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Pays-Bas, Voyages & Adresses

Escapade en famille #1 – Utrecht et Amsterdam

28 March 2018

Qui dit nouveau pays, dit aussi exploration de sa ville d’adoption, la région, et les environs. Le voyage ne consiste pas à faire uniquement des longs-courriers, mais aussi prendre sa voiture ou le train pour se dépayser à moins de 4h de chez soi.

J’ai toujours voyagé en famille, avec un souvenir de joyeux bordel : les enfants bruyants, les aires d’autoroutes, les parents impatients mais surtout les réveils à l’hôtel tous les 4.

Un week-end en famille c’est l’occasion de faire des découvertes, créer des souvenirs, mais surtout prendre du temps ensemble, loin du quotidien : un luxe!

Au programme de cette escapade en famille, direction Utrecht et Amsterdam, pour un week-end le long des canaux!

 

Utrecht 

Utrecht se situe à 2h à peine de Bruxelles, une étape idéalement située sur le route d’Amsterdam. Mais Utrecht mérite vraiment le détour, voir un week-end pour explorer cette ville où il fait bon vivre.

Utrecht est une ville à taille humaine, paisible et accessible à pied et vélo, pour arpenter les rues du centre ville et flâner le long des canaux.

 

 

On trouve dans le centre, des boutiques design, des cafés cosys et des brasseries typiques. A la différence de Bruxelles, Utrecht propose un choix éclectique magasin et restaurants, entre chaînes internationale et marques hollandaises, le mix parfait pour un week-end shopping et découverte.

La bonne découverte, a été l’aspect kid-friendly de la ville et de ses cafés, mention spéciale pour le café, bar, restaurant The Color Kitchen, Oudegracht 214, qui en plus de son décor design, propose un espace de jeux pour les enfants, avec une petite cuisine. On trouve fréquemment ce genre d’espace dans les cafés du nord de l’Europe, où sortir avec ses enfants, même pour un verre de vin est complètement normal.

Utrecht propose aussi des brasseries typiques, au design intérieur à tomber, comme Stadskasteel Oudaen sur Oudegracht 99, qui propose une cuisine simple de bistrot mais généreuse, dans un décor baroque où l’on dine sous d’immenses lustres.

 

 

Pour faire quelques emplettes originales, direction Episode (Oudegracht 206) une friperie au choix pointu, et la boutique pour enfants Prinses en Erwtje (Oudegracht 220), qui propose des vêtements en coton bio, du made in Europe, des coupes neutres, et des jouets artisanaux.

Si comme moi vous avez quitté l’Angleterre et ses chaînes de magasins et restaurants tous les 100 mètres, la Hollande vous rappellera des souvenirs, avec Wagamama, Boots, Holland and Barret, et j’en passe!

 

Nous avons réservé en dernière minute l’hôtel Bastion, un 3e étoile en bordure de la ville (environ 5 minutes en voiture), grand, confortable, un peu dénué de charme, mais pratique quand tous les hôtels du centre affiche complet et que l’on vient en voiture.

Utrecht nous a seduit, et cette petite journée donné envie de revenir pour explorer les canaux, et aller à l’Oproer Brouwerij, CAB-Rondom 90A, une brasserie artisanale et restaurant vegan et bio!

 

 

 

Amsterdam

Amsterdam se trouve à environ 40min d’Utrecht, même si circuler en voiture dans la capitale hollandaise peut se révéler un être un casse-tête.

J’ai eu la chance de visiter Amsterdam de nombreuses fois, et même si enchantée par l’architecture et la culture hollandaise, j’ai toujours voulu me plonger dans le quotidien amstedallois, le défaut de ma prospection permanente de nouveaux pays d’expatriation.

 

C’est sous un froid polaire mais un grand soleil, que j’ai pu découvrir Amsterdam sous un nouveau jour, grâce aux bonnes adresses de Mango & Salt, avec pour premier arrêt : Lavinia Good Food, un restaurant cozy et surtout délicieux. Au menu des bouddhas bowls, pancakes vegan et sans gluten à la banane, des golden et matcha lattes. C’est bio, beau, et bon!

De Lavinia (Kerkstraat 176), direction Haarlemmerstraat que je voulais visiter, pour ses cafés et boutiques sympa, et surtout le chemin qui nous a fait longer les canaux, la maison d’Anne Franck, et des façades de maisons magiques pour les yeux. Le froid nous a imposé une pause pour un thé brulant chez Stout, Haarlemmerstraat 73, un café-restaurant découvert au hasard, et je reviendrais peut-être pour un déjeuner, les assiettes avait l’air appétissantes et l’atmosphère vivante!

 

 

J’ai ensuite retrouvé Victoria (Mango&Salt) chez Drovers Dog sur Heemstedestraat, pour s’abriter au chaud et visiter le quartier. L’occasion pour tester le tram avec une poussette, et bonne surprise, il est possible d’acheter des tickets (même en CB) à l’intérieur du wagon, et comme à Bruxelles, des places spéciales sont réservées aux poussettes. Les chauffeurs nous ont également ouverts les portes pour ne pas à avoir à traverser le tram pour sortir. La Hollande est définitivement un pays kid-friendly!

Revenons à Drovers Dog, un café super sympa pour boire un mapple latte, qui comme à Utrecht propose une aire de jeux pour les enfants, prisés des papas du quartier! J’ai eu la chance de rencontrer la passionnante Victoria, qui m’a raconté, entre autres, son expatriation à Amsterdam, qui je l’avoue semble plutôt douce.

 

 

Je reviendrais à Amsterdam pour continuer à explorer la ville, mais au printemps ou en été avec des températures plus chaudes, pour mieux profiter de la visite! Amsterdam est beaucoup plus relax que Londres, mais intense à côté de Bruxelles, que j’aime nommer affectueusement ma capitale de province.

