Maternité

Ce qui a changé dans ma vie depuis la naissance de mon enfant

27 June 2017

 

Je me suis toujours demandé ce qu’un enfant allait changer dans ma vie. Enceinte je n’arrivais pas à me projeter avec un enfant, j’ai vécu une très belle grossesse, en connexion avec cette petite personne, mais il m’était impossible d’imaginer l’après. Aujourd’hui, je commence à avoir du recul sur tous ces changements qui se sont opérés dans ma quotidien depuis 7 mois. C’est simple, tout a changé.

Avoir un enfant n’est pas qu’un bouleversement d’organisation, d’agenda, ou de finances, c’est aussi une manière de renaitre, et se redécouvrir, faire surgir des questions et parfois des bouleversements.

 

J’ai découvert une nouvelle personne 

Et je ne parle pas de mon enfant, je parle de moi. J’ai toujours été plutôt sanguine, impatiente, et sauvage, mais depuis la naissance de mon fils, je me découvre différente. J’ai appris à me caler sur sur son rythme, et accepter que parfois, nos envies ou besoins sont différents. Je ne panique plus quand il pleure, je sais qu’il faut parfois l’entourer de douceur pour apaiser ses petites colères. Et quand un objet tombe, une fois, deux fois, dix fois, j’accepte qu’un petit humain de 7 mois ne comprenne pas le non, et qu’il ai une manière bien spécifique de découvrir le monde.

J’ai l’impression de découvrir une nouvelle personne, de développer des capacités qui me semblaient jusqu’ici inconnues. Tout ce qui me semblait immuable a changé, cette douceur dont je peux faire preuve, le fait d’apprécier un contact physique permanent avec une autre personne, partager tout mon temps libre avec lui, alors que je suis si solitaire. C’est très déstabilisant de se voir évoluer si vite, sans rien maitriser, mais j’ai décidé de vivre et lâcher prise.

 

Je dis stop, avant que la situation dégénère

Devenir plus calme ne m’empêche pas de saturer parfois, bien au contraire. Avant, j’avais tendance à avaler des couleuvres jusqu’à exploser de colère ou d’incompréhension. J’ai appris depuis sa naissance à ne plus attendre que les situation dégénèrent mais opter pour un échange au quotidien. Le débat peut être calme, ou plus animé selon le niveau de fatigue, mais l’essentiel est d’exprimer une émotion ou un dysfonctionnement, et surtout trouver des solutions.

Travailler à temps plein avec un bébé, nos 2 emplois du temps, et le besoin d’aller pratiquer au studio ou au tennis pour lui, demande beaucoup d’organisation et de souplesse, et souvent des réajustements. Il faut écouter l’autre, exprimer son point de vue, et oser dire “Ca ne va pas, j’ai besoin d’aide”.  En tant que parent, il est difficile de lâcher prise, et l’essentiel est d’accepter que l’autre fait de son mieux, parfois en utilisant des méthodes différentes, qui ne sont pas mieux ou moins bien.

 

J’ai appris à sourire, pour de vrai

Je me rend compte à quel point il m’était difficile de sourire naturellement à quelqu’un avant.  Ce n’est pas dans ma culture de parisienne qui se méfie de tout et tout le monde, mais depuis mon départ, j’ai appris à vivre à l’anglo-saxonne, dire bonjour et sourire quand une personne vous parle, et être plus ouverte et souple.

Mais, le sourire de mon fils provoque chez moi un sourire instantané, un vrai sourire. Même quand je suis épuisée, et qu’il continue à gigoter partout, je finis par rire. Les gens dans la rue nous arrêtent aussi à longueur de temps, et cela me force à communiquer plus facilement, sourire, échanger quelques mots. La lumière attire la lumière, les sourires attirent les sourires, et je reçois beaucoup de bienveillance ces derniers temps.

