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Lifestyle

C’est l’automne, je pose mes valises.

26 September 2015

 

Je me faisais la réflexion en revenant à Londres, que je pouvais facilement compter les nuits chez moi depuis le mois de juin. Mes valises ne quittent plus l’entrée de ma maison, prêtes à être remplies. Depuis mon départ aux Etats-Unis en 2013, je ne fais littéralement que courir. Au début, il y a eu l’excuse d’avoir un visa limité à 18 mois, et de visiter le maximum de choses possibles en dehors du boulot. Toutes les journées “off” me semblait inutiles, voir culpabilisantes. Et pour couronner le tout, j’ai couru pour d’autres soucis perso entre New-York et Washington, parfois juste pour 4h dans la Grosse Pomme.

Ensuite, il a fallu réfléchir à l’après Etats-Unis, faire encore plein de recherches, choisir la nouvelle destination, se faire à l’idée que nous allions devenir Londoniens, et surtout déménager. Depuis mon arrivée à Londres, le rythme s’est intensifié, je passe au moins 1 semaine en dehors de chez moi.

Après 3 mois de course pour du boulot, et des choses perso, je n’ai jamais été aussi heureuse de rentrer chez moi, dans ma bulle, au calme. Le calme londonien m’avait manqué, les arbres, les parcs, les gens toujours aussi fous, les maisons bien alignées, l’ambiance de Camden le vendredi soir.

Et en voyant mon anniversaire approcher, ma première réaction a été “Il faut partir quelque part”. Mon cher et tendre m’a répondu un peu étonné qu’il aimerait arrêter de bouger, au moins un mois. J’ai réalisé qu’il fallait que je me force (et que je force les choses) à poser mes valises. Profiter de ma ville, de l’automne en Angleterre, de se promener, de ne plus courir : de prendre le temps.

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J’ai finalement prévu des choses que j’aime faire / j’ai envie de faire: booker des places pour des concerts, aller rendre visite à mon acupunctrice, voir des expos, boire un thé dans mon salon préféré, trouver des tickets pour un musical, continuer à apprendre une nouvelle langue, et tout simplement respirer.

L’automne est ma meilleure excuse pour m’obliger à me calmer. Après une période forcée (et moyennement agréable) d’emploi du temps frénétique, le corps et surtout l’esprit à besoin de retrouver des habitudes et un confort. Pour éviter de vivre dans le stress, il faut aussi réussir à dire “Je peux dormir ce matin, et me promener sans but toute la journée”.

 

Ce sentiment de passer à côté de sa vie quand on est pas en hyper mouvement se heurte parfois à des limites. Evidemment, je n’envisage pas ma vie au même endroit pour les 5 ans à venir, mais je me rend compte que méditer, faire du yoga, et courir sans cesse sont deux attitudes complètement paradoxales.

Ma bonne résolution de rentrée, c’est de prendre un peu plus le temps, et de ne plus courir sauf quand je n’ai pas le choix. De prendre soin de moi, de profiter de Londres, de continuer à me créer des habitudes. J’aimerais arrêter de gérer uniquement des urgences et essayer de me projeter un peu, et prendre plus de recul pour réfléchir aux choses.

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Pour donner le meilleur de soi même, il faut savoir canaliser son énergie, et se focaliser sur ce qui est important et surtout nous fait du bien, et accepter que ne pas courir sans cesse c’est aussi vivre sa vie.

 

Vos bonnes résolutions de rentrée, envie de calme ou de vous remettre à l’action?

 

Photos d’automne dans le Maryland, Virginie, et Montréal. crédit Biobeaubon.

Etats-Unis, Portraits de voyageuses, Voyages & Adresses

Portraits de voyageuses | Elsa à la Nouvelle-Orléans

26 May 2015

 

Je suis ravie d’inaugurer une nouvelle rubrique sur le blog : Portraits de voyageuses. L’idée est de vous faire découvrir des femmes qui habitent à l’étranger et/ou des voyageuses, qui viendront ici partager leurs aventures, anecdotes et bons plans.

Inspiration pour un premier voyage en solo, rêve de partir vivre ailleurs, ou envie d’évasion?