 

Retrouvez les bonnes adresses de Victoria à Amsterdam sur Mango & Salt

 

Quelles sont vos bonnes adresses à Utrecht et Amsterdam ?

Lifestyle

L’endométriose au quotidien, en 2018, quelles évolutions ?

6 March 2018

 

Si vous me suivez depuis quelques temps, vous savez l’endométriose est un sujet qui me tient fortement à coeur.

Atteinte d’une endométriose sévère (stade IV), je partage depuis plusieurs années des articles de sensibilisation, mais aussi des astuces naturelles pour mieux vivre la maladie au quotidien.

J’ai été diagnostiquée en 2011, quand l’endométriose était une maladie quasi inconnue. La plupart des gynécologues ne comprenaient pas la maladie, et aucune communication nationale n’était faite, ce qui rendait le diagnostic extrêmement long et complexe.

Mais aujourd’hui, l’endométriose est largement relayée dans les médias, merci aux femmes malades qui libèrent la parole, aux associations, aux personnalités publiques qui tiennent des tribunes, mais cela a-t-il fait évoluer le quotidien des malades ?

A l’occasion de la semaine européenne de prévention sur l’endométriose, j’aimerais revenir sur les évolutions de la prise en charge des malades, en 2018.

 

L’endométriose s’invite dans la sphère médiatique et publique 

L’effort fait par les associations comme Endomind et Endofrance pour réveiller l’opinion publique sur le scandale de l’endométriose en s’associant à des personnalités publiques comme Julie Gayet ou Laetitia Millot a été efficace. L’endométriose est désormais présente dans les débats publics au ministère de la santé, dans les émissions de télévisions, les magazines, en radio…

Les femmes savent désormais qu’avoir mal pendant leurs règles, au point de devoir s’arrêter de vivre normalement ou ne pas pouvoir se soulager est anormal, et qu’il existe des associations pour trouver de l’information et des contacts de spécialistes. C’est extrêmement positif.

Il y a quelques années, il était difficile de trouver de l’information fiable, on jouait plutôt au petit bonheur la chance avec un diagnostic fait sur Doctissimo. La maladie porte désormais un nom, et le matraquage médiatique semble prendre de plus en plus d’ampleur, preuve que les choses avances.

 

2 mots clefs : hystérectomie et bébé miracle

Pourtant, ce que l’on retient de cette maladie dans les médias reste les femmes qui réussissent à tomber enceinte (Laetitia Millot) et celles qui subissent une hystérectomie en dernier recours (Lena Dunham).

L’entre deux ne semble pas exister entre happy end et solution ultime, la maladie s’arrêterait après avoir eu un enfant ou en se faisant enlever l’utérus.

C’est encore un problème de gros titre vendeurs et articles écrits à la hâte sur un sujet complexe. L’endométriose ne se soigne toujours pas, même après une grossesse, et encore moins en enlevant les organes reproductifs de la femme. L’hystérectomie est efficace (parfois temporairement) uniquement en cas d’adénomyose, en bref si votre endométriose est placée sur la vessie ou le rectum, cette opération ne sera en rien efficace.

Alors quand on ne veut pas d’enfants, et que l’hystérectomie ne sert à rien (encore faut il accepter de le faire), on ronge bêtement ses ongles devant les articles accrocheurs qui pullulent sur la toile. Mieux vaut en parler, même mal, mais parler d’endométriose ?

On parle encore trop peu des douleurs autres que pelviennes due à l’endométriose, comme les problèmes urinaires, digestifs, les difficultés à s’assoir, à marcher, la fatigue chronique, le système immunitaire faible, les douleurs dorsales, la prise ou la perte de poids, la dépression, l’absence de vie intime… L’endométriose ce n’est pas juste avoir mal au ventre pendant les règles.

 

Vie ma vie de malade de l’endométriose

Alors entre deux articles sur une grossesse inespérée, on évoque finalement peu les vrais problèmes, comme le manque de traitements efficaces, car même en 2018 on a toujours le choix entre anti-douleurs qui rendent stone, provoquent des douleurs à l’estomac ou ne sont tout simplement pas efficaces, les contraceptifs et leurs effets secondaires (libido pourrie, bouffées de chaleurs, perte ou prise de poids ou moins de douleurs ?), et surtout jouer au petit chimiste.

Les groupes de soutien de malades sont un excellent exemple, car à force de faire face au manque d’information sur les traitements disponibles, les femmes se regroupent sur des groupes Facebook pour échanger sur les options, les médecins, et la gestion de la maladie au quotidien.

Au Royaume-Uni, où obtenir un rendez vous avec un service spécialisé demande souvent une argumentation solide à son médecin généraliste, et une attente allant parfois jusqu’à 18 mois, l’aide de femmes aguerries à l’exercice se révèle précieuse.

Alors oui, les associations font un travail exemplaire, les essais cliniques se multiplient, mais l’espoir se forme surtout pour les générations à venir.

En attendant, on continue à vivre au jour le jour, en guettant la moindre douleur, entre anti-douleurs, bouillotte, TENS, compléments alimentaires, yoga, méditation, pas trop de sucre, de gras, de gluten, de lactose, de soja, d’alcool, de sel, mais des épices, de l’exercice, mais pas d’exercices violents… Vous comprenez le casse-tête ?

 

Un espoir pour les générations futures et un élan de sororité

Quand je vois mes amies parler ouvertement de leurs menstrues ou des livres comme Le grand mystère des règles de Jack Parker, j’ai bon espoir dans l’avenir.

Que vous soyez atteinte d’endométriose ou non, il faut libérer la parole autour des menstruations et en faire un sujet “commun”. Non les anglais n’arrivent pas, personne n’a ses ragnagnas, et il n’est pas honteux de demander une serviette en public.

