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Lifestyle

Bien-être, Lifestyle

Et si chercher le bonheur était finalement cultiver l’équilibre de vie ?

2 November 2016

 

J’aime parler de bonheur ou de gratitude à travers mes articles. Pour autant, je ne pense pas que le bonheur soit un état stable et pérenne, mais plutôt une chose fragile que l’on doit constamment entretenir.

En échangeant sur les réseaux ou par email, je me suis rendue compte que l’idée d’atteindre un sentiment de plénitude “je sens que je suis au bon endroit, entouré(e) des bonnes personnes”, semblait intouchable pour beaucoup d’entre nous.

Trouver l’équilibre n’est pas une chose facile, car quand on pense l’atteindre, il est souvent mis en danger par des sentiments inexpliqués ou des éléments extérieurs.

Si vous cherchez à atteindre une vie parfaite, soyez sur que cette quête vous rendra malheureux(euse). En réalité, chercher l’équilibre est plus important que chercher le bonheur. Chercher l’équilibre c’est accepter la fragilité des choses, leur état temporaire, et surtout comprendre que l’on doit rester en permanence à l’écoute de nos ressentis, et de l’environnement extérieur pour agir en conséquence.

Prenez un exercice d’équilibre en apparence très simple au yoga, la position de l’arbre. Pour la majorité d’entre nous, elle n’est pas évidente à tenir du premier coup et demande de la patience. Il faut être constamment concentré(e) sur un point à fixer, avant de se sentir suffisamment à l’aise pour se détendre et lever les bras. Mais quand on pense la maitriser on se rend compte que chaque jour est différent, la stabilité n’étant pas une vertu linéaire, et que notre équilibre peut être différent d’un pied à un autre.

La recherche du bonheur, ou plutôt de l’équilibre en est la parfaite métaphore : il n’existe pas de situation idéale, il faut constamment travailler et se remettre en question, et tout peut être chamboulé en un instant.

Cette idée peut être alors appliquée au couple, au travail, aux projets personnels, et à la famille. Il est impossible de se dire parfaitement heureux(euse) en toute situation, mais accepter que les choses sont fragiles, ne pas chasser les pensées négatives, mais les équilibrer avec des pensées positives représente la notion d’équilibre.

Vivre dans une quête d’équilibre est bien plus réaliste et surtout plus épanouissant qu’une recherche utopique du bonheur. Il faut certes y travailler au quotidien, mais c’est finalement accepter que l’on acteur(ice) de sa vie, et surtout que les situations parfaites n’existent pas en théorie.

Pour se sentir heureux(euse), il est important d’identifier les piliers fondamentaux ( la famille, le lieu de vie, une passion, la vie spirituelle…), et comprendre que le reste est soumis à des compromis. Par exemple, ma famille est le pilier indispensable dans ma vie, comme cultiver certains idéaux philosophiques. Pour certains, la poursuite d’une passion artistique passera avant tout, et le reste ne sera que compromis (lieu de vie ou conditions économiques).

Prenons le temps d’identifier ce qui est essentiel à notre équilibre et surtout à le faire régulièrement. Tout change selon l’âge, l’expérience de vie, et les événements que l’on rencontre. Il faut aussi accepter de ne pas être radicaux dans nos choix, vivre dans une recherche d’équilibre étant avant tout de comprendre que les choses peuvent changer à tout moment.

Finalement, être heureux est peut être d’accepter le caractère inexpliqué de la vie : être une personne bonne et généreuse n’empêchera pas les épreuves douloureuses, mais l’exercice est d’apprivoiser cette part de fatalité, et surtout de mieux la vivre en l’opposant à des éléments plus positifs.

Alors avant de se lancer dans une quête utopique du bonheur, n’est il pas plus réaliste d’apprivoiser la notion d’équilibre, si fragile, mais plus réaliste et épanouissante dans la durée ?

 

Photo libre de droit Pixabay

 

Lifestyle

Pourquoi il ne faut jamais demander “Alors, c’est pour quand les enfants?”