Dans ce premier volet, Elsa nous raconte sa vie à la Nouvelle-Orléans la ville mythique du sud des Etats-Unis, et ses voyages autour du monde. A vos carnets, c’est une pluie de bonnes adresses qui arrive!

 

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Dans quel cadre es-tu partie habiter à la Nouvelle-Orléans ?

Entre début 2012 et fin 2014, j’ai partagé mon temps entre le sud de la France (où je fais mon doctorat, en géographie) et la Nouvelle-Orléans, l’objet d’étude de ma thèse sur la gestion de crise en cas de catastrophe naturelle. The place to be, tu me diras 😉

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La Nouvelle-Orléans est connue pour son histoire et sa culture musicale, mais comment décrirais-tu la vie quotidienne ?

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Eclectique, surprenante, unique : la vie à la Nouvelle-Orléans ressemble un peu à la série télévisée Treme, en fait. Sans rentrer dans les clichés, c’est plutôt vrai que la vie culturelle de la Nouvelle-Orléans est très, très riche. Entre l’inénarrable Mardi Gras (qui doit durer un mois…), les Super Sundays – ces parades d’Indiens costumés, les clubs de jazz et les Marching Band de lycéens qui s’exercent dans les rues, les virées dans les bayous (les zones de marécage tous droits sorties des « Bêtes du Sud Sauvage »), les fêtes à Lafayette ou à Saintmartinville…

Impossible de s’ennuyer dans un Etat où il y a plus de festivals que de jours de l’année !

 

 

 

 

 

 

Quels sont les lieux à ne pas manquer à la Nouvelle-Orléans ?

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Outre les lieux, il y a surtout quelques artistes à ne pas manquer !

Pour écouter de l’excellente musique : sur Frenchmen Street, LA rue des clubs de jazz, j’affectionne particulièrement The Spotted Cat (pour les cours de swing l’après-midi !), le DBA tous les lundis soir pour voir l’excellent Glen David Andrews (mon musicien préféré en ville) mais aussi le Three Muses (où joue régulièrement le groupe Harmonouche, composé entre autres de deux français, Pascal et Raphael). En s’éloignant du French Quarter (le centre historique), il y a le Maple Leaf Bar dans le quartier Uptown, où l’on peut avoir la chance d’écouter le renversant Rebirth Brass Band. De l’autre côté de la ville, dans le quartier de Bywater, c’est à l’incroyable bar à vins Bacchanal que l’on pourra apprécier une soirée en plein air, avec du bon vin et du bon fromage, assis dans des chaises en fer forgé, à écouter de la musique sous les lampions !

Enfin, last but not least, il faut aller faire un tour dans le quartier berceau du jazz et des brass band, Treme. Là-bas, une incroyable femme tient le Ooh Pooh Pah Doo bar, où viennent parfois jouer ses neveux, dont le mondialement connu (et vraiment très très sexy 😉 ) Trombone Shorty.

Pour le reste, il ne faut pas hésiter à juste se balader dans les rues et à lever les yeux. Cette ville porte en elle 300 ans d’histoire, entre influences françaises, caribéennes, espagnoles et américaines : la ville créole par excellence. La cathédrale Saint Louis est d’ailleurs la plus vieille des USA. Royal Street est tout le temps pleine d’artistes de rue incroyables (la violoniste Tanya ferait pleurer n’importe qui), et il ne faut pas hésiter à monter à l’étage au-dessus du supermarché Rouses (à l’angle de Royal St. et de St Peter St.) : l’atelier d’artiste d’Isabelle Jacopin, française installée depuis longtemps ici, vaut le détour !

 

 

 

 

 

Comment prépares-tu tes voyages, guide et carnet de route ou improvisation sur place ?

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Hmmm… Et bien je dirais que l’improvisation tient une large place dans ma vie, donc mes voyages y ressemblent ! Lorsque je voyage, j’aime prendre mon temps, ne pas être pressée… (c’est peut-être pour cela que mon dernier voyage à New York fut très pauvre en visites et lieux « à voir », mais riche en cafés, bars et parcs en tout genres!)