Il ne faut pas avoir honte de dire que l’on a ses règles, ou mal au ventre, et que dans certains cas cette douleur est trop intense pour faire certaines choses basiques du quotidien.

Je pense aux jeunes femmes qui grandiront avec l’idée qu’avoir ses règles peut être un non-évenement chaque mois ou une maladie, mais dans les deux cas en rien un sujet tabou.

Pour finir sur une note en demi teinte, rappelons que l’endométriose ne se guérit toujours pas en 2018, et qu’aucune solution ne semble se dessiner dans un court ou moyen terme.

 

Alors, parlez de vos règles, soutenez les femmes atteintes d’endométriose, ne banalisez pas la douleur, et contactez des associations et parlez à votre médecin si vous pensez en être atteinte.

 

Photo de Georgie Wileman

Bien-être, expatriation

Quitter son home office après 5 ans pour un open space ?

9 February 2018

 

Le sujet du bien-être au travail est au cœur des conversations en ce moment. Les employés réclament, à juste titre, des conditions de travail suffisamment agréables pour s’épanouir dans un cadre où l’on passe en moyenne 8 heures par jour. J’ai récemment décidé de quitter un rythme home office 4 jours par semaine, très confortable, pour un open space, après 5 ans dans un cocon, pour des raisons professionnelles mais aussi humaines. L’occasion de partager mes premières impressions sur un univers bien trop souvent idéalisé !

 

Des études en auto-gestion vers les premiers pas dans la vie professionelle

J’ai toujours étudié ou travaillé de manière indépendante, très jeune j’ai quitté le lycée traditionnel pour passer mon bac par correspondance via le CNED, que j’ai obtenu du premier coup. J’ai toujours eu du mal avec les emplois du temps imposés, les heures sur une chaise à écouter un/e professeur.

Après le bac j’ai choisi de faire toutes mes études en apprentissage du bac +1 au bac +5, du BTS à une grande école, j’ai adoré le principe de venir en cours de manière très condensée, et repartir me promener sur le terrain, avec une autonomie complète sur ma gestion des projets d’études.

Mais voilà, le monde de l’entreprise n’étant pas si flexible, et encore moins il y a 10 ans, j’ai vite pris le pli de faire des longs trajets dans les transports parisiens, et passer ma journée en open space à composer avec les autres, le bruit, les réunions, les appels…

Et en 2013, quand j’ai décroché un poste à Washington, j’ai eu la surprise de découvrir que l’entreprise offrait la possibilité de travailler en home office 3 jours par semaine et venir 2 jours au bureau. Parfois plus, parfois moins, le rythme n’était pas imposé aux employés. J’ai continué à travailler pour cette entreprise pendant près de 5 ans, après Washington à Londres, et majoritairement en home office.

Et depuis un mois environ, j’ai décidé de quitter mon cocon pour retrouver le chemin des open space, dans une entreprise, un job, une culture complètement différente, mais toujours flexible !

 

 

Home office, un paradis ?

L’image que l’on a souvent du home worker est une personne qui travaille avec de grosses chaussettes et pyjama en pilou, avec un thé brulant et son ordinateur sous la couette.

J’ai effectivement adopté tous les clichés du home working, les chats en plus, et pourtant je ne travaille pas comme freelance, loin de là. Mon travail consistait à coordonner la communication digitale d’une entreprise internationale, avec des équipes aux 4 coins du monde. Je démarrais parfois mes réunions très tôt avec l’Asie, et tout au long de la journée avec l’Europe et les Etats-Unis dans l’après-midi.

Pour quelqu’un qui passait sa journée au téléphone ou en visio conférence, avec des horaires très variables, le home working était au départ une situation idéale : pas de transport, la possibilité de travailler n’importe où ou presque, et du temps précieux gagné pour d’autres activités personnelles.

Au détail près, que travailler en équipe à distance pendant plusieurs années s’est révélé un frein sur la dynamique et la cohésion de groupe. Manager et participer à des grands projets quand on se voit une fois ou deux par an pour certains, et une fois par semaine pour d’autres est extrêmement difficile. Les emails sont parfois mal interprétés, il est aussi difficile de tisser des liens avec des collègues, d’apprendre d’eux, et d’avoir des réponses immédiates pour des choses toutes simples.

 

J’ai pourtant réussi mon pari, en évoluant dans l’entreprise, où le home working était extrêmement répandu, partagée entre amour de mon confort quotidien, et frustration de ne pas avoir plus de contacts humains quotidiens avec les autres. Moi qui était au départ très introvertie, et en particulier dans le monde du travail, je me suis rendue compte que j’avais changé avec les années.

Parce que travailler à l’étranger, c’est aussi s’imprégner de la culture locale, observer les gens, leurs coutumes, leur mentalité. C’est ce que je faisais en condensé chaque fois que je venais au bureau.

Il y a eu des côtés incroyables au home office, comme le fait de passer une grossesse sereine sans devoir affronter les transports, la voiture, les fauteuils parfois inconfortables, les questions, mais simplement travailler dans mon cocon, jusqu’à la 39e semaine.

Il faut aussi savoir que même si les gens autour de vous peuvent être un facteur de stress, ils sont aussi source de force. Etre seule face à son ordinateur à gérer un projet stressant, quand le reste de l’équipe est autour d’une table est encore plus anxiogène, je l’ai vécu lors de sorties de projets où je manquais cruellement de communication en temps réel.

Un autre aspect que l’on élude souvent, est le fait de manque de contacts humains. Un*e freelance peut travailler dans un espace de co-working, parfois chez ses clients, mais dans mon cas, il était difficile de travailler dans un café, trop bruyant et gênant en visio-conférence et le coworking ne prenait pas de sens. J’ai par contre eu la chance de travailler au UK ou en France quand mon emploi du temps personnel le demandait, sans poser de jour off pour autant.