5 September 2016

Si vous avez entre 25 et 40 ans, et que vous êtes en couple depuis plusieurs années cette phrase doit régulièrement revenir à vos oreilles.

On ne devrait jamais poser cette question sans en mesurer les conséquences. Une question qui semble plutôt banale : un couple heureux, quelques années de vie commune, une situation stable. Et la suite ?

La suite, est l’intimité du couple, qui peut choisir de la partager (ou non).

La maternité n’est pas un sujet évident pour beaucoup de femmes, et de couples. Si pour certaines, devenir mère a toujours été une envie profonde ou au contraire un refus catégorique,  pour d’autres cela relève d’un long questionnement. Au delà même de l’envie, faire un enfant n’est pas si simple pour tous les couples.

A chaque fois que vous posez cette question anodine, vous risquez de mettre profondément mal à l’aise votre interlocuteur/rice, et vous exposez aussi au déballage de situations complexes : je suis stérile, j’essaie de faire un enfant depuis 2 ans, je viens de faire une fausse couche, je ne sais pas si je souhaite en avoir ou je ne veux pas en avoir.

Toutes les femmes ne s’accomplissent pas dans le fait d’avoir des enfants, et ont une vie parfaitement épanouie. Par contre, on tente souvent de projeter un modèle archaïque du couple et du bonheur sur des femmes qui ne souhaitent pas débattre de leur choix et leur liberté à ne pas vouloir fonder de famille.

“Tu es sure que tu le regretteras pas dans quelques années ?”

“Il ne faut jamais dire jamais”

C’est manquer de respect à une femme qui ne devrait jamais avoir à répondre à ces questions.

Ne projetez pas votre idée de la vie, sur une personne qui ne vous a rien demandé mais surtout ne voit pas son futur de la manière que vous.

Il existe mille et une manières de s’épanouir dans la vie, en couple ou non, avec ou sans enfants, et autant de manières d’aimer. L’essentiel est de trouver son équilibre.

Pour certains couples qui n’ont pas encore abordé le sujet, qui commencent à peine à en parler ou si le sujet fait l’objet de disputes, c’est aussi l’assurance de mettre sur le tapis un sujet qui relève de leur intimité en public.

Dans mon cas, en couple et mariée depuis des années, la question est revenue sans cesse. Atteinte d’endométriose je savais que ma seule manière d’avoir un enfant serait de faire une FIV. La maternité n’était pas un sujet évident, et m’a demandé une longue introspection.  Chose que je ne souhaitais pas raconter à mes connaissances, mes collègues et autres inconnus à la machine à café.

Je ne compte plus le nombre de fois où l’on s’est immiscé dans ma vie privée pour savoir où j’en étais de ce côté là :

“Tu verras les enfants c’est incroyable, ça change une vie, c’est magique, il n’y a pas de bons moments, il faut se lancer”.

Tout le monde ne choisi pas son moment justement. Il faut parfois des mois, voir des années de tentatives avant de tomber enceinte, et il est assez indélicat de venir rappeler cette dure réalité à une femme.

Et face à une réponse claire et franche sur le sujet de l’infertilité, les réactions se veulent souvent encore plus maladroites :

“Ca va venir, il suffit de se relaxer”

“C’est souvent un blocage dans la tête”

Non. L’infertilité n’est pas un blocage psychologique, et par respect pour les couples en souffrance, abstenons nous de propager des théories médicales de comptoir. Si votre collègue s’absente régulièrement, ne boit pas de vin au bistrot après le travail, ne la questionnez pas. Une femme qui souhaite se confier sur ce sujet le fera, mais la forcer à en parler ne fera que la mettre mal à l’aise.

Ce que cherche une femme, un homme, ou un couple qui affronte cette épreuve c’est finalement de l’écoute, une absence de jugement, et beaucoup de compassion et de soutien. Le reste est médical, et croyez moi, il y a d’excellents professionnels sur le sujet.

Je n’ai aucun conseil à donner à des couples qui se lancent dans un parcours de PMA si ce n’est de se préserver. Il ne faut pas focaliser sa vie uniquement sur la PMA mais continuer à avoir des projets à côté, pour ne pas tomber dans une obsession qui est souvent destructrice.