J’apprécie demander à mes amis leurs bonnes adresses lorsque je vais quelque part, et m’affranchir autant que je peux des endroits surpeuplés, fussent-ils incontournables. Quitte à regretter de ne pas avoir « tout vu ». Mais c’est ce qui fait le charme d’un voyage, pour moi : en garder pour une prochaine fois, pour avoir de bonnes raisons de revenir !

 

 

 

 

Quels conseils donnerais-tu à une femme qui aimerait voyager seule ?

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Well, ce n’est pas évident de placer judicieusement le curseur entre « être bien consciente des enjeux » et « se méfier de tout et tout le monde ». J’apprécie sortir de ma zone de confort, sans pour autant me mettre en danger. Courageuse mais pas téméraire 😉 Pour celles qui ne sont pas rassurées, j’ai entendu parler d’un site web (Copines de voyage ?) pour permettre à des femmes de voyager à plusieurs.

 

 

 

 

Quelles sont tes prochaines destinations ?

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Et bien, ces six derniers mois je me suis « contentée » de destinations en Europe (Grèce, Royaume-Uni et Espagne), faute de temps (je suis dans la dernière ligne droite de mon doctorat !). Mais ma « Where to go ?  list » ne désemplit pas, et à priori le prochain grand voyage, ce sera la Chine et l’Asie du sud-Est !

 

 

 

 

La Nouvelle-Orléans en 4 mots ?

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Une odeur ? Celle des magnolias en fleur !

Un bruit ? Le bruit du streetcar, l’un des plus vieux tramways du monde (l’histoire d’« Un tramway nommé Désir », – A streetcar named Desire, se situe à la Nouvelle-Orléans)

Une adresse incontournable ? Plus qu’une adresse… La promenade le long du Mississippi, un incontournable à chaque départ et arrivée, pour moi.

Une phrase ? « You are not a stranger here, just a friend never met ». J’ai lu cette phrase peinte sur un mur de Claiborne Avenue lors de ma première semaine à la Nouvelle-Orléans, en 2012. Elle a inauguré mon premier carnet de voyage…

 

 

 

 

Merci à Elsa pour cette visite de la Nouvelle-Orleans, les photos magiques et ses bons plans!  Pour aller discuter avec Elsa rendez-vous sur son compte Twitter @epeinturier

 

Si vous souhaitez participer à cette rubrique, contactez moi sur anouchka(at)biobeaubon.com

 

Anouchka

Lifestyle

Bonheur! Toutes ces petites choses qui me rendent heureuse.

12 May 2015

Depuis quelques jours, je réfléchit à tout ce qui amène du bonheur dans ma vie. Ce que je privilégie pour être heureuse, et au contraire ce que j’ai choisi d’éliminer pour me concentrer sur le positif. En dehors des pâtisseries et des bronzettes dans les parcs, on trouve quelques fondamentaux plutôt universels.

J’ai décidé (évidemment) d’en faire une liste, parce que j’aime beaucoup les listes, et d’y ajouter des GIF, parce que tout le monde aime les GIF.

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Voyager

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Voyager loin, en Europe, ou autour de chez soi l’essentiel est d’aller explorer un nouveau terrain de jeu. J’aime garder une journée dans la semaine pour découvrir un quartier de Londres.

L’idée est de se laisser porter, se promener, profiter du printemps, prendre un goûter, ou prendre des photos. On retient toujours quelque chose d’une journée à barouder: le nom d’un écrivain, un coucher de soleil, une pâtisserie. Et plus important: on se crée des souvenirs. 

Et même les plus chaotiques deviennent drôle avec le temps, comme l’été où j’ai mangé de la salade de pâtes pendant 3 semaines en Grèce pour cause de monos de colonies véreux. Mais c’est bon les pâtes, et c’est joli les îles Grecques.

Prochaines étapes? Paris, Berlin et l’île de Lanzarote.

 

 

 

Lire

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En déménageant aux Etats-Unis, puis à Londres, j’ai considérablement réduit le nombre d’affaires que je trainais depuis des années. Tout ou presque tient désormais dans quelques valises.

Bye, bye bibliothèque et centaines de CD. J’ai maintenant un Kindle qui me suit partout dans mes aventures. J’ai réappris à bouquiner, et à transformer mes trajets en métro en moment à moi: voyager avec Wild de Cheryl Strayed, rire et pleurer avec Amy Poehler, retrouver mon Paris underground avec Ann Scott et dévorer tous les romans de Titiou Lecoq.