Autant à Londres, j’avais une équipe sur place qui se déplaçait une fois par semaine, ce qui me permettait d’affronter les transports (1H30 pour rejoindre le Berkshire), et profiter de mes collègues, autant à Bruxelles le deal était différent, j’allais être la seule personne de mon équipe sur le site.

Cette situation couplée à une envie de changer de dynamique, de me faire des contacts dans une ville où le réseau est plus petit, et m’immerger dans la culture belge, m’a poussée à changer d’entreprise et quitter mon home office.

 

 

Confort de vie et carrière, trouver la bonne balance !

Prendre une décision aussi difficile m’a valu quelques mauvaises nuits. Je savais que la situation n’était plus idéale pour poursuivre ma carrière à Bruxelles, moi qui ambitionne d’évoluer dans le management, et que je ne souhaitais pas me mettre à mon compte pour de multiples raisons, la principale étant que je ne veux pas sacrifier ma situation financière.

Mon endométriose sévère et le fait d’avoir un enfant en bas âge ont aussi pesé dans cette peur du changement. Mais j’ai toujours refuser de laisser mes choix dictés par la peur, et l’envie de continuer à évoluer professionnellement à un moment clef de ma carrière, 10 ans sur le marché du travail, 30 ans, et 4 pays, je souhaitais capitaliser sur cette étape charnière.

J’ai donc cherché une entreprise internationale, qui encourageait l’autonomie, la flexibilité, les rendez-vous à l’extérieur fréquents, même si la présence au bureau était évidemment imposée.

Concernant mon enfant, le rythme est rôdé, je l’emmène le matin ou le récupère le soir, une semaine sur deux. Je fais partie des gens qui arrivent tôt au bureau et partent plus tôt, pour pouvoir profiter de mon enfant en fin de journée. Il y a aussi des personnes qui préfèrent arriver plus tard et travailler plus longtemps en fin de journée, le rythme est différent pour chacun/e

Je n’ai pas eu à imposer ce rythme, cela a été discuté dès l’entretien, en toute transparence, pour éviter les mauvaises surprises. J’ai aussi l’aplomb nécessaire aujourd’hui de ne pas m’excuser d’avoir un enfant.

Alors évidemment, j’ai sacrifié un peu de sommeil, et pris le pli d’aller et venir de la maison vers la crèche, de la crèche vers mes rendez-vous, mais sans culpabilité aucune sur mon emploi du temps, je récupère mon enfant à la même heure qu’avant, et je suis toute disponible pour lui jusqu’au coucher, quitte à reprendre mes mails après.

 

 

La réacclimatation avec le monde merveilleux de lopen space 

L’open space est souvent considéré comme un enfer sur terre. J’ai longtemps pensé ça aussi, un peu traumatisée par les gens bruyants, l’obligation de rester sur sa chaise toute la journée jusqu’à 19h. Bref, mon expérience française, l’Angleterre et les Etats-Unis fonctionnant sur un tout autre modèle de mon expérience : profiter d’être au bureau pour travailler avec ses collègues, parfois manger devant son ordinateur, mais partir quand son travail est terminé sans entendre « tu as posé un RTT ? ».

J’ai aussi eu l’occasion de faire un voyage d’étude sur l’environnement du lieu travail, physique comme humain à Copenhague avec mon ex-employeur, voyage passionnant, qui m’a ouvert les yeux sur le fait qu’il était possible de bien vivre quand on travaillait dans un open space. Les danois sont responsables dès le plus jeune âge de leur agenda, et surtout face au savoir-vivre en communauté, chose que l’on cultive naturellement dans les pays du nord. L’idée au Danemark est d’abattre les murs, les bureaux, pour ne garder qu’un maximum d’open spaces et de free-desk (bureaux tournants), pour travailler selon les projets. Les bureaux que j’ai eu la chance de visiter avait souvent une ou plusieurs cuisines, pour se sentir chez soi, et des grandes fenêtres pour laisser entrer la lumière qui fait parfois cruellement défaut dans le nord de l’Europe.

J’ai finalement trouvé un environnement de travail serein à Bruxelles, flexible, avec une forte présence au bureau, le travail dans les médias l’impose avec une dynamique entre les équipes, mais aussi des personnes qui savent travailler ensemble, dans le calme majoritairement, et parfois avec des moments plus drôles pour relâcher la pression. Chacun travaille dans son coin, part en rendez-vous, repart, travaille chez soi, revient au bureau, file en réunion, selon son emploi du temps.

J’ai aussi pris le pli de ramener les choses essentielles pour me sentir chez moi, du thé, des biscuits, de la crème pour les mains avec une odeur que j’aime, un gilet… Et utiliser les cuisines pour prendre mon petit déjeuner quand je pars le matin sans déjeuner, stocker mon déjeuner comme la majorité des gens, ou aller faire mes courses sur l’heure du déjeuner pour me retrouver en solo et faire des emplettes en évitant d’empiéter sur le précieux temps avec mon fils.

Quand je dois écrire et que l’open space est bruyant ? Je fonce dans une salle de réunion. Quand j’ai besoin de me retrouver, je lance un podcast ou une playlist en travaillant. Pour éviter à mon endométriose de faire des siennes, je marche régulièrement, m’étire, travaille sur un ballon, boit beaucoup de tisanes… L’endométriose étant toujours une saloperie dans ma vie, mon choix a toujours été de vivre en gérant les crises au jour le jour.

Faire du temps de transport un temps pour soi 

J’avais perdu l’habitude de conduire ou prendre les transports toute la semaine pour aller bureau. J’ai dû aussi me réhabituer au fait de conduire en ville, ou affronter le métro/tram aux heures de pointes, quoique plutôt facile à Bruxelles.

