’est marcher – même pliée en deux au début – pour favoriser la cicatrisation. L’épisiotomie, ça a l’air coton quand même !
    Mais au delà de la douleur, c’est la fatigue et le moral au ras des pâquerettes qui m’ont le plus marquée. Ne plus écouter son corps, devoir s’abîmer un peu plus (porter bb lorsqu’on a déjà le dos cassé à cause des nuits courtes), ne plus pouvoir faire ce que l’on veut… j’ai trouvé tout ça extrêmement dur. Aujourd’hui encore (ma fille a 9 mois), j’ai du mal à accepter de ne plus pouvoir aller au ciné, au restos, voir des amis, quand je le souhaite. J’allaite encore, et mon ventre est toujours un peu gonflé… les choses s’améliorent doucement mais même en sachant tout cela à l’avance, on n’est décidément jamais prêt à la maternité.
    Sinon j’ai bien ri en t’imaginant glisser sur une couche (ouverte ?) !

    • Reply biobeaubon 27 January 2017 at 18 h 31 min

      On ne nous prépare pas du tout à cet après accouchement qui est super violent! Pour le reste c’est évidemment un changement de vie énorme, mais on s’adapte, ici on essaie d’aller quand même au resto, boire un verre, en s’adaptant au mignon aussi!
      Et évidemment, j’ai glissé sur une couche ouverte. De toute façon tu m’entends crier “oh noooon!” quand je le change 🙂

  • Reply Jennysioux 27 January 2017 at 11 h 19 min

    Je n’ai pas d’enfants mais c’est tellement bien d’avoir quelqu’un qui dit les choses sans tabou ! Merci pour cette article <3

    • Reply biobeaubon 27 January 2017 at 18 h 32 min

      Merci! On ne devrait pas avoir de tabous, juste des bonnes manières d’en parler! 🙂

  • Reply Mademoiselle Mylène 27 January 2017 at 11 h 56 min

    Je suis enceinte de 4 mois, une grossesse que je ne vis pas forcément hyper bien… je me disais : “allez plus que 5 mois”… mais en fait, en lisant ton article, je me rends compte que non …. bon allez, je garde le moral 🙂

    • Reply biobeaubon 27 January 2017 at 18 h 33 min

      Bon, dis toi alors plus que 6 mois ? 🙂
      C’est tout sauf un état linéaire la grossesse et la maternité, mais tu vas bientôt rencontrer la petite personne, ça c’est magique!

  • Reply Marion 27 January 2017 at 12 h 05 min

    Super article (super drôle aussi !), je ne suis pas encore enceinte mais j’espère que ça va arriver sous peu, et je serai ravie de relire ton article le moment venu !
    Juste une petite question : est-ce que tes bons conseils à base d’huiles essentielles (style bain de fesse dans le bidet ou padsicles) sont applicables aux femmes allaitantes ou pas ? Je sais qu’il y a certaines HE qui sont recommandées et d’autres au contraire déconseillées dans le cas de l’allaitement…

    Ah et je suis même pas encore maman et j’en ai juste déjà TROP MARRE des bébés surdoués, du coup ton passage là dessus m’a trop fait rire. J’entends/je lis tellement de gens qui parlent de bébés à “haut potentiel” diagnostiqués à 6 mois. Mais bien sûr…

    • Reply biobeaubon 27 January 2017 at 18 h 36 min

      Bonne question, ici c’est autorisé et sachant que tu les avales pas par voie orale mais juste en bain, ça ne pose aucun soucis!
      Et oui les mamans c’est un peu le concours du bébé le plus beau, costaud, marrant, intelligent, il ne manquerait presque qu’ils soient cultivés à 2 mois! 🙂

  • Reply Delfie 27 January 2017 at 12 h 15 min

    Oh merci ! de dire tout haut ce qui se passe réellement … J’avais tellement besoin d’aide il y a 7 ans … “Passer sous un camion …” je dirai même passer sous un train … Excellent post ! Bravo

    • Reply biobeaubon 27 January 2017 at 18 h 37 min

      Hihi, au début c’était un peu sous un 33 tonnes quand même…

  • Reply la Fourmi Elé 27 January 2017 at 13 h 55 min

    Ca rappelle tant de choses et c’est vrai qu’on nous en cache beaucoup !! Sur le coup tout paraît difficile surtout que la fatigue est souvent plus que présente !! on vit souvent dans un état second pendant plusieurs jours mais cela n’efface en rien tous les autres bonheurs. c’est quand même vrai que ce ne sont pas ces difficultés qui resteront des années après !!