Gardez en tête que les médecins sont des professionnels, qui gèrent le côté “technique” et manquent parfois d’affect. Alors, entourez vous de personnes bienveillantes : peu de proches, mais des gens qui sauront vous soutenir. Les couples qui sont passés par là sont aussi de très bons conseils.

Continuez d’être heureux pour ceux et celles qui réussissent à vivre la maternité : les belles histoires existent, même si elles demandent parfois du temps à être racontées.

 

Alors avant de poser la question “C’est pour quand les enfants?” demandez vous toujours si vous vous intéressez sincèrement à votre interlocutrice/eur, ou si cela relève uniquement de curiosité mal placée.

 

 

 

 

Bien-être, Lifestyle

Apprendre à s’écouter et lâcher prise

2 August 2016

 

Biobeaubon a pris ses quartiers d’été. Je suis un peu moins présente par ici chaque été, car je me demande toujours si vous continuez à lire les blogs en vacances ? C’est souvent le moment idéal pour déconnecter, lire et lézarder au soleil pour les plus chanceux(euses).

Cet été j’apprends à lâcher prise. Ce qui semblerait facile pour une adepte de la méditation et du yoga est en réalité beaucoup plus difficile à mettre en oeuvre au quotidien.

Depuis le début de ma grossesse, j’ai du apprendre à faire confiance à mes ressentis et surtout à m’écouter. Je vis toujours à 100 à l’heure dans une course effrénée entre travail, voyages, explorations de Londres, projets divers, et depuis quelques mois je me force à calmer le rythme pour reprendre mon souffle.

Pour être honnête mon corps s’est chargé plusieurs fois de me le rappeler, et si regarder une série sous la couette après une journée de travail m’a toujours semblé culpabilisant, j’apprends aujourd’hui à le faire et surtout à apprécier.

L’été dernier, j’avais pourtant expérimenté 3 semaines sur l’île de Lanzarote, sans wifi, avec une chaine de télévision qui captait uniquement des vieux films quand il faisait trop chaud pour sortir, mais surtout la chance incroyable de prendre le temps de réfléchir, dormir, lire, respirer, sans avoir aucun but. J’étais revenue à Londres transformée, et positive.

J’ai ressenti le besoin revenir sur cette île cet été, pour reprendre une dernière grande respiration avant d’envisager mes derniers mois de travail, un déménagement et la préparation de l’arrivée de la petite personne.

Toute cette période est un accélérateur d’émotions, et surtout le meilleur exercice pour apprendre à rester calme. J’expliquais à ma famille que déménager sans aucune visibilité aux Etats-Unis aura été moins effrayant que de se préparer à accueillir à un enfant.

Tout ce que je ressens en ce moment est parfaitement contradictoire, entre le corps qui demande à ralentir la cadence, et la vie qui impose de penser à mille choses très pragmatiques. Il faut aussi apprendre à vivre avec la sensation que le corps change cela demande une adaptation quotidienne, même pour de petits gestes basiques. Je suis partagée entre immense sérénité et instants de panique. Majoritairement, la sérénité l’emporte, avec l’envie de vivre dans ma bulle.

Ma réponse dans ce cas, est de partir faire une pause hors de Londres aussi souvent que possible. J’ai passé du temps en Italie, à Copenhague, mais aussi en famille pour me ressourcer.

L’esprit devient plus clair pour réfléchir sereinement à la suite, et être hors de son quotidien impose une prise de recul. On est beaucoup plus productif(ve) en s’octroyant des pauses pour redéfinir ses priorités.

Pas de recettes miracles, de to-do list ou de bullet journal, et encore moins de miracle morning cet été : mais apprendre à s’écouter, à lâcher prise, pour appréhender le changement sereinement.

 

Prenez soin de vous et surtout : un bel été !

 

Photo libre de droits par Pixabay.com 

 

expatriation, Lifestyle, Voyages & Adresses

Croire en ses rêves et changer de vie

21 July 2016

 

Si j’avais du écouter toutes les personnes qui ont tenté de me décourager ces dernières années, je pense que je serais encore sur le canapé de mon appartement parisien à rêver la vie des autres.