Lire c’est voyager, apprendre, mais aussi une pancarte géante « Je suis dans ma bulle, file ». Et c’est plutôt efficace.

 

 

 

Ecrire

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Lire, écrire. Depuis que je tiens ce blog (2 ans), je me surprend à avoir envie d’écrire un roman. Ecrire un blog m’a libéré de la peur de montrer quelque chose de moi.

Avant j’étais terrorisé par l’idée de montrer mes dessins (en cours d’arts appliqués, pratique), ou chantonner en public (pendant une colo de musique).

Je note soigneusement des idées depuis plusieurs semaines, observe les gens, bouquine beaucoup. Ma prochaine étape est de profiter d’un long break en juillet pour commencer mon bouquin. J’y passerais 6 mois ou 6 ans mais je finirais ce satané bouquin.

Ah, et au final oui j’ai chanté pendant cette cool de musique « Chop Suey » de Système of a Down, donc j’estime que le pire est dernière moi. Pour info : https://www.youtube.com/watch?v=CSvFpBOe8eY

 

 

 

 

Tenir un blog

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Je pourrais écrire un article complet sur tout ce que ce blog m’a apporté. J’ai rencontré des gens géniaux, certains sont même devenus des ami(e)s.

J’ai appris beaucoup sur plein de choses, je me suis engagée dans la cause animale pour de vrai, j’ai osé dire que j’étais féministe, j’ai parlé de mon endométriose et aidé des femmes à se faire diagnostiquer. 

Tenir un blog n’est pas qu’un acte narcissique. C’est aussi et surtout un lieu de partage, une communauté sympathique qui propose toujours un nouveau bon plan, et envoie des encouragements les matins où le moral est tout petit.

Bon, soyons pragmatique, ça me permet de continuer à écrire en français dans mon environnement anglophone où je commence à parler comme Laetitia Halliday. Quoi, challenging ça sonne presque français non?

 

 

 

Faire du sport

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Je suis d’une nature nerveuse. Pour faire simple, mon cerveau fonctionne jusqu’a ce que je vide complètement mon énergie journalière. Quand j’ai découvert le plaisir de faire du sport, j’ai aussi compris que ça pouvait m’aider à canaliser cette énergie. Depuis je pratique 6/7 jours (avec le yoga), du body combat, du body pump (body-plein de choses), du HIIT.

J’adore transpirer, je rigole quand je n’en peux plus et j’y retourne avec plaisir.

Ma prof de sport du lycée rigolerait vert devant l’adolescente qui clopait au lieu de faire des tours de stade. Mais je m’impressionne de motivation et d’envie de runnings et leggings bien trop colorés.

 

 

 

Pratiquer le yoga et la méditation

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On parle souvent de yoga ici, parce que le yoga change la vie. Si peu, oui. En pratiquant le yoga (et différentes types de yoga), j’ai appris que tout était une notion d’équilibre, d’efforts, et de détermination.

Le corps fait des merveilles quand on en prend soin. Je me surprend à aller au cours de Kundalini, même si c’est long, parfois très exigeant, et que l’on ressort de là « un peu chose » mais avec les énergies qui circulent de nouveau correctement dans le corps.

Et puis le yoga transforme n’importe qui en gourou new-âge,je vous met au défi.

 

 

Se recentrer sur l’essentiel

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Pendant longtemps je me souciais de beaucoup de gens et de choses inutiles. La vie des autres, comparer ma vie à celles des copines, ne pas oser être naturelle pour plaire. Et puis j’ai grandi, la vie m’a montré un peu durement parfois ce qu’était l’essentiel et que prendre soin de soi et des gens que l’on aime était précieux.

Depuis je porte une grande attention à mes proches. Ils sont peu, mais infiniment importants. Ma famille, mon cercle d’amis, ces personnes toujours bienveillantes et non intéressées.

J’ai appris à ne plus être rancunière, en vouloir aux autres est une perte de temps. Bref, le positif amène le positif, alors j’ai fini par couper court à mes amitiés toxiques.