    • Reply biobeaubon 27 January 2017 at 18 h 38 min

      Oui, personne ne veut en parler, et pourtant toutes les femmes passent par là (avec plus ou moins d’intensité)!
      Brisons le tabou 🙂

  • Reply Marie Merry in Brittany 27 January 2017 at 14 h 10 min

    Aucune de mes copines déjà mères ne m’avaient vraiment prévenue. Ni même la mienne, ou encore mes tantes, qui avaient oublié ! (sauf une mais sans histoire est tellement atroce qu’elle n’a pas voulu m’effrayer). J’estime que mon accouchement et mon post-partum se sont plutôt bien passés, mais ce que tu décris dans ton article, qu’il soit vécu plus ou moins intensément, est très vrai. J’ai moi aussi eu cette sensation d’être passée sous un camion. Avant de l’avoir lu je conseillais doucement mes copines futures mamans sur ces sensations et sur les précautions à prendre, mais sans savoir vraiment trop comment aborder le sujet sans être une “maman relou” qui a tout vu tout vécu. J’ai notamment abordé le sujet des selles parce que j’aurais vraiment voulu qu’on m’en parle (je n’ai pas eu d’épisio mais une ventouse qui m’a donné un oedeme). En tout cas maintenant je garde ton article sous le coude, prêt à dégainer. Il est nickel, pas culpabilisant, pas effrayant, tout pile ce qu’il faut. Merci !!!

    • Reply biobeaubon 27 January 2017 at 18 h 39 min

      Je rigolais quand ma mère me décrivait le post accouchement comme un moment douloureux. Ca n’a pas loupé j’ai eu le meme accouchement qu’elle et heureusement qu’elle ne m’a pas dit ‘je t’avais prévenue” et m’a tout simplement aidé pendant des jours…
      Je suis comme toi, j’en parlerais avec mes amies, avec bienveillance, mais en essayant de ne pas être celle qui a tout vécu.
      Elle te remercierons toutes plus tard 🙂

  • Reply Mum*two*kids 27 January 2017 at 14 h 38 min

    Les feuilles de choux ça fonctionne ! J’avais un traitement homéopathique mais ça ne marchait pas vraiment en désespoir de cause et pour soulager mon 155 Z et bien j’ai essayé les feuilles de choix froides et verdict ça soulage (mais ça pue !). En tout cas, super article !

    • Reply biobeaubon 27 January 2017 at 18 h 41 min

      Ah, ça soulage donc, bon à savoir! Dans le doute, je disais juste de prévoir un traitement dès le départ pour essayer de soulager ou au moins prévenir. Moi j’ai pris de suite un traitement médicamenteux, super efficace!

  • Reply Élodie 27 January 2017 at 15 h 50 min

    Merci pour cet article !

    Je n’ai pas d’enfants mais mon homme et moi, on commence à en parler sérieusement, du coup je commence à me documenter, à lire des retours d’expériences. Ton témoignage m’a vraiment appris beaucoup de choses. Comme tu dis :
    “Vous avez créé, porté, et donné la vie, et avez le doit à tout le respect et les attentions nécessaires.”
    Je trouve ce point extrêmement important et rassurant pour les jeunes mamans / mamans à venir, de ne pas avoir honte ni peur d’ennuyer les gens avec nos tracas et nos questions.

    En tout cas, j’espère sincèrement que tu vas mieux !