Combien de fois avez vous pensé : “Je rêve de le faire, mais c’est trop compliqué ” ?  Je reçois souvent des commentaires ou messages de personnes souhaitant habiter à l’étranger, voyager ou réaliser un projet, mais qui ne savent pas comment démarrer leur projet.

Evidemment qu’un projet se réfléchi, et qu’il est toujours plus prudent de prendre en compte toutes les éventualités avant de se lancer, mais la chose la plus importante est de se focaliser sur les solutions et non les freins. Je m’explique : à la question “Je rêve de déménager au Japon”, les réponses ne peuvent pas être : mais ce n’est pas possible car j’ai 2 enfants, 100 euros de côté, 2 chats, et que je ne parle pas japonais.

Pensez toujours que chaque problème peut trouver sa solution. En étant motivé(e), débrouillard(e), curieux(se), et surtout en se projetant dans le futur, il est possible de réaliser ses rêves.

Quand j’ai démarré le projet de partir vivre à l’étranger, j’avais moi aussi des freins : 2 chats, un mari qui souhaitait poursuivre sa carrière, très peu d’argent de côté, et une santé moyennement accommodante.

La première étape a été de discuter autour des destinations qui pouvaient correspondre à notre couple et nos ambitions professionnelles, et ensuite de regarder quelles étaient les conditions d’obtention de visas.

Ensuite, de chercher les meilleures options pour obtenir ce visa : quels contrats, quels organismes, mutation possible ? changement d’entreprise ?

Une fois le type de contrat trouvé, il a fallu postuler et postuler encore. Plus de 500 CV ont été reçus pour le poste que je visais aux Etats-Unis, et j’ai du moi même en envoyer autant pour trouver mon job. Des refus, il faut se préparer à en essuyer, des remises en questions, des gros moments de doutes, mais si vous avez un objectif, votre motivation doit être le seul moteur.

Une fois le job obtenu (champagne!), toute la partie logistique, administrative et économique est arrivée, aussi désagréable qu’excitante. Chercher un appartement sur Google Maps en croisant les doigts que la ville vous plaira.

Mais sans prise de risques, sans échecs, sans peurs et sans doutes, vous n’irez nulle part. Si votre objectif est de quitter votre job pour devenir votre propre patron, travaillez dur, prenez le temps de définir votre projet, et étudier toutes les opportunités!

Si vous rêvez d’une carrière artistique, travaillez fort, soyez humble et n’ayez pas peur des critiques!

Si vous voulez faire le tour du monde, économisez le moindre centime, gardez votre objectif en tête, abreuvez vous de documentaires de voyage pour préparer votre départ!

Mais surtout, ne commencez jamais par dire “Mais ce n’est pas possible parce que … ” Evidemment qu’il existe des projets plus accessibles que d’autres, alors pourquoi ne pas les découper en étapes ? Le tour du monde peut commencer par un voyage de 2 mois, une carrière artistique par des cours du soir ? L’essentiel est de nourrir votre passion, et avancer sur la bonne voie.

 

En vivant à l’étranger, j’ai réalisé combien il était important de ne pas vivre par procuration, et avoir des regrets. Regarder la vie des autres c’est bien, mais vivre sa propre expérience n’a pas de prix.

Et aujourd’hui encore, quand on nous dit “Mais avec un enfant, voyager et déménager dans un autre pays va être compliqué!”, on se rend compte à quel point sauter le pas nous a rendu légers et sans limites. Il ne faut pas confondre logistique plus importante avec abandon de ses rêves. Je continuerais à poursuivre mes objectifs tout au long de ma vie, seule et en famille.

 

VOUS êtes votre propre moteur, et ne laissez personne rire face à vos projets. Travaillez sans relâche, projetez vous, relevez vous face aux échecs mais surtout : n’abandonnez jamais!

 

 

 

Pour aller plus loin :

 

Lifestyle

Et si on apprenait à être heureux pour les autres ?