Si je suis en tram, j’en profite pour écouter des podcasts ou des livres audio, ma nouvelle passion, me mettre dans ma bulle, boire mon thé ou un smoothie attrapé en chemin. Je lis aussi beaucoup plus, car avec un enfant et un boulot, trouver du temps pour lire est un casse-tête frustrant.

En voiture, j’apprécie d’écouter ma musique, des podcasts encore comme Affaires Sensibles, et de me retrouver seule dans mon deuxième cocon, même si les automobilistes sont parfois un peu stressants, je tente de profiter de ce précieux me-time.

Et moi qui n’arrivais pas à développer ma pratique du yoga à la maison, j’ai finalement profité de ce changement de rythme pour aller au studio une fois par semaine ou deux, mais prendre le temps chaque soir de retrouver mon tapis : quel bonheur !

 

Un choix qui confirme mes attentes professionnelles et personnelles

Et finalement, malgré la peur du changement, je me rends compte que quitter mon confort du home office, qui devenait de moins en moins confortable d’ailleurs, était un bon choix. Je rencontre des gens à Bruxelles, construit un réseau, apprend des tonnes de choses au bureau chaque jour, participe à des conférences, des présentations, chose qui commençait à me manquer en home office.

J’ai appris en 5 ans d’home office, à être très concentrée sur ce que je fais au travail, ne pas me disperser, travailler de manière autonome sur une chose à la fois, et cette autogestion est toujours appréciée des gens autour de moi.

Et finalement, ce que je craignais se révèle être une bonne surprise, travailler en bonne intelligence dans un environnement exigeant mais agréable, peut-être possible.

Je n’exclue rien pour l’avenir, peut être que dans quelques années je déciderais d’écrire une thèse, faire une formation pour changer de carrière, ou me mettre à mon compte qui sait ? Aucun choix n’est gravé dans le marbre, pour le moment, j’ai simplement décidé de rejoindre une dynamique sociale plus adaptée à mon arrivée dans un nouveau pays.

Ma vision de l’environnement parfait ressemble à un 4 jours au bureau et 1 jour à la maison pour avoir un calme absolu et rédiger mes dossiers efficacement, et pouvoir jongler avec des rendez-vous, des moments de rédaction, et d’échanges avec mes collègues.

 

J’ai bien évidemment conscience du privilège de pouvoir penser à la notion de bien-être au travail dans le contexte socio-économique actuel, mais elle me semble essentielle pour réinventer l’espace de travail de demain.

Par ailleurs, je prendrais le temps de développer mes découvertes sur le modèle danois, pionniers en matière de bien-être au travail.

 

 

Votre avis sur le sujet m’intéresse beaucoup, comment gérez-vous le bien-être au travail ?  

expatriation, Maternité

Top et flop des accessoires de puériculture à Paris, Londres, Bruxelles, Bangkok et L.A

2 February 2018

 

Quand on attend un enfant, la découverte de la liste de naissance peut faire froid dans le dos. J’ai appris quelques semaines avant la naissance qu’il fallait mettre un body sous le pyjama d’un bébé, ou que la tétine n’était pas obligatoire.

Si l’envie que votre progéniture ne manque de rien, mieux vaut demander quelques conseils aux parents avant de se lancer dans une liste d’achat inconsidérée! Certains accessoires peuvent se relever parfaitement inutile, mais lesquels ?

J’ai demandé conseil à des copines mamans à Paris, Bangkok, et Los Angeles, pour compléter mon expérience à Londres et Bruxelles. De quoi éclairer votre lanterne, que vous habitiez à un bout ou l’autre du globe !

 

Julie, du blog Formally Informal. Maman parisienne d’un bébé de 9 mois 

Quels sont les 3 objets qui ont été indispensables quand tu as eu ta fille ?

  • Coussin d’allaitement… que j’utilise encore aujourd’hui, 9 mois après sa naissance ! Parfait pour sauver son dos, sa nuque et ses bras en se calant dans le lit ou le canapé avec bébé qui fait la sieste ou qui tète… surtout la nuit !
  • Tire-lait… manuel ! Après avoir lu des centaines d’avis en ligne, j’avais opté pour un tire-lait électrique de compétition les premiers mois, la version la plus pratique et efficace pour beaucoup de mamans… mais pas pour moi ! La révélation a été le tire-lait manuel, petit, facile à laver et à utiliser. Je m’en sers encore quotidiennement.
  • Écharpe de portage. Parfait pour sortir en ayant les mains libres (pratique quand on a des courses à faire ou qu’on part en voyage) ou pour laisser son bébé faire la sieste contre soi pendant qu’on vaque à ses occupations. Le peau à peau, sa petite respiration contre nous et les câlins, c’est que du plus 🙂

 

Et quel est l’accessoire le plus inutile selon toi  ?

Un mouche bébé… Impossible de l’utiliser sur ma fille qui se débat autant de possible (et même plus encore ^^). Notre pédiatre ne recommande même pas son utilisation au final…

Blog Formally Informal 

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Lini, du blog Lini’s Choice, maman à Bangkok d’un bébé de 6 mois

Top 3 des objets indispensables ? 

  • Une swaddle blanket à scratch pour emmailloter la petite les 2 premiers mois. Je le faisais déjà pour ma fille il y a 22 ans (et oui !) et à Monaco dans la maternité je faisais office d’OVNI car ce n’était pas encore populaire en Europe. En Thailande, les infirmières l’ont emmaillotée dès le début et m’ont appris à bien faire le pliage pour pas que ça se défasse dans la nuit. Du coup j’ai acheté plusieurs swaddle blanket qui m’ont bien servies. Jusqu’à ce que je trouve une swaddle blanket à scratch super pratique et super rapide à mettre en place. Je l’ai bénie les nuits où j’étais pas super réveillée pour faire de l’origami avec un bébé ronchon.
  • Du liniment oléo calcaire. Introuvable en Thailande. Et comme j’avais vraiment envie d’éviter d’utiliser trop de lingettes avec des produits inconnus j’ai profité des amis qui venaient de France et de ma grande fille (alors hôtesse chez Emirates) qui faisait des escales à Bangkok, pour m’en faire ramener. J’ai un stock pour 1 an facile ^_^
  • La moustiquaire pour la poussette et l’anti-moustique (sans produits chimiques) pour sa chambre. Indispensable dans un pays où les moustiques pullulent et véhiculent diverses joyeusetés comme la dengue. Elle se fait quand même piquer de temps en temps mais on limite les dégâts.