 

Je n’arrive plus à m’intéresser à ce qui ne me passionne pas

J’ai souvent vu que beaucoup de parents vivaient un changement de vie ou carrière après l’arrivée d’un enfant. De mon côté, j’ai vécu une expérience si forte pendant ma grossesse, l’accouchement, et cette nouvelle vie ensuite, que j’ai ressenti le besoin de m’investir dans ce qui faisait sens pour moi. Le yoga, ce blog, mes lectures, écrire, m’investir dans certains engagement politiques ou sociétaux, et être à l’écoute des autres. Je n’arrive plus à m’intéresser à des choses sans importance. Ca changera surement, et c’est peut être une passade mais je trouve cette période passionnante. Mais pour le moment, j’ai besoin de me reconnecter à moi même et aux autres, sans perdre du temps sur des débats stériles, et des histoires d’apparence.

Ca c’est pour le côté positif, pour le coté négatif, c’est que je ressent un besoin urgent de réorganiser ma vie, comme un besoin viscéral d’air frais. J’espère pouvoir vous en parler plus longuement dans un article, avec plus de recul.

 

La négativité des autres a peu d’emprise sur moi 

C’était déjà le cas avant, j’ai grandi dans une famille qui pense qu’il faut s’éloigner des gens qui envoient des ondes négatives. Rien de rationnel, du ressenti, mais j’ai toujours évolué avec cet instinct. Quand j’étais enfant, ou adolescente, voir même jusqu’à 25 ans, je me souciais terriblement du regard de l’autre et j’avais très peur d’être rejetée. Et puis, j’ai quitté la France, Paris et son environnement particulier, et appris grâce au yoga et à la méditation à me débarrasser de ces poids. Pardonner, avancer, se concentrer sur les personnes positives et s’écouter. Depuis, le jugement de l’autre m’importe peu, je sais reconnaitre les conseils bienveillants, mais j’ai une base solide d’amis et de famille proche, je découvre de belles personnes, et le reste ne mérite pas beaucoup d’intérêt.

Quand votre enfant pleure dans un avion, la réaction n’est jamais parfaite : soit on reste bienveillante et tout le monde s’impatiente, soit on est plus ferme et les gens s’indignent. Et je n’imagine pas les parents qui donnent un téléphone avec un dessiné animé à leurs enfants : un écran ? Alors il faut apprendre à se détacher et faire comme on peut.  Pareil pour le fait d’exposer ou non son enfant sur les réseaux sociaux, faites comme bon vous semble et détachez vous du reste.

Depuis la naissance de mon fils, ce sentiment de détachement a été décuplé, j’ai lu tellement de bons et mauvais conseils et essuyé le jugement sur l’éducation que je souhaitais lui donner, que j’ai appris très vite à me débarrasser de toute emprise que les autres peuvent avoir sur moi. Et on vit mieux, plus sereinement quand on donne de l’importance uniquement aux gens positifs.

 

Je ne veux pas lisser la réalité

Je n’ai pas eu l’accouchement rêvé, mais c’était une expérience forte, malgré les couacs médicaux. Au début, je lisais des témoignages sur les réseaux sociaux, et j’ai commencé à culpabiliser. Le post partum, la fatigue, tout ça n’aidait pas à prendre du recul facilement. Et j’ai compris que je n’étais pas le problème, que mon corps avait suivi son rythme, que le corps médical avait fait de son mieux, je l’espère, mais que j’avais expérimenté une conséquence du manque de moyens financiers que subit ce pays en matière de santé.

Alors non mon fils ne mange pas toujours des petits pots bio et maison, il dort parfois sans prendre son bain, porte des couches jetables, mange dans mon assiette, tripote mon téléphone, parfois je lit même un article en donnant le biberon. Je n’ai aucune honte à dire que je suis parfois heureuse de le laisser à sa nounou et savoure mon verre de vin devant Netflix quand il est enfin couché.

C’est dur d’être parent, oui on l’a voulu, très fort, mais la course à la perfection est stupide. Un enfant est bruyant, toujours plein de taches, fait des bulles de bave, lance de la nourriture, vous tire les cheveux, et cette spontanéité dérange. Je ne chercherais jamais à la lisser, au contraire, à l’encourager le plus longtemps possible (sauf pour les cheveux, c’est douloureux).

 

Je me rend compte en écrivant cet article à quel point cette période est positive et fascinante, mais aussi pourquoi beaucoup de gens ne souhaitent pas avoir d’enfants. J’ai accepté avec plaisir ce changement, et le fait de manquer de contrôle sur les choses, mais j’imagine aisément que l’on ne souhaite expérimenter pas ce grand chamboulement.