29 June 2016

 

Ces derniers temps, avec l’annonce de ma maternité, j’ai pu prendre conscience de la bienveillance des gens qui m’entourent : mes ami(e)s, proches et vous ma communauté qui me suit déjà depuis plus de 3 ans.

J’ai aussi remarqué que lors d’un événement heureux, certaines personnes n’arrivent pas à être positifs(ves) pour les autres. Prenons deux exemples, le premier léger mais assez symptomatique : quand une blogueuse est invitée à un événement ou un blogtrip je vois immédiatement des commentaires sur le fait que “ce sont toujours les mêmes qui sont invitées”, ou “qu’elles ne travaillent finalement jamais”. Comme si le bonheur qu’une personne reçoit est un moment positif que l’on enlève à d’autres.

J’ai du mal à comprendre ce type de comportement. L’envie est un sentiment humain et naturel, mais finalement n’est il pas plus positif de se réjouir du bonheur des autres ? 

Tomber enceinte à été un processus long, complexe et douloureux. Je vous en reparlerais dans un autre article, mais même dans les étapes les plus sombres, je n’ai jamais ressenti de rancoeur envers mes ami(e)s qui annonçaient une future maternité. Au contraire, j’étais ravie de voir que cela pouvait fonctionner, que l’espoir existait et qu’il fallait s’accrocher. Et surtout, je ne souhaitais à personne de vivre le même chemin que moi.

On parle souvent du karma, et j’aime croire qu’il est important de toujours être bienveillante pour les autres. L’envie et l’ego sont extrêmement dangereux car quand ces deux sentiments sont mal contrôlés, ils participent à nous enfermer dans une vie négative. Ce que je ne vis pas, c’est parce que l’autre le vit. Et l’on sait vous et moi que cette pensée est fausse.

Regarder la vie de l’autre à travers un écran, c’est l’assurance d’être malheureux(se) dans sa propre vie. Que connaissons nous des efforts fourni pour en arriver là ? Des échecs, des doutes, des pleurs ? Au delà d’un effet d’annonce en 140 caractères, il est essentiel de toujours prendre du recul face aux situations.

Débarrassons nous de l’égo, et du jugement hâtif, et apprenons surtout à dire “félicitation” et “je suis heureux(se) pour toi” de manière sincère.

Et si on essayait de transformer notre ressenti en un élément de motivation ? Quand je vois des personnes réussir, cela me pousse à me dépasser pour atteindre mon but. Si il / elle a pu réussir, je peux aussi le faire. A moins de jeter son téléphone et se couper des réseaux sociaux et d’une vie sociale normale, il vous sera impossible de passer à côté des événements qui rythment la vie de votre entourage, alors transformez le en source de motivation!

J’aime penser que même en s’éduquant à penser positif 24/24h sur son canapé, rien ne se passera de nouveau. Il faut agir, entreprendre, même si il est plus facile de juger les autres que de se lancer.

J’imagine que ces sentiments négatifs sont aussi dictés par la peur et la frustration d’une vie qui ne nous satisfait pas. Encore une fois retournons la situation : comment faire pour transformer ma vie et la rendre plus positive ? 

La première chose à faire et de se débarrasser des pensées négatives qui peuvent naturellement nous envahir face à une annonce heureuse. Et surtout essayer de comprendre pourquoi on tend à réagir de cette manière ? Cela fait souvent écho à une frustration plus profonde, une envie cachée ? 

Ensuite, d’essayer de réfléchir à la manière de transformer ce sentiment en un moment constructif : si je veux moi aussi vivre la même chose, que dois je mettre en place pour y arriver ?

Entourez vous aussi de personnes positives! Pendant de nombreuses années, je gardais dans mes amitiés des personnes incapables de se réjouir pour moi. Pour mes examens, mon mariage ou mon départ à l’étranger, tout était sujet à polémique, et surtout jamais un “bravo” sincère. Par contre, j’ai remarqué que ces mêmes personnes étaient finalement présentes dans ma vie pour les mauvais moments, et pas comme amis, mais plutôt car elles se réjouissaient de ne pas me voir heureuse.