 

Le flop ?

  • A mon grand regret les couches lavables. Je m’étais mise en tête de n’utiliser que ça, convaincue par l’économie, le côté eco-friendly etc La première fois que j’ai voulu l’utiliser, la petite avec des cuisses trop fines, du coup ça a fuit de partout. J’ai un peu attendu et j’ai retenté mais à l’usage j’ai trouvé ça beaucoup trop contraignant. Trop de trucs à laver, trop de manipulations, trop épais sous les bodys de la petite … Je vais attendre un peu et retenter. Sur les conseils d’une amie qui est pro couches lavables, je vais les utiliser que le weekend quand elle sera un peu plus grande. Au moins ma conscience sera un peu apaisée (pas beaucoup au vu de la montagne de déchets que je génère).

 

Le bon plan de Lini à Bangkok : les doudous faits maison de Melody from Paris, une amie expat à Bangkok. C’est mignon mais pas gnangnan, plutôt design même ! Les accroches tétines sont super pratiques et la petite adore les doudous !

 

Blog Lini’s Choice

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Et découvrez le guide Bangkok Essentiel, écrit par Lini, fraichement paru aux Editions Nomades! Plus d’infos

 

 

 

Elodie, du blog Melo Furtherwest, maman à Los Angeles d’un bébé de 13 mois

Top 3 des objets indispensables ? 

  • Les bodys qui s’ouvrent sur le devant (bodies cache-coeur/croisés ?) pour éviter d’irriter et d’empêcher la cicatrisation du cordon.
  • Un sac à langer, ni trop gros ni trop petit, à emmener partout avec soi : lors des ballades, des courses, des rdv…
  • Des bavoirs et petites lingettes par dizaines (pour les petites régurgitations)

 

Et le flop ?

  • Un chauffe-biberon. À l’hôpital ils donnaient le lait à température ambiante, il semblait apprécier et la digestion était bonne. Du coup nous avons continuer comme ça, et sincèrement sans regret c’est tellement plus pratique lorsque l’on part en ballade !

 

Blog Melo-Furtherwest

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Instagram @Melo_Furtherwest et @Further.books pour son compte 100% bouquins

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Retrouvez aussi les conseils d’Elodie sur Los Angeles, sur le guide Los Angeles l’essentiel aux Editions Nomades !

 

 

 

Carole du blog Smootheries, maman à Paris d’une petite fille de 4 ans 

Top 3 des objets indispensables ? 

  • La poussette citadine qui se faufile partout (une Yoyo de Babyzen si tu veux citer des marques) : Dire qu’avant la naissance de ma fille, j’hésitais même à investir dans une poussette ! Je me voyais déjà, maman super cool et écolo, parcourir les rues avec mon enfant en écharpe… et je l’ai fait, un peu. Mais plutôt pour aller prendre le train ou acheter du pain. Pour les longues balade, pouvoir manger dans un étroit restaurant parisien sans avoir un nourrisson sur les bras, ou prendre l’avion seule avec 1 valise, 1 sac à langer et un bébé, la poussette qui tient entre deux tables et voyage en cabine était ma sauveuse.
  • Le mini lit de nourrisson à hauteur de mon lit : peu convaincue par les lits “co-dodo” (et surtout par leur prix) j’ai acheté un berceau en carton pour les premiers mois. Hyper léger, on pouvait le mettre dans le salon quand on y était, et le transporter, nourrisson compris, dans notre chambre en se couchant. Il me suffisait de tendre les bras, pour attraper ma fille et l’allaiter la nuit, avant de la reposer, un filet de bave au coin des lèvres. Bilan : pas besoin de sortir de son lit en pleine nuit (non, je ne changeais pas sa couche à chaque allaitement, surtout si elle s’était rendormie).
  • Le kindle : pour lire d’une main, dans le noir, en allaitant à 4h du matin (j’ai essayé d’allaiter en dormant mais après quelques crevasses, j’ai préféré lire).

 

Et le flop ?

  • J’ai acheté un énorme lot de couches lavables. Je les ait toutes essayées deux fois (pour être bien sûre que ça fuyait, que ça se tachait, et que j’allais être une mère pas écolo), avant de les revendre à moitié prix.

 

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Mon top et flop de jeune parent d’un bébé de 14 mois, à Londres et Bruxelles

 

Top 3 des objets indispensables ? 