    Bonne journée 🙂

    • Reply biobeaubon 27 January 2017 at 18 h 43 min

      Merci! Je vais bien mieux 🙂
      Tu reliras cet article le 9e mois en temps voulu, tu verras, tu seras super prête pour te préparer à tout ça.
      Et même pendant ta grossesse, il ne faut pas hésiter à poser des questions et alerter en cas de moindre pépins. Il n’y a pas de questions stupides!
      Bonne soirée Elodie

  • Reply Elodie - melo furtherwest 27 January 2017 at 20 h 17 min

    😉
    Un article qui aurait été super à lire avant l’accouchement, complet et juste !
    Les douleurs étaient tellement intenses et n’étant pas du tout informé sur tout ça que je me suis dit au choix : il y a quelque chose d’anormal, une complication ou alors je suis vraiment douillette et j’abuse de me plaindre comme ça ? Et non, tout cela était normal.
    Pour les feuilles de choux, étant désespérée j’ai testé et ça soulage, je suis même allée jusqu’à me gaver de persil (que je déteste) et de menthe, car il paraît que ça aide… Car pendant cette montée de lait, à part te culpabiliser de ne pas allaiter, personne ne t’aide (du moins ici aux US)

    • Reply biobeaubon 27 January 2017 at 20 h 41 min

      Mais c’est ça impossible de savoir si la douleur est normale ou non. Personne ne nous prépare à cette épreuve!
      2e commentaires pour les feuilles de choux, c’est finalement utile.
      Ma mère était tellement hallucinée de savoir que je n’avais pas de traitement (culpabilisation ultime aussi ici sur l’allaitement) qu’elle m’a envoyé un traitement de France avant l’accouchement.
      L’hallu…

  • Reply Nat Arocas 28 January 2017 at 0 h 36 min

    Ton article arrive tard vis à vis de mon propre post-partum (c’était l’été 2015) mais honnêtement merci mille fois pour ça ! C’est très décomplexant, bien que je n’ai jamais eu de problèmes pour parler de mon propre post-partum (j’explique toujours que “Tout allait bien jusqu’à ce que bébé soit sorti”), mais j’avais une rancœur et une sorte de honte vis à vis de ce que j’ai vécu !
    A te lire je vois qu’on a vécu un peu la même chose et je trouve ça formidable d’avoir ton ressenti avec bien plus de bienveillance que le mien 🙂
    Il faudrait que le corps médical arrête un peu d’occulter tout ça, parce que vraiment quand je posais des questions aux cours de prépa les SF passaient aussi vite que possible sur les questions sensibles et à les écouter les épisios y’en avait jamais, les césa, forceps, ventouses & co ça n’arrivait jamais et une fois bébé sortit il n’est plus question que de changer des couches. Heureusement que je m’étais un peu renseignée de mon côté car sinon la mauvaise surprise que ça doit être :/
    On m’a aussi fait me sentir complétement ovni avec mes douleurs et aux yeux de tous on aurait dit que j’étais juste une grosse comédienne… Ca a continué avec la SF qui en suivi post partum, et la famille qui croyait que j’en rajoutais car pendant plus d’un mois impossible de m’assoir sans souffrir y compris avec la fameuse bouée… C’est très culpabilisant tout ça au final ! J’ai été psychologiquement très mal pendant des mois à cause de tout ça, impossible de m’y retrouver dans ma féminité, impossible de me sentir bien dans mon corps qui semblait me trahir et heureusement que mon chéri a été formidable comme soutient ainsi que mes parents car je n’ai pas eu beaucoup d’aide venant d’ailleurs et c’est quand même malheureux.
    Pour l’épisio j’étais bien heureuse d’avoir eu l’idée de prendre mon pq de chez moi à la maternité, ainsi qu’une brume thermale qui a grandement facilité les passages aux toilettes ! Et des lingettes intimes bio après les grosses commissions 😀 Sinon effectivement, ne pas forcer, rester allongée autant que possible, s’aérer c’est indispensable je valide absolument. Côté sexe, patience et communication bien sûr et puis une huile pour le périnée (maison ou celle de Weleda) ça aide pour se faire des massages, assouplir la cicatrice d’une épisio, réapprivoiser son corps seule ou avec sa moitié… Je m’en suis plus servie pour réparer “les dégâts” que pour les prévenir au final 🙂

    • Reply Nat Arocas 28 January 2017 at 0 h 38 min

      Et j’ai oublié de mentionner le lubrifiant, beaucoup de lubrifiant pour la reprise (et même la suite) d’une activité sexuelle. Le lubrifiant c’est la vie 😀