J’ai fait le ménage il y a quelques temps, sans me retourner, en ne gardant que des personnes bienveillantes autour de moi. Ces gens à qui il est naturel de partager des bonnes et mauvaises nouvelles, mais aussi des doutes.

Au final, apprendre à travailler son esprit de bienveillance part souvent d’un délic simple, mais qui nous amène vers une profonde remise en question.

Alors, essayons ensemble de toujours garder en tête qu’une pensée positive peut chasser une pensée négative, et de répéter le mot magique : bienveillance. 

 

 

 

Lifestyle

Do you speak english ? 한국말 하세요 ? Apprendre une langue étrangère : mes conseils !

23 June 2016

 

Parler une langue étrangère est aujourd’hui devenu indispensable : pour voyager, travailler, étudier, vivre à l’étranger ou tout simplement avoir accès à une base de connaissances plus riche!

Si votre prof d’anglais LV1 au collège vous a donné une aversion contre l’apprentissage des langues étrangères, pas de panique, il n’y a pas d’âge pour se remettre en selle! Grâce à Internet, à différentes applications sur smartphones, et à une profusion de films étrangers disponibles, vous avez déjà à disposition de la matière pour apprendre une langue sans pression et avec une touche de fun!

De mon côté, j’ai toujours aimé les langues étrangères, et mon premier coup de coeur a été l’allemand (mais oui) que j’ai commencé à apprendre très jeune, vers 8 ans, pour ensuite poursuivre au collège et au lycée. J’ai fini par prendre une option langues étrangères pour passer le bac (anglais-allemand) et pris l’avion direction Brême pour une première expérience en immersion de quelques semaines dans la vie germanophone.

Avec un bagage assez solide en anglais, j’ai commencé à découvrir les méandres d’Internet et ses différentes communautés sur des sites principalement en anglais. Ce qui m’a permis de commencer à écrire en anglais, et surtout apprendre à parler de manière moins littéraire et plus spontanée (et sans tomber dans le OMG!!! Awesome babe!!!).

Pendant mes études, j’ai aussi choisi des cursus demandant un fort niveau d’anglais, ce qui demandait parfois beaucoup d’efforts pour rattraper mes chouettes camarades qui avaient fait une année d’échange ou en Erasmus, mais m’a permis de gagner en aisance à l’oral, et surtout dans le monde du travail.

Aujourd’hui, je parle couramment anglais (bilingue signifie avoir exactement la même aisance dans les deux langues, ce qui demande souvent 5 ans au moins d’immersion dans un pays étranger), comprend bien l’allemand même je manque de pratique à l’oral, et apprend le coréen avec pour le moment un niveau basique.

Je me passionne pour l’apprentissage des langues car cela m’a ouvert des portes professionnelles et personnelles, et m’a permis de  partir vivre à l’étranger. Comprendre la vie en VO c’est aussi pouvoir s’ouvrir sur le monde, discuter avec les autres, lancer des débats, et apprendre des choses merveilleuses sur des cultures différentes. Aujourd’hui, je suis de nouveau dans la position du newbie, à savoir la (plus si) jeune étudiante en langue, avec le coréen. L’occasion pour moi de vous livrer mes astuces et conseils pour se lancer dans l’apprentissage d’une langue étrangère et ne pas abandonner!

 

 

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L’immersion dans un pays étranger

Commençons par le plus efficace mais aussi le plus difficile à mettre en place. Par expérience, rien ne vaut l’immersion totale pour apprendre et progresser dans une langue. C’est en vous plongeant dans la vie en VO d’un pays, que vous apprendrez le langage courant, les expressions dans leur contexte, l’accent, la culture et l’histoire du pays, et parlerez avec des natifs(ves) sur place.

J’ai vu mon niveau d’anglais décoller en vivant et travailler aux Etats-Unis et maintenant à Londres, car j’ai pu expérimenter et échanger dans tous les domaines : boulot, amitié, administration, médecine … Mon anglais que je pensais courant en à pris un coup, mais je me rend compte que je n’aurais jamais pu réussir à progresser dans ces expériences.