 

Je suis très intéressée par vos retours, si vous avez peur ou ne souhaitez pas avoir d’enfants pour ne pas bousculer votre vie actuelle, ou si au contraire l’arrivée d’un enfant a changé votre personnalité. 

 

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13 Comments

  • Reply Aurelie 27 June 2017 at 14 h 26 min

    Mon fils a 17 mois et je ne m’attendais pas à une révolution aussi profonde!
    Je n’y avais pas trop réfléchi avant son arrivée, je me focalisais plutôt sur notre projet d’enfant sans penser à ce que ça allait changer pour moi. Mais peut-on s’y préparer de toute façon? Je ne crois pas. Car les évènements, la vie, l’accouchement, les premières semaines et la fatigue nous aspirent. Et après quelques mois, lorsqu’après toutes ces vagues et ces tempêtes on se retrouve rejetée sur la plage, au soleil et au calme, on se voit pour la première fois comme jamais auparavant.
    J’étais une grande working woman et à ma grande surprise je me retrouve à réinventer ma carrière pour pouvoir aller chercher mon fils à la crèche à 16:00. Je ne me reconnais pas et parfois mes amis de MBA non plus, parfois c’est difficile mais j’aime bien mon nouveau moi 🙂 Mon fils, ce n’est pas mon excuse, c’est ma motivation comme l’enseigne la parentalité positive (que j’ai appris à ne pas suivre à la lettre, pour tracer ma propre voie – mais cette citation elle m’a prise droit au coeur).
    Merci pour ton article, j’ai trouvé très émouvant le passage sur le sourire, tu l’as très bien traduit. C’est un vrai cadeau que nos enfants nous font, et font donc au monde <3
    Bisous à toi et à l'enfant croissant

    • Reply biobeaubon 29 June 2017 at 16 h 43 min

      Hello Aurelie, merci pour ces mots!
      Je te rejoins complètement, il faut du temps pour bien réaliser tout ce qui arrive et il est difficile de s’y préparer.
      Et adapter ses envies et sa vie professionnelle est important, si on a le souhait et la possibilité. Travailler autrement ce n’est pas renoncer à sa vie pro, et je mets un point d’honneur à voir grandir mon fils aussi, tu as bien raison!

      Bises bises

  • Reply Pauline 27 June 2017 at 14 h 30 min

    Tu sais, ce que tu écris se voit même à travers un écran ! Depuis que ton petit est né, à CHAQUE fois que tu parles de lui, que ce soit un tweet ou une photo sur Instagram, tu rayonnes. J’ai du mal à l’expliquer parce que c’est bizarre, mais tu as une manière de parler de ton enfant qui respire l’amour, l’acceptation et la bienveillance. Bref, malgré les nombreuses difficultés dont tu parles ici, je trouve que tu es une vraie pub pour la maternité ! ^^
    De mon côté, aucun doute, je veux des enfants. Et étonnamment, control freak comme je suis, stressée, organisée, sauvage aussi, je n’ai pas peur tant ça me semble évident. Ce ne sera pas pour tout de suite, je ne suis pas prête pour ça et de toute façon, il n’y a personne avec qui les faire ! Mais ça ne me fera jamais assez peur pour y renoncer.

    • Reply biobeaubon 29 June 2017 at 16 h 46 min

      Oh merci ça me touche beaucoup ce que tu écris <3 A défaut d'être une pub pour l'accouchement, je me rattrape ailleurs hihi.
      J'étais comme toi, j'avais des peurs, et la peur de ne plus rien contrôler, mais l'envie était présente. Un excellent exercice de lâcher prise au final. Je te souhaite de rencontrer la bonne personne pour réaliser ton rêve alors !

  • Reply Marie Benard 27 June 2017 at 17 h 51 min

    Je suis (encore une fois) émue à la lecture de ton article… Merci pour ce très bel article. Je sais bien que cela ne sert à rien MAIS je regrette mes premières années avec mon fils où je n’ai pas su être patiente, où je n’étais simplement pas disponible psychologiquement. Je n’avais pas réglé certaines choses et la responsabilité d’un tout petit a été trop lourde d’un coup pour moi. J’avance désormais. Mais il m’arrive de repenser au passé et que cela me rende très triste. En tout cas, je mets tous les moyens en oeuvre pour que nous vivions heureux le moment présent désormais.