Pardon si je ne réponds pas depuis 6 mois, tu viens de comprendre que non, bof en fait.

 

 

 

Apprendre à jongler avec les épreuves de la vie

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Etre positif en attendant que la vie vous amène: un job, l’âme soeur et un pactole de billets ne fonctionnera jamais. Je brise un mythe. Mais voir le positif dans chaque épreuve apporte la sagesse (je fais dans l’indian native).

Que l’on le veuille ou non, il nous arrive des choses fabuleuses comme certaines très dures et il faut apprendre à faire avec. Mon père me dit toujours « Tu peux te plaindre pendant des heures mais au final, cela ne changera rien à ton problème et tu n’auras trouvé aucune solution » (oui chez mes parents on positive, on ne pleure/plaint pas, on se remet en question, et on réfléchit toujours au plan B, et C).

Donc j’applique tout ceci à la lettre quand il m’arrive une tuile: chercher des solutions, relever la tête et toujours me demander ce que je suis en train d’apprendre dans cette épreuve. Nous avons tous le pouvoir le pouvoir de transformer les situations, battez vous, osez, et croyez en vos capacités!

Mon niveau de prise de recul actuel est équivalent au volume sonore et longueur de mes pleurs pendant mes 10 ans d’adolescence. Bref, je suis un devenu un master en zen attitude.

 

 

 

Et vous, ces petites choses à rendent heureux(se)? 

Angleterre, Etats-Unis, expatriation, Lifestyle, Voyages & Adresses

L’expatriation des Etats-Unis vers Londres, premières impressions!

22 January 2015

Hello, hello,

Le mois de janvier est connu pour plusieurs choses: les bonnes résolutions, les grands changements, et les detox.

Je ne suis pas très détox: manger plus de kale et boire du jus de citron tiède? (boring alert), je prends des bonnes résolutions en septembre (comme les petits), par contre je suis membre permanente de l’association des grands changements.

Je m’explique. En novembre, j’ai quitté les Etats-Unis pour venir m’installer à Londres. Mon contrat et mon visa expiraient dans le pays et mon job et celui de mon cher et tendre nous ont proposé des contrats en Grande-Bretagne. Un contrat long, sans date de péremption, j’ai crié youpi!

L’opportunité de rêve pour continuer à vivre à l’étranger, dans un nouveau pays anglophone, se rapprocher un peu de la famille et explorer de nouveaux paysages. Ca c’est la partie positive de l’histoire.

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La partie un peu plus compliquée, a été le retour en Europe. Je n’étais plus une parisienne qui traversait la Manche. Pour moi, c’était traverser l’Atlantique pour aller dans un pays mi-familier, sans repères ou presque.

Parce que oui, on imagine souvent les globe-trotters: valise dans une main, passeport dans l’autre, sifflotant en avion après des étirements de qualité.

Non, en réalité choisir de partir dans un nouveau pays c’est quitter encore une fois sa maison, se préparer à affronter l’inconnu (encore), et tout analyser: les conditions de vies, le coût de la vie, les opportunités professionnelles, les loyers, les visas (boring alert 2). Et tout ça sonne très adulte finalement.

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L’expatriation c’est finalement comme travailler chez Disneyland, on découvre un univers merveilleux, mais on brise aussi quelques illusions sur le pays. Je suis le rabat-joie qui vous parlera mutuelles, impôts et visas pour les Etats-Unis (boring alert 3).

Alors ce retour en Europe? Et Londres?

Londres est une grande ville, très grande ville. C’est joli, vibrant, il se passe toujours quelque chose: une expo, un concert, une soirée quelque part… On peut marcher des heures sans but, juste en explorant un quartier. C’est un lieu cosmopolite, tout le monde parle anglais avec “un accent”, la gastronomie anglaise est finalement devenu une cuisine internationale.

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Les français ont tendance à dire: Londres, 2h de Paris, c’est un département de plus. NA! La culture est très différente, dans la vie ou le travail. J’aime les anglo-saxons pour leur côté cool, si peu snob (oui, les Anglais), et très respectueux.

A la différence des américains, les anglais sont corrosifs avec un humour 4e degré. Je me surprends à demander à mes collègues « c’est une blague là? hein? ». 