Alors évidemment cela demande un minimum d’organisation, mais si vous êtes étudiant(e) foncez sur les semestres d’échanges, stages, Erasmus, Movil’app, VIE, qui vous donnerons l’opportunité de partir expérimenter la vie à l’étranger et booster votre niveau de langue!

Pour les autres, le VIE permet au – de 28 ans de travailler jusqu’à 2 ans à l’étranger, le PVT jusqu’à 30 ans (et 35 ans au Canada) dans de nombreuses destinations, les pays de l’UE ne demande pas de visas de travail, et il vous reste aussi de longues (longues) vacances pour les plus économes.

 

Vivre en VO … à la maison

Pour apprendre une langue étrangère et progresser rapidement, il va falloir vivre intégralement ou presque dans son univers. En apprenant le coréen, j’ai commencé à regarder des films en coréen sous-titré, regarder des reportages, des TV-news sous titrés, lire des bouquins en coréen, en bref : me plonger dans un univers en hangul!

Pareil pour l’anglais en arrivant aux Etats-Unis, où j’ai switché toute ma bibliothèque pour ne lire qu’en anglais pendant quelques temps, j’ai aussi sous-titré ma télévision et tous les films que je regardais en anglais pour entendre mais aussi photographier les mots et expressions et me permettre de les ré-utiliser à l’oral comme à l’écrit.

Internet est assez merveilleux pour trouver du contenu média dans toutes les langues, utilisez le intelligemment : choisissez des Youtubeurs(euses) pour apprendre le langage courant, regardez des séries, écoutez de la musique, l’idée est de créer une bulle dans laquelle vous allez vous immerger dans une nouvelle langue!

 

Prendre des cours de langues

Le conseil bateau mais finalement le plus efficace pour se lancer dans l’apprentissage d’une langue. Apprendre une langue, surtout au départ demande de l’investissement et du sérieux : au moins pour apprendre les prononciations, la grammaire etc.

Il est primordial de s’exercer avec un prof ou une personne dont c’est la langue maternelle. J’ai commencé le coréen avec une prof particulière chez moi, car mon emploi du temps ne me permettais pas d’aller dans une école du soir. J’ai appris assez rapidement l’alphabet, la prononciation, et surtout découvert une amie qui a toujours été ravie de me faire partager la culture coréenne, son avis sur la société actuelle, la politique, l’histoire …

J’ai ensuite rejoint un institut de coréen qui m’a refroidie : l’idée du groupe étant plutôt plaisante, mais je n’ai pas aimé le côté compétition et récitation et tout cela manquait cruellement d’échanges! Avec de bonnes bases, j’ai repris chez moi avec mes bouquins et l’aide de mes contacts, et je pense revenir à des cours particuliers pour gagner du temps et éviter le côté école.

Sachez qu’il existe aussi des cours de langue en ligne sur Youtube, qui peuvent être pratiques pour approfondir un sujet, et surtout des cours sur Skype : le principe est le même qu’un cours particulier mais avec un professeur directement dans le pays recherché! Avec l’avantage de profiter de prix plus avantageux, et pouvoir s’adapter à votre emploi du temps!

 

Utiliser des sites et applis mobiles

Pour continuer l’immersion, il va falloir mettre en pratique votre vocabulaire fraichement acquis! Mon application préférée est Hello Talk qui permet de trouver des “partners” pour échanger dans une langue étrangère.

En créant votre profil, il suffit d’indiquer votre langue maternelle (et langue couramment parlée), et la langue que vous souhaitez apprendre et votre niveau actuel. Par exemple, j’aide des coréennes(ens) à parler français et anglais et eux m’aident en coréen. Ce qui est génial avec cette appli, c’est qu’elle permet à l’autre de nous corriger, de lire en phonétique, enregistrer des messages audio, traduire un mot… On rencontre beaucoup de gens et de tous horizons différents! Même si il est difficile de garder un/e correspondant(e) fidèle, il est agréable d’échanger avec des gens en VO, et apprendre de nouvelles expressions. Cela force aussi à parler de manière plus spontanée, et se jeter dans le bain.