      • Reply biobeaubon 29 January 2017 at 22 h 49 min

        Ah, je vais updater avec ton conseil sur le lubrifiant 🙂
        Je comprends vraiment ce que tu as ressenti, tu penses en avoir fini avec la grossesse, l’accouchement et le pire arrive. Dans LE cours de préparation, une femme à posé une question sur les épisios et la nana a répondu que seul 10% des femmes étaient concernées donc à voir en temps voulu. Mais non, il vaut mieux être préparée, avoir des munitions à la maison, plutôt que découvrir “au cas où’. C’est une sage femme qui m’a vu galèrer qui est venu me dire d’acheter un coussin bouée. Mais le désespoir quand tu ne réussi pas à t’assoir correctement au bout de 5 semaines, et puis finalement ça s’améliore.
        Pas d’antibiotiques, pas de soins, de crèmes, rien. Je suis hallucinée… Je vais finir mon huile Weleda en massage tient, merci pour le tips 🙂
        xxx Anouchka

  • Reply Sophie 28 January 2017 at 5 h 17 min

    Bonjour,
    merci pour cet article qui m’a fait litteralement pleurer de rire…
    Je viens tout juste d’accoucher et suis moi meme en angleterre et voulais savoir si tu avais trouver le kit boiron en pharmacie? Je ne souhaite pas allaiter et on ne me conseille aucune prise medicamenteuse…
    Les seins sont durs et comment a etre tres. Douloureux.
    Merci d’avance

    • Reply biobeaubon 29 January 2017 at 22 h 43 min

      Félicitations 🙂
      C’est fou au UK que l’on ne conseille rien pour les montées de lait, histoire de culpabiliser les femmes… Alors si tu as une mutuelle, un gynécologue peut te prescrire un traitement médicamenteux. J’ai eu mon traitement via ma famille en France 🙁
      Sinon, cet article donne les noms et dosages en homéopathie https://allaitement.ooreka.fr/fiche/voir/359770/stopper-une-montee-de-lait et il parait que les feuilles de choux glacées aident, plusieurs mamans l’ont approuvé ici.
      Plein de courage!

  • Reply Pauline - Bright Pause 28 January 2017 at 11 h 26 min

    Merci pour cet article complet et sans tabou, c’est vraiment rassurant de lire tes mots malgré toutes les réalités pas toujours bonnes entendre que tu décris ! Je ne me réjouis pas spécialement de mon accouchement à venir, et je ne cherche pas à me surinformer (encore moins à me faire peur), mais là tu nous donnes des clés précieuses pour mieux vivre cette période compliquée sans culpabiliser. Merci et bon we avec ta petite famille !

    • Reply biobeaubon 29 January 2017 at 22 h 40 min

      Tout se passera bien, tu verras on trouve une force que tu ne soupçonne même pas pour l’accouchement, et si tu as déjà préparé quelques petites choses (cuisine, serviettes hygiéniques glacées au congélo, spray), tu vas te remettre beaucoup plus vite 🙂
      Et chaque femme vit ce moment différemment, avec plus ou moins d’intensité.
      Je te souhaite un bel accouchement!

  • Reply Maman BCBG 28 January 2017 at 16 h 34 min

    Génial cet article… Pour l’épisio, j’ajouterai que si elle fait trop mal, il ne faut pas hésiter à demander à une sage femme/gyneco/médecin/infirmière de faire sauter un point… une épisio recousue trop serrée, c’est l’enfer… Perso, je ne pouvais plus marcher tellement ça me faisait mal. La sage femme qui est passée me voir a coupé un point et ça a été le jour et la nuit!!!