    • Reply biobeaubon 29 June 2017 at 16 h 48 min

      Merci Marie!
      Je te comprends, et c’est important de parler du fait que non un enfant ne règle pas tous nos problèmes, bien au contraire, j’ai l’impression que cela peut réouvrir des plaies. Mais on peut aussi voir l’opportunité pour guérir ses blessures et avancer.
      Je culpablise parfois de ne pas avoir été psychologiquement et physiquement dispo à son arrivée, j’étais tellement abimée et fatiguée après l’accouchement que je ne pouvais me consacrer 100% à lui les premières semaines.
      Merci de ton témoignage sincère,

      Anouchka

  • Reply Marie 27 June 2017 at 19 h 57 min

    C’est marrant je suis passé moi aussi par ces mêmes phases!
    En tant que styliste j’avais une vie a 100 a l’heure et j’ai démissionné 3 mois après avoir accouché (pendant mon congé mat) pour trouver quelque chose avec des horaires un peu plus soft, et un salaire plus interressant (pour pouvoir financer une garde partagée). J’ai fait mes recherches et entretients pendant mon congé mat car je ne me voyais plus travailler autant, déjà enceinte, j’ai senti que la maternité allait boulverser ma vie.

    Mais comme toi maintenant, je ne m’intéresse plus a grand chose d’autre que ce que je trouve “essentiel”: l’environnement, consommer mieux, le yoga, le minimalisme. Et je me reconnais de moins en moins dans ce métier de “consommation”, beaucoup de gaspillage, une consommation de matières, d’images, une pression sur les ventes…
    Je me pose beaucoup de questions et je n’ai pour le moment aucune réponse donc j’imagine que la naissance de mon fils a amorcé une transition qui va se poursuivre un certain temps.
    Ce qui est sur c’est que mes choix se font désormais en fonction de ce qui serait le mieux pour lui, et pour notre famille

    Moi qui ait toujours eu des envies d’ailleurs, cette fois la maternité m’a donné envie de me rapprocher encore plus de ma famille et pourquoi pas vivre dans le même arrondissement de Paris. Mes parents vivent et construisent avec mon fils une merveilleuse relation, et l’idée de partir, bien qu’elle nous donne envie pour avoir une meilleure qualité de vie, me semble encore plus difficile qu’avant! Ca serait si triste de briser une telle relation!
    Et je decouvre une nouvelle facette de Paris, les endroits kids friendly, et le nombre de parents et d’enfants partout que je n’avais jamais remarqué avant!
    Souvent on se sourit quand on se croise, les enfants se regardent, et on rigole bien car on a tous la même poussette!

    Comme toi j’ai aussi besoin de beaucoup de bienveillance et de douceur, et la maternité m’a comme apaisée, et je suis beaucoup plus calme qu’avant.

    Et j’ai moi aussi eu envie d’être honnête face a la difficulté d’être parents. Je suis quasiment la seule de mes amie à reconnaître avoir eu mal pendant l’accouchement (et non moi je n’ai pas tout oublié juste après), j’ai eu un baby blues de 2/3 semaines et j’en ai parlé, le manque de sommeil et ses conséquences également. Je crois qu’il faut qu’on se libère de ses tabous (ou pudeurs?) de maman et cela fait un bien fou.
    Oui ca m’est deja arrivée d’être soulagée d’être lundi pour reprendre le travail après un dur week-end de maman solo et si on arrive a en rire et à dédramatiser alors ca passe!
    Etre un bon parent c’est déjà faire de son mieux, etre present, donner de l’amour, jouer et parler avec son enfant ca me semble le plus important!
    Voilà désolé pour ce long pavé mais je trouve ca passionnant de voir a quel point la maternité peut nous changer, souvent pour aller vers plus de vrai, d’amour, de bienveillance et de sincérité!