Pareil avec Interpals, le site le plus connu pour trouver des correspondant(e)s étrangers dans le monde entier ou Penpals, Mylanguageexchange. Rappelez vous que toutes ces personnes constitueront un réseau de contacts si vous souhaitez un jour partir vivre dans le pays de vos rêves!

 

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Lire des livres pour enfants

A moins d’avoir un niveau correcte dans une langue, il est complexe de déchiffrer des textes dès le départ. Mon astuce est de lire des livres pour enfants, qui permettre de s’exercer à la lecture, comprendre la structure des phrases même avec un niveau basique. J’avais téléchargé sur mon Kindle au départ des livres en coréen/anglais pour enfants qui m’ont permis de lire et exercer ma compréhension du hangul!

Démarrez avec des histoires simples et essayez de lire un peu tous les jours, être régulier et avancer pas à pas et le meilleur des conseils!

 

Participez à la vie culturelle et construisez un réseau!

Si vous avez la chance d’habiter dans une grande ville, pensez à regarder les sites des ambassades et centres culturels pour trouver des activités et rencontre des gens qui partagent le même objectif. A Londres, le centre culturel coréen organise des festivals de musique, cinéma, des cours de cuisine, de danse, et des cours de langues gratuits.

Il existe aussi des Meet-up qui permettent de rencontrer des natifs ou des personnes qui apprennent aussi une langue et souhaitent pratiquer!

Il serait dommage de ne pas en profiter non ?

 

Soyez réguliers et concentrés sur une langue !

Il vaut mieux prendre 15 minutes par jour pour lire quelques lignes ou échanger avec un contact plutôt que 3 heures tous les mois. Progresser dans une langue demande de la régularité et il est primordial d’y consacrer un peu de temps. Un film, une série, un point de grammaire, une page ou deux d’un bouquin : peu importe mais pratiquez!

Aussi, je vois beaucoup de personnes me dire : j’apprends l’allemand, le néerlandais, et le chinois mais je ne progresse pas vraiment. Partir à zéro dans l’apprentissage d’une langue avec nos cerveaux d’adultes (lents, oui), demande de rester focus sur une langue! Pour éviter les confusions et le manque de régularité mieux vaut se fixer un but : comme atteindre le niveau basique ou intermédiaire avant de se lancer dans un autre projet!

 

Osez, ne soyez pas timide et riez de vos erreurs !

Mon dernier conseil est de mettre tout ego de côté pour apprendre en s’amusant. Je me suis rendue compte en arrivant aux Etats-Unis que mon niveau ne progresserait jamais si je n’abandonnais pas toute timidité. Je me revois encore fuyant la machine à café et les conversations au téléphones. Sachez que vos interlocuteurs comprendront que vous n’êtes pas natifs et pour beaucoup, seront admiratifs de votre effort.

Par contre, restez vous même et ne singez pas les acteurs de séries ou films. Je vois beaucoup de personne cacher un langage moyen en anglais avec du “OMG langage”. Mieux vaut parler simplement, plutôt que d’utiliser des expressions ridicules dans la vie courante.

Votre accent sonne terriblement frenchy ? Ce n’est absolument pas grave, bien au contraire. Le niveau est bien plus important que votre accent, du moment que vos interlocuteurs vous comprennent. Je connais des personnes vivant aux Etats-Unis depuis 20 ans, parfaitement bilingues, mais qui ont toujours un accent très français et cela faut aussi leur charme! Zéro complexe!

Tout le monde fait des erreurs, cherche ses mots, ou écorche une expression, et mieux vaut en rire! Pour progresser il faut parler, et dès le début, ce qui signifie dire le B-A-BA, et demandez aux autres de vous corriger. Il n’y a pas d’âge pour apprendre, et j’ai récité l’alphabet et les chiffres en coréen à 29 ans devant une classe attentive. Lancez vous!

 

Partagez vos expériences et astuces pour progresser dans une langue étrangère !

 

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