    • Reply biobeaubon 29 January 2017 at 22 h 35 min

      Ah merci de ce conseil, je fais un édit sur le sujet 🙂

  • Reply Mélanie 30 January 2017 at 14 h 02 min

    Super article et tellement décomplexant ! Pour ma part j’ai eu de la chance, pas d’épisio et une sage femme en libéral qui était super. Je pouvais lui envoyer des messages au moindre doute. Elle m’a également beaucoup aidé pour l’allaitement. D’ailleurs les débuts de l’allaitement sont souvent très difficiles car bébé est accroché à nos seins 24h sur 24 ! (à part pour quelques chanceuses :))
    Ce qui aide beaucoup de maman (allaitantes ou non) c’est l’écharpe de portage ! On peut avoir bébé tout contre soit tout en ayant les mains libres ! 😀

    Et une autre douleur dont on ne parle pas beaucoup ce sont les tranchées ! Ces contractions que l’on a après l’accouchement et qui aident l’utérus à reprendre sa taille initiale. Et bien lorsqu’on allaite elles sont généralement plus fortes car quand bébé tète, le cerveau libère une hormone, de l’ocytocine, qui provoque les contractions. Mais bon, il faut se consoler en se disant que, normalement, l’utérus devrait retrouver sa taille plus rapidement grâce à cette hormone !

    • Reply biobeaubon 1 February 2017 at 18 h 50 min

      Ah l’écharpe c’est la vie!
      Et pour les tranchées, je n’ai pas eu ces douleurs, peut être que mon corps m’a épargné d’une blague du post partum au moins 🙂
      C’est génial d’avoir eu une sage femme en libéral, ici c’est quasi impossible ou moyennement des milliers de pounds. Mais la prochaine fois je pense me tourner vers une doula être plus aidée!
      Merci pour toutes ces infos Mélanie!

  • Reply Emma 30 January 2017 at 15 h 26 min

    Merci beaucoup pour cet article! À défaut de m’avoir aidé (il arrive trop tard j’ai accouché en septembre) il m’a fait rire!
    Grâce aux cours de préparation pour l’accouchement on se sent prête même si on est morte de peur, mais personne ne te prépare à ce qui t’attend après. A titre personnel, physiquement ça allait mais moralement c’était la cata… en tout cas merci!

    • Reply biobeaubon 1 February 2017 at 18 h 47 min

      Merci Emma! Oui, le chapitre ‘et après l’accouchement’ n’existe pas dans les programmes de préparation, c’est tellement dommage 🙁

  • Reply Pitiponks 14 March 2017 at 21 h 32 min

    J’ai trouvé cet article hyper instructif!! Je ne suis pas maman, et je ne suis pas sûre d’être encore prête mais les témoignages de maman m’intéressent de plus en plus! J’aimerais bien pouvoir garder ton article dans un coin pour le jour où je franchirai le pas, il me serait sans doute TRÈS utile ^^’

    • Reply biobeaubon 26 March 2017 at 11 h 28 min

      Merci, il faut briser certains tabous parfois!

  • Reply Sarah 20 March 2017 at 12 h 40 min

    Super article, çar nous ne sommes pas forcément préparées à l’APRES. Exemple tout bête, les chutes écarlates du Niagara pendant un mois, personne ne m’en avait soufflé mot… Bon, évidemment, on s’adapte, mais ce tabou n’est pas forcément aidant. Et le concours du plus-pire-moins-pire, on y a toutes eu droit. En gros, il ne reste qu’à pleurer seule dans sa chambre ! Par cet article, je découvre ton blog, qui es une très bonne surprise. Bonne continuation à toi, et au plaisir de te lire !

    • Reply biobeaubon 26 March 2017 at 11 h 10 min

      Oui, on est absolument pas préparées au post partum, le job est fait, débrouillez vous madame. On le vivrait tellement mieux avec du soutien et des conseils…

  • Reply Delphine 24 May 2017 at 21 h 52 min

    Bonjour, merci pour cet article qui dit tout haut ce que j’aurais bien aimé savoir avant.

    Concernant la césarienne, la sage-femme m’avait conseillé, lors de la douche, de me laver avec de l’infusion tiède de matico, une plante qui se trouve en Amérique du Sud où je vis, mais je suppose que toute plante cicatrisante et anti-inflammatoire peut servir (elle m’a donné le même conseil pour la poitrine congestionnée par la production de lait).
    Une kiné m’a recommandé, une fois que la cicatrisation est faite (que la plaie n’est plus rouge vif), de masser la cicatrice avec de la pommade de calendula pour éviter les adhérences.
    Une acupuntrice m’a recommandé d’appliquer de la chaleur sèche sur la cicatrice (coussin de pépins de cerise par exemple).
    Et alors, une info dont je n’avais absolument pas conscience lorsque j’ai dit au gynéco “c’est pas grave, s’il ne sort pas, emmenez-moi au bloc, l’important c’est d’avoir essayé d’accoucher par voie basse”, c’est qu’une césarienne peut être extrêmement douloureuse (j’avais en tête le terme “césarienne de confort” à ce moment-là, j’ai vite déchanté…)
    J’ai porté des leggings pendant plusieurs mois après l’accouchement parce que la ceinture du pantalon appuyait pile sur la cicatrice douloureuse.