  • Des pipettes de liquide physiologique. Ce qui semble élémentaire chez les parents français, est introuvable à Londres! Notre kiné-respi français nous a conseillé de ne pas utilisé un mouche bébé mais des pipettes de sérum physiologique pour nettoyer le nez de notre fils, constamment enrhumé. J’ai même trouvé du spécial rhume avec un antiseptique, qui nous évite que la machine à morve se dépose sur les bronches! La seule solution ? Faire un stock en France ou demander à une bonne âme de vous faire un colis…
  • Le combo chapeau et sac à dos !  Londres et Bruxelles sont connues pour leur temps pluvieux, naviguer avec une poussette et un parapluie est loin d’être pratique. J’ai toujours un grand chapeau, que je visse sur ma tête les jours de pluies, faute d’avoir trouvé un beau ciré à mon goût. La tête au sec et les deux mains libres pour faire de la poussette sportive, merci les trottoirs 36 trous! Concernant le sac à dos, le mien vient de chez Gaston Luga une marque suédoise. J’ai longtemps arpenté Londres avec une poussette, un sac de lange (très pratique au début), et mon sac à main : erreur fatale pour mon épaule. Rien de plus pratique qu’un sac à dos quand on cours entre boulot, bébé et yoga. Je n’utilise plus de sac à langer, mais mon sac contient souvent, mon ordinateur portable, un leggings et un débardeur, quelques couches, des lingettes, des snacks… Le sac de Mary Poppins !
  •  Un sac bean pour un bébé relax en toute sécurité. J’avais vu ce sac chez une amie jeune maman. On peut l’utiliser dès la naissance, bébé dort confortablement sur son bean, bien attaché par des lanières. Il permet de pouvoir “vaquer” à ses occupations en toute tranquillité, en le déplaçant dans toute la maison en un tour de main. Et quand bébé grandit, on peut le transformer en pouf!

 

Et le flop ?

  • La balancelle automatique. Mon fils l’a littéralement détesté, la sensation de swing le faisait pleurer automatiquement. On misait de grands espoirs sur cet objet, monté avec amour vis après vis. Finalement, une écharpe de portage est le meilleur ami des bébés qui veulent être tout le temps en mouvement, moins cher et tellement pratique…

 

Sac à dos Gaston Luga, livraison gratuite, 15% réduction sur le sac de votre choix et 20% de réduction sur les taxes si vous êtes hors UE avec le code BIOBON

 

 

Un immense merci à Julie, Lini, Elodie et Carole pour leur précieux conseils. Si cet article vous a plu, n’hésitez pas à me le dire, j’organiserais de nouveaux articles collaboratifs sur la maternité et la famille. 

A votre tour de partager en commentaire votre top et flop des articles de puériculture!

Lifestyle

Un parfum de sororité, bienveillance et féminisme

16 January 2018

Ces derniers mois ont été très intenses dans les médias et sur les réseaux sociaux pour les femmes. La parole s’est libérée, la honte a commencé à changer de camp, et souvent dans la douleur, les femmes se sont réunies fièrement pour se soutenir et avancer ensemble.

Je me souviens encore qu’il y a 20 ans, c’était très chouette de dire que l’on n’aimait pas copiner avec d’autres filles, uniquement des garçons, “ils sont plus simples, moins conflictuels”. La fierté de se dire “garçon manqué”, un terme qui mériterait des pages et des pages tant il exprime une déviance de notre société.

Aujourd’hui la tendance a enfin changé, on commence à parler de sororité, de bienveillance, de soutien. Les femmes s’épaulent, s’écoutent, et surtout s’expriment.

Alors oui, c’est parfois dans la douceur mais pas que, et heureusement d’ailleurs. Si parler poliment avait ouvert des portes et déplacé des montages, on observerait des manifestations et des débats cordiaux, mais ce n’est pas le cas. Crier à plusieurs voix crée un écho plus fort à nos revendications.

Les mots viols, abus, violences obstétricales, harcèlement, attouchements, règles, n’ont jamais été aussi présents dans les discussions que ces dernières semaines. C’est incroyablement triste mais aussi très libérateur de voir que le débat continue en dehors des plateaux de télévision. Chacune emporte un peu des autres pour se donner de la force et oser dire merde, à l’heure où nos droits fondamentaux sont remis en cause partout dans le monde.

Alors je voulais remercier celles qui m’inspirent chaque jour, celles qui revendiquent le fait d’être maquillée, de parler trop fort, de  porter des jupes courtes, des talons hauts, pleurer trop vite, être mère au foyer, être carriériste, être les deux à la fois, ne pas vouloir d’enfants, de couple, détester le maquillage, les talons, et les robes tout court ou être introvertie. Les héroïnes du quotidien et celles qui portent le drapeau pour les autres, parfois dangereusement.

Ces femmes que je vois devenir plus fortes, plus solidaires, plus bienveillantes envers les autres mais surtout envers elles mêmes.

Chacune d’entre nous apporte sa pierre à l’édifice en relevant la tête chaque matin.

 

Alors merci, et continuons à planter ces graines qui feront de ce monde un endroit plus sur pour les générations futures.

 

 

Illustration : shebandit 

Lifestyle

2017, l’heure du sacro-saint bilan!

3 January 2018

La page 365 est achevée, le livre fermé, c’est désormais l’heure de faire le bilan de cette année écoulée.

Au revoir 2017, bonjour 2018. Une année de grands changements, de remises en questions, et surtout 12 mois pour poser les fondations d’une nouvelle vie.

Chaque année, j’aime revenir sur les moments qui ont marqué mon année, et surtout prendre le temps de réfléchir aux objectifs de l’année 2018, seule mais aussi en couple : en équipe, en famille.  J’ai essayé de vous livrer un bilan honnête, car cette année a ressemblé à un ascenseur émotionnel : belle mais éprouvante, triste et intense, à l’image de la vie.

 

La tempête Jim

J’ai démarré 2017 avec un enfant d’un mois et des poussières. Une tempête émotionnelle, car même si on ne se prépare jamais l’arrivée d’un bébé, j’ai été complètement submergée par la fatigue, l’amour, les doutes, la peur et la joie. Je n’imaginais pas vivre 6 mois si difficiles, preuve qu’élever un petit humain est le travail d’une vie.

Et semaine après semaine, j’ai pris mes marques dans ce rôle de parent multitâches, plus solide et sûre de mes choix. 1 an plus tard, je me sens épanouie et heureuse, avec un regard bienveillant sur mes premiers pas de maman, et nos longues promenades dans les rues de Notting Hill, mon livre audio dans les oreilles.