    • Reply biobeaubon 29 June 2017 at 16 h 53 min

      Hello Marie,

      Merci pour avoir pris le temps d’écrire ce pavé!
      Je me retrouve complètement dans ce que tu écris, le travail, le besoin de se recentrer et aménager sa vie autour de son bébé. J’ai la chance d’avoir un boulot très compréhensif sur ma vie de jeune maman, c’est rare, mais j’aurais surement fait le même choix que toi si la situation avait été différente.
      C’est un tel bouleversement, on remet en cause nos engagements, nos envies, et surtout nos priorités.
      J’habite à l’étranger et je me débrouille pour voir notre famille le plus possible, mais cela fait déjà plusieurs années que l’on fonctionne comme ça, je ne me verrais plus vivre en France, mais on est habitués aux avions, trains, skype.. C’est chouette aussi!
      Et concernant l’accouchement et le baby blues, j’en avais parlé mais je n’arrivais pas à dire “mon fils est né, j’ai tout oublié en le prenant dans les bras”. Non. Je repense encore souvent à l’accouchement, aux semaines qui ont suivi, c’était une période très dure physiquement et mentalement. Tu as raison de l’exprimer, d’en parler, il faut se libérer.
      On fait de notre mieux, dans l’amour et la bienveillance et c’est bien l’essentiel!

      A bientôt,

      Anouchka

  • Reply Camille Fulmine 28 June 2017 at 6 h 07 min

    Perso ça me terrifie. J’en parle peu de cette trouille.
    Si tu veux en parler tu me contactes en MP sur Instagram chatsparrow
    😉

    • Reply biobeaubon 29 June 2017 at 16 h 54 min

      J’étais terrifiée et j’ai compris que j’étais très accrochée à ma liberté. Elle me manque un peu parfois, même si je suis très heureuse!
      Si je réussi à trouver du temps entre toutes ces activités, je viens en papoter avec moi 🙂

  • Reply Aude 29 June 2017 at 10 h 47 min

    Quel plaisir de lire ces lignes. J’ai longtemps clamé haut et fort que je ne voudrais pas d’enfants. Jamais. Et puis, les années passant, une longue analyse plus tard, je me suis aperçu que ce qui me terrifiait était en fait mon desir le plus profond. Il a fallu que je me reconnecte avec moi même, faire connaissance avec ce désir si singulier, si puissant. Ca a pris du temps. Bcp de temps. 3 années de doutes, de désespoir aussi parfois, d’un vide immense… 3 années douloureuses à espérer. Et puis un matin de juillet, un test positif !!! L’incrédulité, la peur au ventre aussi…. mais une confiance inébranlable en ce petit être qui avait choisi de s’installer là pour qq mois ! Noah est né il y a tout juste 3 mois, et depuis, tout a changé en effet… je me découvre confiante (moi la grande angoissée !), sereine et heureuse (ce sourire dont tu parles si justement…) – j’apprends à accepter que ses envies ne sont pas les miennes (au moment du coucher notamment…), cette patience avec laquelle il est encore parfois difficile de negocier ! Et puis il y a l’engagement que je ressens aussi si fort. Qui se traduit comme toi, par un besoin viscéral d’approfondir ma pratique du yoga. Revenir aux essentiels. Cultiver la confiance. Alors bien sûr un enfant ça change bcp de choses, il nécessite de se réinventer à chaque instant; mais je n’aurais manqué ce RDV pour rien au monde…. La vie est mouvement, à quoi bon lutter ! Go with the flow… Et merci à toi pour ces lignes qui font tant de bien à lire !!

    • Reply biobeaubon 29 June 2017 at 16 h 57 min

      Merci Aude!
      Go with the flow comme tu dis.
      Je n’ai pas eu la maternité facile, au contraire, j’ai décidé de me lancer quand on m’a dit “une FIV maintenant ou jamais”. Je comprends complètement ce coté questionnement sur le désir d’enfant et longue attente ensuite de son arrivée.
      Félicitations pour la naissance de Noah. Les 3 premiers mois sont tellement intenses, on reste fatiguée ensuite mais je trouve que cela devient plus facile de communiquer, DORMIR, et retrouver son rythme. Comme tu dis, il ne faut pas lutter et se laisser porter.
      Plein de bonheur !

  • Reply Un invincible été » Ailleurs sur le web #63 2 July 2017 at 21 h 18 min

    […] J’ai été hyper touchée par ce témoignage d’Anouchka, qui nous raconte comment l’arrivée de son enfant a changé sa vie, et même sa personnalité. […]

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