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December 2019

Lifestyle

Il était une fois : Kahina, le cercle

10 December 2019

 

De l’article au projet ? La semaine dernière, j’ai reçu des tonnes (allez) de commentaires et partages d’expériences suite à l’article « Cher syndrome de l’imposteur ».

Vos histoires, la mienne, se ressemblent au mot près. Nous vivons toutes des situations où nous ressentons un sérieux manque de légitimité, au travail généralement, face à un nouveau projet, et même dans la sphère familiale.

Mais nous avons aussi chacune le pouvoir de changer les choses à notre mesure, en s’entraidant.

A la manière d’un cercle de femmes, virtuel, vous m’avez donné envie de créer notre espace. Un espace où demander un coup de main, un avis sur une situation, un œil extérieur sur un projet.

Si je suis experte dans certains domaines, et vous sur des sujets différents, chacune peut apporter sa pierre à l’édifice. Kahina est un moyen simple de trouver une réponse, ou un coup de main grâce à une communauté !

 

  • Vous démarrez une création d’entreprise mais tout vous semble hors de portée ?
    • Vous êtes à la tête de votre business et pouvez partager des conseils ?
  • Vous postulez à un nouveau job et cherchez un coaching pré-entretien ? 
    • Vous êtes roadée à l’exercice et prête à partager des conseils ?
  • Vous êtes perdue face à une situation pro / perso, et besoin d’un avis extérieur ?
    • Vous avez déjà fait face à la même situation et ensemble nous pouvons être plus fortes.

 

Kahina, le cercle

Kahina, n’est pas un nom choisi au hasard. C’est ma première héroïne,moi la petite franco-kabyle. Insoumise, guerrière, l’impératrice kabyle a combattu et protégé le peuple berbère face aux invasions. L’une des premières féministes et femmes politique.

En arabe, Kahina (Kaïna) est symbole d’héroisme et de bravoure, et en hébreu cela évoque une rebelle. Inspirante non ?

Si l’histoire de Kahina vous intéresse, un bel article à retrouver sur le site de la Petite Kabyle 

 

Quelle plateforme ?

Facebook reste la plateforme la plus utilisée et pratique, qui permet de créer des communautés, et se contacter en message privé par la suite, pour mettre en place ce cercle de femmes (cis, trans, intersexes, non binaires..).

Si utiliser votre identité est un frein, il est toujours possible d’utiliser un pseudo, ou mélanger quelques lettres de votre prénom+nom.

 

 

Je veux participer, mais comment ?

Le fonctionnement est simple, postez vos problématiques, et trouvez une/plusieurs personnes pour vous donner un coup de main ! Et vice-versa, aidez des femmes à avancer dans leur problématique grâce à votre expérience !

Un échange solidaire, pour combattre le syndrome de l’imposteur, augmenter la représentativité des femmes, et mettre en place la sororité au quotidien.

 

 

Je donne, je partage, je reçois, nous avançons ensemble. Vous en êtes ?

Rejoindre Kahina, le cercle

 

 

Lifestyle

Cher syndrome de l’imposteur

2 December 2019

 

Le syndrome de l’imposteur et moi c’est une grande histoire d’amour. Je l’ai rencontré assez jeune, à l’adolescence, et depuis lui et moi, on ne se quitte plus.

Il est cette petite voix qui m’empêche d’apprécier une réussite, de croire en moi, ou de toujours penser que tout est dû à un coup de chance.

Prenons quelques exemples concrets, j’ai eu mon BAC du premier coup, par correspondance sans aller en terminale, ce n’était pas une question de capacité, non, mais de chance. Je fais du yoga depuis des années, je mais je me sens mal à l’aise quand on me demande de faire une démonstration. J’adore écrire mais je me sens toujours illégitime quand il s’agit d’écrire pour un*e client*e.

Quand je décroche une opportunité avec un gros enjeu à la clef, impossible de m’auto-féliciter, c’est encore un coup de chance. Je suis peut-être bonne à passer des entretiens, ou des examens qui sait ?

Le syndrome de l’imposteur est vicieux, car il ne m’empêche pas d’avancer, non, je me lance dans de nouveaux challenges, continue ma carrière sans mâcher mon ambition, mais pense systématiquement au début d’une expérience que je ne suis pas à la hauteur, que je suis une arnaque et que tout le monde va s’en rendre compte.

Pourtant, j’ai appris assez rapidement que personne ne maitrise sur le bout des doigts un job avant de le démarrer, et que tout arrive à ceux et celles qui savent se vendre.

Fait amusant, je n’ai jamais ressenti de sentiment d’imposture dans mon rôle de parent. Bien au contraire, c’est là où je me sens le plus solide. Allez comprendre.

Le syndrome de l’imposteur me semble pourtant plus répandu chez les femmes, la société aime répèter depuis des décennies que notre place n’est pas acquise, que l’on ne peut pas prétendre à « bien » ou « beaucoup ». Je ne compte plus le nombre de copines à qui j’ai dû expliquer que oui, elles pouvaient demander un salaire en conséquence de leur expérience, et qu’un homme ne se poserait surement jamais la question.

Parce que je cohabite avec mon syndrome de l’imposteur depuis des années maintenant, j’ai appris à ne plus l’écouter, surtout pas quand il s’agit de postuler, négocier, faire une nouvelle expérience. Il est là, présent, et je lui dit tout simplement de la boucler.

En attendant de trouver la formule magique, j’ai trouvé quelques solutions pour botter les fesses de ce syndrome de l’imposteur

  • Partager, car si on pense souvent que parler de ses faiblesses c’est donner à l’autre une arme pour nous attaquer, c’est aussi un bon moyen de se rendre compte que beaucoup de gens ressentent la même chose. J’ai demandé à mes parents, ou des amis qui ont des carrières impressionnantes, et tout le monde ou presque le vit au quotidien.
  • Se répéter que l’on a les capacités, que l’on est capable, apprendre, maitriser les choses, pour se sentir prêt à embrasser un nouveau défi.
  • Demander régulièrement du feedback à des gens bienveillants et honnêtes. Il est essentiel de se confronter à l’opinion d’autrui et surtout casser l’image dépréciée que l’on peut avoir de son travail.

 

Et sur une note plus personnelle, je me rend compte aussi du privilège que j’ai, en tapant aux portes, ou dans le monde du travail, de ne pas vivre ce qu’on vécu les générations précédentes de ma famille, discrimination, racisme, manque de représentativité, le cocktail idéal pour un syndrome de l’imposteur réussi.

 

Alors soutenons nous, dites à vos amies qu’elles ont du talent, qu’elles sont fortes, qu’elles sont capables, aidez les à faire taire ce satané syndrome de l’imposteur, et poussez les à avancer. Je radote en boucle sur la sororité, mais elle est essentielle pour casser les barrières qui conditionnent les femmes et leur confiance en elles. Bienveillance, entraide, écoute, protection.

 

Ensemble, on est puissantes.

 

Racontez votre relation avec le syndrome de l’imposteur, et partagez  vos méthodes pour s’en débarrasser !