    Concernant l’allaitement, une fois que j’ai partagé la douleur que je ressentais, plusieurs femmes m’ont répondu le plus naturellement du monde “oh oui moi je mordais un coussin pour ne pas hurler de douleur” (!!!). Donc en cas d’allaitement douloureux, se diriger vers une sage-femme compétente dans ce domaine ou la leche league parce qu’allaiter ne doit normalement pas faire mal.

    Voilà pour mon vécu qui j’espère pourra servir à d’autres.

    • Reply biobeaubon 30 May 2017 at 20 h 49 min

      Merci Delphine pour ces précieux conseils! Je vais les intégrer tout de suite à l’article, qui manquait de conseils sur la césarienne.

  • Reply Maeloup 1 June 2017 at 1 h 40 min

    Oh là là la. Je viens juste de découvrir ton blog.. Et cet article. J’en pleure toute seule !

    Mon fils a bientôt 3 semaines et je ne m’attendais pas du tout à ça pour le post-partum. Déjà que ma grossesse.. Je souffre de douleurs chroniques. En gros j’ai eu des sciatiques, maux de dos/jambes/ligaments quasiment durant 9 mois. Les 4 derniers mois je ne marchais et je pleurais de douleurs quand je voulais me retourner dans mon lit la nuit. Et comme ça correspond aux douleurs de grossesse, très peu de personnels médicaux m’ont prise au sérieux.
    Je n’attendais qu’une chose : reprendre mon traitement. Donc pas d’allaitement (“droguée “).
    Le must ? L’accouchement où la péridurale n’a qu’à moitié fonctionné. Lors de la descente de bébé : j’ai tout senti. Après 9 mois de douleurs, 4 jours de déclenchement et 12h de travail cette dernière partie à été un enfer. J’étais épuisée, lessivée. On m’a posé mon fils : j’étais en état de choc. J’ai senti l’episio et quand j’ai été recousue.
    Après 36h sans sommeil, je suis remontée en chambre à 7h et la journée a commencé: apprentissage, visite. J’ai dormi une heure.

    J’ai mis 10 jours à “reconnaitre” mon bébé. J’ai pleuré de douleurs et de peur après l’accouchement.. A l’hôpital on m’a dit que la péridurale avait fonctionné car c’était normal de ressentir des “sensations”.

    Ça fait 3 semaines et je suis toujours épuisée et parfois le moral en dents de scie. Mais je lis que c’est normal.. Et je pleure de soulagement. Merci pour cet article. Merci pour les commentaires. Merci merci merci.

    Laure.

    Ps: on m’a donné des poches de glaces DIY à l’hosto : de l’eau dans des préservatifs. Un tour au congélateur et hop. Ça été magique pour moi.

    • Reply biobeaubon 1 June 2017 at 15 h 53 min

      Hello Maeloup,

      Merci de ton commentaire, je suis vraiment désolée que tu vives cette situation. On manque vraiment d’information et de soutien concernant le post partum, ton comment en est la preuve…
      Je me reconnais dans ta colère post accouchement, où j’ai été aussi peu considérée et écoutée. C’est particulièrement rageant dans un moment où l’on est particulièrement vulnérable.
      C’est normal que tu ai besoin de temps pour t’en remettre, je te promets que l’on se relève, tu réussiras à prendre du recul. Ne garde pas un trauma, et parles en à une sage femme, un/e psy pour évacuer cette colère.
      J’ai eu besoin d’en parler, et je me ferais suivre de près pour trainer ce traumatisme si j’ai un 2e enfant. Il ne faut pas minimiser ton expérience et ton ressenti.
      Tout mon soutien.
      Anouchka

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