 

 

Londres – Bruxelles

Je vous ai partagé mon envie d’ailleurs cet été sur le blog. Il faut dire qu’élever un bébé à Londres est vite devenu acrobatique. Le Brexit, les systèmes de garde, la grandeur de la ville… Forts de 2 expatriations nous avons réussi à poser une liste de besoins clairs pour notre petite famille, et Bruxelles est apparue naturellement.

Nous sommes donc bruxellois depuis le mois de novembre, c’est encore tout frais. Londres restera une expérience incroyable, et je resterais toujours profondément attachée à cette ville, où je me suis sentie chez moi. Bruxelles confirme nos aspirations pour une vie familiale et professionnelle avec un mini humain, la page blanche reste à écrire maintenant…

 

Travail et remise en question

Washington et Londres sont deux écoles très formatrices en matière de travail, exigeantes mais positives. Nous travaillons depuis plusieurs années dans les mêmes entreprises, que nous avons suivies dans notre parcours d’expatriation. Cette année, a été sous le signe du “va chercher ailleurs ce que tu veux obtenir”. Pour mon mari, une mutation, et moi une démission pour démarrer une nouvelle aventure à la fin du mois. A Bruxelles, dans un cadre international, avec l’envie de construire mon réseau, connaitre des gens sur place, et démarrer cette année vraiment à zéro.  Je ne compte pas les nuits blanches qui ont mené à cette décision, mais il faut savoir fermer des portes et se faire confiance parfois.

 

Les voyages, seule et en famille

Même si je rêve de temps pour moi, je rêve encore plus de parcourir le monde avec mon fils. Cette année, je n’avais pas prévu grand-chose, et pourtant nous avons posé nos bagages à Brighton, dis bonjour à Paris que nous ne voyons que trop rarement, parcouru la Normandie pour une première baignade, découvert Lisbonne lors d’une parenthèse ensoleillée, vécu la Dolce Vita en Sicile et fait des tonnes de châteaux de sables a Cefalu, et cherché notre future maison à Bruxelles.

J’ai aussi quitté mon fils pour la première fois, pour une semaine intense à Copenhague, en séminaire de découverte autour de la culture danoise, du design, et de l’hygge. Un voyage qui a influencé ma manière de vivre et d’organiser mon intérieur pour vivre dans la lumière et la sérénité.

 

Yoga, bring it and leave it on the mat

C’est mon mantra favori pour se débarrasser des tracas du quotidien et surtout, trouver un endroit safe pour se retrouver avec soi-même.

Apres un post parfum compliqué, j’ai eu l’autorisation de reprendre le yoga dynamique environ 5 mois après la naissance de mon fils. 5 mois sans vinyasa ou ashtanga uniquement de la méditation, et du yin. Je n’ai jamais été aussi impliquée dans ma pratique du yoga, avec un professeur exigeant qui m’a fait découvrir l’ashtanga, et surtout aimer ! A chaque contrariété ou grosse fatigue, j’ai pris pour reflexe de dérouler mon tapis. Ce bon vieux mat qui m’a suivi dans un premier studio bruxellois, preuve que le yoga est un repère universel.

 

 

Quand santé rime avec endométriose

Je me suis investie encore plus fort dans la cause de l’endométriose, maladie chronique dont je suis atteinte. En conseillant des femmes dans leur suivi, mais aussi en continuant d’en parler publiquement. J’ai écrit mon parcours dans un article pour l’Atelier des Nanas, qui sort ce mois-ci en kiosque, un article pudique mais sans tabous. L’endométriose en 2017 a été un marathon de rendez-vous médicaux, d’examens, une opération, et surtout de nouvelles prises de décisions pour le futur. Je continuerais donc de vous parler encore et encore de règles, d’endométriose, d’infertilité sur mes réseaux en 2018.

 

Décembre

Ce mois mérite un paragraphe, tant il fut éprouvant. Deuxième mois à Bruxelles, un enfant malade quasiment tous les jours, la découverte des urgences pédiatriques, des nuits blanches, des virus que l’on partage en famille. Mais surtout de la perte de mon meilleur copain, Carlton mon copain poil. 10 ans de vie ensemble, 4 pays, des aventures incroyables, je pleure encore ma peluche. Je pleure une époque de ma vie qui en un quart de seconde, est devenu un tas de souvenirs. J’avais l’habitude de dire que peu importe où j’étais, avec mes 2 matous, mon mari et mon fils, je pouvais recréer des repères.

Dans cette tempête, j’ai perdu mes repères un peu trop vite, alors 2018 s’annonce comme une année ou tout est à composer.

 

Vous

Je ne le répèterais jamais assez mais je suis vraiment touchée de constater que ce blog me fait découvrir de si belles personnes.

Toutes l’année, et particulièrement en décembre, j’ai reçu des conseils, des encouragements, des suggestions, et surtout beaucoup de soutien.

Je me demande parfois s’il vaut la peine de continuer à écrire par ici, mais à chaque message d’encouragement, je m’en rends compte que je ne pourrais pas vivre sans nos échanges.

Et en chiffres?

J’aime l’idée du bilan en chiffres du chouette blog Je ne sais pas choisir, alors chez Biobeaubon ?

Vous avez vu 200 612 pages en 2017, 33 articles, et posté 559 commentaires, votre jour favori de lecture est le lundi, et vous êtes des petits oiseaux de nuits avec un pic de consultation vers 22h. Vous venez principalement de France, Belgique mais aussi du Canada.

Vos thématiques favorites sont la famille, la maternité, et la santé, avec  ce top 5 des articles les plus consultes :

 

Alors merci encore d’être toujours plus nombreux-ses à faire vivre Biobeaubon! J’espère continuer à partager mes aventures encore longtemps sur ce blog. Prochaine étape ? Partager mes envies pour 2018, le temps de poser mes idées.

 

Partagez aussi votre bilan pour 2017, je suis curieuse de le découvrir !