Tout change en revenant en Europe, comme habiter à nouveau dans une grande ville. Washington, la Virginie, c’était Disneyland. Pas ou peu de criminalité, un endroit  qui ressemble à Center Park où tout était ultra-friendly. Alors, au début à Londres j’ai eu la frousse. La frousse de marcher dans la rue quand il faisait sombre (à partir de 16h) ou de me mêler à la foule.

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Je me suis ENCORE dit que j’avais déconné de venir ici.

Et, j’ai pris mes marques, découvert des restos géniaux, des expos originales, le plaisir d’aller au pub pour papoter, aller faire le marcher à Bricklane, flâner à Portobello Road, nourrir les canards à Victoria Park et Hyde Park, explorer Hackney, trainer à Camden quand on a rien à faire. J’ai arpenté mon quartier, ses primeurs, bazars, et testé les clubs de yoga de Notting Hill.

Et un matin, comme ça, tu te dis « Ah, voilà, je suis chez moi ».

Au delà du train-train qui s’installe, c’est un bonheur de se dire chaque week-end: je me lève pour découvrir un endroit tout nouveau. Chaque quartier que je découvre est une première fois, chaque restaurant une découverte, chaque pub un nouveau lieu que j’explore. Et c’est chouette les premières fois.

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Il y aussi quelque chose de génial en Europe, en particulier à Londres: 6 aéroports et des tarifs vraiment intéressants pour voyager partout dans le monde!  Ma prochaine étape? La Gambie, pour découvrir la côte Sénégambienne, les plages et les réserves! Et du repos, c’est bien aussi le repos.

Ah ça a du bon le changement…

A très vite et bonne année (j’ose). Que 2015 soit maintenant positif, je crois que l’on a déjà eu notre dose de « pire ».

Et d’ailleurs, toutes vos bonnes adresses londoniennes sont les bienvenues! Partagez vos bons plans en commentaires!

Anouchka

Angleterre, Etats-Unis, expatriation, Lifestyle, Voyages & Adresses

Bye bye Washington, hello London!

10 November 2014

Il y a presque 2 ans, je débarquais à l’aéroport de Washington Dulles sans savoir exactement où je fichais les pieds.

J’ai toujours rêvé de vivre à l’étranger. En multipliant les voyages, je me suis rendu compte que ce que j’aimais particulièrement c’était l’immersion, la vie quotidienne. J’aime fouiner dans les supermarchés, trainer dans les cafés du coin, me fondre la masse.

L’expatriation était donc une évolution logique, et le projet a fait tranquillement son chemin à la fin de mes études.

8 mois après nos dernières vacances aux Etats-Unis, je montais dans l’avion avec mon mari et mes matous (et ma face pleine de mascara qui coulait) pour voir ce qu’était vraiment l’American Dream.

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Key West credit: biobeaubon

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Cuisine, Lifestyle, Vegan

Tendances mode cruelty-free: automne-hiver 2014

2 October 2014

Hello, hello,

 

On pense encore trop souvent qu’acheter cruelty-free c’est choisir des vêtements basique, tristes, obligatoirement en vert ou marron.

Mais pas du tout! Je n’ai pas changé de style depuis que j’ai décidé d’arrêter d’acheter de la laine, du cuir, ou de la soie. Acheter cruelty-free ne veut pas dire sacrifier son style, mais seulement d’être plus attentif aux étiquettes.

Consommer “100 % cruelty-free” est difficile à atteindre, mais l’idée est d’avoir une consommation plus responsable.

De nombreuses marques proposent des sacs & chaussures en cuir vegan et de jolis manteaux et pulls en coton (relire “L’hiver sera cruelty-free” et “De jolis sacs vegan et cruelty-free)

Il y en a pour tous les prix: les merveilles que l’on farfouille en fripes, des manteaux à 40$ chez Sheinside, des pièces plus chères chez Anthropologie ou FreePeople, en passant par Urban Outfitters et ses supers soldes.

Je vous ai concocté une moodboard mode & accessoires pour cet automne/hiver. Du boho-chic avec une touche de rock. J’aime l’automne, et l’idée de ressortir mes chapeaux, vestes, foulards.

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